Presse qui ment presse qui tue

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 Presse qui ment qui tue nous pourrions l'écrire aujourd'hui concernant des chaînes de télés, concernant des affirmations sur internet, sur les réseaux sociaux. 

Presse qui ment presse qui tue.L'expression est de Victor Hugo. « La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier. » Et il ajoute ailleurs, en parlant des dérives et des dangers de ce nouveau pouvoir : « On disait autrefois : la presse qui ment, la presse qui tue. Cela se dit encore. » Source IA Gemini google. Extraits du recueil de notes et de fragments d'Hugo, intitulé Tas de pierres (publié après sa mort). 

Rappel historique: 

Colin Powell (1937-2021) était un Général américain quatre étoiles. Il a été Chef d'État-Major des armées de 1989 à 1993, supervisant notamment l'opération Tempête du Désert lors de la guerre du Golfe.

Le 16 janvier 1991, le président Bush a pris la parole depuis le Bureau ovale pour annoncer le lancement de l'opération "Tempête du Désert". C'est une période où il a été beaucoup dit que Saddam Hussein était sur le point de posséder "des armes de destruction massive". Très rapidement le monde entier a pu voir à la télé qui avait des armes de destruction massive et qui n'en avait pas.

Voici ce qu'a écrit Hannah Arendt en son temps: 

"Dès lors que nous n'avons plus de presse libre, tout peut arriver. Ce qui permet à une dictature totalitaire ou à tout autre dictature de régner, c'est que les gens ne sont pas enfermé; comment pouvez-vous avoir une opinion si vous n'êtes pas informés? Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit rien. C'est parce que les mensonges, de par leur propre nature même, doivent être modifiés, et que donc un gouvernement menteur doit constament réécrire sa propre histoire. En tant que citoyen, vous ne recevez pas seulement un mensonge - que vous pourriez continuer à croire pendant le reste de voter vie - mais que vous en recevez un grand nombre, selon la façon dont le vent politique souffel. Et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulmenet de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et l'on peut faire ce que l'on veut d'un tel peuple."

 

RENÉ GIRARD

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René Girard est né à Avignon le 25 décembre 1923. Il a été élève de l'école des Chartres, une grande école française fondée en 1821 et spécialisée dans la formation aux sciences auxiliaires de l'histoire.

Il a fait toute sa carrière aux États Unis comme professeur de littérature comparée dans plusieurs universités prestigieuses américaines. 

En 2005, il a été élu à l'Académie française.

Il est mort aux États Unis le 4 novembre 2015.

Il se définissait lui même comme un professeur étudiant l'être humain en société. Il s'est intéressé au phénomène religieux et à la violence humaine fondateurs de notre culture.

 

Trois citations de René Girard

"On sait, désormais, que dans la vie animale, la violence est pourvue de freins individuels. Les animaux d'une même espèce ne luttent jamais à mort; le vainqueur épargne le vaincu. L'espèce humaine est privée de cette protection." ( La Violence et le Sacré, 1972)

"De toutes les menaces qui pèsent sur nous, la plus redoutable, nous le savons, la seule réelle, c'est nous-mêmes."  (Celui par qui le scandale arrive, 2001)

"Les parents s'étonnent d'avoir produit des monstres: ils voient dans leurs enfants l'antithèse de ce qu'ils sont eux-mêmes. Ils ne perçoivent pas le lien entre l'arbre et le fruit." ( Mensonge romantique et vérité romanesque, 1961)

Pour découvrir René Girard

René Girard, le penseur du désir et de la violence – Hors-série Philosophie magazine , octobre 2011

Bref aperçu de ses livres

"Du désir à la violence"

"Des choses cachées depuis la fondation du monde"

" La violence et le sacré "

Sources consultées:

https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Ren%C3%A9_Girard/121489

https://www.rene-girard.fr/

 

Victor Hugo

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Louis Bonaparte est un homme de moyenne taille, froid, pâle, lent, qui a l’air de n’être pas tout à fait réveillé. Il a publié, nous l’avons rappelé déjà, un Traité assez estimé sur l’artillerie, et connaît à fond la manœuvre du canon. Il monte bien à cheval. Sa parole traîne avec un léger accent allemand. Ce qu’il y a d’histrion en lui a paru au tournoi d’Eglington. Il a la moustache épaisse et couvrant le sourire comme le duc d’Albe, et l’œil éteint comme Charles IX.

Si on le juge en dehors de ce qu’il appelle « ses actes nécessaires » ou « ses grands actes », c’est un personnage vulgaire, puéril, théâtral et vain. Les personnes invitées chez lui, l’été, à Saint-Cloud, reçoivent, en même temps que l’invitation, l’ordre d’apporter une toilette du matin et une toilette du soir. Il aime la gloriole, le pompon, l’aigrette, la broderie, les paillettes et les passe-quilles, les grands mots, les grand titres, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. En sa qualité de parent de la bataille d’Austerlitz, il s’habille en général.

Peu lui importe d’être méprisé, il se contente de la figure du respect.

Cet homme ternirait le second plan de l’histoire, il souille le premier. L’Europe riait de l’autre continent en regardant Haïti quand elle a vu apparaître ce Soulouque blanc. Il y a maintenant en Europe, au fond de toutes les intelligences, même à l’étranger, une stupeur profonde, et comme le sentiment d’un affront personnel ; car le continent européen, qu’il le veuille ou non, est solidaire de la France, et ce qui abaisse la France humilie l’Europe.

(Extrait de Napoléon le Petit de Victor Hugo)

Pour lire tout le texte:

https://fr.wikisource.org/wiki/Napol%C3%A9on_le_Petit/1/VI

 

 

Hier 8 août 1945 à Hiroshima

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Le monde est ce qu’il est, c’est-à-dire peu de chose. C’est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d’information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique.

On nous apprend, en effet, au milieu d’une foule de commentaires enthousiastes que n’importe quelle ville d’importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d’un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l’avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique.

Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l’utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.

En attendant, il est permis de penser qu’il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d’abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l’homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d’aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d’idéalisme impénitent, ne songera à s’en étonner.

Les découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu’elles sont, annoncées au monde pour que l’homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d’une littérature pittoresque ou humoristique, c’est ce qui n’est pas supportable.

Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu’une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d’être définitive. On offre sans doute à l’humanité sa dernière chance. Et ce peut-être après tout le prétexte d’une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence.

Au reste, il est d’autres raisons d’accueillir avec réserve le roman d’anticipation que les journaux nous proposent. Quand on voit le rédacteur diplomatique de l’Agence Reuter annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam, remarquer qu’il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.

Qu’on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d’Hiroshima et par l’effet de l’intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d’une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d’une véritable société internationale, où les grandes puissances n’auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l’intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.

Devant les perspectives terrifiantes qui s’ouvrent à l’humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d’être mené. Ce n’est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l’ordre de choisir définitivement entre l’enfer et la raison.

Albert Camus

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