Ecrire...

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"Ecrire est encore le meilleur moyen de parler sans être interrompu."(Jules Renard)

Originaire de Château-Thierry, ville natale de Jean de La Fontaine,  Denis Toison vit, depuis bientôt quarante ans, dans une ancienne ferme au cœur de la campagne lot-et-garonnaise. Après une carrière professionnelle passée dans l’image (animation 3D) et l'architecture, il est  donc un jeune auteur d'une soixantaine de printemps !

Découvrant, depuis peu, le plaisir de faire danser l’écrit, il aime orchestrer une phrase, harmoniser des paragraphes, rythmer un texte entier. Attachant une grande importance au style, la musicalité de ses textes souvent teintés d'humour, est une composante au moins aussi essentielle que l’intrigue.

Par ailleurs, il est fasciné par la force des mots, une puissance qu'il devinait sans en imaginer toute l’immensité, comme de leur totale liberté qui autorise toutes les fantaisies et permet d’explorer les moindres détours de la condition humaine, bien au-delà des schémas habituels.

​Influencé par les grands auteurs classiques du courant réaliste du XIXème siècle comme Zola, Flaubert et surtout Maupassant, dont la sensibilité le touche particulièrement, il ne renie pas pour autant le style d'auteurs contemporains comme Céline ou Boudard, qui ont su transfigurer, à leur façon, l’écriture.

Voici l'adresse de son site: http://bazook.wixsite.com/denis-toison-auteur

 

Haïkus

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"La tache noire
du mal triomphant
Soleil brisé."

B.P


"Aurore boréale
Tremblement involontaire
Mon coeur évanoui"


"Dans une rue glacée
Une geisha silencieuse
Dénoue son obi"


"Un flocon échoué
Sur une écume grisaille
Poudreuse d'or noir"

A de M.

 

Le haïku (俳句, haiku), terme créé par le poète Masaoka Shiki (1867-1902), est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise et dont la paternité, dans son esprit actuel, est attribuée au poète Bashō Matsuo (1644-1694). Cela consiste en trois lignes à provoquer un choc esthétique, émotionnel, poétique, visuel en très peu de mots chez les personnes qui lisent ou entendent un haïku.

M.O.T

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Trois lettres. Seulement trois lettres. M.O.T


Mot: "Sons ou groupes de sons articulés, ou figurés graphiquement, qui conserve une certaine unité formelle et auquel est liée soit une fonction stable, soit un sens ( représentation d'une chose, d'une idée ou d'un être) et qui entre directement dans la production de la phrase."

( Dictionnaire Culturel Alain Rey)

Les mots, les mots, les mots... disent l'homme, disent l'humain et plus...Ils vont puiser au tréfonds de l'homme et s'élèvent jusqu'à l'indicible pour se rejoindre.

Mots écoutés respectés ruminés nomment ordonnent éclairent
commencement espace.

Mots chuchotés murmurés soufflés rassurent insufflent vivifient
respiration envol.

Mots effleurés énoncés chantés donnent relèvent justifient
dilatation ampleur.

Mots ressourcent désaltèrent aube fraîche.
Mots racontent révèlent dévoilent mystère.

Mots scandés proférés criés comptent obscurcissent abaissent
enfermement  ténèbres.

Mots  hurlés vociférés aboyés enferment angoissent anéantissent
étouffement effroi


Mots plaqués appuyés balancés condamnent blessent tuent
disparition fini.

Mots éructés poussés du coude jetés par-dessus bord

Mots avalés non digérés gémis  à l'aide.

Mots prononcés articulés déclamés écoutez-nous.

Mots détournés vidés de la substance à la remise avec.

Mots trimbalés galvaudés asservis   mieux vaut se taire.

Mots grandis mis sur piédestal intouchables.

Mots qui jouent mieux vaut en rire...

Brigitte Papleux.

Bûche toi de là.

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Comment parler à une bûche après une journée fatigante?

Ce n’était pas une bûche de Noël, moins goûtue. Je me suis pourtant trouvée là, à tenter de soulever une bûche pour entretenir un feu, à 21h33. La bûche était lourde, mes petits pieds, légers et tremblants à l’idée de mourir sous le poids de celle-ci (oui mes pieds ont rêvé de mourir autrement). Avec mes bras dépourvus de force, j’ai poussé la bûche en essayant de ne pas me brûler. Un amas de flammes et d’énormes étincelles ont propulsé une vague de chaleur sur mon visage. Saisie par une sueur froide, je me suis dit : « Oui, c’est la fin. Si cette bûche roule et se retrouve chaude, bouillante et lovée sur mes pieds. Ce sera la fin. Je vais hurler.»

Finalement la bûche s’est calée en se disant « Oh, je me ravise, pas trop envie d’embêter cet enfant aux soucis déjà multiples ».

De mon côté, je me suis mise à lui parler, au début c’était simplement pour lui rappeler sa fonction première, c'est-à-dire brûler pour me réchauffer. Mais après j’ai craché ce que je portais sur le cœur :

« Quoi toi, là-bas ? Roule pour voir !! Toi tu n’as pas grand-chose à faire, tu es née, tu as poussée, stoïque au milieu d’une forêt à profiter de la bise, de la pluie rafraichissante à regarder les randonneurs gambader ! Autrefois, tu portais des feuilles, tu étais recouverte de belles feuilles vertes, c’était le bon vieux temps hein ? Mais après quoi ? Toi aussi aujourd’hui tu es dans la mouise et tu finiras poussière ! Mais moi, vois-tu je finirai également poussière, et moi aussi mon cycle de vie n’est pas simple ! Tu as grandi dans la pollution que ces hommes ont créée ! Mais figure toi que les choses et les gens me polluent la vie, beaucoup trop ! Moi aussi, chaque jour, je ne sais plus comment avancer, je ne sais plus comment grandir et sortir de cette panade incroyable ! Que tu sois un morceau de bois ou de chair, il y a toujours quelqu’un qui tentera de te pourrir la vie! Alors mademoiselle la bûche ? On fait moins la maline ? »

La bûche a fumé, était-ce un soupir de compassion, un « Qu’est- ce que tu veux que j’y fasse ? Peut-être te réchauffer le cœur avec les flammes que j’alimente ? »

J’ai répondu: "Oui Bûche, réchauffe moi le cœur, je vais te raconter de belles histoires, pour nous réconforter."

Inés Bourgeois.

1001 souvenirs de Casteljaloux. (3 ième partie)

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La place Gambetta de Casteljaloux c'est la fête foraine avec tous ses manèges où je pouvais aller seule avec ma jeune cousine pour attrapper encore et encore la queue de Mickey. Une espèce de liberté, limitée vous vous en doutez puisque depuis le pas de la porte du magasin Mamie vieillait!!! Mais je ne m'en rendais pas compte.

Puis Casteljaloux ce sont les années collège. Les tours de Chappy en ville avec les copines. Les bonbons achetés chez Queyroux avant d'aller en cours...

Casteljaloux c'est son parc, lieu de retrouvailles avec mon premier amour mais chut, ça c'est mon jardin secret!...

Casteljaloux c'est aussi son lac où nous aimions nous retrouver entre copains, ou sur le sable des plages en journée ou sous les pins à la nuit tombée.

Adulte, Casteljaloux, c'est la ville où je suis revenue vivre mais c'est devenu aussi pour moi la ville qu'il faut fuir dès les beaux jours arrivés qui entrainent un afflux de vacanciers qui m'agacent.

Guimaï.

 

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