Vu à la télé.

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Fin novembre, Arte a diffusé le film "Winter sleep" du cinéaste turc Nuri Bilge Ceylan. L'action se déroule dans une très belle région de Turquie: la Cappadoce au début de l'hiver.

Ce film est ennuyeux, long, interminable, agaçant, irritant, dérangeant. Dix fois je me suis levé pour aller voir ailleurs si j'y étais. Dix fois je suis revenu m'asseoir devant mon écran télé.

Les images sont très belles. Nous n'avons pas en France un tel habitat troglodyte dans un paysage étrange de film de sciences fiction. La campagne est immense, froide et enneigée.

C'est un film où les personnages parlent beaucoup et pas pour ne rien dire. Les dialogues sont souvent une succession de longs monologues entre quelques personnes.

J'ai ressenti "Winter sleep" comme un film sur l'enfermement : enfermement du couple, enfermement de la relation frère soeur, enfermement social, culturel, religieux. Souvent c'est la prise de tête garantie, le truc à se faire une déprime et à ne pas dormir de la nuit et à ressasser ce qui a été dit et montré. J'ai passé un long moment devant la télé à aimer et détester ce film. J'ai continué à y penser les jours suivants.

Plusieurs personnages du film sont coincés entre le passé et le monde moderne. Ils sont prisonniers de la religion, du monde dans lequel ils sont nés et qu'ils ne sont pas parvenus à quitter. Ils sont prisonniers de leur époque et d'eux-mêmes.

Dans les monologues successifs et interminables du film ils se jettent à la figure des vérités qui pourraient bien être aussi les nôtres.

Pour en savoir plus....

André Lugardon

Sa jeunesse, sa gentillesse et son calme nous réconfortent.

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Nous étions cinq cents, six cents, peut-être plus, réunis le dimanche 27 novembre 2016 dans l'Eglise de Casteljaloux pour accompagner Dominique Raffray dans son ordination diaconale. Monseigneur Herbreteau a rappelé que nous n'avons plus le temps d'avoir le temps, nous n'aimons pas attendre; nous sommes toujours en mouvement dans une agitation trépidante, une forme de fuite en avant qui nous enlève le goût de Dieu. Eh bien pendant deux heures nous avons pris le temps d'écouter la présentation du chemin vers la prêtrise de Dominique. Nous avons pris le temps d'écouter et méditer les lectures des textes du prophète Isaïe et de Saint Paul. Nous avons pris le temps de chanter. Et quand une foule aussi nombreuse chante, les vibrations sonores qui montent de nous caressent les corps et les coeurs. C'est prenant. Nous avons sagement attendu la fin de la cérémonie pour nous approcher de Dominique et lui dire quelques mots. "Ta jeunesse, ta gentillesse et ton calme nous réconfortent". Après deux heures de cérémonie passées très vite nous avons prolongé ces moments de paix et de non violence par un pot de l'amitié à la salle de La Bartère suivi d'un repas "panier partagé". Alors que souvent nous avons l'impression d'un manque de prêtres, dimanche il fallait plusieurs mains pour compter sur les doigts les prêtres présents venus entourer Dominique.

« Nous avons besoin de prêtres pour renouveler le monde. » (Saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars, 1786/1859)

André Lugardon

Quelque part sur la route de Sabres.

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Certains ont le désert à leur porte. Chez nous c’est la Lande. La vraie lande, sableuse et quasiment dénuée de toute vie humaine.

A perte de vue, du sable et de la forêt. De ce sable noir qui vient vous colorer les pieds et les jambes dès que vous le foulez. Ce sable noir qui n’accepte que le maïs, les asperges et les arbres.

Et puis, cette forêt d’acacias, de chênes, de fougères, de bruyère mais surtout de pins. Elle sent bon, c’est elle la vie dans ce pays. Elle abrite quelques gros gibiers bien sûr mais peut-être autant de secrets.

Les secrets de ces vieux résiniers et bergers qui peuplaient autrefois la Lande mais aussi secrets de tous ceux qui s’y sont cachés pour éviter le pire pendant les maudites guerres.

Cette lande, je n’y vis pas sinon je serais encore plus sauvage qu’aujourd’hui, mais je l’aime. Un peu de sa sève coule dans mes veines. Je suis toujours heureuse de venir la respirer.

Ecoutez, sentez, regardez et vous verrez que malgré ses airs inhospitaliers, elle sait se montrer agréable….

Guimaï

Revue de presse.

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Rétrécissement

Les adversaires du « système » viennent d’obtenir une victoire retentissante. L’élection de Donald Trump, inattendue et, littéralement, incroyable est expliquée, par ceux mêmes qui annonçaient sa défaite, comme une étape de la révolte des petits et des exclus contre le « système ». Mais où est-il ce fameux système, où se niche-t-il ? Qu’il sorte de l’ombre où il se terre ! Qui en tire les ficelles ? Qui en profite ? Quel est son programme pour soumettre les humains à sa fondamentale méchanceté ? Un milliardaire n’en ferait pas partie ?

Il faudrait quand même en fixer les contours, à ce « système » d’où nous vient tout le mal. En donner les lignes directrices. En désigner nommément les responsables. Éclairer les principes qui le sous-tendent.

Il y a toujours un « système » à l’œuvre. Il va s’en édifier un nouveau aux États-Unis.

Lire la suite ici...http://www.la-croix.com/Debats/Chroniques/Un-nouveau-systeme-Bruno-Frappat-2016-11-11-1200802445

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