Femmes absentes

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Alors que l’élection de Sarah Mullally a créé la division dans la Communion anglicane, la théologienne Anne Soupa rappelle que l’Église catholique s’affirme aussi comme « différentialiste » et refuse à ce titre d’accorder aux femmes les mêmes fonctions que les hommes dans l’Église. Au mépris de la volonté du Créateur.

 

Que penser d’un schisme qui vous exclut en raison de votre identité sexuelle ? C’est ce que vient d’acter le Gafcon, un mouvement conservateur de l’Église anglicane qui s’oppose à la nomination de Sarah Mullally comme archevêque de Canterbury parce qu’elle est une femme et qu’elle est favorable aux relations et mariage entre personnes de même sexe. Chacun des deux motifs exprime la volonté d’exclure quelqu’un pour qui il est.

 

Même s’il ne touche que l’Église anglicane, ce schisme jette une lumière rasante sur les positions similaires de l’Église catholique. En étant « différentialiste », c’est-à-dire en attribuant aux femmes des différences « de nature » qui les rendraient inaptes à certaines fonctions dans leur Église, elle exclut les femmes pour qui elles sont.

 

Ce texte a été écrit par Anne Soupa. Il a été publié dans le journal La Croix le 7 novembre 2025. Avec pour titre "Jésus n'a jamais assigné les femmes à des activités genrées."

 

L'article entier peut se retrouver sur le lien suivant:

 

https://www.la-croix.com/a-vif/jesus-n-a-jamais-assigne-les-femmes-a-des-activites-genrees-20251107

 

Qui est Anne Soupa?

 

Voici ce qu'elle écrit sur elle sur son blog:

 

"Pour les catholiques qui ne me connaissent pas, mais qui croient à la bonne santé de la Sainte Église catholique et Romaine et à la vertu d’obéissance inconditionnelle qu’elle impose à ses troupes, je suis le diable. Et je suis même la preuve qu’il existe, puisque je répands une odeur de soufre dans une si sainte maison. Saint Georges, saint Michel, vous n’êtes pas trop de deux, réveillez-vous, affutez vos lances et jetez ce dragon dans les enfers !

Mais pour d’autres catholiques qu’une structure obsolète accable, je suis un tout petit, petit, coin de ciel bleu. Une figure de résistance, d’espérance peut-être, qui dit non quand elle pense devoir dire non et qui essaie de ne pas céder à la peur, ce fléau dont nos esprits sont si souvent affligés.

Enfin, pour ceux qui se questionnent sur la place des religions, je suis celle qui leur évitera des jugements trop tranchés. Eh oui, il existe des cathos qui préfèrent Jésus à ses saints !

Et moi dans tout ça ? Vous vous ferez votre petite idée en vous promenant dans ces pages où vous êtes les bienvenu-e-s."

Source: https://www.annesoupa.fr/

Formation:

Diplôme de Sciences-Po, maitrise de droit, maîtrise de théologie de l'Institut catholique de Paris. 

 

Brève bibliographie:

  • Judas, le coupable idéal (2018) : Un livre sur la Bible qui reprend le dossier de Judas, l'un des Douze apôtres, en questionnant la tradition chrétienne.

  • Douze femmes dans la vie de Jésus (2014) : Une lecture des Évangiles qui met l'accent sur les échanges et la manière dont Jésus s'adresse aux femmes, les présentant souvent comme des figures de croyantes.

  • Les Pieds dans le bénitier (2011), co-écrit avec Christine Pedotti : Ce livre est signé par les deux co-fondatrices du Comité de la jupe et traite de la position des laïcs dans l'Église.

  • Dieu aime-t-il les femmes ? (2012)

  • Consoler les catholiques (2019)

  • Espérez ! Manifeste pour la renaissance du christianisme (2022), co-écrit avec Christine Pedotti.

 

 

Hannah Arendt

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Quand Léon XIV cite Hannah Arendt:

Le 9 octobre, alors qu’il recevait les représentants des grandes agences de presse, Léon XIV a adressé ce message :

" Le monde a besoin d’une information libre, rigoureuse et objective. Dans ce contexte, il vaut la peine de rappeler l’avertissement d’Hannah Arendt, selon laquelle ‘’le sujet idéal de la domination totalitaire n’est pas le nazi convaincu ni le communiste convaincu, mais les personnes pour qui la distinction entre fait et fiction, entre vrai et faux, n’existe plus” (Les Origines du totalitarisme).  "

Cardinal François Bustillo

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Monseigneur François Bustillo, évêque d’Ajaccio (Corse du Sud ) et cardinal, auteur notamment de "Réparation. Une société fracturée peut-elle survivre ?", était l’invité du journal de 20 H, mardi 9 septembre. Il a appeler à "humaniser la société".

Ce texte correspond à une partie de la retranscription de ses propos lors de son passage à la télé sur Antenne 2.

Il est l'un des cardinaux les plus puissants et les plus médiatiques de l'Église catholique. C'est lui qui a réussi à ramener le pape François en Corse pour une messe juste avant sa mort. C'est lui aussi que le nouveau pape Léon a nommé envoyé spécial. Et il lance un appel en cette rentrée.

Léa Salamé : On vous a invité pour parler du livre que vous publiez en cette rentrée et qui porte le nom de "Réparation". Vous écrivez que vous n'en pouvez plus de cette société du soupçon, de la méfiance. Pourquoi avoir, vous, cardinal, besoin d'écrire ce livre et de dire ce cri de colère aujourd'hui dans le débat public ?

Monseigneur François Bustillo : Je verrais plutôt un cri d'espérance. Nous avons besoin, il me semble, dans notre société d'une fumée blanche où il y a de l'espérance. Pour les côtés sombres, on en voit tous les jours, les titres de nos journaux, la vie sociale, il y a beaucoup de violence, beaucoup de dureté. On est intransigeants. Et je me dis, mais comment se fait-il, avec les capacités qu'on a, avec les talents qu'on a, qu'on soit tous les jours dans les côtés sombres ? Il me semble qu'il faut aller un peu à contre-courant, être un peu anticonformiste et sortir le bon et le bien de chacun. Nous voyons tous les jours des gens généreux, lumineux, merveilleux. C'est un non-événement, mais c'est dommage qu'on ne les célèbre pas assez.

Léa Salamé : Mais vous les voyez, les gens inquiets, sombres, malheureux, fébriles dans vos églises le dimanche ? Vous la ressentez, cette France fracturée, archipélisée ?

Monseigneur François Bustillo : Je le vois surtout dans la société. Il y a beaucoup de violences verbales, idéologiques. On est durs. Je pense qu'il faut tendre vers un idéal et on est dans l'idéologie. On s'installe dans l'idéologie et l'idéologie, vous le savez, n'a pas de cœur. Donc c'est de la dureté. Je pense qu'elle n'est pas normale. Elle n'est pas humaine. Il faut humaniser notre société, autrement notre civilisation tombe dans la barbarie.

Léa Salamé : Cette violence, elle est accrue par les réseaux sociaux à vos yeux ? Ça vous fait peur, les réseaux sociaux ?

Monseigneur François Bustillo : Les réseaux sociaux, c'est un moyen. Ce n'est pas une finalité. Il faut voir comment on utilise les réseaux sociaux. On peut faire des merveilles et on peut faire le pire. Je crois qu'il faut humaniser aussi les réseaux sociaux. Il faut véhiculer des messages positifs. Je ne suis pas angéliste, ni naïf, mais je me dis quel dommage que dans notre société on ne voit et on ne propose que le côté sombre. On va chercher le côté sombre, le point sombre. Pourquoi ne cherche-t-on pas le point lumineux ? La société irait mieux, on serait plus heureux.

Léa Salamé : Vous dites qu'on manque de sens aujourd'hui dans votre livre, qu'il y a un vide spirituel qu'au fond, on le comble en allant chez le psy, chez le coach, chez le naturopathe, mais plus à l'église. Les églises sont vides, pas les vôtres. Elles sont pleines tout le temps à craquer en Corse. Comment vous l'expliquez ?

Monseigneur François Bustillo : Au début du XXe siècle, on nous a parlé de la société désenchantée. Maintenant, elle est désorientée. Il faut que notre société retrouve une âme, une spiritualité. Je respecte la laïcité, bien sûr, mais je me dis, si on a une spiritualité, sur une quête intérieure, on va canaliser cette tentation ou cette tendance à la barbarie et à la violence. La société est belle. La vie est belle. Sortons le bon et le bien. L'Évangile, qu'est-ce qu'il nous dit ? "Aimez-vous les uns les autres." Et actuellement, on dirait que quelqu'un a dit "détestez-vous les uns les autres". Ce n'est pas possible. Nous devons bâtir un monde meilleur et nous avons le potentiel et les capacités.

Léa Salamé : Vous aviez une relation spéciale avec le pape François qui avait préfacé votre précédent livre, que vous aviez ramené en Corse pour cette messe quelques mois seulement avant sa mort. Comment vous vous entendez avec le nouveau pape, le pape Léon ? Quel homme est-il ?

Monseigneur François Bustillo : Le pape Léon vit encore sa lune de miel. Il découvre l'Église catholique dans toute sa complexité. Mais le pape Léon, c'est un homme discret et déterminé. Je suis convaincu qu'il va donner les bonnes réponses aux défis de l'Église catholique dans le monde. Quand le pape François est mort, quand le pape Léon a été intronisé, tout le monde était là. On a besoin d'un leadership moral et spirituel dans le monde. Le pape n'est pas là pour faire de la politique, mais pour avoir une parole où il y a des valeurs, de la hauteur et de la profondeur.

Léa Salamé : On avait parlé de vous comme pape. Vous n'avez pas été déçu ?

Monseigneur François Bustillo : Non, pas du tout. Les médias sont très libres, ils s'expriment comme ils veulent, mais non. Je pense que nous avons fait le bon choix, il va apporter beaucoup de lumière, de clarté à notre société.

Source:

https://www.franceinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/il-faut-humaniser-notre-societe-appelle-monseigneur-francois-bustillo-eveque-d-ajaccio-et-cardinal_7483063.html

Quand domine la haine

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Quand sévit la discorde,

que nous bâtissions la paix.

Quand s'installe l'erreur,

que nous proclamions la vérité.

Quand paralyse le doute,

que nous réveillions la foi.

Quand pèse la détresse,

que nous ranimions l'espérance.

Quand s'épaississent les ténèbres,

que nous apportions la lumière.

Quand règne la tristesse,

que nous libérions la joie.   

 

Source: https://www.chautard.info/

 

Denis Chautard est prêtre de la Mission de France.

Vivre ensemble

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Denis Chautard est prêtre à la Mission de France dont le but est de vivre le dialogue, de chercher la justesse de l'attitude chrétienne et de nourrir la foi chrétienne. 

Il tient un blog personnel. En voici le lien internet: https://www.chautard.info/.

Le 22 août 2025 il y publie l'hommage qui a été rendu à Jean-François Berjonneau récemment décédé.

Le père Jean-François Berjonneau a perdu la vie dans un accident de voiture.

Sur le lien suivant voici ce qui est dit de ce prêtre à ses obsèques:

https://www.chautard.info/2025/08/hommages-de-la-communaute-musulmane-a-jean-francois-berjonneau.html

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