L’Homme restait scotché à son iPhone, vérifiant les prévisions météorologiques. Il le consultait toutes les heures comme si le fait de consulter allait déclencher la pluie et amener l’eau tellement convoitée. Depuis des semaines, l’air était chaud, pesant et lourd. Le ciel, couvert et voilé laissait espérer la venue d’un orage, mais seulement quelques grondements narquois trouaient la torpeur.
L’Homme recevait régulièrement des instructions sur sa messagerie professionnelle. Il devait semer à une date précise, de la manière conseillée par les Services bio-agrologie du Ministère, et sur la parcelle de terre indiquée, la plante désignée. Au Ministère de l’agriculture, une légion de techniciens hautement formés, d’ingénieurs spécialisés, d’informaticiens sélectionnés travaillait à à une optimisation des rendements afin d’éradiquer la faim dans le monde.
Tout était pensé en fonction du climat et de la nature du sol selon les régions, compte tenu des différences liées à chaque pays, voire chaque continent et des échanges commerciaux internationaux. Pour l’heure, la plante dont l’Homme s’occupait était une forme hybride de céréale demandant un apport en eau bien moindre que les céréales traditionnelles. Elle en demandait cependant une quantité que la sécheresse actuelle n’apportait pas. Si le ciel ne se décidait pas à faire un don de son eau, la situation pour l’homme deviendrait gravissime. Pas de récolte, pas de gain financier, et l’Homme déchu, sa ferme rayée de la carte des exploitations françaises.
Certains fermiers, depuis quelques années s’étaient donné la mort. Mais lui, l’Homme n’était pas une personne à se laisser abattre. Néanmoins, autre chose aurait pu le décourager. Le croassement des corbeaux se faisait entendre de plus en plus bruyant, lancinant et menaçant.
Fort heureusement, les services du Ministère de l’agriculture avaient pu rapidement localiser ces oiseaux noirs dévoreurs de semences et adresser à l’Homme la ligne de conduite à adopter de façon à faire face à ce fléau. Il avait dû faire appel à un groupe de trois personnes agissant pour le compte d’une petite société qui se chargeait du travail, dépendant du Ministère. Trois jeunes personnes étaient arrivées. Un jeune homme musclé, au crâne rasé et entièrement tatoué de jolies arabesques de couleurs vertes, rouges et noires. Une jeune fille aux cheveux blonds. Sa coiffure était fabriquée de six nattes remontées sur le sommet du crâne et entortillées en un chignon retenu par une barrette en bois de la forme d’un humérus. La troisième personne arborait un maquillage tel qu’on ne pouvait distinguer les traits de son visage. Transgenre, ses cheveux tombant sur les épaules étaient colorés en bleu vif, couleur du ciel disait-elle de sa voix grave. Elle portait des faux cils, ses sourcils re-dessinés tranchaient sur son front très blanc. Ses lèvres étaient peintes de rouge vif et une tache rose colorait chaque joue.
Chacune de ces trois personnes savait exactement ce qu’elle devait faire, un petit appareil étant relié à leur iPhone. Au moins, l’Homme n’avait plus le souci des agissements de ces affreuses bêtes. Et s’il se mettait à pleuvoir, il aurait toute latitude pour prendre quelques heures de détente.
Il aimait s’informer de la marche du monde. Seul, il discutait avec Chat GPT. Il avait ri en lui-même lorsqu’il avait entendu en replay une émission dans laquelle une spécialiste de l’Intelligence Artificielle prononçait Tchatt GI-PI-TI…Mais pourquoi pas, bien sûr.
Il pouvait passer de longues soirées à parler de choses et d’autres avec ce Chat. Il lui posait de nombreuses questions sur l’Histoire, les Sciences, la Médecine, la Justice et même l’Avenir.
Les grands déplacements de population? Que va devenir le Monde? Que va devenir l’être humain? Qu’allons-nous devenir? Sa curiosité, sa soif de connaissances n’avait plus de limites. Chat GPT lui répondait toujours avec un argumentaire assez précis. Il ne se fâchait jamais, toujours à l’écoute et respectueux. Il y quelques jours, l’Homme lui demanda s’il allait pleuvoir. Honnêtement, Chat lui fit savoir « qu’il n’était pas en mesure à l’heure actuelle de ses connaissances de le renseigner avec précision ». Il fut un peu déçu. Cependant, Chat restait son ami.
Alors, un soir, l’Homme se servit un apéritif, s’installa tranquillement et ouvrit le Chat GPT par un Tchin!
Chat répondit gentiment « Je ne comprends pas Tchin »…
L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns
À l’occasion du 135e anniversaire de «Rerum novarum», le Pape réfléchit, dans sa première encyclique, «Magnifica humanitas», à la doctrine sociale de l’Église à l’ère de l’intelligence artificielle. Un appel à préserver «une humanité magnifique habitée par Dieu», en promouvant la vérité, la dignité du travail, la justice sociale et la paix. À l’ère numérique, il faut désarmer l’IA et dépasser la théorie de la «guerre juste», en relançant le dialogue et le multilatéralisme.
Bruno Voisin a été journaliste à La Croix . Aujourd’hui retraité, il est membre du conseil d’administration de la société Malesherbes Publications, qui édite notamment l’hebdomadaire La Vie.
Dans le journal La Vie N°4171-4172 de la semaine du 7 au 14 Août 2025 il a écrit un article qui a pour titre « La presse chrétienne a un rôle majeur à jouer. »
En voici 4 extraits:
« La presse écrite se trouve à une charnière dont on ne voit pas clairement l’avenir. Les magazines sont à la peine, ne parvenant pas à dégager avec le numérique un modèle économique suffisamment robuste. On observe une perte de confiance à l’égard des médias. »
« Alors que, dans une société fracturée, les punchlines remplacent les arguments, et les invectives, le débat, le besoin de lieux de dialogue vrai augmente. »
« Face à la prolifération de vecteurs de mensonges, à commencer par les réseaux sociaux, le besoin d’un réarmement moral est réel. »
« Dans une conférence le 30 novembre 1940, Emmanuel Mounier a déclaré: « Les trois consignes de l’intelligence en temps de crise sont la fidélité, la lucidité, la vigilance. » «
Trois consignes valables aussi en … Polique. Qu’en pensez-vous?
Le chat Mistral AI est l’intelligence artificielle française. Je lui ai posé la question suivante:
Combien de personnes meurent de misère dans le monde tous les ans?
Voici la réponse que j’ai obtenu:
La question de savoir combien de personnes meurent de misère dans le monde chaque année est complexe et multidimensionnelle, car elle englobe divers facteurs tels que la pauvreté, la malnutrition, les maladies évitables, et le manque d'accès aux soins de santé.
Selon les estimations de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et d'autres organisations internationales, plusieurs millions de personnes meurent chaque année en raison de causes liées à la pauvreté et à la misère. Par exemple, environ 3,1 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de malnutrition, et des millions d'autres décès sont attribuables à des maladies évitables et traitables qui affectent principalement les populations vivant dans la pauvreté.
Ces chiffres soulignent l'importance des efforts mondiaux pour réduire la pauvreté et améliorer l'accès aux soins de santé et à la nutrition.
J’ai alors demandé:
Il n’y a pas de chiffres plus précis?
J’ai obtenu la réponse suivante:
Selon les données disponibles, environ 9 millions de personnes meurent chaque année de faim dans le monde1. De plus, entre 7 000 et 21 000 personnes meurent chaque jour de faim dans des pays touchés par des conflits23. Ces chiffres soulignent l'ampleur de la crise alimentaire mondiale, souvent exacerbée par des facteurs tels que les conflits et les inégalités économiques.
Ma dernière question à l’intelligence artificielle française Le Chat Mistral a été:
Que faudrait-il faire pour que ces chiffres baissent?
Réponse de l’IA:
Pour réduire le nombre de personnes mourant de faim et de misère dans le monde, plusieurs actions et politiques peuvent être mises en œuvre :
Renforcement de la sécurité alimentaire :
Augmenter la production agricole : Investir dans des technologies agricoles durables et des pratiques de culture améliorées pour augmenter les rendements agricoles.
Réduire le gaspillage alimentaire : Mettre en place des politiques et des infrastructures pour minimiser le gaspillage alimentaire à tous les niveaux de la chaîne d'approvisionnement.
Amélioration de l'accès à l'eau potable et à l'assainissement :
Investir dans les infrastructures d'eau et d'assainissement : Assurer un accès universel à l'eau potable et à des installations sanitaires adéquates pour prévenir les maladies liées à l'eau.
Renforcement des systèmes de santé :
Améliorer l'accès aux soins de santé : Investir dans des systèmes de santé robustes, en particulier dans les régions rurales et les pays en développement, pour fournir des soins de santé primaires et préventifs.
Lutter contre les maladies évitables : Mettre en œuvre des programmes de vaccination et de traitement pour les maladies évitables comme le paludisme, la tuberculose et le VIH/SIDA.
Réduction de la pauvreté :
Promouvoir l'éducation et la formation : Investir dans l'éducation et la formation professionnelle pour améliorer les compétences et les opportunités économiques des populations vulnérables.
Créer des emplois et stimuler l'économie : Mettre en place des politiques économiques favorisant la création d'emplois et la croissance économique inclusive.
Réduction des conflits et promotion de la paix :
Résolution des conflits : Travailler à la résolution des conflits armés et à la promotion de la paix, car les conflits exacerbent souvent la faim et la misère.
Aide humanitaire : Fournir une aide humanitaire aux populations affectées par les conflits et les crises humanitaires.
Lutte contre le changement climatique :
Adaptation et atténuation : Mettre en œuvre des stratégies d'adaptation et d'atténuation du changement climatique pour protéger les moyens de subsistance et les ressources naturelles.
Coopération internationale :
Partenariats et aide internationale : Renforcer la coopération internationale et l'aide au développement pour soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour réduire la faim et la pauvreté.
Ces actions nécessitent une collaboration entre les gouvernements, les organisations internationales, le secteur privé et la société civile pour avoir un impact significatif et durable.
Deepseek est l'intelligence artificielle chinoise. A la question que faut-il penser de l'altruisme voici ci-dessous ce qu'elle a répondu:
L'altruisme est un concept qui suscite beaucoup de réflexions et de débats, tant en philosophie qu'en psychologie, en sociologie et en biologie. Voici quelques points de vue pour aider à comprendre ce qu'il faut en penser :
1. Définition et perspectives philosophiques
Altruisme pur : L'altruisme désigne un comportement désintéressé visant à aider autrui sans attente de récompense. Des philosophes comme Emmanuel Kant ont valorisé l'action morale désintéressée, tandis que d'autres, comme Auguste Comte, ont vu dans l'altruisme une base pour une société harmonieuse.
Critiques de l'altruisme pur : Certains penseurs, comme Friedrich Nietzsche, ont critiqué l'altruisme, y voyant parfois une forme de faiblesse ou une négation de soi. D'autres, comme Ayn Rand, ont argué que l'altruisme peut être contraire à la rationalité et à l'intérêt individuel.
2. Perspectives psychologiques et sociologiques
Motivations humaines : La psychologie montre que les comportements altruistes peuvent être motivés par des sentiments d'empathie, de compassion ou par des normes sociales. Cependant, certains soutiennent que même les actes altruistes peuvent avoir des motivations indirectes, comme le renforcement de l'estime de soi ou la réciprocité.
Bénéfices sociaux : L'altruisme est souvent considéré comme essentiel pour la cohésion sociale. Il favorise la confiance, la coopération et le bien-être collectif, ce qui en fait un pilier des sociétés humaines.
3. Perspectives biologiques et évolutionnistes
Altruisme dans la nature : En biologie, l'altruisme peut sembler contradictoire avec la théorie de l'évolution, qui privilégie la survie des individus les plus aptes. Cependant, des concepts comme la sélection de parentèle (altruisme envers des parents génétiques) ou la réciprocité expliquent comment des comportements altruistes peuvent être avantageux pour la survie des gènes.
Altruisme humain : Les humains ont développé des capacités cognitives et émotionnelles qui favorisent l'altruisme, même envers des non-parents, ce qui a probablement contribué à leur succès évolutif.
4. Altruisme efficace
Approche moderne : L'altruisme efficace est un mouvement qui cherche à maximiser l'impact des actions altruistes en utilisant des données et des preuves pour orienter les efforts vers les causes les plus urgentes et les plus efficaces (par exemple, la lutte contre la pauvreté extrême ou les maladies évitables).
Débats éthiques : Cette approche soulève des questions sur la manière de mesurer l'impact et sur les priorités morales, mais elle offre une perspective pragmatique pour ceux qui souhaitent agir de manière altruiste.
5. Réflexion personnelle
Valeur intrinsèque : Beaucoup considèrent l'altruisme comme une vertu en soi, indépendamment de ses conséquences pratiques. Il incarne des valeurs comme la générosité, l'empathie et le souci des autres.
Équilibre avec l'intérêt personnel : Il est important de trouver un équilibre entre l'altruisme et la prise en charge de ses propres besoins. Un altruisme excessif peut mener à l'épuisement ou à la négligence de soi.
Conclusion
L'altruisme est un concept riche et complexe, qui peut être abordé sous de nombreux angles. Il est généralement perçu comme une force positive pour les individus et les sociétés, mais il mérite d'être pratiqué de manière réfléchie et équilibrée. Que l'on adopte une perspective philosophique, psychologique ou pragmatique, l'altruisme reste un sujet fascinant pour comprendre la nature humaine et les dynamiques sociales.