Revue de presse (2) : le journal Le Cri

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Le Cri, c’est qui, c’est quoi ? 

Le Cri est un magazine mensuel et un site internet lancés fin 2025 par deux associés, Paul Piccarreta et Théo Moy. Le Cri est né du fourmillement d’une génération de chrétiennes et de chrétiens qui cherchent à vivre d’une même intensité leur foi et leur engagement dans la société. Nous voulons mettre en lumière ce renouvellement d’un christianisme d’action sociale et d’émancipation. Mais Le Cri s’adresse aussi à tous les chercheurs de sens. Le constat est implacable : les crises écologiques, sociales et politiques épuisent tout le monde. Déception militante, burn-out écolo, fatalisme politique provoquent un intérêt grandissant pour les propositions spirituelles. Le Cri entend répondre à cette soif profonde de sens qui émerge dans la société. 

Pour se faire une idée de ce nouveau journal il faut aller sur internet et cliquer sur le lien suivant:

https://lecri.media/articles/

Paul Piccarreta est un ancien directeur de la revue « Limite »et Théo Moy un ancien journaliste à « La Croix ".

Journal Témoignage Chrétien

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Publié le 
par Henri Lastenouse

De ce fait, l’adage popularisé par le poète Jean de La Fontaine en guise de morale de la fable Le Loup et l’Agneau – « La loi du plus fort est toujours la meilleure » – est l’exact contraire de ce qui fonde le miracle du 9 mai 1950, où, dans la « déclaration Schuman », prévaut pour la première fois l’égalité des droits entre partenaires, point essentiel qui embarque l’Allemagne d’Adenauer dans l’aventure européenne. Voilà dépassée la logique des traités guerriers. Sans doute cette « égalité de droit » s’inscrit-elle aussi dans une forme d’humanisme distillé tant par la philosophie grecque et le juridisme romain que par le christianisme qui irrigue l’histoire européenne.

Dans le même temps, il est toujours sage d’écouter Blaise Pascal lorsqu’il rappelle que « la justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste ».

Pascal nous plonge au cœur du destin européen. Aujourd’hui, au sein de l’Union européenne, c’est avant tout la primauté du droit européen, au sein des différents ordres juridiques, qui garantit à chacun de ne pas subir l’adage de Jean de La Fontaine. Le projet européen est puissant sur notre continent du fait de l’effectivité directe de ses lois.

Et nous voilà, à ce moment incroyable et terrifiant de ces premiers jours de 2026, devant un défi sans précédent lancé à notre communauté de destin, à nous Européens. Il nous faut, pour la première fois depuis presque un siècle, assumer, seuls au cœur du monde, l’impératif de Blaise Pascal, « faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste ». Avec la sortie assumée par les États-Unis de la famille bienveillante de la force du droit, l’Europe retrouve certes un destin singulier au cœur du monde, mais également une obligation de l’assumer pour exister encore.

Henri Lastenouse

Revue Regards (2)

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La newsletter du 5 janvier 📨

par Catherine Tricot

L’atonie des dirigeants européens conforte la puissance de Trump. Ils faillissent et nous trahissent.

En acceptant l’agression américaine au Venezuela, Emmanuel Macron s’est discrédité et a abandonné toute capacité d’agir. C’est donc sans lui qu’il faut commencer à bâtir le futur.

Personne ne peut croire désormais que la politique de Donald Trump est intuitive, versatile ou erratique. En moins d’un an, le président américain a mis sur la table toutes les ruptures qu’il entend imposer à l’ordre du monde. Et l’Europe a fait l’autruche, systématiquement. Elle a cru calmer daddy en se comportant comme un vassal.

La hausse unilatérale des droits de douanes ? OK. 

La hausse du budget de l’armement pour l’achat de ses armes aux États-Unis ? OK.  

L’achat de gaz aux États-Unis en dépit des objectifs de décarbonation ? OK.

Le futur G20 dans la résidence privée de Donald Trump ? OK.

L’expulsion de l’Afrique du Sud du G20 ? OK.

Le bannissement du sol américain de l’ancien commissaire européen au numérique, Thierry Breton ? Silence.

Les sanctions invalidantes contre le juge français de la Cour pénale internationale ? OK.

L’humiliation de Zelenski ? Pas OK mais on va redoubler de flatterie.

La riviera à Gaza ? OK.

Le bombardement de l’Iran ? OK.

Le bombardement du Nigéria ce 25 décembre ? OK.

L’investissement aux États-Unis de 500 milliards du géant du médicament Sanofi ? OK.

Le soutien aux forces d’extrême droite inscrit dans le projet de sécurité nationale ? RAS.

On a un gros problème avec Donald Trump mais on a aussi un gros problème avec l’Europe. Cela fait longtemps que le projet européen est exsangue ; qu’il est largement contesté voire rejeté et surtout totalement périmé. Tous les dirigeants européens le savent mais ils n’ont pas de plan B. Ils ont peur. 

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Revue Regards (1)

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La newsletter du 4 janvier par Catherine Tricot

En kidnappant le président vénézuélien, Donald Trump ne défend ni la démocratie ni le droit, mais impose la loi brutale des intérêts américains. Sa puissance s’affiche sans masque et menace le monde entier.

Après des mois de piraterie aux larges des côtes vénézuéliennes, l’armada américaine a kidnappé en pleine nuit le président vénézuélien Nicolas Maduro et sa femme. Il n’a jamais été question pour Donald Trump de rétablir la démocratie là où elle est malmenée depuis des années. Le mot n’a même pas été prononcé une fois lors de sa conférence de presse fleuve. Trump ne se présente pas comme un bushiste néo-conservateur ou comme le continuateur de Truman : il ne prétend pas faire la guerre au nom de valeurs mais au nom des intérêts des grands groupes américains, à commencer ce jour pour les compagnies pétrolières. Il met en œuvre son programme, réaffirmé il y a un mois dans la stratégie de sécurité nationale : America First

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Femmes absentes

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Alors que l’élection de Sarah Mullally a créé la division dans la Communion anglicane, la théologienne Anne Soupa rappelle que l’Église catholique s’affirme aussi comme « différentialiste » et refuse à ce titre d’accorder aux femmes les mêmes fonctions que les hommes dans l’Église. Au mépris de la volonté du Créateur.

 

Que penser d’un schisme qui vous exclut en raison de votre identité sexuelle ? C’est ce que vient d’acter le Gafcon, un mouvement conservateur de l’Église anglicane qui s’oppose à la nomination de Sarah Mullally comme archevêque de Canterbury parce qu’elle est une femme et qu’elle est favorable aux relations et mariage entre personnes de même sexe. Chacun des deux motifs exprime la volonté d’exclure quelqu’un pour qui il est.

 

Même s’il ne touche que l’Église anglicane, ce schisme jette une lumière rasante sur les positions similaires de l’Église catholique. En étant « différentialiste », c’est-à-dire en attribuant aux femmes des différences « de nature » qui les rendraient inaptes à certaines fonctions dans leur Église, elle exclut les femmes pour qui elles sont.

 

Ce texte a été écrit par Anne Soupa. Il a été publié dans le journal La Croix le 7 novembre 2025. Avec pour titre "Jésus n'a jamais assigné les femmes à des activités genrées."

 

L'article entier peut se retrouver sur le lien suivant:

 

https://www.la-croix.com/a-vif/jesus-n-a-jamais-assigne-les-femmes-a-des-activites-genrees-20251107

 

Qui est Anne Soupa?

 

Voici ce qu'elle écrit sur elle sur son blog:

 

"Pour les catholiques qui ne me connaissent pas, mais qui croient à la bonne santé de la Sainte Église catholique et Romaine et à la vertu d’obéissance inconditionnelle qu’elle impose à ses troupes, je suis le diable. Et je suis même la preuve qu’il existe, puisque je répands une odeur de soufre dans une si sainte maison. Saint Georges, saint Michel, vous n’êtes pas trop de deux, réveillez-vous, affutez vos lances et jetez ce dragon dans les enfers !

Mais pour d’autres catholiques qu’une structure obsolète accable, je suis un tout petit, petit, coin de ciel bleu. Une figure de résistance, d’espérance peut-être, qui dit non quand elle pense devoir dire non et qui essaie de ne pas céder à la peur, ce fléau dont nos esprits sont si souvent affligés.

Enfin, pour ceux qui se questionnent sur la place des religions, je suis celle qui leur évitera des jugements trop tranchés. Eh oui, il existe des cathos qui préfèrent Jésus à ses saints !

Et moi dans tout ça ? Vous vous ferez votre petite idée en vous promenant dans ces pages où vous êtes les bienvenu-e-s."

Source: https://www.annesoupa.fr/

Formation:

Diplôme de Sciences-Po, maitrise de droit, maîtrise de théologie de l'Institut catholique de Paris. 

 

Brève bibliographie:

  • Judas, le coupable idéal (2018) : Un livre sur la Bible qui reprend le dossier de Judas, l'un des Douze apôtres, en questionnant la tradition chrétienne.

  • Douze femmes dans la vie de Jésus (2014) : Une lecture des Évangiles qui met l'accent sur les échanges et la manière dont Jésus s'adresse aux femmes, les présentant souvent comme des figures de croyantes.

  • Les Pieds dans le bénitier (2011), co-écrit avec Christine Pedotti : Ce livre est signé par les deux co-fondatrices du Comité de la jupe et traite de la position des laïcs dans l'Église.

  • Dieu aime-t-il les femmes ? (2012)

  • Consoler les catholiques (2019)

  • Espérez ! Manifeste pour la renaissance du christianisme (2022), co-écrit avec Christine Pedotti.

 

 

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