Dans le journal Témoignage Chrétien

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Publié le 
par Pierre Orsatelli

Ce qui frappe dans la renaissance de ­l’extrême droite planétaire, de Trump à Poutine en passant par Orbán, c’est cette avidité pour l’argent comme nouvel attribut du pouvoir. Dans leur sillage se presse – et souvent cherche à devancer leurs désirs – un conglomérat de cupides. Hétéroclite aux États-Unis et en Russie du fait de l’étendue de ces empires régnant sur plusieurs fuseaux horaires, il se réduit dans chacun de nos pays européens à une phalange de quelques individus organisés s’intéressant à l’argent et aux médias, adeptes du « pile je gagne, face tu perds », bien décidés à être tour à tour faiseurs de rois et courtisans, mécènes et bénéficiaires et à toujours trouver comment se mettre dans la roue d’une victoire qu’ils tendent à faire croire, et leurs médias avec eux, inéluctable.

En France, la phalange des cupides aime à mettre en avant ces signes ostentatoires soi-disant ancrés dans leurs territoires, leurs églises de granit, leurs rites éculés, leurs abbés tradis, leurs œuvres caritatives, religieuses, parfois philanthropiques. Mais le sont-ils vraiment ? Et qui pour se laisser abuser de la sorte ? Certes, leurs porte-voix ne manquent pas : au menton protubérant et à la mâchoire carrée, à la frange sage ou à la queue-de-cheval espiègle, au zozotement calculé ou à la barbe faussement négligée, idiots et crétines utiles, ils attirent le chaland, bonimenteurs de l’excès, ils créent leurs clashs parfois même en direct pour gonfler l’audimat, susciter la polémique sur tout et n’importe quoi. Le cynisme est là, omniprésent. De la confusion naissent le chaos et la rage et s’agrègent les voix des « pour quelque chose » et celles des « contre autre chose », avec l’idée bien ancrée, elle, que leur heure est venue.

Et si, derrière les images pieuses, se cachait avant tout la volonté de profiter de la venue au pouvoir de dirigeants d’extrême droite surfant sur le populisme et la crainte du déclassement ? Et si, derrière les fariboles, la période laissait les sans-grade et les sans-gêne faire cause commune afin de permettre aux bien nés et aux bien mis de tirer les ficelles en frayant avec le peuple sans se désolidariser de leur caste, en s’encanaillant juste ce qu’il faut.

Contrecarrer ces mouvements nécessite un effort de tous les instants, une humilité non feinte, une volonté de concertation réelle, une conviction solide que du rassemblement naît une force supérieure à la somme des individualités, que le dépassement de la résignation à l’individualisme permet de déplacer les montagnes. Face à la force tellurique de l’extrême droite, une force politique seule ne viendra pas au bout des cupides et des cyniques.

Ne nous contentons plus de dire « non », créons les conditions qui nous permettront de dire oui au compromis, oui aux efforts proportionnellement répartis, oui à la prévention des conflits d’intérêt, oui à l’intérêt général. Il n’y a aucune fatalité. Les seuls combats sûrs d’être perdus sont ceux que l’on ne mène pas.

Pierre Orsatelli, entrepreneur social.

Revue de presse (2) : le journal Le Cri

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Le Cri, c’est qui, c’est quoi ? 

Le Cri est un magazine mensuel et un site internet lancés fin 2025 par deux associés, Paul Piccarreta et Théo Moy. Le Cri est né du fourmillement d’une génération de chrétiennes et de chrétiens qui cherchent à vivre d’une même intensité leur foi et leur engagement dans la société. Nous voulons mettre en lumière ce renouvellement d’un christianisme d’action sociale et d’émancipation. Mais Le Cri s’adresse aussi à tous les chercheurs de sens. Le constat est implacable : les crises écologiques, sociales et politiques épuisent tout le monde. Déception militante, burn-out écolo, fatalisme politique provoquent un intérêt grandissant pour les propositions spirituelles. Le Cri entend répondre à cette soif profonde de sens qui émerge dans la société. 

Pour se faire une idée de ce nouveau journal il faut aller sur internet et cliquer sur le lien suivant:

https://lecri.media/articles/

Paul Piccarreta est un ancien directeur de la revue « Limite »et Théo Moy un ancien journaliste à « La Croix ".

Revue de presse (1): le journal Témoignage Chrétien

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CHRÉTIEN

 

Témoignage chrétien (TC) a été fondé en 1941 à Lyon par des résistants chrétiens, en particulier le jésuite Pierre Chaillet et des pasteurs lyonnais. C’est le plus vieux titre issu de la Résistance encore publié.

Aujourd’hui, comme à ses origines, ses prises de position s’enracinent dans l’héritage spirituel chrétien : unité du genre humain, fraternité universelle, égale dignité de tous et toutes, liberté de conscience, attention préférentielle aux plus démunis. Ses engagements s’inscrivent dans le cadre démocratique de l’État de droit.

Témoignage chrétien est un journal libre et engagé qui n’est affilié à aucune Église ni institution religieuse.

Il est coordonné et piloté par une petite équipe très professionnelle. De nombreux journalistes indépendants y écrivent régulièrement et des contributeurs, intellectuels et universitaires, professionnels de diverses origines, militants engagés dans divers domaines, lui apportent leur expertise.

Témoignage chrétien

5 rue de la Harpe, 75005 Paris
Tél. : 07 83 37 80 85

Mail : contacttc@temoignagechretien.fr

Voici un extrait d'un article du 15 janvier 2026:

« La loi du plus fort est toujours la meilleure » (Jean de la Fontaine)

9 mai 1950, « déclaration Schuman »: égalité des droits entre partenaires de l’Union européenne naissante. Sortir des logiques de guerre et des affrontements guerriers. (3 guerres France Allemagne dont deux mondiales)

« La justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste ». (Blaise Pascal)

Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste .

Cet article a été écrit pas Henri Lastenouse, auteur et expert des affaires européennes, principalement connu pour ses responsabilités au sein d’organisations pro-européennes.

Il occupe actuellement le poste de Vice-président de « Sauvons l’Europe », une ONG et un groupe de réflexion qui milite pour l’intégration européenne et le renforcement des valeurs démocratiques.

Sources consultées:

https://www.temoignagechretien.fr/a-propos/

https://www.sauvonsleurope.eu/author/henri-lastenouse/

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Journal Témoignage Chrétien

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Publié le 
par Henri Lastenouse

De ce fait, l’adage popularisé par le poète Jean de La Fontaine en guise de morale de la fable Le Loup et l’Agneau – « La loi du plus fort est toujours la meilleure » – est l’exact contraire de ce qui fonde le miracle du 9 mai 1950, où, dans la « déclaration Schuman », prévaut pour la première fois l’égalité des droits entre partenaires, point essentiel qui embarque l’Allemagne d’Adenauer dans l’aventure européenne. Voilà dépassée la logique des traités guerriers. Sans doute cette « égalité de droit » s’inscrit-elle aussi dans une forme d’humanisme distillé tant par la philosophie grecque et le juridisme romain que par le christianisme qui irrigue l’histoire européenne.

Dans le même temps, il est toujours sage d’écouter Blaise Pascal lorsqu’il rappelle que « la justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste ».

Pascal nous plonge au cœur du destin européen. Aujourd’hui, au sein de l’Union européenne, c’est avant tout la primauté du droit européen, au sein des différents ordres juridiques, qui garantit à chacun de ne pas subir l’adage de Jean de La Fontaine. Le projet européen est puissant sur notre continent du fait de l’effectivité directe de ses lois.

Et nous voilà, à ce moment incroyable et terrifiant de ces premiers jours de 2026, devant un défi sans précédent lancé à notre communauté de destin, à nous Européens. Il nous faut, pour la première fois depuis presque un siècle, assumer, seuls au cœur du monde, l’impératif de Blaise Pascal, « faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste ». Avec la sortie assumée par les États-Unis de la famille bienveillante de la force du droit, l’Europe retrouve certes un destin singulier au cœur du monde, mais également une obligation de l’assumer pour exister encore.

Henri Lastenouse

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