Festival ALIMENTERRE 2026

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Le festival ALIMENTERRE fête ses vingt ans d'existence.

Le festival ALIMENTERRE se déroule en France et dans 16 pays. A cette occasion 2 850 événements sont organisés par 3900 structures telles que Lycées, associations, cinémas, collectivités.
En partenariat avec le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux, le CCFD Terre Solidaire et la Confédération paysanne proposeront le film "Femmes des Terres" qui sera projeté le Jeudi 5 novembre 2026 à 20h30.

Femmes des terres est un documentaire réalisé par six étudiantes et étudiants en agronomie, qui partagent les récits de vie de paysannes, agricultrices et leurs traditions ancestrales entre la France, le Togo et la Bolivie.

À travers le monde, Femmes des Terres recueille les expériences de femmes vivant dans des contextes culturels et sociaux très différents, qui partagent pour autant des engagements communs : ce documentaire s’intéresse à la manière dont l’organisation collective entre femmes amplifie la portée de leurs luttes, favorise leur autonomie et assure un espace de soutien.

Ce documentaire est accessible au grand public et au public scolaire.

Pour en savoir plus:

https://www.instagram.com/femmesdesterres/

https://ccfd-terresolidaire.org/qui-sommes-nous/

https://www.confederationpaysanne.fr/

Magnifique humanité (3)

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

               Le christ peint par Rembrandt et visible au Mas d'Agenais

Chaque génération reçoit en héritage la tâche de façonner son époque : faire mûrir l’histoire comme un lieu où la dignité de toute personne est préservée, la justice promue et la fraternité rendue possible. Mais sur chaque époque pèse le risque de construire un monde inhumain et plus injuste.

Nous pouvons participer activement à toutes ces initiatives qui construisent un monde plus juste, et nous pouvons appeler d’autres personnes à collaborer avec nous dans la promotion du développement intégral de chaque être humain. Nous souhaitons entrer en dialogue avec tous les hommes et toutes les femmes de notre temps avec lesquels nous partageons les événements, les questions et les aspirations de l’humanité. Nous voulons trouver, avec eux, de nouvelles voies pour le bien commun et la promotion d’une vie digne pour tous.

Ces dernières années, il est apparu de plus en plus évident combien la numérisation, l’intelligence artificielle et la robotique sont en train de transformer rapidement et profondément notre monde. Au fil des siècles, le développement technologique a contribué à une amélioration significative des conditions de vie de l’humanité ; en même temps, chaque étape du progrès a également révélé la face ambiguë d’outils susceptibles de causer du tort lorsqu’ils ne sont pas mis au service du bien. 

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une situation nouvelle, la puissance et l’omniprésence des technologies émergentes s’inscrivent dans le tissu de la vie quotidienne, façonnent les processus décisionnels et marquent profondément l’imaginaire collectif. Les nouvelles technologies ouvrent un horizon étendu vers des directions que nous ne pouvons pas encore pleinement prévoir. Cela rend plus complexe l’évaluation de leur impact et de leurs effets à long terme sur la dignité des personnes et sur le bien commun.

 Nous ne pouvons pas ignorer que l’énergie nucléaire, la biotechnologie, l’informatique, la connaissance de notre propre ADN et d’autres capacités que nous avons acquises donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier . Par le passé, c’étaient surtout les États qui guidaient et orientaient l’innovation. Aujourd’hui, en revanche, les principaux moteurs du développement sont des acteurs privés, souvent transnationaux, dotés de ressources et de capacités d’intervention supérieures à celles de nombreux gouvernements. Le pouvoir technologique prend ainsi un visage inédit, essentiellement privé, et donc d’autant plus difficile à cerner, à réguler et à orienter vers le bien commun.


Nous vivons une phase de transition rapide, un “tournant historique”, des questions décisives s’imposent à notre conscience, questions auxquelles on ne peut plus échapper : où allons-nous ? Vers quel but souhaitons-nous nous orienter ? Quelle direction choisir en tant que communauté humaine et en tant que peuples ?

Extraits de l'encyclique "Magnifique humanité" du pape Léon XIV

Et maintenant que faut-il faire?

Rédigé par sadys - - 1 commentaire
 
Photo Matthias Mombereau 

 

Maintenant que les grands incendies de l'été 2026 dans le massif forestier des Landes et de la Gironde s'éteignent des écrans des chaînes de télé d'informations en continue et des écrans de nos smartphones, maintenant qu'ils s'effacent de la une de la presse écrite, que faut-il en penser, en dire, en écrire?

Voici ce que j'entends autour de moi à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) et à Vielle Soubiran (Landes).

"Il y a trop de pins dans le massif forestier landais et girondin. Il y a trop de monde l'été qui circule jour et nuit dans la forêt. Il n'y a plus assez de diversité d'espèces d'arbres. La monoculture du pin, trop c'est trop."

"Les grands champs de maïs, d'haricots verts, d'asperges, de carottes sont les bienvenus. Et demain des champs de lentilles?"

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de communes ont mis en place des pare-feux. Mais il faut y passer le giro (parfois un broyeur) régulièrement. C'est fait plus ou moins intensément. Aujourd'hui il y a des personnes qui affirment qu'il faut les élargir de 20 mètres de chaque côté  pour en faire des coupe-feux. Mais les propriétaires vont-ils l'accepter? Et qui va payer les travaux?"  

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de villages avaient un véhicule pour lutter contre les feux de forêt. A Vielle Soubiran c'était un GMC, un de ceux que les Américains ont laissé sur le territoire Français à la fin de la seconde guerre mondiale. Un moteur essence puissant, 6 roues motrices en vitesse lente, un rail de chemin de fer comme pare-choc, un treuil solide. Sur le plateau arrière un réservoir d'essence de 200 litres, une cuve cubique de quatre mille litres d'eau. A l'arrière du plateau un moteur essence de 203 Peugeot pour alimenter la lance incendie. A chaque départ de feu deux ou trois hommes du village intervenaient immédiatement en attendant l'arrivée des pompiers de Saint Justin. Les GMC ont, peu à peu , été supprimés. Ils étaient coûteux en entretien et en essence. Ils n'étaient plus aux normes d'aujourd'hui pour circuler sur les routes. Seront-ils remplacés par des citernes d'eau tirées par des tracteurs appartenant aux communes forestières et aux communautés de communes?  "

"Depuis plusieurs années des élus demandent que des Canadairs soient basés à Mérignac l'été. Seront-ils entendus? "

"Dans les années à venir y aura-t-il une réorganisation des services de lutte contre les feux de forêts? Plus de pompiers formés aux feux de forêts? Il faut compléter la structure existante  de pompiers professionnels et de pompiers bénévoles par l'intégration des paysans et de leurs citernes d'eau?" (Ils ont montré une fois encore leur engagement, leur dévouement, leur utilité, leur efficacité).Les régiments du Génie de l'Armée de Terre ne pourraient-ils pas intervenir dans l'entretien des pare-feux?"

"Il sera intéressant aussi de voir, d'entendre, de lire dans un avenir proche ce que les syndicats de sylviculteurs pensent de la situation présente?"

"La coopérative Alliance forêt bois proposera sans doute dans un avenir plus ou moins proche ce qui lui semble important de mettre en place pour ne plus voir se répéter des incendies gigantesques et dévastateurs."

"Depuis plusieurs années des postes d'agents de l'Office National des forêts sont supprimés. Quelle sera demain la participation de l'ONF à la survie de la forêt en France? Et sa capacité d'action?"

Homme,

Je suis la flamme de ton foyer dans la nuit hivernale. Et, au plus fort de l'été, l'ombre fraîche sur ton toit. Je suis le lit de tes sommeils, la charpente de ta maison, la table où poser ton pain, le mât de ton navire; je suis le manche de ta houe, la porte de ta cabane, je suis le bois de ton berceau et celui de ton cercueil, le matériau de tes oeuvres et la parure de ton univers.

Ecoute ma prière: ne me détruis pas.

("La forêt", Walter Kümmerly) 

Allez dans le monde

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

"Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création." (Marc 16:15)


Le Dimanche 9 août, l'orage du matin s'est arrêté avant la fin de la messe. Nous avons donc pu accueillir le père Jean Luc Kiala pour un apéritif rafraîchissant suivi d'un repas sur le principe du panier partagé dans le vaste jardin de la nouvelle maison paroissiale de Casteljaloux. Il a pris la parole devant nous pour se présenter. Il est originaire de la République Démocratique du Congo. Un grand pays de 2 345 410 km2. C'est le deuxième plus grand pays d'Afrique, le onzième plus grand du monde. C'est environ quatre fois la superficie de la France. Kinshasa en est la capitale et la plus grande ville de RDC.


Après sa formation classique au Grand Séminaire Interdiocésain de Mayidi (3 ans de Philosophie et 4 ans de Théologie) et un master en Théologie à l’Université Catholique du Congo à Kinshasa ( 2 ans), le père Jean Luc a été ordonné prêtre le 25 juillet 2010 dans la cathédrale Notre Dame des Sept Douleurs à Kisantu. Il devient par la suite formateur au Petit Séminaire Saint Jean Berchmans à 30 km de Kisantu, siège dudit Diocèse. Puis, il est envoyé comme vicaire à la Paroisse Saint Jean Apôtre à Kinshasa, une Paroisse du même Diocèse de Kisantu. En 2017, il est envoyé en France pour une thèse en Théologie pendant cinq ans, plus précisément à l’Institut Catholique de Paris. A son retour en RDC en 2023, il est nommé Secrétaire-Chancelier de Monseigneur Jean-Crispin KIMBENI, Evêque de Kisantu. Son travail principal consiste à réceptionner les courriers de l'Evêque, à rédiger les réponses selon les orientations données, à les expédier après approbation, à archiver les courriers reçus ainsi que les réponses qui y sont faites. Il continue à donner des cours, assurer des messes. Il accompagne l'Evêque dans ses déplacements en tant que secrétaire-chancelier.

Le père Jean Luc Kiala a illustré sa prise de parole devant nous avec des photos format A3 montrant les lieux religieux importants que son activité lui fait fréquenter.


Il est présent parmi nous durant le congé d'été du père François M'Balu Nketo.

Contact:
Maison paroissiale, 4 place de l'Eglise, 47700 Casteljaloux
Tel: 05 47 85 91 04
Mail : paroisse.nddelavance@diocese47.fr

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit." (Matthieu 28:19-20)

Radical climat

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

 C'est le titre d'un article publié dans la revue Esprit le vendredi 10 juillet 2026

Depuis la fin du mois de mai, la France a déjà connu trois vagues de chaleur. Dans certaines régions, la température n’est pas descendue sous les 30,6 °C au cours de la nuit, un record absolu. La chaleur extrême n’annonce plus une catastrophe à venir : elle est devenue notre quotidien. Elle bouleverse l’organisation des écoles, des hôpitaux, des transports ou encore du travail, révélant moins une succession de crises qu’une transformation profonde de nos conditions de vie.

Face à cette réalité, la réponse politique reste comme en suspens. Les pouvoirs publics peinent non seulement à adapter les infrastructures et les services essentiels, mais aussi à situer leur action dans un monde dans lequel nos conditions d’existence ont déjà changé. Entre impréparation, déficit d’anticipation et arbitrages sans cesse différés, l’écart ne cesse de se creuser entre l’expérience vécue et les représentations sur lesquelles repose le discours de l’État.

Dans ce contexte, une question mérite d’être reposée. Après avoir longtemps cantonné les militants des écologies dites « radicales » aux marges du débat public, les présentant tour à tour comme de dangereux activistes ou de doux rêveurs, ne faut-il pas reconnaître qu’ils ont souvent nommé, avec plusieurs années d’avance, les impasses auxquelles nous sommes désormais confrontés ? Ce que l’on disait alors excessif apparaît aujourd’hui comme une tentative lucide de penser un monde déjà en train de basculer.

La difficulté à transformer nos institutions, les insuffisances voire les reculs de la planification écologique et les résistances qu’elle soulève montrent combien notre imaginaire politique demeure prisonnier de catégories dépassées. Relire les penseurs précurseurs de l’écologie n’est plus un simple exercice de curiosité intellectuelle, c’est interroger nos certitudes les plus ancrées : notre rapport au progrès, à la démocratie et aux formes de l’action collective. À mesure que la crise climatique s’impose comme notre horizon commun, ce qui semblait hier relever de la radicalité pourrait bien tenir, demain, du réalisme.

La rédaction

https://esprit.presse.fr/infolettre/radical-climat-56

 

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