Parastoo Ahmmadi

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https://youtu.be/oYcaDHEnhbU

 

Le texte ci-dessous a été lu aux micros de CFMradio47 hier après-midi dans le cadre de l'émission "L'Atelier de lecture". Nous avons fait trois pauses musicales avec la jeune chanteuse iranienne Parastoo Ahmadi. Il est libre de copier coller et de partage.

En 1969, Pierre Nord, ancien officier des services secrets français a écrit dans son livre “L'actuelle guerre secrète”:

(...) L'histoire moderne du Moyen-Orient est celle du pétrole et du canal de Suez. L'Iran possède 13% des réserves mondiales de pétrole. C'est pour cette marchandise qu'en 1953, en Iran, la C.I.A fit pour la première fois un roi – ou plutôt le refit – en remettant le Shah de Perse sur son trône. En 1953, le premier ministre iranien Mossadegh, patriote, émotif et imprudent, nationalisa les puits de pétrole. Les U.S.A lui coupèrent les vivres, ce qui l'accula à la faillite. A la fin du mois de Mai, l'aventureux Mossadegh fit du chantage en menaçant les Américains de s'allier aux Russes. La C.I.A prit l'affaire en main en envoyant à Téhéran son spécialiste sur l'Iran, sans oublier de lui ouvrir un compte illimité en dollars. Il s'appelle Schwartzkopf,( oui oui le même que celui de la première guerre du golf avec Bush père), un simple mais bon policier promu général subversif pendant la seconde guerre mondiale, et qui avait à ce titre pratiquement commandé, de 1942 à 1948, la police de l'Iran occupé par les Alliés. Schwartzkopf et ses dollars firent un coup d'état techniquement parfait. Schwartzkopf est un dur et la monnaie américaine est forte. Le 19 Août une manifestation populaire renversaMossadegh. Depuis ce temps-là, le pétrole iranien coule d'Est en Ouest parallèlement et en sens inverse d'un courant de dollars. Les réserves mondiales de pétrole sont évaluées ainsi, en millions de barils et en pourcentage:

  • Amérique du Nord: 42 000 (12,15%) dont 35 400 pour les U.S.A.
    * Amérique Latine: 25 170 (7,13%) dont 17 250 pour le Venezuela.
    * Europe: 35 250 (9,98%) dont 32 000 pour l'URSS.
    * Extrême-Orient: 11 328 (3,21%) dont 9 500 pour l'Indonésie.
    * Afrique: 23 049 (6,53%) dont 7 400 pour l'Algérie.
    * Moyen-Orient: 215 360 (61%) dont 40 000 pour l'Iran, 60 000 pour l'Arabie Saoudite, 62 500 pour le Koweit. (...) "

Pierre Nord , auteur de L’actuelle guerre secrète (alias André Léon Brouillard) était un célèbre auteur de romans d'espionnage et un ancien colonel des services secrets français.

Dans son roman, « L’actuelle guerre secrète » Pierre Nord décortique comment les services secrets américains (CIA) et britanniques (MI6) ont orchestré la chute du Premier ministre Mossadegh pour rétablir le plein pouvoir du Shah Mohammad Reza Pahlavi.

Voici les points qu'il souligne dans son livre.

Le pétrole : La nationalisation de l'anglo-iranien Oil Company par Mossadegh est le déclencheur de l'intervention américaine.

La manipulation des foules : Comment la CIA a payé des manifestants et des agents provocateurs pour créer un chaos artificiel à Téhéran.

Le basculement géopolitique : Pierre Nord explique que c'est à ce moment précis que les États-Unis ont supplanté la France et l'Angleterre dans leur influence sur le Moyen-Orient.

L' opération secrète menée en 1953 par le Royaume-Uni et les États-Unis, exécutée par la CIA avec le soutien du MI6 (Secret Intelligence Service), visait à renverser le Premier ministre d'Iran Mohammad Mossadegh pour le remplacer par le général Fazlollah Zahedi.

ENCART:

Pourquoi Khomeini était-il en France ?

Son activisme pro-chiite indispose le pouvoir irakien et, en octobre 1978, il part pour la France avec un visa de touriste et s'installe à Neauphle-le-Château, à une quarantaine de kilomètres de Paris, sans demander l'asile politique, considérant que Paris est l'idéal pour médiatiser ses opinions politiques.

Jean-François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Casteljaloux, Lot-et-Garonne.

(Sources: Le livre de Pierre Nord, Wikipédia et l'intelligence artificielle Gemini 3)

Grand comme 2,5 fois la France, l'Iran, contre lequel Israël et les Etats-Unis ont annoncé avoir lancé des frappes samedi, est un vaste pays du Moyen-Orient qui dispose d'importantes ressources naturelles, en particulier du gaz et du pétrole.

Près de 90 millions d'habitants vivent en Iran, dont les trois-quarts en zones urbaines, selon les données du dernier recensement.

Sa capitale Téhéran compte environ 10 millions d'habitants. Mashhad (nord-est), Ispahan et Chiraz (centre) figurent parmi les autres grandes villes.

L'Iran est un pays culturellement et ethniquement diversifié. Si les Perses sont majoritaires, les Azerbaïdjanais, les Lurs, les Kurdes, les Arabes, les Baloutches et les Turkmènes sont présents en nombre. Le persan est la langue officielle mais dans de nombreuses régions, les dialectes sont largement parlés.

L'Iran est un pays à prédominance musulmane, avec plus de 90% de sa population adhérant à l'islam chiite. C'est le plus grand pays à majorité chiite au monde.

Les sunnites, essentiellement concentrés dans les provinces frontalières de l'Irak, du Pakistan et de l'Afghanistan, constituent l'autre majeure partie.

Les minorités religieuses reconnues officiellement par la Constitution comprennent les chrétiens, les juifs et les zoroastriens. Ils ont chacun un représentant au Parlement. La confession bahaïe, une religion abrahamique, est elle interdite et persécutée depuis la Révolution islamique.

L'Iran possède certaines des plus grandes réserves d'hydrocarbures au monde. Il détient environ 10% des réserves mondiales prouvées de pétrole et environ 15% des réserves de gaz naturel. Le pays est parmi les plus riches en hydrocarbures.

L'Iran, situé à un carrefour entre l'Europe et l'Asie, est le deuxième plus grand pays du Moyen-Orient en termes de superficie, derrière l'Arabie saoudite.

Il partage des frontières terrestres avec l'Irak, la Turquie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, l'Afghanistan et le Pakistan.

L'Iran contrôle la rive nord du stratégique détroit d'Ormuz, un passage clé au niveau mondial pour le transit de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il a pour voisin au sud le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis et Oman.

Au nord, l'Iran borde la mer Caspienne, la plus grande étendue d'eau intérieure au monde, qu'il partage notamment avec la Russie.

Sa position géographique a fait historiquement de l'Iran un acteur incontournable pour le commerce. Mais du fait des sanctions et tensions géopolitiques, de nombreux pays l'évitent pour le transit.

Qui est Parastoo Ahmadi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Parastoo_Ahmadi (Pauses musicales)

Les sunnites reconnaissent les trois premiers califes (terme qui signifie « successeurs ») tandis que les chiites ne reconnaissent comme légitimes que le quatrième calife, Ali, cousin de Muḥammad ayant épousé sa fille et ses successeurs.

Pourquoi les sunnites et les chiites se détestent-ils ?

On caractérise les relations entre les sunnites et les chiites, comme une guerre sans fin qui durerait depuis plus d'un millénaire. Elle aurait pour fondement des haines liées à des divergences à propos de la succession du prophète Mahomet.

Contrairement aux idées reçues, l'Iran n'est pas un pays arabe, mais un État perse du Moyen-Orient. Depuis 1979, il porte le nom de République islamique d'Iran.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Iran

 

 

 

 

 

Des inondations qui interrogent

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Photo Mathias Mombereau

Monique Barbut est ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité du gouvernement de Monsieur Lecornu. A l'occasion des récentes crues de la Garonne elle a tenu des propos qui n'ont pas plu à tout le monde.

Bruno Marty, maire de La Réole, a écrit le texte suivant:

Madame la Ministre,

À la suite de vos déclarations renvoyant la responsabilité de l’entretien des digues aux seuls élus locaux dans le contexte des inondations en Gironde, je tiens, au nom de notre territoire, à apporter plusieurs précisions essentielles.

Depuis l’entrée en vigueur de la compétence GEMAPI en 2018, l’État a transféré au bloc communal, et en particulier aux communautés de communes, la responsabilité de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations. Ce transfert s’est opéré sans compensation financière à la hauteur des charges réelles, alors même qu’il concerne des ouvrages structurants de protection des populations.

Dans le même temps, les communes situées en zone inondable, comme la nôtre, subissent une double peine :

- elles sont empêchées d’urbaniser et donc de développer leurs ressources fiscales en raison des contraintes réglementaires liées au risque 

- elles doivent pourtant entretenir et réparer des digues protégeant leurs habitants et des territoires situés en amont comme en aval.

Ces communes aval reçoivent en outre les eaux de ruissellement issues de zones massivement urbanisées, dont l’imperméabilisation aggrave les crues. Ces territoires, eux, perçoivent la fiscalité liée à leur urbanisation sans contribuer équitablement à la gestion du risque qu’ils accentuent.

Malgré ce contexte structurellement déséquilibré, notre communauté de communes a pris ses responsabilités : nos digues ont été réparées et entretenues, souvent au prix d’efforts budgétaires considérables pour un territoire rural à ressources limitées. Nous avons agi, parce que la protection de nos habitants est un devoir. Mais nous ne pouvons ni compenser seuls les choix d’aménagement faits ailleurs, ni aller contre la nature.

Aussi, faire peser publiquement la responsabilité des inondations sur les seuls élus locaux est non seulement inexact, mais profondément injuste pour des collectivités qui assument des compétences transférées sans moyens suffisants.

Au-delà du constat, nos habitants sinistrés et nos communes attendent aujourd’hui des réponses concrètes. C’est pourquoi nous proposons :

- la mise en place d’un fonds national exceptionnel d’urgence pour les communes inondées, permettant de financer rapidement la remise en état des digues, voiries et réseaux ;

- une aide directe et simplifiée aux sinistrés pour les biens non assurables ou insuffisamment couverts, avec avance immédiate de trésorerie ;

- la reconnaissance systématique et accélérée de l’état de catastrophe naturelle pour les communes touchées ;

- un mécanisme de solidarité amont-aval, associant financièrement les territoires urbanisés générant du ruissellement aux coûts de prévention et de protection ;

- un accompagnement technique et financier renforcé de l’État sur les ouvrages GEMAPI structurants

- et l’ouverture d’une réflexion nationale sur la compensation des pertes fiscales subies par les communes durablement classées en zone inondable.

Face aux événements climatiques extrêmes appelés à se multiplier, seule une solidarité nationale et territoriale réelle permettra de protéger durablement nos populations. Les communes rurales exposées ne peuvent être à la fois empêchées de se développer, seules en première ligne face au risque, et publiquement mises en cause.

C’est pourquoi je vous demande solennellement :

- de reconnaître publiquement l’effort des communes et intercommunalités qui assument la compétence GEMAPI

- de réaffirmer la responsabilité partagée de l’État, des territoires amont et aval dans la gestion du risque

- et de présenter des excuses publiques aux élus locaux injustement mis en cause.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

Elisée Reclus

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Elisée Reclus - Photo Nadar- BNF

"Voter, c'est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c'est renoncer à sa propre souveraineté. Qu'il devienne monarque absolu, prince constitutionnel ou simplement mandataire muni d'une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône ou au fauteuil sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui sont au-dessus des lois, puisqu'ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir."

Voir sur https://citations.ouest-france.fr/citation-elisee-reclus/voter-abdiquer-nommer-plusieurs-maitres-104136.html

Élisée Reclussource dictionnaire Larousse:

Géographe et anarchiste français (Sainte-Foy-la-Grande 1830-Thourout, près de Bruges, 1905).

Obligé par ses idées républicaines de quitter la France en 1851, il suit à Berlin les enseignements de Carl Ritter et séjourne en Amérique, puis à son retour à Paris (1857), publie ses deux volumes sur la Terre, description des phénomènes de la vie du globe (1867-1868), et collabore aux Guides Joanne. Affilié à l'Internationale (tendance Bakounine), il participe à la Commune ; il est condamné à la déportation, puis au bannissement. À l'étranger, il commence à écrire sa monumentale Géographie universelle (1875-1894), œuvre qui lui vaut, en 1892, de professer à l'Université nouvelle de Bruxelles. Il publie une Introduction à la « Géographie de la France » (1905), en tête du Dictionnaire géographique et administratif de la France de P. Joanne, et commence de faire paraître l'Homme et la terre (1905-1908).

Point de vue africain

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Ce qui se passe actuellement au Venezuela n'est pas une simple crise politique ou une histoire de droits de l'homme. C'est quelque chose de plus profond, de plus ancien, et qui nous concerne tous en Afrique. C'est la mise en œuvre d'une stratégie que le monde a déjà vue à plusieurs reprises, une stratégie qui vise à punir tout pays qui ose vouloir contrôler la valeur de ses propres richesses.

Regardons l'histoire récente, elle nous parle clairement.

En l'an 2000, Saddam Hussein, le dirigeant de l'Irak, a pris une décision qui a secoué le monde financier. Il a annoncé que son pays ne vendrait plus son pétrole en dollars américains, mais en euros. Il voulait que la richesse de l'Irak profite d'abord à l'Irak. Trois ans plus tard, en 2003, les États-Unis et leurs alliés ont envahi l'Irak. Le prétexte officiel était la recherche d'armes de destruction massive. Ces armes n'ont jamais été trouvées. Mais très rapidement après l'invasion, le pétrole irakien est revenu sur le marché international... et il était à nouveau vendu exclusivement en dollars américains.

Ensuite, prenons le cas de la Libye et de son dirigeant Mouammar Kadhafi. En 2009, il a lancé un projet visionnaire et dangereux pour les puissances occidentales : créer une monnaie africaine unique, le ''Dinar-or''. Cette monnaie aurait été garantie par l'or et le pétrole africains. Son but était simple : permettre aux pays africains d'échanger leurs ressources entre eux sans être obligés d'utiliser le dollar américain ou le franc CFA. En 2011, une coalition militaire de l'OTAN est intervenue en Libye pour ''protéger la population''. Kadhafi a été renversé et tué dans des conditions atroces. Son projet de monnaie africaine a été instantanément enterré et oublié.

Plus récemment, regardons la Syrie. En 2018, le gouvernement syrien envisageait de construire un important pipeline de gaz naturel avec l'Iran, un projet qui aurait contourné les routes d'approvisionnement contrôlées par les pays de l'OTAN. La Syrie étudiait aussi la possibilité de rejoindre un nouveau système de paiement international créé par la Russie et la Chine, un système conçu pour éviter le système bancaire occidental. Depuis, la Syrie a été plongée dans une guerre totale, son infrastructure économique et énergétique a été systématiquement détruite.

Maintenant, en 2025, nous voyons le même scénario se dérouler au Venezuela. Le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole prouvées au monde, avec plus de 300 milliards de barils. Ces dernières années, le gouvernement vénézuélien, pour survivre aux sanctions économiques qui l'étouffent, a commencé à vendre son pétrole en yuans chinois et contre de l'or, en utilisant des circuits financiers qui évitent le système du dollar. Aujourd'hui, nous apprenons que les États-Unis ont mené des frappes militaires sur le sol vénézuélien.

Vous voyez le point commun entre l'Irak, la Libye, la Syrie et maintenant le Venezuela ? Ce n'est pas qu'ils étaient tous des dictatures. D'autres dictatures sont amies avec l'Occident. Le vrai point commun, c'est qu'ils ont tous essayé, à un moment donné, de se libérer du dollar américain comme monnaie obligatoire pour vendre leurs ressources stratégiques, que ce soit le pétrole ou le gaz.

La réponse des grandes puissances suit toujours la même méthode. D'abord, elles imposent des sanctions économiques qui isolent le pays et étouffent son peuple. Ensuite, elles soutiennent financièrement et médiatiquement une opposition interne pour créer le chaos et la division. Enfin, quand le pays est suffisamment affaibli, elles interviennent militairement, sous une belle excuse comme ''protéger la démocratie'' ou "lutter contre le terrorisme". Le résultat final est toujours le même : les ressources naturelles du pays reviennent sous le contrôle des marchés internationaux... et elles sont à nouveau vendues en dollars.

Et l'Afrique dans tout cela ? L'Afrique, mes frères et sœurs, subit cette même logique, mais d'une manière différente. Nous ne vivons pas une guerre ouverte, mais une paix sous tutelle. Notre outil de contrôle s'appelle le Franc CFA.

Regardons les faits concrets et vérifiables concernant le Franc CFA :

• La moitié de toutes les réserves d'argent étranger des 14 pays africains qui utilisent le Franc CFA sont déposées sur un compte spécial au Trésor public français, à Paris. Cela signifie que nous ne contrôlons pas pleinement notre propre épargne nationale.

• Un représentant du gouvernement français siège de droit dans les conseils d'administration de nos banques centrales africaines, la BCEAO et la BEAC. Et ce représentant a un droit de veto. Il peut bloquer toute décision monétaire qui ne plaît pas à la France.

• La valeur du Franc CFA est verrouillée sur celle de l'euro. Un euro vaut toujours exactement 655,957 francs CFA. Cette parité est garantie par la France. Cela signifie que ce n'est pas nous qui décidons de la valeur de notre monnaie ni de notre politique économique ; c'est la Banque Centrale Européenne, qui défend d'abord les intérêts de l'Allemagne et de la France.

Le Franc CFA n'est donc pas une vraie monnaie africaine. C'est un instrument de contrôle économique, un vestige du colonialisme qui empêche nos pays de mener une politique monétaire indépendante, de développer nos propres industries et de construire une véritable souveraineté économique. Il nous maintient dans un état de dépendance organisée.

Maintenant, posez-vous cette question qui doit nous faire peur : qu'est-ce qui se passerait si demain, la République Démocratique du Congo décidait de vendre son cobalt, dont elle possède 70% des réserves mondiales, uniquement en yuans chinois ou en échange d'hôpitaux et d'écoles, sans passer par les banques occidentales ? Ou si le Niger et le Mali, qui fournissent l'uranium pour les centrales nucléaires françaises, exigeaient d'être payés en or physique ?

L'histoire de l'Irak, de la Libye et du Venezuela nous donne la réponse, et elle est brutale.

Face à cette réalité, il n'y a qu'une seule solution pour l'Afrique : l'union stratégique et courageuse. Nous ne pouvons pas survivre seuls, pays par pays. Nous devons nous unir. Cela passe par plusieurs actions concrètes :

Premièrement, créer une chambre de compensation panafricaine. Cela permettrait à un pays qui vend du cacao d'acheter des médicaments à un autre pays africain sans avoir à convertir nos francs CFA en dollars d'abord. Nos échanges se feraient directement entre nos monnaies.

Deuxièmement, établir un Fonds Monétaire Africain qui serait garanti par nos propres richesses : notre or, notre pétrole, notre cobalt, notre uranium. Ce fonds donnerait du poids et de la crédibilité à notre union monétaire.

Troisièmement, sortir de manière coordonnée et définitive du Franc CFA pour créer notre propre monnaie commune, une monnaie contrôlée par des Africains, pour les Africains.

Quatrièmement, développer d'urgence nos propres systèmes de paiement entre pays africains, comme le système PAPSS qui existe déjà, pour ne plus être dépendants du réseau bancaire occidental SWIFT.

Pour vous, citoyen africain, la leçon à tirer est simple. Ne placez pas toute votre confiance et toutes vos économies dans une monnaie que vous ne contrôlez pas. Protégez-vous en diversifiant. Convertissez une partie de votre épargne en actifs réels : achetez un lopin de terre, conservez un peu d'or physique que vous gardez chez vous, investissez dans du bétail. Pour ceux qui sont à l'aise avec la technologie, informez-vous sur des actifs numériques décentralisés comme le Bitcoin. Ne le voyez pas comme un jeu de spéculation, mais comme une façon de posséder une valeur qui n'est pas stockée dans une banque qui peut la geler ou la confisquer sur ordre d'un gouvernement étranger.

Le Venezuela est bien plus qu'une nouvelle angoissante. C'est un avertissement solennel pour l'Afrique.

Notre continent est assis sur les ressources les plus convoitées du 21ème siècle. Soit nous nous réveillons, nous nous unissons et nous prenons ensemble le contrôle de la valeur de ces ressources, soit nous serons démantelés et dominés, un pays après l'autre, comme le furent l'Irak, la Libye, et comme le Venezuela est en train de l'être.

La souveraineté ne se mendie pas. Elle ne s'obtient pas en gentillesse. Elle se prend par la connaissance, par la volonté et par l'unité. Et chaque jour qui passe sans action nous rapproche du danger.

 

La prise de conscience est le premier pas vers la libération.

Alberto Gnintz

Waooh, quelle clairvoyance ! Quelle analyse ! Quelle finesse ! Si seulement nos dirigeants pouvaient t'écouter ! S'ils pouvaient tenir compte de tes enseignements ! Chapeau, digne fils Africain pour ce brillant exposé ! Très belle compréhension de nos malheurs futurs et présents, des enjeux de notre époque, de notre moment !

Aurelien Adjete

Vraiment.

Il est temps pour les pays africains riches en ressources naturelles de s'unir et de prendre des décisions stratégiques pour se libérer du contrôle des grandes puissances. Pour cela, il est essentiel d'éduquer nos peuples sur les enjeux géopolitiques et économiques, afin qu'ils ne se laissent pas manipuler par des intérêts étrangers. Les gouvernements doivent travailler à renforcer la confiance de leurs citoyens et les informer sur les défis à venir.

La coopération régionale et la solidarité entre les pays africains sont essentielles pour faire face aux défis communs. Les gouvernements doivent également prendre des mesures pour protéger leurs citoyens contre les ingérences étrangères et les manipulations médiatiques.

Ensemble, nous pouvons construire une Afrique plus forte et plus souveraine ! Les peuples doivent être au courant de ce qu'ils s'apprêtent à traverser tout en ayant confiance à leurs états. Il est temps de prendre notre destin en main et de montrer au monde que l'Afrique est capable

 

Vata Dyeto

Je suggère que ces analyses parviennent à tous les présidents africains, par la voie de ses auteurs. Merci bcp.

 

Diamant Vert

Un très bel exposé mon gars une pensée bien structurée digne d'un panafricain conscient de la situation socio-panafricaine, unisson nous comme nos frères du Burkina Faso,du Mali et du Niger l'on fait en créant LAES pour la consolider l'Afrique et les africains que nous sommes.

Yorgen Siah

Si tous ces jeunes internautes qui passent leur temps à parler de choses inutiles pouvaient prendre le temps de lire entièrement cette analyse bcp seront touchés ne serais-ce pour un instant.... Cette analyse résume le système mondial et cela doit nous interpeller.... Merci Mr

 

Florence Young

Une analyse plus qu'authentique !

Vraie de chez Vraie, audacieuse pour réveiller les africains qui dorment encore. L'heure est à l'éveil commun et aux actions bien coordonnées telles que présentées par notre frère. Ce qui se passer au Vénézuela actuellement est un message fort ayant pour but de décourager tous ceux qui osent ou oserait .

La peur n'est pas une option, mais c'est l'action ! Vive l'Afrique libre, souveraine et unie ! 

Amma N'Kruma

Merci pour cette analyse et ces propositions de solutions salutaires. Une très importante , non citée demeure notre principale faiblesse. 

Une force militaire pour assurer la défense de nos pays et des populations. Car quoi qu'on dise, sans sécurité, nous demeurons vulnerables et à leur merci.

Michel Basso

Peut-être que c est ainsi. Les belles choses pour l humanité avance doucement.Par exemple: il existe une langue de respect des peuples, neutre, de paix.(l esperanto).mais c est l anglais qui envahit, de même pour les monnaies. Il faut tout de même croire et renforcer des Nations-Unis plus fort et démocratique. En Afrique,commencer par faire l'eco a la place du Cfa et plus de cooperation,etc.

Bonne année à tous. Bonan novjaron al ĉiuj.

Bikouta Cyr

Cool. Revenons au troc pour les minerais africains. Plus d'argent mais des objets en nature tels que l'or , le cacao ......

Ndranto Randriamamonjy

Merci beaucoup, bonne réflexion aux dirigeants africains. Il est temps de réagir contre les impérialistes qui nous mettent à genoux de nos souverainetés.

 

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