La machine à cauchemars

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"La peinture de Goya nous apprend que les monstres sont partout. Ils se tapissent parmi les inquisiteurs, les militaires, les sorcières, les vieilles croyances ou les modernes espérances; dans le rire, dans les paroles de chansons, dans les fêtes, sous la lune et en plein jour.  La peinture de Goya nous apprend que, quoi qu'il arrive, l'humanité produit et produira du monstrueux, qu'elle est une machine à cauchemars. C'est effrayant, mais la peinture de Goya nous apprend aussi à l'admettre, à nous montrer lucides sur notre part d'ombre. (...) Dans sa plus célèbre gravure, Goya dessine un homme accablé à son secrétaire, assailli par des rapaces nocturnes. L'estampe est titrée en espagnol "El sueño de la gazon produce monstruos". Le terme "sueño" est ambivalent. Il peut vouloir dire que le sommeil de la raison engendre des monstres (...). Mais "sueño" peut aussi vouloir dire que le rêve de la raison engendre des monstres."

Source: "Les yeux de Mona" de Thomas Schlesser chez Albin Michel pages 168/169.

Henri Gougaud

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"Les larmes sont la pluie de l'âme. Elles lavent toutes les crasses. "

Henri Gougaud

Voir sur https://citations.ouest-france.fr/citation-henri-gougaud/larmes-sont-pluie-ame-lavent-110422.html

Henri Gougaud, né en 1936 à Carcassonne, est un écrivain, un poète, un conteur et un chanteur français mais aussi occitan. Né d'un père cheminot et d'une mère institutrice, Henri Gougaud prépare une licence de lettres à Toulouse. En 1962, il monte à Paris, au bout de six mois il est engagé à La Colombe où il chante ses propres textes. Il est notamment parolier pour Juliette Gréco, Jean Ferrat et Marc Ogeret. Producteur de radio, romancier et conteur, il dirige également les collections La Mémoire des sources et Contes des sages aux éditions du Seuil. (Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Henri Gougaud de Wikipédia en français).

Si on pouvait arrêter les aiguilles du temps

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"Si on pouvait arrêter les aiguilles du temps" est une chanson de Berthe Sylva. C'est une chanteuse française née le 7 février 1885 à Lambézellec et morte le 24 mai 1941 à Marseille. Sa chanson fait écho à la colère de nombreuses Françaises et Français pendant et après la première guerre mondiale. Elle fait écho aux affirmations d'Anatole France, d'Henri Barbusse: "On croit mourir pour la patrie on meurt pour les marchands de canons". Les paroles de la chanson résonnent avec les situation de guerres de nos jours en Afrique, au Moyen Orient et en Europe. Des femmes, des hommes, des enfants meurent dans des guerres qui ont pour but de contrôler des gisements pétroliers, gaziers, des gisements de minerais, et pour le contrôle de l'eau et des terres agricoles. 

 

Riches ou pauvres quoi qu´on fasse sur la Terre 
Notre existence est une chose éphémère 
Et des pendules le tic tac incessant 
Semble nous dire “Tout passe avec le temps” 
Voici l´enfant qui vient de v´nir au monde 
Sa mère penchée vers sa petite tête blonde 
Vers la pendule placée près de son lit 
Jette un regard et soucieuse se dit 
Si l´on pouvait arrêter les aiguilles 
Au cadran qui marque les heures de la vie 
Nos p´tits enfants si mignons, si gentils 
N´ grandiraient pas pour déserter leur nid 
Lorsqu´à vingt ans, un jour, ils se marient 
Sans un regret, ils partent et vous oublient 
Et les mamans dont ils brisent l´espoir

Pensent On voudrait près d´ soi toujours les voir 

Rester petits garçons ou petites filles 

Si l´on pouvait arrêter les aiguilles

Un malfaiteur, pour expier son crime 
Est condamné au châtiment ultime 
Dans sa cellule, il entend ses gardiens 
Dire tout bas “Ce sera pour demain” 
Le lendemain, il voit que l´aube se lève 
Et ses idées se brouillent comme dans un rêve 
Il est secoué de terreur et d´ remords 
Et dit, tremblant, sentant venir la mort 
Si l´on pouvait arrêter les aiguilles 
Au cadran qui marque les heures de la vie 
J´ n´aurais p´t-être pas, lorsque sonnait minuit, 
Commis le crime dont je vais être puni 
Il a suffi d´une fatale minute 
Pour que d´un homme je devienne une brute 
Mais quoi, voici l´horloge de la prison 
Qui sonne le glas de la séparation 
Plus qu´un espoir, mon Dieu, pour ma famille 
Si l´on pouvait arrêter les aiguilles 

Dans les campagnes ainsi que dans les villes 
Règne le calme et chacun vit tranquille 
Sans se douter qu´un orage gronde au loin 
Pour bouleverser la paix du genre humain 
Un peu partout, en Europe, en Afrique 
Les noirs dessous de l´infâme politique 
Sèment la guerre, horreur de tous les temps, 
Que nul ne peut arrêter et pourtant 
Si l´on pouvait arrêter les aiguilles 

Au cadran qui marque les heures de la vie 

On n´entendrait plus le tocsin sonner 
Pour enlever nos fils à leurs foyers 
Quand à l´instant où tous les bras travaillent 
Quoi de plus triste que l´heure des batailles 
Peut-être qu´un jour retrouvant sa raison 
L´homme maudira la guerre et ses passions 
Plus de tueries ni d´hommes qui fusillent 
Si l´on pouvait arrêter les aiguilles 
Tous emportés par l´effroyable ronde 
Les années passent si vite pour tout l´ monde 
Que l´on se dit "Pourquoi se jalouser 
Se faire tant d´ mal au lieu de s´entraider?" 
Deux pauvres vieux, usés, cassés par l´âge 
Sentant venir l´heure du grand voyage 
Encore unis, comme dans leur jeune temps 
Dans un baiser, disent en s´enlaçant 

Si l´on pouvait arrêter les aiguilles 
Au cadran qui marque les heures de la vie 
Nous n´aurions pas la triste appréhension 
D´entendre l´heure de la séparation 
Après avoir passé toute une vie 
A nous chérir sans aucune jalousie 
Le coeur bien gros on n´ devrait pas penser 
Qu´un jour, hélas, il faudra nous quitter 
Vivons d´espoir, à quoi bon s´faire tant d´ bile 
Puisqu´on n´ peut pas arrêter les aiguilles!

 

Carême 2024

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Photo de la Baïse de nuit à Nérac, Lot-et-Garonne.

 

 "Je recommande ce qui suit comme le meilleur jeûne pendant ce carême:

Jeûnez de mots offensants et transmettez seulement des mots doux et tendres.

Jeûnez d'insatisfaction, d'ingratitude et remplissez-vous de gratitude.

Jeûnez de colère et remplissez-vous de douceur et de patience.

Jeûnez de pessimisme et soyez optimiste.

Jeûnez de soucis et ayez confiance en Dieu.

Jeûnez de lamentation et prenez plaisir aux choses simple de la vie.

Jeûnez de stress et remplissez-vous de prière.

Jeûnez de tristesse et d'amertume et remplissez votre coeur de joie.

Jeûnez d'égoïsme et équipez-vous de compassion pour les autres.

Jeûnez d'impiété et de vengeance et soyez remplis d'actes de réconciliation et de pardon.

Jeûnez de mots et remplissez-vous de silence et de la disponibilité à écouter les autres.

Si nous pratiquons tous ce style de jeûne notre quotidien sera rempli de paix, de joie, de confiance les uns dans les autres et de vie.

Source: le journal paroissial "Rencontres", de l'Avance à la Baïse, journal du doyenné de l'Albret. Février 2024 . Numéro 274

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