Qu’il faut peu de place sur terre à l’homme

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Elles étaient deux sœurs. L’une avait épousé un marchand établi en ville, l’autre un cultivateur de la campagne. Un jour, la sœur aînée alla voir sa sœur la campagnarde, et tout en prenant leur thé, elles se mirent à causer.

— Comme je préfère mon genre de vie au tien, dit l’aînée : je suis élégamment logée, j’ai de jolies toilettes, mes enfants sont charmants dans leurs costumes bien faits ; je mange toujours de très bonnes choses, et notre temps se passe en promenades, en visites et en fêtes le soir.

— Je conviens, répondit la cadette, que tu as une douce existence, mais que de fatigues amènent les plaisirs, et que d’argent ils coûtent ! Vous êtes sans cesse occupés à avoir assez d’argent pour faire face à beaucoup de nécessités que nous ignorons. Nous menons une vie plus régulière et plus saine, aussi nous portons-nous mieux que vous, et ne nous inquiétons-nous guère du lendemain pour vivre ; la vie de la campagne est paisible comme le cours d’une rivière large et profonde. Le proverbe dit que le bonheur et le malheur voyagent ensemble ; nous les accueillons philosophiquement quand ils passent, comme les paysans savent accueillir des voyageurs. Enfin… nous avons toujours le nécessaire.

— Vos bêtes l’ont aussi, ce nécessaire que tu vantes en ce moment, encore faut-il que vous le leur donniez ; mais votre nécessaire à vous, vous devez le faire sortir de terre, et vous suez toute votre vie au soleil, au milieu du fumier, pour cela, et vos enfants feront comme vous. 

— En seront-ils moins heureux ? reprit vivement la cadette. La maison qui nous abrite est à nous, et ils s’y établiront ; les champs que nous cultivons, nous les avons achetés par notre travail, nous sommes nos maîtres, et ne craignons personne. Quant à vous, vous êtes constamment inquiets, fiévreux, pressés, aujourd’hui contents, demain ennuyés. Et ton mari, quand il sort, où va-t-il ? Il joue, il boit, il perd. Qu’en as-tu, toi ?

Pacôme, le paysan, qui fumait tranquillement sa pipe derrière le poêle et écoutait cette conversation, pensa : Comme ma femme a raison ! Grâce à notre petite mère la Terre, nous sommes plus sages, et nous ne songeons guère aux folies. Si, seulement, notre propriété était plus grande, alors je braverais tout, même le diable.

Or, ce dernier, qui était aussi dans la chambre, entendant ce discours et la réflexion du paysan, se dit : « Ah ! tu ne me craindrais pas si tu avais plus de terre à cultiver ! Eh bien ! je vais t’en donner, et tu verras ! »

Pour lire la suite:

https://fr.wikisource.org/wiki/Qu’il_faut_peu_de_place_sur_terre_à_l’homme

L'eau de vie, l'eau de mort.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Voici un texte lu sur Facebook hier soir:

L’eau qui donne la vie / l’eau qui mène à la mort

Aujourd’hui, je suis cette française, guadeloupéenne, dont le robinet ne coule plus depuis des jours, des mois, des années… et je ressens sa colère immense.

Aujourd’hui, je suis ces migrants tendus vers l’espoir d’une vie meilleure et dont la barque a chaviré, corps malmenés par les flots et entraînés vers le fond.

Près de quatre-cent-mille français, outre-marins, qui vivent sans eau courante depuis dix, vingt, trente ans… et dont la terre (et la ressource en eau) a été polluée pour environ 600 ans, mais que l’on voudrait dociles aux injections métropolitaines. De qui se moque-t-on ?

Vingt-sept corps perdus en Mer du Nord qui ont rejoint la cohorte de ceux avalés par la Méditerranée… Qui donc menaçaient-ils ?

A quoi utilisons-nous donc nos intelligences ? Quels veaux d’or servent-elles depuis la nuit des temps ?

Amour Fraternité Liberté

Rédigé par yalla castel - - 2 commentaires

Le dimanche 10 octobre 2021, le CCFD Terre Solidaire a fêté ses soixante ans d'existence. En Lot-et-Garonne toutes les équipes locales se sont retrouvées à Saint Livrade pour une journée festive dans la très belle salle Charles de Cacqueray.

Si nous repensons à notre enfance après la seconde guerre mondiale, nous pouvons affirmer que le monde a bien changé. L'affrontement des deux blocs c'est fini. Aujourd'hui le monde est très instable, conflictuel.

USA, Russie, Chine, Arabie saoudite, Turquie, Pakistan, Inde, Israël, Iran s'affrontent.

Nous assistons à un grand désordre mondial. Nous avons le plus grand mal à diriger nos vies et nos destins. Dans l'histoire de l'Humanité il n'y a jamais eu autant d'armes vendues dans le monde. S'il n'y a pas embrasement général, troisième guerre mondiale généralisée, il y a une multitude de conflits d'une grande violence.

Il n'y a jamais eu autant de personnes déplacées, de personnes vivants dans des camps; ils se comptent par centaines de milliers pour certains pays, par millions au total.

Beaucoup de personnes aujourd'hui encore ont faim, ont soif, n'ont pas accès aux soins de santé les plus élémentaires.

Ce désordre mondial il gagne notre pays. Certains d'entre nous s'appauvrissent, voient leurs conditions de vie se dégrader. L'accueil des migrants se dégrade. La vie des non-migrants se complique même là où il n'y a pas de migrants.

Il devient de plus en plus difficile de débattre des problèmes actuels. La haine trop souvent remplace la discussion raisonnable qui permettrait de trouver des solutions aux problèmes en cours.

Soit nous continuons à nous entre-déchirer soit nous parvenons à nous ressaisir et à inventer le monde à venir. Si nous pouvions éviter de passer par la case guerre civile ça serait bien. 

Lors des débats, des tables rondes, des forums organisés par l'équipe du CCFD Terre Solidaire du Lot-et-Garonne quatre sujets ont retenu toute notre attention:

La souveraineté alimentaire, la justice économique, les migrations internationales, la culture de Paix.

Mais la liste peut se compléter bien sûr.

Pour en savoir plus sur les orientations du CCFD Terre Solidaire pour les six ans à venir voir lien suivant:

https://ccfd-terresolidaire.org/nous-connaitre/vie-associative-et-gouvernance/rapport-d-orientation-6954

 

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