Parfois il vaut mieux boîter

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Le pélerinage à Notre Dame des Champs de Beyrac a eu lieu le lundi de Pentcôte. Les participant.e.s se sont retrouvés à 10 heures devant la mairie de La Réunion. Ils se sont ensuite dirigés vers la chapelle par une agréable route de campagne très ensoleillée. Tout au long de la marche se sont succèdés prières et chants. 

"Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme."
 
Saint Augustin  

 Avant la messe de 11 heures le père François a béni les champs que l'on aperçoit depuis l'entrée de la chapelle. Les caprices de la météo que nous connaissons depuis quelques années viennent nous rappeler que pendant des centaines d'années des générations de femmes, d'hommes, d'enfants, de vieux, de jeunes,  n'ont pas connu l'assurance maladie, incendie, vol, chômage. Certains alors s'en remettaient à Dieu et priaient pour sa clémence et sa protection.

 A l'entrée de la chapelle, à droite, sur une table, dans un cadre, il est possible de lire le texte suivant:

"Vers l'an 475, en Gaule, Saint-Mamert, évêque, établit la fête des Rogations (1) avec une procession et un rituel précis. "Nous y prierons le Seigneur de nous garantir de la peste, de la grêle, de la sécheresse, de nous accorder un temps favorable pour la santé des corps et la fertilité de la terre, de nous faire jouir de la paix et de la tranquillité, de de nous pardonner nos péchés." Il fit accompagner ces processions du chant des Litanies des Saints déclamé de façon alternée durant les processions.

C'est à Beyrac, authentique église du Moyen Âge que se rejoignaient les processions conduites bannières en tête par les fidèles de Casteljaloux, Moncassin, Villefranche, Fargues, Couthures, le Sendat. Elles furent stoppées en 1984 par l'interdiction de pénétrer dans l'église de Beyrac dont la toiture, reposant sur des poutres aux extrémités pourries à hauteur des murs extérieurs de la partie Est de la sacristie, se serait brusquement effondrée.

C'est à ce moment là que fut créée l'association officielle dite "pour la sauvegarde de Beyrac" , au nom de laquelle les réparations ont été faites. Association qui continue à assurer la conservation de l'église et à maintenir la tradition."

A la fin de la messe des merveilles ont été vendues au profit de l'association qui participe à l'entretien de l'église de Beyrac. Et la municipalité de La Réunion entretient bien aussi le site et l'intérieur de l'église.

Jean-François Sadys 

(1) Rogations: nom féminin pluriel. Religion catholique. Cérémonies dont le but est d'attirer les bénédictions divines sur les travaux des champs.  Source: dictionnaire Le Robert. 

 

 

Et ça a bien marché

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire

La marche des rameaux 2026 s'est déroulée le Samedi 28 mars 2026 sur des chemins entre bois et champs d' Anzex à Villefranche du Queyran. Et ça a bien marché, pendant deux heures, malgré une météo désagréable. Elle a réuni 146 jeunes venus en voitures individuelles, en voitures familiales, en minibus, en bus; venus de Marmande, Villeneuve-sur-Lot, Larroque Timbaut, Agen, Monflanquin, Nérac, Miramont de Guyenne, Duras, Lavardac, Port-Sainte-Marie, Casteljaloux, Anzex, Villefranche du Queyran. Parents, grands parents, amis, bénévoles se sont joints aux marcheuses et marcheurs; plus de 170 personnes ont participé à la marche.

Le comment de cette marche?

Fin février et début mars le père François M'BALU NKETO et Mme Angèle KIAM de la Pastorale des jeunes d'Agen ont organisé plusieurs réunions à la maison paroissiale de Casteljaloux pour faire la liste des bénévoles disponibles ce jour-là et pour décider en commun qui fait quoi et pour nous tenir informé du dossier de demande en préfecture de l'autorisation d'organiser le rassemblement et la marche hors des routes le 28 mars entre Anzex et Villefranche du Queyran.

Le pourquoi de cette marche?

Rendre témoignage du Christ. Devenir missionnaire là où nous vivons. Evangéliser nos voisins. Vivre ce qu'a écrit Saint Jean: “Vous aussi vous allez rendre témoignage car vous êtes avec moi.”

Le programme de la journée a été le suivant :

9h30: Installation de l'équipe de d'organisation.

11h00: Accueil à la salle des fêtes d'Anzex des marcheuses et des marcheurs. Répartition par groupes. 

12h: Repas tiré du sac au chaud dans la salle des fêtes.

12h40: Mot d'accueil de Monseigneur de Bucy.

13h45: Marche méditative vers l'Eglise d'Anzex.

13h25: Temps de partage par petits groupes

14h45: Adoration – Réconciliation.

15h00: Départ de la marche festive vers Villefranche-du-Queyran par des chemins à travers bois et champs.

17h00: Arrivée à l'ancienne gare de Villefranche-du-Queyran. Goûter.

17h30: Bénédiction des rameaux à l'ancienne gare de Villefranche-du-Queyran puis procession dans village fermé à la circulation des voiture et camions vers l'Eglise pour une messe.

19h30; Dîner. (Un beau repas avec beaucoup de monde)

20h45: Louanges avec le groupe Mater Dei.

22h30: Chocolat chaud. Fin.

Les remerciements

Merci à Monseigneur de Bucy de sa présence et de s'être attardé avec nous. Merci aux nombreux prêtres qui l'ont accompagné. Merci à la municipalité d'Anzex d'avoir mis à notre disposition la salle des fêtes, merci aux bénévoles d'y avoir installé sur le parking un chapiteau annexe. Merci à la municipalité de Villefranche du Queyran d'avoir mis à notre disposition l'ancienne gare et la salle des fêtes. Merci aux bénévoles d'avoir monté des chapiteaux sur les deux sites. Merci à toutes et tous les bénévoles qui ont assuré le bon déroulement de la journée. Un petit bonus: merci aux bénévoles qui ont mis les mains à la pâte... à crêpes. Huit cents crêpes délicieuses roulées à la main, enveloppées par trois dans du film alimentaire. Il fallait le faire! Merci aux sponsors, aux donateurs. 

En conclusion:

Le 28 mars 2026 nous nous sommes éloignés le temps d'un jour des lumières ténébreuses de nos écrans télés, de nos écrans d'ordi, de nos écrans de smartphones qui nous bombardent d'images terrifiantes et cruelles des guerres en cours. A la recherche d'une autre lumière qui répare les corps et les âmes. Cette journée a montré que d'autres chemins de vie sont possibles. La haine et la guerre ne sont pas l'avenir de l'homme.

“Les temps sont mauvais soyons bons”. (Saint Augustin)

 

Pèlerinage local

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La paroisse Notre Dame de l'Avance organise un pèlerinage à Beyrac le lundi 9 juin 2025 ouvert à toutes les personnes qui voudront bien y participer.

Rendez-vous à 9h30 sur le parking devant l'église de la Réunion. 

Départ à pied à 10h en direction de la chapelle Notre Dame des Prés. Distance à parcourir: 2,5 km. Possibilité pour les personnes qui ne peuvent pas marcher d'être prises en charge par des voitures.

Messe à 11h.

Repas à midi trente sur le principe du panier partagé dans le jardin de la maison paroissiale de Casteljaloux, 4 place de l'Eglise.

L'église de Beyrac, sur la commune de La Réunion, est l'objet d'un pèlerinage très ancien qui a lieu tous les ans le lundi de la Pentecôte. La paroisse de Beyrac est citée pour la première fois au XIIIe siècle. Elle est alors une annexe de la paroisse d'Anzex.

Notre Dame des prés est  une modeste église de style roman, dont la construction remonte au Moyen Âge. La nef est un vaisseau unique éclairé par quatre baies en plein cintre de petites dimensions. Il est terminé à l'est par une abside semi-circulaire plus étroite, soutenue à l'extérieur par deux contreforts. Une sacristie de plan rectangulaire est accolée contre la nef au nord. La façade occidentale, un clocher-mur à deux baies, est précédée d'un porche fermé. Elle est située dans un cadre champêtre, sur une butte ombragée.

L'église est dominée par une statue de la Vierge. Elle rappelle que l'église est placée sous sa protection. C'est à elle que les fidèles demandaient de préserver les récoltes contre la grêle.

Pendant des siècles il n'y avait pas de Sécurité sociale, d'assurances grêle intempérie tempête. Les paysans d'alors priaient la Vierge Marie de les en protéger.

(Source: Escampette , Côteaux et Landes de Gascogne)

A la rencontre d'un happy apiculteur

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

A gauche Gonzo F. Romero, à droite Florian Duffau

 

Rencontre avec un Happy apiculteur.

La France est le pays le plus consommateur de miel en Europe. Environ 45 000 tonnes de miel sont consommées en France par an. La France importe en moyenne 35 000 tonnes de miel par an. Certains miels importés sont frauduleux: ils contiennent du sirop de glucose et/ou les abeilles sont « nourries » avec de l’eau sucrée. 

C'est en Occitanie que l'on a produit le plus de miel en 2021 (3681 tonnes) devant la Nouvelle-Aquitaine (3554 tonnes) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (2778 tonnes).

Avec Gonzo Fuenzalida Romero de l’association UIDD/Chiloé nous avons rencontré Florian Duffau happy apiculteur du Lot-et-Garonne.

Jean-François Sadys : Florian Duffau, bonjour.

Florian Duffau: Bonjour Jean-Francois Sadys.

JFS: Quel âge avez-vous?

FD: J'aurai 44 ans cet été.

JF: Depuis combien d’années êtes vous apiculteur?

FD: J'ai ouvert ma première ruche en 2015, losque j'ai rencontré une apicultrice à la retraite qui cherchait un coup de main. Elle m'a offert ma première ruche en fin de saison.

JFS: Quels miels produisez-vous?

FD: Je tâche de faire uniquement des miels du cru, comme le miel de tilleul, d'acacia, de forêt ou de châtaignier, mais je produis aussi des poly-floraux, l'explosion de la biodiversité est tellement grande pour le miel de printemps par exemple que l'on ne peut pas avoir un miel mono-floral, et heureusement, ça prouve qu'il en reste encore à sauvegarder !

JFS: Quel est votre rayon d’action pour installer vos ruches par rapport à votre domicile?

FD: Ma transhumance la plus longue est celle du châtaignier où je vais jusqu'au sud de la Dordogne, j'aime tellement ce miel ! Sinon, je reste à une vingtaine de kilomètres de chez moi sur des ruchers sélectionnés pour leur flore environnante afin de minimiser les déplacements de ruches.

JFS: Combien avez-vous de ruches?

FD: Cette année je suis redescendu à 30. Les conditions météorologiques de l'année dernière m'avaient décourag, je n'ai pas produit comme je l'aurais souhaité.

JFS: Comment êtes-vous devenu apiculteur?

FD: Je tiens à préciser que je ne suis qu'un apiculteur de loisirs, mais comme je l'ai dit plus haut, on m'a offert ma première ruche fin 2015 ; l'année d'après, il a fallu que je divise pour ne pas qu'elle essaime et me voilà déjà à 2 ruches. Connaissant du monde, on m'appelle pour retirer des essaims, je donne un peu de miel autour de moi, puis au bout de quelque temps, on me demande où on peut l'acheter et voilà comment j'ai créé ma petite entreprise, simplement, en prenant le temps.

JFS: Existe-t-il des écoles, des centres de formation pour apprendre ce métier?

FD: Oui, il existe un rucher école dans presque tous les départements français, il me semble. Pour chez nous, c'est au lycée agricole de Sainte-Livrade. C'est un bon début pour apprendre le métier ou pour quand on veut avoir des ruches à la maison. Ils sont généralement gérés par des apiculteurs bénévoles via un syndicat et on y trouve toutes les façons de s'occuper des abeilles. Là aussi, la biodiversité est intéressante je trouve. Et sinon, il existe des diplômes dans certains centres de formation agricole me semble-t-il mais je ne suis pas bien renseigné sur ce sujet, j'ai appris sur le tas avec des pros.

JFS: Est-ce un métier à plein temps ou un travail saisonnier?

FD: Les 2 mon capitaine ! C'est un métier saisonnier car nous sommes rythmés par la vie de l'abeille, de Mars à Août dans nos latitudes, l'hiver elles hivernent, contrairement à l'apiculteur qui va préparer sa saison. On en parle pratiquement jamais, mais l'hiver, on nettoie les ruches, on les peint, les répare, prépare les futurs cadres, les hausses etc.... Ce métier peut être à mi- temps comme pour moi, mais il peut aussi être à plein temps, c'est en fonction du nombre de ruches essentiellement. Il faut 200 ruches pour être considéré comme apiculteur professionnel à la chambre d’agriculture. 

JFS: Quel regard portez-vous sur l'année 2024?

FD: Une mauvaise saison... Une pluie printanière interminable qui a empêché aux abeilles leur explosion du printemps, des essaimages en série dès les premiers rayons de soleil et des taux de fécondation sur les reines pas top. Certains ont réussi à éviter le drame en se rattrapant sur les récoltes de fin de saison mais j'avais un peu baissé les bras. Heureusement les saisons se suivent mais ne se ressemblent pas.

 JFS: Quelle politique agricole souhaitez-vous pour notre pays dans les années à venir de la part de la France? De la part de l’Europe? Quelles sont vos attentes concernant votre activité? 

FD: J'aimerais que l'on retrouve une souveraineté alimentaire  et que les produits paysans soient payés au prix juste. Il ne peut y avoir de pays sans ses paysans, et un paysan n'est pas chasseur de prime ! Pour l'Europe, c'est difficile d'en parler, nous n'avons pas tous les mêmes développements, pas tous les mêmes attentes, pas tous les mêmes contraintes etc... Je ne comprends pas comment on peut uniformiser tout ça, peut-être que j'ai un souci avec l'uniformisation, ou peut-être que je me rappelle qu'on avait pas voulu de cette Europe aussi ! Dans tous les cas, j'aimerais qu'une certaine conscience collective se développe pour que nous revenions à une agriculture plus respectueuse des êtres vivants dans sa globalité, elle n'est pas si loin.

JFS: Existe-t-il un syndicat des apiculteurs?

FD: Oui, dans le Lot-et-Garonne c'est L'abeille gasconne qui est la partie départementale de l'Unaf pour le national.

JF: Comment voyez-vous l’avenir de votre activité ?

FD: L'avenir est assez incertain, tout dépendra des politiques agricoles qui seront adoptées dans le futur, mais ce qui est sûr c'est que nous ne pourrons pas continuer longtemps sur ce modèle de libre échange qui ne respecte ni les paysans ni la terre ni les consommateurs.

JF: Comment peut-on vous rencontrer pour de vrai?

FD: Je ne fais pas de marchés hebdomadaires car je n'ai pas encore la production nécessaire pour fournir tout au long de l'année. J'ai privilégié pour le moment la vente sur quelques dépôts sur le département, mais on peut me trouver sur des marchés de Noël, à la fête de l'asperge à Fargues sur Ourbise ou à la fête des fleurs le 1er Mai à Tonneins, et sinon, le mieux, c'est de me passer un coup de fil au 06 75 68 16 88

JFS: Florian Duffau merci de votre accueil.

FD: Merci à vous de nous donner la parole.

 

 

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