Les migrants ne gouvernent pas le monde

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Les migrants ne sont pas maires, conseillers départementaux, régionnaux. Ils ne sont pas députés, sénateurs, ministres. Aucun d'entre eux n'est premier ministre, président de quoi que ce soit ni ministre de quoi que ce soit. Ils ne sont pas directeurs de banques, pdg de multinationales. Certains d'entre eux n'ont plus d'existence légale, de patrie. Nul ne sait vraiment en France combien ils sont en situation irrégulière et surtout combien d'enfants sont là sur le territoire français "sans papiers".

J'ai donc demandé à Chatbot GPT de m'aider à écrire un article pour défendre les migrants accusés de tous les maux de la terre. C'est une application que nous pouvons consulter gratuitement si nous avons un smartphone ou un ordi connecté sur internet. A chaque question que nous posons l'intelligence artificielle répond par une synthèse de ce qui existe sur tous les ordis connectés à internet  sur la question posée.

Voici un aperçu de nos échanges:

Chatbot GPT: "Sélectionnez la situation dans laquelle l'intelligence artificielle de Chatbot GPT peut vous aider."

Jean-François Sadys: "Me donner des idées d'articles"

C.GPT: "Combien d'articles voulez-vous écrire?"

JFS: "Aujourd'hui un seul."

C.GPT: "Décrivez le sujet ou le concept sur lequel vous voulez des idées."

JFS: "Défendre le droit des migrants à migrer.

C.GPT: "Merci, c'est parti! Votre demande est lancée."

Moins de deux minutes plus tard j'ai reçu la réponse suivante:

"Voici une idée d'article sur le thème défendre le droit des migrants à migrer.

Titre: La nécessité de reconnaître et de protéger le droit fondamental des migrants à migrer.

Introduction: Dans un monde de plus en plus globalisé, la question des migrations est devenue un enjeu majeur. Les migrants, souvent forcés de quitter leur pays d'origine en raison de conflits, de persécution ou de difficultés économiques,  cherchent une vie meilleure et la sécurité pour eux-mêmes et leur familles. Cet article met en lumière l'importance de reconnaître et de défendre le droit fondamental des migrants à migrer, en soulignant les bénéfices  tant pour les individus que pour les sociétés d'accueil.

Développement: Expliquer les différentes raisons qui poussent les migrants à quitter leur pays d'origine telles que les conflits, les violations des droits de l'homme, la pauvreté. Mettre en avant le fait que la migration est souvent un choix difficile, voire désespéré, et que les migrants méritent d'être traités avec compassion  et respect. Présenter les bénéfices économiques et sociaux que la migration peut apporter aux migrants eux-mêmes, tels que l'amélioration des conditions de vie, l'accès à l'éducation et aux opportunités professionnelles. Mettre en évidence les contributions économiques des migrants dans les sociétés d'accueil, comme la création d'emplois, la diversité culturelle et l'enrichissement de la vie sociale. Discuter des difficultés auxquels les migrants sont confrontés lors de leur voyage, tels que les risques pour leur sécurité, les difficultés administratives et les discriminations. Souligner l'importance de mettre en place des politiques et des mécanismes de protection pour garantir la sécurité et les droits des migrants. Proposer des mesures concrètes pour améliorer la situation des migrants, telles que la ratification et la mise en oeuvre des conventions internationales sur les droits des migrants, la sensibilisation du public et la lutte contre les préjugés et xénophobie.

Conclusion: En reconnaissant et en défendant le droit des migrants à migrer, nous pouvons contribuer à créer un monde plus juste et plus solidaire. Il est essentiel de promouvoir des politiques et des actions qui garantissent la protection des migrants et qui reconnaissent leur contribution précieuse à nos sociétés.

L'expérience pourrait s'arrêter là mais elle a une suite. Il y a un mois le père Gérard Cousin, prêtre du Lot-et-Garonne, m' a offert un livre de réflexion sur la prière. Dans ce livre il est conseillé d'avoir une bible sur sa table de chevet et le soir avant de s'endormir d'ouvrir la bible au hasard  et d'en lire un passage. Voici le texte d'hier soir choisi "au hasard" après avoir écrit "Les migrants ne gouvernent pas le monde": 

"Persévérez dans l'amour fraternel.  N'oubliez pas l'hospitalité; car, en l'exerçant, quelques-uns ont logé des anges, sans le savoir. Souvenez-vous des prisonniers, comme si vous étiez aussi prisonniers; de ceux qui sont maltraités, comme étant aussi vous-mêmes dans un corps." (Hébreux 13)

Et si ce n'était pas le hasard qui a guidé ma main? 

 

 

Ainsi va la vie

Rédigé par sadys - - 1 commentaire

La photo ci-dessus a été prise à Sore dans les Landes (Août 2023)

“Une démocratie, c'est d'abord ça: une façon de vivre où les gens osent se communiquer les choses importantes, toutes les choses importantes, où ils se sentent le droit de parler comme des adultes, et non comme des enfants dissimulés.” (Jules Romains)

Que faut-il penser de la situation présente chez nous en France et ailleurs dans le monde?

En France, le mouvement des gilets jaunes a été intense, dur, difficile pour celles et ceux qui y ont participé. Il nous rappelle que tous les Français ne sont pas des veaux.

Ce mouvement n’a pas été soutenu par les gauches et les droites françaises. De nouveaux Lénine, Trotski n’ont pas émergé ni de nouveau Franco ou Pinochet.

Même remarque pour les récentes émeutes. Beaucoup de violences aux personnes, aux biens, beaucoup de destructions, beaucoup de victimes, beaucoup d’inquiétude pour celles et ceux qui ont perdu leur commerce, leur voiture et qui s’interrogent sur l’avenir proche et lointain. Les gauches et les droites restent à l’écart de ces mouvements populaires qui restent eux aussi à l’écart des élus de droite et de gauche.

Sur le plan mondial, le soutien aux glorieux combattants de la liberté afghans des Américains, Anglais et Français a permis de chasser les Russes d’Afghanistan mais laisse le pays entre les mains des talibans les plus durs. Et quelque part Al Qaïda est l’enfant de ces interventions militaires.

La coalition armée de 22 pays mise en place par Bush père à laquelle François Mitterrand a engagé la France a déstabilisé l’Irak et a favorisé la naissance de Daech.

L’intervention militaire en Libye voulue par Tony Blair et Nicolas Sarkozy a provoqué la mort de Kadhafi et a permis à tous les clans de la région de se servir en armes de guerre.

L’Afrique de l’Ouest est déstabilisée.

Le conflit israélo-palestinien dure depuis 75 ans. Aucune perspective de paix à l'horizon.

En Ukraine, les Russes et les Ukrainiens qui meurent ne feront pas d'enfants qui ne feront pas d'enfants qui ne feront pas d'enfants. Nous assistons, impuissants, à un nouveau suicide collectif de deux grandes nations.

A force du pire viendra le meilleur, c'est ce que je m'efforce de croire malgré tout; c'est ce qui m'a guidé en composant ce recueil de textes publiés dans le Journal Paroissial de Limoges.

Je remercie sincèrement toutes celles et ceux qui m'ont accordé le droit d'écrire et m'ont donné la possibilité d'être lus dans leurs journaux paroissiaux.

Casteljaloux le mardi 15 août 2023

Jean-François Sadys

 

Pour l'école de demain ?

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire

"Le peuple qui a les meilleures écoles est le meilleur des peuples, s'll ne l'est pas aujourd'hui il le sera demain." (Jules Simon)

"Si l’habitude de penser de manière critique se répandait au sein d’une société, elle prévaudrait partout puisqu’elle est une manière de faire face aux problèmes de la vie. Les propos dithyrambiques de quelconques orateurs ne sauraient faire paniquer des personnes éduquées de la sorte. Celles-ci mettent du temps avant de croire et sont capables, sans difficulté et sans besoin de certitude de tenir des choses pour probables à des degrés divers. Elles peuvent attendre les faits, puis les soupeser sans jamais se laisser influencer par l’emphase ou la confiance avec laquelle des propositions sont avancées par un parti ou par un autre. Ces personnes savent résister à ceux qui en appellent à leurs préjugés les plus solidement ancrés ou qui usent de flatterie. L’éducation à cette capacité critique est la seule éducation dont on peut dire qu’elle fait les bons citoyens. "

William Graham SUMNER (1840/1910)

Il est né à Paterson, une petite ville du New Jersey (USA). Il fut professeur à l'université de Yale. Il fut un professeur célèbre à l'Age d'Or des sciences sociales et un défenseur infatigable du libéralisme et du républicanisme; défendant le devoir de la liberté universitaire, l'enseignement pratique, recommandant le volontarisme (charité, philanthropie), une monnaie stable, la recherche d'un gouvernement honnête, des relations étrangères pacifiques et le libre-échange. Il appliqua son économie politique aux problèmes complexes de la société : la monnaie, les banques, les tarifs, la démocratie et la protection sociale.

(Source : wikiberal.org)

 

 

 

Jean Loup Bonnamy (2)

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Nos dirigeants ont peur du peuple parJean-Loup Bonnamy

Le référendum est au cœur des Institutions de la Vème République telles que les a conçues le Général de Gaulle. Il est le processus démocratique par excellence. Si la République est bien le “gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple”, selon la formule d’Abraham Lincoln reprise par la Constitution française, alors il est normal de demander au Peuple, seul souverain, ce qu’il veut. De 1958 à 2005, 10 referendums nationaux ont été organisés, soit en moyenne un tous les cinq ans. Cinq par le Général de Gaulle, un par Georges Pompidou, deux par François Mitterrand, deux par Jacques Chirac (celui sur le quinquennat et celui sur le TCE). Pourtant, depuis 2005, plus aucun référendum n’a été organisé. Beau symptôme de la « populophobie » de nos élites pour reprendre l’expression de Guillaume Bigot.

Nicolas Sarkozy avait promis deux referendums en cas de réélection durant sa campagne de 2012, mais il ne fut pas réélu. Nos dirigeants ont peur du peuple. Comment s’étonner que les «gilets jaunes» réclament le RIC alors qu’aucun référendum n’est plus organisé par nos présidents depuis 15 ans ? L’absence de référendum concourt au dépérissement de la vie démocratique française et à la montée des colères populistes. Par exemple, face à l’ampleur des grèves contre la Réforme des retraites, Emmanuel Macron aurait pu redonner la parole au peuple et organiser une grande consultation démocratique sur ce sujet crucial. De même, les Français n’ont jamais été consultés sur les grands sujets culturels et identitaires. Alors que la France se targue d’être une démocratie, on n’a jamais demandé aux citoyens s’ils étaient d’accord de vivre dans un pays multiculturel et s’ils souhaitaient que l’immigration continue ou s’arrête : on leur a imposé un état de fait. Le recours au référendum permettrait également de briser le «Gouvernement des juges » face aux décisions les plus aberrantes du Conseil constitutionnel ou du Conseil d’État. Ainsi le Conseil constitutionnel a censuré les dispositions de la loi antiterroriste qui prévoyaient des «mesures de sûreté» pour les détenus ayant purgé leur peine. De même, il a retoqué plusieurs dispositions de la Loi sécurité globale alors que les Français sont de plus en plus demandeurs de sécurité et de protection et que la situation sécuritaire est de plus en plus grave. Dans les colonnes du Figaro, Jean-Éric Schoettl, conseiller d’État honoraire et ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel, dénonce « la fuite en avant du Conseil constitutionnel dans la censure des dispositions protégeant l’ordre public ». Mais, puisque, selon l’article trois de notre Constitution, le peuple français est le seul souverain, le référendum permettrait de lever de tels obstacles. Il faudrait également inscrire dans la Constitution que seul un autre référendum peut défaire ce qu’a fait un référendum et que le résultat d’un référendum ne peut donc pas être annulé en passant par la voie parlementaire (comme ce fut le cas avec le Traité de Lisbonne, qui effaça en passant par la voie parlementaire une bonne partie de ce que le peuple avait manifesté le 29 mai 2005.

Source:

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/anniversaire-du-non-au-referendum-sur-le-tce-retour-sur-un-tournant-historique-20210529

 

Jean Loup Bonnamy (1)

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Le dimanche 29 mai 2005, les Français votaient «Non» au référendum sur le Traité constitutionnel européen (TCE). Il s'agit d'un événement capital dans l'Histoire de notre pays.

Normalien, agrégé de philosophie, Jean-Loup Bonnamy est spécialiste de géopolitique et de philosophie politique. Il vient de publier, avec Renaud Girard, Quand la psychose fait dérailler le monde (collection «Tracts», Gallimard, 3,90 €), où il critique le confinement, propose une stratégie sanitaire alternative, annonçait la seconde vague ainsi que la nécessité d'armer les hôpitaux pour y faire face.

Il faut d'abord remettre ce vote dans le contexte politique français. Trois ans plus tôt, au printemps 2002, le Président sortant Jacques Chirac est réélu. Contre toute attente, il n'a pas eu à affronter au second tour son Premier Ministre, le socialiste Lionel Jospin, mais le leader du Front National, Jean-Marie Le Pen. Or, à peine réélu, Jacques Chirac ne tire pas les leçons du fort vote lepéniste. Sur les conseils d'Alain Juppé, il décide de créer un parti unique à droite, l'UMP, en fusionnant le parti gaulliste (le RPR), le parti centriste (l'UDF, malgré le refus de François Bayrou) et le parti libéral (Démocratie libérale, d'Alain Madelin). En faisant cela, il coupa encore un peu plus son mouvement de ses racines gaullistes et de son ancrage populaire. Bien loin de renforcer la droite, cette fusion l'a considérablement affaiblie sur le long terme. De plus, alors que le vote lepéniste exprimait une demande de frontières, de souveraineté et d'autorité, le Président nomme à Matignon Jean-Pierre Raffarin, un libéral, adepte de la communication, qui préfère une « gouvernance » aseptisée au souffle de l'Histoire et que Les Guignols de l'Info surnomment « El Gringo » en raison de son passé de commercial pour une grande marque de café. Installé à Matignon, Raffarin montre qu'il ne sera pas un Premier Ministre social en refusant le traditionnel « coup de pouce » donné au SMIC. Très vite, Raffarin s'enlise et est éclipsé par deux membres de son Gouvernement, « les fauves » (pour reprendre le titre du film que Patrick Rotman a consacré à leur rivalité) : le Ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, et le Ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin. Omniprésent, hyper-médiatique, dynamique, en rébellion contre Jacques Chirac, Sarkozy mène la guerre contre l'insécurité, multipliant les déplacements sur le terrain et les formules choc (dont le fameux « karcher »). Flamboyant, lyrique, épique, passionné de géopolitique et de poésie, biographe de Napoléon, chiraquien convaincu, Villepin se fait applaudir à la tribune de l'ONU pour son opposition à la Guerre en Irak voulue par les États-Unis. 

Source: 

https://www.lefigaro.fr/vox/monde/anniversaire-du-non-au-referendum-sur-le-tce-retour-sur-un-tournant-historique-20210529

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