Des inondations qui interrogent

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Photo Mathias Mombereau

Monique Barbut est ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité du gouvernement de Monsieur Lecornu. A l'occasion des récentes crues de la Garonne elle a tenu des propos qui n'ont pas plu à tout le monde.

Bruno Marty, maire de La Réole, a écrit le texte suivant:

Madame la Ministre,

À la suite de vos déclarations renvoyant la responsabilité de l’entretien des digues aux seuls élus locaux dans le contexte des inondations en Gironde, je tiens, au nom de notre territoire, à apporter plusieurs précisions essentielles.

Depuis l’entrée en vigueur de la compétence GEMAPI en 2018, l’État a transféré au bloc communal, et en particulier aux communautés de communes, la responsabilité de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations. Ce transfert s’est opéré sans compensation financière à la hauteur des charges réelles, alors même qu’il concerne des ouvrages structurants de protection des populations.

Dans le même temps, les communes situées en zone inondable, comme la nôtre, subissent une double peine :

- elles sont empêchées d’urbaniser et donc de développer leurs ressources fiscales en raison des contraintes réglementaires liées au risque 

- elles doivent pourtant entretenir et réparer des digues protégeant leurs habitants et des territoires situés en amont comme en aval.

Ces communes aval reçoivent en outre les eaux de ruissellement issues de zones massivement urbanisées, dont l’imperméabilisation aggrave les crues. Ces territoires, eux, perçoivent la fiscalité liée à leur urbanisation sans contribuer équitablement à la gestion du risque qu’ils accentuent.

Malgré ce contexte structurellement déséquilibré, notre communauté de communes a pris ses responsabilités : nos digues ont été réparées et entretenues, souvent au prix d’efforts budgétaires considérables pour un territoire rural à ressources limitées. Nous avons agi, parce que la protection de nos habitants est un devoir. Mais nous ne pouvons ni compenser seuls les choix d’aménagement faits ailleurs, ni aller contre la nature.

Aussi, faire peser publiquement la responsabilité des inondations sur les seuls élus locaux est non seulement inexact, mais profondément injuste pour des collectivités qui assument des compétences transférées sans moyens suffisants.

Au-delà du constat, nos habitants sinistrés et nos communes attendent aujourd’hui des réponses concrètes. C’est pourquoi nous proposons :

- la mise en place d’un fonds national exceptionnel d’urgence pour les communes inondées, permettant de financer rapidement la remise en état des digues, voiries et réseaux ;

- une aide directe et simplifiée aux sinistrés pour les biens non assurables ou insuffisamment couverts, avec avance immédiate de trésorerie ;

- la reconnaissance systématique et accélérée de l’état de catastrophe naturelle pour les communes touchées ;

- un mécanisme de solidarité amont-aval, associant financièrement les territoires urbanisés générant du ruissellement aux coûts de prévention et de protection ;

- un accompagnement technique et financier renforcé de l’État sur les ouvrages GEMAPI structurants

- et l’ouverture d’une réflexion nationale sur la compensation des pertes fiscales subies par les communes durablement classées en zone inondable.

Face aux événements climatiques extrêmes appelés à se multiplier, seule une solidarité nationale et territoriale réelle permettra de protéger durablement nos populations. Les communes rurales exposées ne peuvent être à la fois empêchées de se développer, seules en première ligne face au risque, et publiquement mises en cause.

C’est pourquoi je vous demande solennellement :

- de reconnaître publiquement l’effort des communes et intercommunalités qui assument la compétence GEMAPI

- de réaffirmer la responsabilité partagée de l’État, des territoires amont et aval dans la gestion du risque

- et de présenter des excuses publiques aux élus locaux injustement mis en cause.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

Elisée Reclus

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Elisée Reclus - Photo Nadar- BNF

"Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir."

Voir sur https://citations.ouest-france.fr/citation-elisee-reclus/voter-abdiquer-nommer-plusieurs-maitres-104136.html

Élisée Reclussource dictionnaire Larousse:

Géographe et anarchiste français (Sainte-Foy-la-Grande 1830-Thourout, près de Bruges, 1905).

Obligé par ses idées républicaines de quitter la France en 1851, il suit à Berlin les enseignements de Carl Ritter et séjourne en Amérique, puis à son retour à Paris (1857), publie ses deux volumes sur la Terre, description des phénomènes de la vie du globe (1867-1868), et collabore aux Guides Joanne. Affilié à l'Internationale (tendance Bakounine), il participe à la Commune ; il est condamné à la déportation, puis au bannissement. À l'étranger, il commence à écrire sa monumentale Géographie universelle (1875-1894), œuvre qui lui vaut, en 1892, de professer à l'Université nouvelle de Bruxelles. Il publie une Introduction à la « Géographie de la France » (1905), en tête du Dictionnaire géographique et administratif de la France de P. Joanne, et commence de faire paraître l'Homme et la terre (1905-1908).

Bernadette et Claire Saint Marc

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Pour les légumes de Bernadette :

  • Consultez la page  « les produits de la semaine » pour connaître les produits disponibles.
  • passez  commande au 07 68 04 16 47, par SMS ou message vocal 
    – le dimanche avant 20h pour passer prendre votre commande à la ferme le lundi soir ou le mardi matin au marché de Casteljaloux
    – le jeudi avant 20h pour passer prendre votre commande à la ferme le vendredi soir ou le samedi matin au marché de Casteljaloux 

N’oubliez pas de préciser votre nom et le lieu de retrait souhaité.

Pour le cochon de Claire :

  • Le détail des produits porcins et leurs tarifs seront sur la page Porc Gascon.
  • passez  commande à Claire au 06 73 63 12 40, par SMS ou message vocal en n’oubliant pas de préciser votre nom. Claire vous contactera pour vous indiquer la date de disponibilité de votre commande.

Trac47

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Le Trac47

Le Trac47 c'est le théâtre en réseau d'amateurs et compagnies théâtrales du Lot-et-Garonne. Le TRAC47, pôle départemental ressources pour le théâtre amateur, est une association loi 1901 animée uniquement par des bénévoles. Le TRAC47 se propose de promouvoir et valoriser dans le Lot et Garonne un théâtre amateur de qualité et exigeant, pour jeunes et adultes, dans une démarche d‘éducation populaire, en fédérant sans exclusive les compagnies de théâtre amateur autour de projets.

Ferme du Plantey

Le jeudi 10 juillet 2025, en fin d'après-midi, en extérieur, à l'ombre des chênes centenaires de la ferme du Plantey, sur la commune de Labastide Castel Amouroux, une compagnie de jeunes actrices et acteurs du Trac47 ont joué une pièce de théâtre devant plus de soixante personnes. Le fil conducteur de ce spectacle vivant: l'agriculture d'hier d'aujourd'hui et de demain. Sur un texte de Joséphine Serre.

Joséphine Serre

Elle est comédienne, autrice et metteuse en scène. Son travail s’inscrit dans une démarche de recherche à partir des documents et d’archives pour faire émerger la fiction et la parole poétique. La pièce jouée à Labastide Castel Amouroux le jeudi 10 juillet 2025 est une commande d'écriture du TRAC 47. Voici ce qu'elle en dit sur son site internet:

"Au Pays est né d’une commande du TRAC 47 sur la thématique du monde paysan aujourd’hui. En 2023, j’ai rencontré une quarantaine de personnes qui ont consacré partie ou totalité de leur vie à la terre. J’ai recueilli leurs vocations, leurs colères, leurs espoirs, pour écrire un texte donnant la parole à des personnages de fictions. Ce premier volet, axé sur un état des lieux, fictionné, poétique et nécessairement politique, a donné lieu à une tournée dans des villages et fermes du Lot-et-Garonne. Le TRAC47 me passe maintenant commande pour un second volet, que je consacre aux rêves du milieu agricole. J’ai rencontré en décembre ceux qui travaillent la terre pour débattre avec eux de l’avenir du monde paysan. En jeu : la souveraineté, l’énergie, la biodiversité, l’endettement, mais aussi les rituels et le rapport au corps, un désir d’oasis reliés comme des archipels, la mutualisation, l’hybridation des techniques, l’appel à remercier les «animaux qui travaillent aussi» et à prendre soin «beaucoup beaucoup» de la terre. «Les solutions existent déjà», tous me l’ont dit. Ce travail, alimenté par ma consultation des cahiers de doléances des Gilets Jaunes du 47, s’intitule Au Pays, le Chant des Possibles.

La Conf'

La Conf' c'est l'appellation familière de la Confédération paysanne. Un drapeau de ce syndicat flottait à l'entrée de la ferme du Plantey qui nous accueillait le jeudi 10 juillet 2025.

La Confédération paysanne est, depuis 1987, un acteur majeur du syndicalisme agricole français qui porte des valeurs de solidarité et de partage. Le projet pour une agriculture paysanne qu'elle défend avec constance depuis sa création est cohérent et global. Il intègre pleinement les dimensions sociales, agronomiques et environnementales dans la production agricole. C'est une alternative réaliste à un modèle d'agriculture industrielle qui élimine trop de paysans et de structures agricoles diversifiées.

La Confédération paysanne dénonce la course effrénée à la compétitivité qui mène à la disparition de filières entières de production – nous ne serons jamais assez compétitifs vis-à-vis de pays qui ne s'embarrassent ni de règles sociales ni de respect de l'environnement.

La Confédération paysanne combat un modèle agricole qui conduit à la domination économique de quelques structures hyperproductives et hyperconcentrées, tout comme elle s'oppose à une vision de l'agriculture « paysagère » ou de loisir. Les paysans ont une mission qu'ils sont les seuls à pouvoir remplir : nourrir les hommes. Leur travail a une valeur et doit leur assurer un revenu juste.

Jean-François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Lot-et-Garonne

Sites consultés:

https://www.trac47.fr/

https://www.chartreuse.org/site/au-pays-le-chant-des-possibles

https://www.confederationpaysanne.fr/

Pour tous renseignements complémentaires:

Christelle BOUTY BIBARD 1542 route de Veyries
Le Plantey 47250 LABASTIDE CASTEL AMOUROUX

06.64.39.27.63 ou 05.53.93.30.36

panierschristelle@gmail.com

 

 

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