Photo jfs47
L’Homme restait scotché à son iPhone, vérifiant les prévisions météorologiques. Il le consultait toutes les heures comme si le fait de consulter allait déclencher la pluie et amener l’eau tellement convoitée. Depuis des semaines, l’air était chaud, pesant et lourd. Le ciel, couvert et voilé laissait espérer la venue d’un orage, mais seulement quelques grondements narquois trouaient la torpeur.
L’Homme recevait régulièrement des instructions sur sa messagerie professionnelle. Il devait semer à une date précise, de la manière conseillée par les Services bio-agrologie du Ministère, et sur la parcelle de terre indiquée, la plante désignée. Au Ministère de l’agriculture, une légion de techniciens hautement formés, d’ingénieurs spécialisés, d’informaticiens sélectionnés travaillait à à une optimisation des rendements afin d’éradiquer la faim dans le monde.
Tout était pensé en fonction du climat et de la nature du sol selon les régions, compte tenu des différences liées à chaque pays, voire chaque continent et des échanges commerciaux internationaux. Pour l’heure, la plante dont l’Homme s’occupait était une forme hybride de céréale demandant un apport en eau bien moindre que les céréales traditionnelles. Elle en demandait cependant une quantité que la sécheresse actuelle n’apportait pas. Si le ciel ne se décidait pas à faire un don de son eau, la situation pour l’homme deviendrait gravissime. Pas de récolte, pas de gain financier, et l’Homme déchu, sa ferme rayée de la carte des exploitations françaises.
Certains fermiers, depuis quelques années s’étaient donné la mort. Mais lui, l’Homme n’était pas une personne à se laisser abattre. Néanmoins, autre chose aurait pu le décourager. Le croassement des corbeaux se faisait entendre de plus en plus bruyant, lancinant et menaçant.
Fort heureusement, les services du Ministère de l’agriculture avaient pu rapidement localiser ces oiseaux noirs dévoreurs de semences et adresser à l’Homme la ligne de conduite à adopter de façon à faire face à ce fléau. Il avait dû faire appel à un groupe de trois personnes agissant pour le compte d’une petite société qui se chargeait du travail, dépendant du Ministère. Trois jeunes personnes étaient arrivées. Un jeune homme musclé, au crâne rasé et entièrement tatoué de jolies arabesques de couleurs vertes, rouges et noires. Une jeune fille aux cheveux blonds. Sa coiffure était fabriquée de six nattes remontées sur le sommet du crâne et entortillées en un chignon retenu par une barrette en bois de la forme d’un humérus. La troisième personne arborait un maquillage tel qu’on ne pouvait distinguer les traits de son visage. Transgenre, ses cheveux tombant sur les épaules étaient colorés en bleu vif, couleur du ciel disait-elle de sa voix grave. Elle portait des faux cils, ses sourcils re-dessinés tranchaient sur son front très blanc. Ses lèvres étaient peintes de rouge vif et une tache rose colorait chaque joue.
Chacune de ces trois personnes savait exactement ce qu’elle devait faire, un petit appareil étant relié à leur iPhone. Au moins, l’Homme n’avait plus le souci des agissements de ces affreuses bêtes. Et s’il se mettait à pleuvoir, il aurait toute latitude pour prendre quelques heures de détente.
Il aimait s’informer de la marche du monde. Seul, il discutait avec Chat GPT. Il avait ri en lui-même lorsqu’il avait entendu en replay une émission dans laquelle une spécialiste de l’Intelligence Artificielle prononçait Tchatt GI-PI-TI…Mais pourquoi pas, bien sûr.
Il pouvait passer de longues soirées à parler de choses et d’autres avec ce Chat. Il lui posait de nombreuses questions sur l’Histoire, les Sciences, la Médecine, la Justice et même l’Avenir.
Les grands déplacements de population? Que va devenir le Monde? Que va devenir l’être humain? Qu’allons-nous devenir? Sa curiosité, sa soif de connaissances n’avait plus de limites. Chat GPT lui répondait toujours avec un argumentaire assez précis. Il ne se fâchait jamais, toujours à l’écoute et respectueux. Il y quelques jours, l’Homme lui demanda s’il allait pleuvoir. Honnêtement, Chat lui fit savoir « qu’il n’était pas en mesure à l’heure actuelle de ses connaissances de le renseigner avec précision ». Il fut un peu déçu. Cependant, Chat restait son ami.
Alors, un soir, l’Homme se servit un apéritif, s’installa tranquillement et ouvrit le Chat GPT par un Tchin!
Chat répondit gentiment « Je ne comprends pas Tchin »…
Brigitte 26/06/2023
Le Festival AlimenTERRE se déroule dans 15 pays et en France dans 900 communes. Il a pour objectif d'attirer l'attention sur les enjeux agricoles et alimentaires dans le monde.
Le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux projettera le documentaire " MANGER POUR VIVRE" le jeudi 27 novembre à 20h30.
Ce film montre les expériences d'initiatives de système alimentaire local et durable à Montpellier. Un groupe d'associations y a créé une caisse alimentaire commune pour construire une sécurité sociale de l'alimentation.
La projection sera suivi d'échanges et des témoignages du Collectif des solidarités alimentaires locales mises en place autour de Port Sainte Marie.
Des soupes partagées clôtureront la soirée.
Nous souhaitons votre présence afin de mettre en commun nos expériences, nos projets, nos idées dans la perspective de mettre en place une sécurité sociale de l'alimentation.
ccfd47@ccfd-terresolidaire.org
https://lotetgaronne.confederationpaysanne.fr/
cine2000.lodyssee@orange.fr
Lu sur le site le maitron
Né le 16 août 1887 à Samazan (Lot-et-Garonne), mort le 31 mai 1961 à Samazan ; paysan pendant dix ans, enseignant pendant trois ans puis élu et permanent ; militant socialiste puis communiste du Lot-et-Garonne ; membre du comité directeur puis du comité central du PC ; membre du bureau politique en 1926 ; directeur de la Voix paysanne ; président de la Confédération générale des paysans travailleurs.
Député (1920-1928, 1932-1941), conseiller général (1922-1928, 1934-1939 ; 1945-1961), maire de Samazan (1935-1939 ; 1944-1961).
Acteur de premier plan du mouvement communiste entre-les-deux-guerres, orateur de talent, le député des paysans du Lot-et-Garonne eut son heure de notoriété dans les années trente, particulièrement entre 1936 et 1939 alors qu’il présidait la commission de l’Agriculture de la Chambre. Mais celui que tout destinait aux plus hautes fonctions fut remis à la base à la Libération et oublié. Au-delà de ses désaccords avec le « tournant » de septembre-octobre 1939 ou de son inaction dans les années qui suivirent, on peut se demander si son indépendance d’esprit, sa volonté de défendre une position politique personnelle et de ne rien cacher de ses analyses au sein du Parti communiste ni de ses divergences, ne furent pas à l’origine de cet effacement.
Fils unique de Jean Jean et Anne Castaing, métayers devenus petits propriétaires à Samazan (lieu dit Latapie), Jean Jean, comme son père et son grand-père, mais prénommé habituellement Renaud (avec la célébrité son prénom d’emprunt sera associé à son nom pour devenir parfois Renaud-Jean), après des études primaires qui auraient révélé son aisance intellectuelle, travailla jusqu’à la guerre comme cultivateur sur la petite exploitation familiale de six hectares. Trente ans plus tard, en prison, il prendra plaisir à décrire, sans misérabilisme, et avec un souci d’authenticité, les travaux avec son père et sa mère, une femme qui resta toujours proche de lui. Le futur spécialiste des questions paysannes du Parti communiste eut donc une expérience professionnelle pendant plus d’une décennie. Ce jeune paysan qui n’aimait pas aller au bal de Samazan (c’est du moins ce qu’il écrivit le 6 septembre 1914) consacrait ses loisirs à la lecture.
Source:
https://maitron.fr/renaud-jean-jean-jean-dit-jean-renaud-dit/?fbclid=IwY2xjawMcRhdleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBzWEhnNlpkbXJnU05idUgxAR5aX8tILoUCcQZKz4KIbBg0qQCnPN0NgUwJi-UUELt4EVxBRLTRpOBj329T-Q_aem_ZpS2t03JuNTFOYsK4wpXVg
Pour les légumes de Bernadette :
- Consultez la page « les produits de la semaine » pour connaître les produits disponibles.
- passez commande au 07 68 04 16 47, par SMS ou message vocal
– le dimanche avant 20h pour passer prendre votre commande à la ferme le lundi soir ou le mardi matin au marché de Casteljaloux
– le jeudi avant 20h pour passer prendre votre commande à la ferme le vendredi soir ou le samedi matin au marché de Casteljaloux
N’oubliez pas de préciser votre nom et le lieu de retrait souhaité.
Pour le cochon de Claire :
- Le détail des produits porcins et leurs tarifs seront sur la page Porc Gascon.
- passez commande à Claire au 06 73 63 12 40, par SMS ou message vocal en n’oubliant pas de préciser votre nom. Claire vous contactera pour vous indiquer la date de disponibilité de votre commande.