Jeunes à votre tour...

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... de nous parler de politique et de re-construire le Monde.

Je regrette que la droite et la gauche s’intéressent très peu pour ne pas dire du tout aux encycliques Rerum novarum et Laudato si, et au personnalisme d'Emmanuel Mounier.

J’ai découvert sur le blog de Koz un homme du siècle dernier: William Chesterton. Il se convertit au catholicisme à 40 ans et crée un courant politique qui existe toujours et qui a toujours autant de mal à percer et à se faire connaître : le distributisme. En gros il y a trop de capitalisme et pas assez de capitalistes. Celles et ceux qui créent des richesses doivent pouvoir rester maître des richesses qu’ils ont créées. Ce qui n’est pas le cas quand le capitalisme règne en maître ni dans les économies communistes.

Dans quelques jours j’aurai 65 ans. J’ai fait l’essentiel de mon parcours professionnel en campagne et de ma vie hors des grandes villes.

Je regrette la disparition de petits producteurs de lait, de cochons, de volailles, de fromages parce que pas aux normes européennes. Ils nous empoisonnaient pas tant que ça en définitive.

Je regrette les concentrations urbaines ingérables.

Je regrette les millions de femmes et d’hommes et d’enfants qui vivent dans des conditions de plus en plus difficiles parce qu’il n’y a pas partage des richesses créées , mise en commun des richesses collectives existantes bien réelles.

Je regrette la multiplication des guerres dont ni vous ni moi ne sommes responsables.

L’accueil des migrants n’est pas si bon que ça dans notre pays. Je n’aimerais pas pour mes enfants et petits enfants qu’il y ait à nouveau dans notre pays des foyers de peste, de choléra, de lèpre, de sida et de tuberculose.

J’aimerais et j’appelle de tous mes voeux une écologie humaine c’est à dire une écologie qui en priorité sauve l’homme.

Je regrette les zones de non droits dans le capitalisme mondialisé qui porte en lui la guerre comme le ciel porte l’orage.

Colibri Cx

 

Heureux ceux qui rient

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Heureux ceux qui rient, qui en profitent, qui se noient dans la rechercher frénétique de leurs plaisirs, ceux qui s'en tirent toujours, qui disent que la Croix est une erreur et qu'il est morbide de regarder le Dieu sanglant qui y est cloué. La terre est à eux.

Mais non dit Jésus. Heureux ceux qui pleurent. Non pas les aigris, les réfugiés du fatalisme, ceux qui répètent bêtement: "C'est la volonté de Dieu". (Comme si Dieu voulait qu'on pleure) . Mais heureux sont qui sont révoltés par la douleur de monde, ceux qui refusent d'admettre que l'homme est un paquet de souffrance, ceux qui hurlent dans leur souffrance imposée et crient comme celui-là sur le Golgotha, ceux qui gardent l'espérance au coeur de la souffrance.

Père Jean Debruynne (1925/2006)

Frère désastre.

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"Benoît est un chrétien instinctif; il suit l'Evangile à la lettre, à la trace. Jésus marche: Benoît l'accompagne. Le Fils de l'Homme jeûne: Benoît se prive. Le Seigneur souffre: il morfle à l'unisson. Il sait bien que sans le faste et la puissance, la Chrétienté n'existerait plus depuis belle lurette; l'Eglise n'est pas une hutte de branchages, une maison bleue accrochée à la colline. Benoît s'entête à déployer sa foi comme un drapeau blanc au sommet d'une hampe brisée. Il est prêt à mourir pour que résonne la Bonne Nouvelle, mais cette clameur, qui se propage en averse, en vagues, en flocons, il ne lui semble pas nécessaire de l'imposer, ni de la défendre, il lui suffit de l'écouter. Benoît est un vitrail en miettes. Un morceau de verre que la lumière transperce de part en part."

Extrait de "Frère des astres" de Julien Delmaire chez Bernard Grasset, page 147. Roman librement inspiré de la vie de Saint Benoît Labre, vagabond mystique du XVIII ième siècle.

Heureux les riches.

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Heureux les riches, ceux qui ont de l'argent dans le sang, qui peuvent tout se payer, ceux dont les pieds sont solidement ancrés dans la terre, ceux qui courent derrière les honneurs, ceux qui jonglent avec leurs pouvoirs et qui sont considérés pour leur puissance. La terre est à eux.

Mais non, dit Jésus: heureux les pauvres, non pas ceux qui baignent dans la misère, car la pauvreté imposée est un scandale et l'homme n'est pas fait pour la misère. Heureux ceux qui ne sont pas gonflés de leur importance, qui ne sont pas bourrés du désir de posséder, ceux qui sont ouvert à leurs frères et qui ont un intense désir de Dieu, dont le coeur est assez dégagé pour libérer des trésors d'amour.

Père Jean Debruynne (1925/2006)

 

Revue de blogs de Janvier.

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Né en 1962, Jean-Christophe Ploquin est rédacteur en chef au  journal La Croix. Il a dirigé pendant neuf ans le service international de ce quotidien, après avoir couvert le Moyen Orient et l’Europe. Il est membre de l’Association de la presse diplomatique française et de l’association Europresse. Il tient un blog qui a pour titre "Paris Planète". Le pourquoi de ce titre: tous les jours, à l’écart des projecteurs, des personnalités étrangères passent à Paris. Pour négocier, s’informer, échanger, influencer. Ce blog va à leur rencontre, pour partager analyses et commentaires. En ce début d'année 2018 Jean-Christophe Ploquin s'intéresse à un homme et à son livre: « La reconstruction des nations » de Timothy Snyder.

La Pologne est un pays largement méconnu en France. Son histoire n’est quasiment jamais évoquée dans les manuels. L’attitude de son actuel gouvernement, nationaliste, conservateur et eurosceptique, suscite une vive réprobation à Bruxelles et Paris, du fait de ses tentatives de brider l’État de droit. Sa défiance envers la construction européenne détonne d’autant plus que les gouvernements précédents, depuis la chute du communisme, avaient tous suivi une ligne proeuropéenne.

D’où vient le parti Droit et justice (PiS) au pouvoir? A quel courant idéologique se rattache-t-il? De quelle histoire se réclame-t-il? Pourquoi les relations entre la Pologne et l’Ukraine ont-elles brusquement viré à l’aigre alors que Varsovie était depuis un quart de siècle le meilleur allié de Kiev en Europe? Les propos régulièrement acerbes de responsables du PiS envers l’Allemagne révèlent-ils un revanchisme caché se rattachant à le Seconde guerre mondiale? La xénophobie fait-elle partie de la tradition historique polonaise?

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