Pierre Reverdy, poète français né en 1889, mort en 1969.
L'art et la poésie ne comblent pas cet homme en quête de spiritualité . En 1926 il se fixe pas loin de l'abbaye de Solesmes où il mourra en 1960. Cherchant Dieu, il rencontre la religion et ne s'en satisfait pas. Il demeure dans une grande solitude, entrecoupée de publications de poèmes.
"Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir."
Géographe et anarchiste français (Sainte-Foy-la-Grande 1830-Thourout, près de Bruges, 1905).
Obligé par ses idées républicaines de quitter la France en 1851, il suit à Berlin les enseignements de Carl Ritter et séjourne en Amérique, puis à son retour à Paris (1857), publie ses deux volumes sur la Terre, description des phénomènes de la vie du globe (1867-1868), et collabore aux Guides Joanne. Affilié à l'Internationale (tendance Bakounine), il participe à la Commune ; il est condamné à la déportation, puis au bannissement. À l'étranger, il commence à écrire sa monumentale Géographie universelle (1875-1894), œuvre qui lui vaut, en 1892, de professer à l'Université nouvelle de Bruxelles. Il publie une Introduction à la « Géographie de la France » (1905), en tête du Dictionnaire géographique et administratif de la France de P. Joanne, et commence de faire paraître l'Homme et la terre (1905-1908).
Accorde-moi, Dieu miséricordieux,
de désirer avec ardeur ce que tu approuves,
de le rechercher avec prudence,
de le reconnaître avec vérité,
de l'accomplir avec perfection
à la louange et à la gloire de ton nom.
Mets de l'ordre en ma vie,
et ce que tu veux que je fasse, donne-moi de le connaître,
donne-moi de l'accomplir comme il faut
et comme il est utile au salut de mon âme.
Que j'aille vers toi, Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable et menant au terme,
un chemin qui ne s'égare pas entre les prospérités et les adversités.
Que je te rende grâce dans ce qui m'est prospère.
Que dans les choses adverses je garde la patience,
ne me laissant pas exalter par les premières,
et ne me laissant pas abattre par les secondes.
Que toute joie me fatigue qui est sans toi.
Que je ne désire rien en dehors de toi.
Que tout travail, Seigneur, me soit agréable qui est pour toi
et tout repos insupportable qui est sans toi.
Donne-moi souvent de porter mon cœur vers toi
et quand je faiblis, de peser ma faute avec douleur,
avec un ferme propos de me corriger.
Donne-moi, Seigneur Dieu, un cœur vigilant
que nulle curieuse pensée n'entraîne loin de toi,
un cœur noble que nulle indigne affection n'abaisse,
un cœur droit que nulle intention équivoque ne dévie,
un cœur ferme que nulle adversité ne brise,
un cœur libre que nulle violente passion ne subjugue.
Accorde-moi, Seigneur mon Dieu, une intelligence qui te connaisse,
un empressement qui te cherche, une sagesse qui te trouve,
une vie qui te plaise, une persévérance qui t'attende avec confiance
et une confiance qui te possède à la fin.
François Morel a perdu en février dernier celle qui partageait sa vie, l’artiste Christine Patry-Morel décédée à l’âge de 67 ans.
François Morel confiait récemment à la radio une citation qu’il présenta comme celle que préférait son épouse :
« Moi par dessus tout c’est la gaité qui m’en impose » (issue du livre de Nicolas Bouvier « l’usage du monde »).
François disait que cette phrase résonne en lui aujourd’hui, comme une invitation, une prescription, un mantra.Il ajoutait :
La gaieté serait un courage, une attitude. La gaieté serait une volonté, une exigence. Presque une morale.Une manière de s’opposer à un monde qui semble ne vouloir comprendre que la violence, le rapport de force, l’humiliation de l’autre.
Dans une société hystérique, dans un monde à feu et à sang, la gaieté serait une vertu, une vertu apaisante et créatrice. Pas une indifférence au monde, pas un ravissement crétin, pas une béatitude hors sol, mais une éthique, un principe de vie, une philosophie.
Moi par-dessus tout, c’est la gaieté qui m’en impose.
Jean-Louis Trintignant aimait citer ce qu’il tenait pour le plus court poème de Jacques Prévert : « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ».
Par ailleurs, il est poli d’être gai, ainsi que l’ont dit tout un tas de gens à qui l’on prête cette phrase, qui considèrent que la gaieté serait une bienséance.
Moi, par-dessus tout, je vais tenter de rendre présents les disparus par mon assiduité aux vivants, par le bonheur traqué, par la joie retrouvée, par la promesse des lendemains, par la vaillance revendiquée, par la gaieté qui m’en impose.
Dans ce torrent de médiocrité et de haine qui se déverse chaque jour, il existe quelques sources de lumière.