L'eau de vie, l'eau de mort.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Voici un texte lu sur Facebook hier soir:

L’eau qui donne la vie / l’eau qui mène à la mort

Aujourd’hui, je suis cette française, guadeloupéenne, dont le robinet ne coule plus depuis des jours, des mois, des années… et je ressens sa colère immense.

Aujourd’hui, je suis ces migrants tendus vers l’espoir d’une vie meilleure et dont la barque a chaviré, corps malmenés par les flots et entraînés vers le fond.

Près de quatre-cent-mille français, outre-marins, qui vivent sans eau courante depuis dix, vingt, trente ans… et dont la terre (et la ressource en eau) a été polluée pour environ 600 ans, mais que l’on voudrait dociles aux injections métropolitaines. De qui se moque-t-on ?

Vingt-sept corps perdus en Mer du Nord qui ont rejoint la cohorte de ceux avalés par la Méditerranée… Qui donc menaçaient-ils ?

A quoi utilisons-nous donc nos intelligences ? Quels veaux d’or servent-elles depuis la nuit des temps ?

La traversée

Rédigé par yalla castel - - 2 commentaires

 

 

Samedi 6 novembre à 18h, le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux a projeté le film d'animation "La traversée" de Florence Miailhe.

Le film raconte la fuite de Russie de son arrière grand-mère avec ses dix enfants  en 1903 par le port d'Odessa.

 La première originalité de ce film d'animation c'est qu'il est fait par une artiste peintre qui n'est autre que l'arrière petite fille de l'arrière  grand-mère aux dix enfants chassés de leur pays.

Elle utilise les dessins de son arrière grand-mère et ceux de sa mère pendant la seconde guerre mondiale.

La seconde originalité de ce film d'animation c'est qu'il faut faire 24 dessins différents par seconde pour obtenir le mouvement des personnages. C'est un travail de Titan.

La troisième originalité de ce film c'est qu'il mêle des faits historiques d'hier et d'aujourd'hui concernant des personnes chassées de chez elles par la force et la folie de certains humains à l'égard d'autres humains. 

"La Traversée" est un film à voir et faire voir.

Nesrine Slaoui

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Nesrine Slaoui nait au Maroc et arrive en France à l'âge de trois ans.

Elle grandit dans un quartier populaire d’Apt dans le Vaucluse. Sa mère travaille comme femme de ménage, son père comme maçon. Sa mère veut « offrir les meilleures chances » à sa fille, qui, très bonne élève, sait dès la première année de collège, au moment de la mort de deux adolescents électrocutés après une course-poursuite avec la police de Clichy-sous-Bois, qu'elle veut devenir journaliste sur une chaîne de télévision.

Elle est la première de la famille à obtenir son baccalauréat en 2012. Elle intègre une classe préparatoire en sciences politiques à Avignon, puis elle est reçue en master à Sciences Po Paris ; d'après ce que lui aurait dit un de ses camarades de classe, c'est « parce que c’est une femme rebeu et qu’elle est jolie ».

Elle explique alors comprendre qu'« aucun diplôme ne gomme ses origines » étrangères et sociales.

Elle est diplômée de Sciences-Po Paris en 2018.

Lire la suite sur le lien suivant:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nesrine_Slaoui

Référence de son livre: "Illégitimes" chez Fayard. ISBN: 978-2-213-71779-1

Fil RSS des articles de cette catégorie