Pierre Reverdy

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

TARD DANS LA VIE

Je suis dur

Je suis tendre

Et j’ai perdu mon temps

À rêver sans dormir

À dormir en marchant

Partout où j’ai passé

J’ai trouvé mon absence

Je ne suis nulle part

Excepté le néant

Mais je porte caché au plus haut des entrailles

À la place où la foudre a frappé trop souvent

Un cœur où chaque mot a laissé son entaille

Et d’où ma vie s’égoutte au moindre mouvement.

 

Pierre Reverdy, poète français né en 1889, mort en 1969.

 

L'art et la poésie ne comblent pas cet homme en quête de spiritualité . En 1926 il se fixe pas loin de l'abbaye de Solesmes où il mourra en 1960. Cherchant Dieu, il rencontre la religion et ne s'en satisfait pas. Il demeure dans une grande solitude, entrecoupée de publications de poèmes.

Source: 

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Reverdy/138742

 

Bibliographie:

 

"Grande nature""

"La Balle au bond"

"Sources du vent" 

"Pierres blanches" 

"Ferraille"

 "Plein verre"

"Le Chant des morts"

 

 

Sneige K. sur scène à Sauméjan

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Le samedi 7 mars 2026, Sneige K. , de son vrai nom Snežana Marie Neige Krgović a déroulé devant nous, dans la salle des fêtes Jean-Gilbert Bourras de Sauméjan, des morceaux émouvants de sa vie de jeune femme autiste et mère d'un adolescent avec des troubles du neuro-développement; devant un public nombreux très vite accroché, captivé par son récit oscillant entre gravité et humour communicatif.

Le spectacle terminé, je lui ai demandé si elle accepterait de répondre par mails à mes questions. Elle a accepté. Voici ci-dessous nos échanges. 

Jean-François Sadys: Sneige K. qui êtes vous?

" Un être spirituel venant faire une expérience humaine sur Terre, désignée depuis le cosmos, imprimée sur des machines 3D franco-yougo, livrée en France, née à Nevers ". Je dis cela dans mon seule-en-scène et je le pense.

Plus concrètement, je fais l’expérience de mon humanité en Périgord Vert où j’habite depuis 9 ans. Je m’exprime avec une activité artistique depuis 3 ans maintenant. J’écris des textes et je les partage sur scène dans ce que l’on nomme des seule-en-scène. J’en ai écrit 3 à ce jour, le premier que vous avez vu, « Femme, française, normale ? » un deuxième : « 50 ans et presque vierge ! » et un troisième « Non Eva, tu n’auras pas mon body count ! ».

Sneige K. est mon nom d’artiste.

JFS: Quel est le fil conducteur de votre spectacle ?

Sneige K. : Dans "Femme, française, normale?", Je parle du rapport à la norme sur différents aspects que j’expérimente au quotidien. Dans ce spectacle, je pose la question de ce que ce serait d’être une personne normale, que ce soit sur le thème de la nationalité, du genre, d’être en situation de handicap ou de pratiques culturelles.

Mon récit, mon témoignage est une invitation à se libérer de tout jugement quand on rencontre une personne et de mettre fin aux projections qui sont souvent le fruit de conditionnements familiaux ou sociétaux.

Mes propos sont aussi une invitation à se respecter et à se faire respecter quand on fait partie d’une minorité.

JFS: Qu'est ce qui vous motive à vous mettre ainsi en scène seule face au public?

Sneige K. : Ma vie est une vie au service. Je fais en sorte de sentir où est ma place et de suivre le chemin. Le courant de la vie m’a propulsée sur scène par surprise en mars 2023 sur une scène ouverte et depuis il en est ainsi, je m’expose avec mes textes.

Ce qui me motive à continuer ce sont les retours des personnes qui accueillent ce que je partage. Je comprends que ce texte "Femme, française, normale ?" a une utilité alors je poursuis l’aventure avec ce texte et d’autres encore.

Oser m’exposer ainsi aujourd’hui est le résultat d’un parcours de vie. Il y a eu des étapes, des obstacles à franchir pour y arriver, des aides également.

Je suis messagère. Je l’écris comme cela dans ma signature mail et sur mes cartes de visite.

JFS: Qu'aimeriez-vous que les personnes venues en grand nombre vous écouter retiennent de vous?

Sneige K.: Que l’Amour est le meilleur projet politique, au sens de vie dans la cité, pour notre humanité. Aimer, accueillir toute autre personne demande beaucoup de courage, et donc de cœur.

JFS: Qu'aimeriez-vous que l'on vous pose comme questions ?

J’adore cette question !! Merci de la poser. J’ai droit à combien de questions ?

  • Quels sont vos rêves pour notre Humanité ?

  • Quelles sont les lectures qui vous ont marqué, grâce auxquelles il y a eu un avant et un après dans votre vie ?

  • Avez-vous envie de vous marier ?

  • Combien grande est votre coupe ? 

  • Quel âge avez-vous ?

  • Quelle est l’importance du corps dans votre vie ?

  • Aimeriez-vous venir présenter les autres spectacles que vous avez écrits ?

  • Qu’aimeriez-vous retenir à la fin de votre vie de votre passage sur Terre ?

  • Comment remplissez-vous votre réservoir de joie ?

  • Que pourrions-nous faire pour garantir aux enfants la possibilité de garder leur cœur ouvert et l’envie de vivre pleinement et entièrement ?

  • Se transformer soi-même pour transformer le monde est-il le fil conducteur de votre vie ?

J’aimerais entendre la question qui m’amènerait à vivre un trouble en moi et qui me permettrait d’aller chercher une information tapie dans l’ombre pour l’emmener vers la lumière. Éclairer des parties de moi non encore élucidées, rendre visible l’invisible, j’adore.

JFS: Qui a organisé la rencontre d'hier soir salle Jean Gilbert Bourras à Sauméjan, Lot-et-Garonne?

Sneige K. : C'est l'association des Lugues de Pindères, dans le Lot et Garonne qui a souhaité organiser une première et audacieuse journée du Moule Fest à l’Airial de Sauméjan, à l’occasion de la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 mars.

JFS: Une première réussie qui donne envie d'une suite. Merci Sneige K. d'avoir répondu à nos questions.

 

Dans le journal Témoignage Chrétien

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Publié le 
par Pierre Orsatelli

Ce qui frappe dans la renaissance de ­l’extrême droite planétaire, de Trump à Poutine en passant par Orbán, c’est cette avidité pour l’argent comme nouvel attribut du pouvoir. Dans leur sillage se presse – et souvent cherche à devancer leurs désirs – un conglomérat de cupides. Hétéroclite aux États-Unis et en Russie du fait de l’étendue de ces empires régnant sur plusieurs fuseaux horaires, il se réduit dans chacun de nos pays européens à une phalange de quelques individus organisés s’intéressant à l’argent et aux médias, adeptes du « pile je gagne, face tu perds », bien décidés à être tour à tour faiseurs de rois et courtisans, mécènes et bénéficiaires et à toujours trouver comment se mettre dans la roue d’une victoire qu’ils tendent à faire croire, et leurs médias avec eux, inéluctable.

En France, la phalange des cupides aime à mettre en avant ces signes ostentatoires soi-disant ancrés dans leurs territoires, leurs églises de granit, leurs rites éculés, leurs abbés tradis, leurs œuvres caritatives, religieuses, parfois philanthropiques. Mais le sont-ils vraiment ? Et qui pour se laisser abuser de la sorte ? Certes, leurs porte-voix ne manquent pas : au menton protubérant et à la mâchoire carrée, à la frange sage ou à la queue-de-cheval espiègle, au zozotement calculé ou à la barbe faussement négligée, idiots et crétines utiles, ils attirent le chaland, bonimenteurs de l’excès, ils créent leurs clashs parfois même en direct pour gonfler l’audimat, susciter la polémique sur tout et n’importe quoi. Le cynisme est là, omniprésent. De la confusion naissent le chaos et la rage et s’agrègent les voix des « pour quelque chose » et celles des « contre autre chose », avec l’idée bien ancrée, elle, que leur heure est venue.

Et si, derrière les images pieuses, se cachait avant tout la volonté de profiter de la venue au pouvoir de dirigeants d’extrême droite surfant sur le populisme et la crainte du déclassement ? Et si, derrière les fariboles, la période laissait les sans-grade et les sans-gêne faire cause commune afin de permettre aux bien nés et aux bien mis de tirer les ficelles en frayant avec le peuple sans se désolidariser de leur caste, en s’encanaillant juste ce qu’il faut.

Contrecarrer ces mouvements nécessite un effort de tous les instants, une humilité non feinte, une volonté de concertation réelle, une conviction solide que du rassemblement naît une force supérieure à la somme des individualités, que le dépassement de la résignation à l’individualisme permet de déplacer les montagnes. Face à la force tellurique de l’extrême droite, une force politique seule ne viendra pas au bout des cupides et des cyniques.

Ne nous contentons plus de dire « non », créons les conditions qui nous permettront de dire oui au compromis, oui aux efforts proportionnellement répartis, oui à la prévention des conflits d’intérêt, oui à l’intérêt général. Il n’y a aucune fatalité. Les seuls combats sûrs d’être perdus sont ceux que l’on ne mène pas.

Pierre Orsatelli, entrepreneur social.

Fil RSS des articles