Aimer aimer

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 Je t'aime, j'aime la personne que tu es.

J'aime tout de toi, même ce que toi tu n'aimes pas.

J'aime qui je suis à tes côtés, j'aime me sentir autant apaisé et aimé.

J'aime savoir que je suis important pour toi et que tu l'es pour moi aussi.

J'aime qu'ensemble nous soyons plus forts face aux épreuves de la vie. 

Magnifique humanité (1)

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L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns

À l’occasion du 135e anniversaire de «Rerum novarum», le Pape réfléchit, dans sa première encyclique, «Magnifica humanitas», à la doctrine sociale de l’Église à l’ère de l’intelligence artificielle. Un appel à préserver «une humanité magnifique habitée par Dieu», en promouvant la vérité, la dignité du travail, la justice sociale et la paix. À l’ère numérique, il faut désarmer l’IA et dépasser la théorie de la «guerre juste», en relançant le dialogue et le multilatéralisme.

Isabella Piro – Cité du Vatican.

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html

 

Marguerite Duras

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 Extrait de L'Amant (1984):

« C'est l'image d'une famille de Blancs dans une colonie qui est une image de détresse absolue, qui découle d’une cause majeure, d’une faillite de la mère. [...]

L’amour de notre mère était si grand, si absolu, qu’il excluait tout le reste, qu’il excluait la possibilité même d’un bonheur pour nous, ses enfants. Elle voulait notre bien et elle nous tuait à force de vouloir ce bien-là.

Je hais les amours dévoratrices. Je hais le faux amour, mangeur d'enfants, qui tue. Je préfère l'indifférence, la légèreté, l'absence de sentiments à cette fureur maternelle qui exige tout et détruit tout sur son passage. »

François Morel

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François Morel a perdu en février dernier celle qui partageait sa vie, l’artiste Christine Patry-Morel décédée à l’âge de 67 ans.

 

François Morel confiait récemment à la radio une citation qu’il présenta comme celle que préférait son épouse : 


« Moi par dessus tout c’est la gaité qui m’en impose » (issue du livre de Nicolas Bouvier « l’usage du monde »).


François disait que cette phrase résonne en lui aujourd’hui, comme une invitation, une prescription, un mantra.Il ajoutait : 
 

 La gaieté serait un courage, une attitude. La gaieté serait une volonté, une exigence. Presque une morale.Une manière de s’opposer à un monde qui semble ne vouloir comprendre que la violence, le rapport de force, l’humiliation de l’autre.
 

Dans une société hystérique, dans un monde à feu et à sang, la gaieté serait une vertu, une vertu apaisante et créatrice. Pas une indifférence au monde, pas un ravissement crétin, pas une béatitude hors sol, mais une éthique, un principe de vie, une philosophie.


Moi par-dessus tout, c’est la gaieté qui m’en impose.


Jean-Louis Trintignant aimait citer ce qu’il tenait pour le plus court poème de Jacques Prévert : « Il faudrait essayer d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple ».
 

Par ailleurs, il est poli d’être gai, ainsi que l’ont dit tout un tas de gens à qui l’on prête cette phrase, qui considèrent que la gaieté serait une bienséance.


Moi, par-dessus tout, je vais tenter de rendre présents les disparus par mon assiduité aux vivants, par le bonheur traqué, par la joie retrouvée, par la promesse des lendemains, par la vaillance revendiquée, par la gaieté qui m’en impose. 

Dans ce torrent de médiocrité et de haine qui se déverse chaque jour, il existe quelques sources de lumière. 

 

François Morel cité sur Facebook.
 

 

Un enfant

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Jean Antoine Watteau . 1684 / 1721

Un enfant n’est pas un cadeau.

Ce n’est pas un compagnon attribué à un frère ou une sœur.

Ce n’est pas un petit-enfant que les grands-parents réclament avec insistance.

Un enfant n’est pas une mission en suspens.

Il ne vient pas accomplir ce que nous aurions voulu faire et n’avons pas pu.

Il ne vient pas donner un sens à notre vie.

Elle ou lui est une vie en soi.

Un enfant n’est pas le substitut d’un projet abandonné, ni d’une personne perdue.

Il n’est le sauveur de personne, ni d’un individu, ni d’un couple.

Un enfant ne vient pas pour combler, remplir ou compléter quoi que ce soit.

Ce n’est ni un pansement, ni un compagnon de route, ni un messie.

Un enfant ne naît pas d’un caprice, mais d’un désir profond.

Il est un être à part entière dès le départ, venu vivre sa propre vie.

Il arrive avec son empreinte, son caractère, son élan d’être.

Nous l’accompagnerons à se découvrir,

Nous lui permettrons de s’exprimer librement, de choisir qui il veut être, ce qu’il aime faire.

Nous accepterons dès le début qu’il ne peut pas correspondre à notre idéal,

ni combler nos manques, ni incarner nos attentes.

Il n’est pas notre reflet.

Nous le prendrons dans nos bras,

nous lui prêterons notre corps,

nous lui tendrons la main,

et nous garderons la distance nécessaire pour qu’il ose marcher seul et explorer le monde.

Et même si son éloignement nous fait mal,

nous l’attendrons à notre place,

afin que, s’il revient,

il trouve notre étreinte,

sans reproches, sans culpabilité.

Pleine de liberté.

Mon fils, ma fille :

je te libère de l’obligation de me sauver,

de me protéger,

de me rendre heureux,

ou de croire que "tu me dois quelque chose.”

(Lu sur Facebook, signé Carolina Mora)

 

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