La guerre est ressuscitée

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Authentique Rembrandt à voir au Mas d'Agenais. 

 

Le jeudi 28 mars 2024, Christine Pedotti a écrit dans le journal "Témoignage chrétien":

"Comment peut-on célébrer Pâques alors que le monde est plongé dans de tels conflits, de tels drames, de telles douleurs ? Pourtant, nous aimerions tant nous réjouir, trouver à cette saison des couleurs de printemps, de renouveau, de légèreté. Mais n’est-ce pas nous tromper sur le véritable sens de Pâques ? D’ailleurs, si nous regardons l’état du monde au moment de la mort de Jésus, difficile de ne pas y trouver des éléments communs à celui d’aujourd’hui. La tragédie, hélas, n’a pas d’âge. Un pays envahi, occupé, des responsables civils et religieux ordinairement lâches. Des amis sans courage, des traîtres, des couards. Il y a, en ce jour d’exécution à Jérusalem, une sorte de cristallisation du mal, de la bêtise, de la lâcheté, de l’injustice, du mensonge.

Vous me direz : oui, mais il y a le matin de Pâques."

Lire la suite ici: https://www.temoignagechretien.fr/au-coeur-de-la-nuit/

Le Pérou chez nous

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Le samedi 9 mars 2024 nous étions invités par le CCFD Terre Solidaire du Lot-et-Garonne à assister à une messe en l'Eglise de Tonneins célébrée par le père Philippe d'Halluin, le père John Hennessy, les diacres René Borie et Bernard Biasiori, aumônier du CCFD Terrre Solidaire 47.

La messe terminée nous nous sommes tous retrouvés dans une pièce du presbytère pour partager un bol de soupe (à volonté) une pomme (à volonté) de l'eau ( à volonté), des tartines de pain (à volonté).

Une fois terminé notre repas de Carême nous nous sommes installés dans une salle plus vaste équipée d'un grand écran, d'un projecteur relié à un ordinateur pour projeter le diaporama construit par Alberto Vilchez.

En France pour un an , Alberto (31 ans) est volontaire international au CCFD Terre Solidaire et à la Coopération Catholique (DCC) . Il est fils de paysan de la région de Cajamarca , au nord du plateau andin. Il a fait des études de philosophie et d'Education. Il est professeur de catéchèse et organisateur de programmes sociaux. Ses origines familiales sont à la fois andine et amazonienne. 

A l'aide d'un diaporama il nous a présenté en Français et parfois en Espagnol les cultures , les croyances , les spiritualités de ses 2 communautés . Il a souligné leurs liens très forts à la nature : la terre mère est considérée comme sacrée et doit être respectée en tant que telle : c'est la “pachamama ”. Elle abrite et engendre le vivant qu'il soit humain, animal, fleuve, rivière, forêt, plantes. Il nous a parlé de "cosmogonie' (cosmos : le monde et gonia : la procréation, la naissance ) c'est à dire le système qui décrit la formation de l'univers.

Dans la culture inca, la feuille de coca joue un rôle essentiel : elle combat la faim, la soif, la fatigue, le mal d'altitude , les douleurs diverses et donne du courage au travail. Consommée traditionnellement, elle est un élément fondamental pour les peuples andins.

Alberto se sent chrétien avant tout et rejette les affirmations confessionnelles identitaires. Il pense que les religions chrétiennes doivent accepter « l’inculturation » (1) , après une évangélisation forcée au XVI ieme siècle, elles s'intègrent maintenant dans la multiplicité socio-culturelle des populations hétérogènes de ce pays (47 langues reconnues au Pérou) .

Il considère que la théologie de la libération qui est née dans les années 70 a permis à l'Eglise de s'engager aux côtés des plus pauvres mais a parfois poussé certains vers la lutte armée pour combattre les injustices, ce qu’il déplore.

Il nous place devant cette question lancinante : Le Pérou est chrétien à 92% mais c'est un pays extrêmement corrompu ce qui est paradoxal.

L’expression de la foi chrétienne et catholique en particulier est très vivante et colorée. Défilés dans les rues pour Pâques, cultes mariales par exemple.

Dans la société péruvienne, ces pèlerinages et défilés religieux sont tellement tolérés que des déviations sont faites pour les véhicules et les transports en commun pour ne pas gêner ces manifestations religieuses dans l'espace public.

Alberto accorde enfin une grande importance à un mot qu’il prononce en français à plusieurs reprises : la tolérance, vertu qu’il juge essentielle en France comme au Pérou: un grand respect pour les différentes formes de spiritualité bien ancrées dans ce pays. Il se considère toujours, même s'il est aujourd'hui professeur comme un “paysan” attaché à la terre de son pays qui sont ses racines profondes.

Le Pérou compte 34 millions d'habitants, la capitale Lima est la plus grande ville du pays où se concentre 11 millions d'habitants alors qu'il y a des territoires ruraux excentrés , peu peuplés et très pauvres.Les paysans doivent chaque jour se préoccuper de leur nourriture quotidienne.

Son territoire est composé de paysages variés : la côte, la zone andine et la zone amazonienne. C'est un pays avec une grande diversité biologique, ethnique, sociale, économique.Rappelons que la richesse spirituelle du Pérou ne doit pas nous faire oublier aussi ses richesses naturelles. Il dispose d'importantes ressources naturelles: dans le domaine minier, il est le 2ème producteur mondial de cuivre. Le pays possède des mines d'argent, d'or, d'étain. Il y a des gisements de gaz naturel. Le secteur agricole est important au Pérou qui se place dans le marché alimentaire mondial en premier exportateur de myrtilles, d'asperges, de bananes bio et de quinoa. Il est aussi un important exportateur de raisins, paprika, mangues et avocats. Et un grand producteur de pommes de terre et d'ananas.

Le niveau de vie des Péruviens dans l'ensemble reste faible à cause d'une mauvaise répartition des richesses naturelles du pays dont ne profite pas l'ensemble de la population. La déforestation, l'accaparemnt des terres par de grandes compagnies et le commerce illégal sont des fléaux. Le CCFD Terre Solidaire soutient des assocations partenaires ( notemment l'Institut Bartolomé de Las Cazas) dans la reconnaissance des droits des indiens et la défense de leur terre “pachamama”.

 

C'est le Pérou!

(1) inculturation : inscription du message de l'Evangile dans une culture .

( langage,architecture,liturgie,organisation de l'Eglise etc ....)

 

Texte collectif écrit par trois participants à cette rencontre.

Nouvelles de Syrie

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Lettre d’Alep No 47 (22 octobre 2023) KHALAS !

Chers amis,
Vous recevrez cette lettre à un moment absolument critique pour la région du Moyen- Orient. Depuis deux semaines, nous assistons à un déferlement de violence incroyable, une violence qui risque de s’étendre.

Beaucoup d’amis de l’étranger, nous demandent : « quel est l’impact de cette guerre sur votre quotidien à Alep ? »

Que répondre ? Encore une fois, aujourd’hui à l’aube, l’aéroport d’Alep et celui de Damas ont été bombardés pour la nième fois.
Khalas, ça suffit ! ça suffit d’être constamment attaqué, menacé, apeuré. Jusqu’à quand tout cela va-t-il durer ?

Cette semaine, et à l’invitation du Patriarche latin, nous avons vécu une journée de jeune et de prière pour la paix.

Nous, les Maristes Bleus, avons participé à cette journée en animant des moments de réflexion et de prière.

Lors d’une de ces réunions de partage sur la situation dans laquelle nous vivons en ce moment et les répercussions des évènements de Gaza sur notre vie, une institutrice dit : « Je me demande sérieusement pourquoi avoir des enfants, si c’est pour leur faire vivre ce que nous vivons aujourd’hui ? ».
Plusieurs autres ont exprimé leur fatigue. Khalas !
Khalas est une expression pour dire ça suffit, Basta ! on en a marre, nous ne voulons plus écouter ces nouvelles, nous ne voulons plus regarder les scènes de violence, de sang, de mort, d’explosions, de destruction ! Nous ne pouvons plus !
Rares sont les médias qui rapportent en toute vérité et objectivité la réalité !

Une autre institutrice donne une réponse révélatrice de l’état d’âme : « Je désire qu’il y ait une guerre mondiale et qu’on en finisse. Et que je meurs s’il le faut ! »

Sur l’impact de ce que nous vivons sur une possible décision d’émigration, toutes à l’unanimité ont répondu par un oui massif. « Nous voulons quitter toute la région » !

Ce tableau est un échantillon du sentiment de toute une population, qui a vécu la guerre, le Covid 19, les sanctions économiques, le tremblement de terre et depuis quelques jours, cette escalade de violence. Actuellement, nous sommes dans une
situation d’attente et d’observation minutieuse de ce qui passe dans la région et dans le pays.

Si on s’attarde à parler de la situation régionale, c’est qu’elle n’est pas uniquement régionale ; elle touche aux valeurs universelles et aux droits humains les plus élémentaires. Le monde continue à avoir deux poids, deux mesures. La victime est transformée en bourreau qu’il faut anéantir, faire disparaitre de la terre, brûler dans l’enfer des bombes, déplacer massivement…

Comment semer l’Espérance dans une société fragilisée, une société qui ne cesse de s’appauvrir, une société qui lutte pour survivre, une société qui n’a plus la force de se lever ?

Dans mon carnet de bord, j’écrivais le 15 septembre passé : « Il est 6h00 du matin…

Je ne sais pas pourquoi, cette nuit, je n’ai pas pu bien dormir. Beaucoup d’images déferlent dans ma tête. Elles reflètent les personnes et les situations que j’ai pu rencontrer depuis que nous avons repris les activités le 4 septembre.
Mes pensées vont vers les personnes âgées qui, cette nuit encore, ont subi les effets de la canicule sans aucun moyen de se rafraîchir… L’électricité manque. A peine 2 heures par jour…Les sanctions sont là… NOUS SOMMES PUNIS…Comme si le climat ne suffisait pas, les sanctions viennent peser lourdement sur notre quotidien…Nous sommes obligés de subir la dévaluation galopante de notre monnaie locale…Tout renchérit d’un jour à l’autre….

Je pense à tous les parents dont les enfants commencent une nouvelle année scolaire. Les fournitures et les scolarités sont tellement chères qu’elles peuvent représenter, pour un seul enfant, plus de la moitié du salaire annuel des parents.

Mes pensées vont aussi vers les jeunes. Oui, tous ces jeunes qui n’ont dans la tête qu’une seule idée : quitter le pays pour aller n’importe où, n’importe comment, mais le plus tôt possible. L’espoir et l’inquiétude sont deux sentiments dominants…D’une part, étudier pour réussir et obtenir un diplôme et d’autre part, quoi faire par la suite ? Chercher à quitter le pays ou faire le service militaire obligatoire. Beaucoup de jeunes se disent « perdus”. Ils ont besoin d’un accompagnement psychologique en vue d’un discernement définitif…Que faire ? quel conseil apporter ? Où trouver les ressources économiques nécessaires pour émigrer ou lancer son propre projet …Une jeunesse en crise, perdue, à la recherche d’un avenir loin de la guerre et de la misère…Ce n’est pas du tout facile. Il est déjà très difficile d’obtenir le passeport, alors que dire du visa ?

Les médias nous ont montré ces jours-ci les images du déferlement de migrants à Lampedusa. En une nuit, plus de 7000 personnes sont arrivées sur les côtes de cette île ? Sommes-nous conscients de ce drame humanitaire ? Les médias retiennent, comme symbole du visage humanitaire, l’image d’un carabinier qui tente de rassurer une petite fille.

Comment dire aux « grands » de ce monde, que nous vivons sur une autre planète ? La planète des sanctions ! C’est inhumain, impardonnable, révoltant ! Nous n’acceptons pas que le monde soit indifférent. Nous refusons d’être traités en misérables. Nous voulons récupérer notre dignité d’hommes et de femmes vivant dans ce vingt et unième siècle. Nous voulons être réintroduits dans la communauté internationale ».

Nous, les Maristes Bleus, ne baissons pas le bras. Nous cherchons par tous les moyens à soutenir les plus démunis.

Cette année, nous avons accueilli plus de 40 nouveaux enfants dans notre projet éducatif « Je Veux Apprendre ». Les 120 enfants du projet proviennent de milieux défavorisés et d’une pauvreté atteignant la misère.

Les institutrices et éducateurs ont bénéficié de plusieurs sessions de formation pédagogique durant le mois de septembre. Depuis le 2 octobre, les voix des enfants, leurs sourires, leur joie remplissent les salles de classe et la cour.
Seeds, notre projet de soutien psychologique, s’est développé, accueillant plus d’enfants en bas âge dans le programme « Bamboo » et plus de femmes dans le programme « Ghosn = Branche », programme destiné uniquement au soutien psychologique des femmes.

Le projet « Pain Partagé » assure à plus de 250 personnes âgées le repas chaud quotidien. Le nombre de bénéficiaires dépassant les 80 ans ne cesse de croitre.
Comme le courant électrique n’est fourni que deux à trois heures par jour, nous avons installé des batteries et des lampes LEDs et un inverter à toutes ces personnes âgées pour qu’elles ne restent dans l’obscurité après le coucher du soleil et pour que la télévision puisse rompre leur solitude.

Pour les personnes âgées alitées et grabataires, nous distribuons des couches en quantité suffisante.

Récemment, nous avons organisé une sortie pour tous les bénéficiaires de Pain Partagé qui pouvaient se déplacer. Ce fut une journée inoubliable, remplie de chants traditionnels, de danses et de souvenirs. Les bénévoles de la cuisine avaient préparé un repas traditionnel (Hrissé). Avant de partir, quelqu’un a dit : « Aujourd’hui, j’ai pu manger avec beaucoup de joie car je n’étais pas seul à prendre le repas ».

Dans notre dernière lettre, nous parlions du « Zelzal » avec son lot de destruction et de peur mais l’autre face du séisme a été la grande générosité des amis et des organisations internationales. Leur aide nous a permis de continuer à distribuer mensuellement à 1100 familles un Panier Alimentaire très riche en denrées.
Suite au séisme, nous avons initié un nouveau projet d’aide pour l’achat et la distribution de meubles et d’appareils électro-ménagers aux familles ayant perdu les leurs, suite au tremblement de terre.

Au moment de recevoir le panier, une dame était en larmes : elle nous explique que depuis plusieurs jours, elle n’avait plus une goutte d’huile d’olive à la maison. Il faut noter que le prix de l’huile d’olives (essentiel pour les orientaux) a tellement augmenté qu’il n’est plus abordable pour beaucoup de familles.

Nous constatons, au fil des jours, l’extrême pauvreté dans laquelle se trouvent tant et tant de familles. Jusqu’à quand, pourrions-nous subvenir au besoin d’une population dont 82% vit sous le seuil de la pauvreté ?

Comme les modules 1 et 2 du projet « Formation Professionnelle » se terminent, nous nous apprêtons à lancer 2 nouveaux modules à la fois. Dans chaque module, 20 jeunes apprentis vont apprendre pendant 2 ans un métier en travaillant chez un professionnel.

D’autre part, nous continuons, à travers des Micros- Projets, à aider des jeunes adultes à lancer leur propre projet. Comme pour la formation professionnelle, Ils sont accompagnés et soutenus.

Les sessions de formation du MIT sont très appréciées. Pour une session de 24 participants, nous avons une liste de plus de 130 candidats.

Le programme « Développement de la Femme » offre à 60 femmes réparties en deux groupes deux sessions de formation par semaine. Là aussi, comme dans tous nos projets, la liste d’attente est très grande.

« Coupe et Couture » a célébré une journée « Open Day » pour toutes les femmes qui ont suivi ses sessions depuis le début du projet en 2017. Plus d’une centaine de dames ont répondu à l’invitation et ont passé une demi-journée ensemble avec des concours et des moments de partage.

Le projet d’Aide Médicale est très estimé et valorisé en ces temps si difficiles. Tous les jours, des dizaines de personnes sont soutenues pour un traitement, une opération chirurgicale ou des médicaments. Cette aide devient de plus en plus nécessaire devant la hausse indescriptible des soins médicaux et des prix des médicaments.

Nous avons pu distribuer des couches pour des enfants. Combien de parents nous demandent de les aider pour leurs enfants d’un âge avancé mais qui, suite au tremblement de terre, ont repris leur incontinence nocturne.

« Goutte de Lait » reste un projet très important pour les enfants de moins de 8 ans. Pour les nouveau-nés, leur besoin mensuel de 6-8 boîtes de lait spécial pour nourrisson coûte plus que le salaire mensuel de leurs parents.

Heartmade poursuit et développe son activité et multiplie les produits pour arriver à l’autofinancement. Vingt femmes y trouvent un emploi en créant, à partir de restes de tissus, des habits pour dames.

« Hope » continue à attirer beaucoup de personnes en quête d’apprentissage de l’anglais. Tous les bénéficiaires montrent un intérêt très grand à étudier l’anglais et à suivre les 3 niveaux qu’offre le projet pour améliorer leur C.V.

Le projet « Loyer » continue à soutenir les familles qui ont beaucoup de difficultés à payer leur loyer vu la hausse vertigineuse des prix.

Le projet « Soutien Scolaire » aide les parents d’enfants et de jeunes à payer les scolarités ou des sessions dans des centres spécialisés. Un enfant de douze ans, accompagné de sa maman, est venu demander une aide pour reprendre ses études en expliquant qu’un jour, il a dû abandonner l’école pour aller travailler et aider sa famille dont le papa était gravement malade. Nous croyons que, comme lui, tant d’autres méritent un avenir meilleur.

Pour terminer, réfléchissons ensemble aux paroles du Saint Père lors de son déplacement à Marseille, le 23 septembre passé :

« … En effet, le véritable mal social n’est pas tant l’augmentation des problèmes que le déclin de la prise en charge. Qui aujourd’hui est proche des jeunes livrés à eux- mêmes, proies faciles de la délinquance et de la prostitution ? Qui est proche des personnes asservies par un travail qui devrait les rendre plus libres ? Qui s’occupe des familles effrayées, qui ont peur de l’avenir et de mettre au monde de nouvelles créatures ? Qui écoute les gémissements des personnes âgées isolées qui, au lieu d’être valorisées, sont parquées dans la perspective faussement digne d’une mort douce, en réalité plus salée que les eaux de la mer ? Qui pense aux enfants à naître, rejetés au nom d’un faux droit au progrès, qui est au contraire une régression de l’individu ? Qui regarde avec compassion au-delà de ses frontières pour entendre les cris de douleur qui montent d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient ? Combien de personnes vivent plongées dans la violence et souffrent de situations d’injustice et de persécution ! »

Chers amis,
Avec Vous, hommes et femmes de bonne volonté, nous ne voulons pas baisser les bras et nous résigner.
Vous êtes notre voix !
Vous êtes notre cri !
Vous êtes notre espoir !
Nous comptons sur vous pour qu’ensemble nous changions le monde afin qu’il soit plus juste, plus digne, plus humain.
Dimanche 22 octobre 2023

Frère Georges Sabe

Chers amis,
Vous voudrez bien trouver ci-joint 47ème lettre d’Alep reçue de Nabil Antaki, écrite par Frère Georges Sabé co-responsables avec Leyla Antaki des Maristes bleus d’Alep. Pas de commentaires bien sûr, mais tellement de souffrances et de travail sans relâche, pour soulager la pauvreté et la misère qui ne cessent de s’accroître. Vous pouvez envoyer vos dons par chèque à l’ordre de l’œuvre d’Orient à mon adresse : Françoise Parmentier – 9, avenue Raymond Poincaré 75 116 Paris – Un reçu fiscal vous est envoyé directement par l’œuvre d’Orient. Soyez chaleureusement remerciés de votre générosité.
Bien à vous. Françoise Parmentier.

 

 

Soyons des martinets

Rédigé par sadys - - 2 commentaires

A la fin des années cinquante je suis allé à l’école de Lussolle avec ma mère puis ensuite à Vielle Soubiran avec mon père. (Département des Landes)  A deux cents mètres de l’école de Vielle il y a une immense église datant du XIII ième siècle. Lorsque j’étais enfant il y avait tout en haut du toit des martinets. Ce sont des oiseaux qui ressemblent à des hirondelles mais en plus gros. Ils n’ont presque pas de pattes. Ils ne peuvent pas se poser sur un arbre ni au sol.

Pour s’envoler il leur faut tomber de haut.

Un après-midi d’été j’entends des cris de martinets et des miaulements de détresse dans le pré derrière l’école. Je vais voir. Un martinet est au sol. Je pense que le chat caché dans le pré lui a bondi dessus quand il volait en rase-motte pour manger des insectes voltigeants en haut des grandes herbes.

Une vingtaine de martinets forment une roue verticale à proximité de celui qui est au sol. Chacun à son tour plonge sur le chat visant de son bec les yeux et la tête. Très rapidement le chat est dépassé par les évènements et il s’enfuit. Le martinet péniblement et difficilement parvient à décoller et à reprendre son vol.

Pourquoi je raconte cette histoire aujourd'hui? Parce que je crois que notre salut face aux dangers actuels sera collectif ou ne sera pas.

Il ne suffira pas de réarmer policiers gendarmes gardes chasse/pêche douaniers militaires.

Il nous faut nous aussi nous réarmer mentalement, intellectuellement, politiquement, moralement et copier le comportement des martinets.

Et je pense que nous allons le faire.



Hokusai

Rédigé par yalla castel - - 4 commentaires

Sous la vague au large de Kanagawa 

© Bibliothèque nationale de France

Universellement connu pour sa Vague et ses Trente-six vues du Mont Fuji, Hokusai incarne, à travers ses estampes, l’âme du Japon.

Génie protéiforme, créateur audacieux, Katsushika Hokusai (1760-1849) incarne la spiritualité et l’âme japonaises. « Fou de dessin » (gakyôjin) tel qu’il aime à s’appeler lui-même, doué d’une curiosité artistique insatiable et d’un élan créateur durable et fécond tout au long d’une carrière prolifique, longue de soixante-dix années, servi par une extraordinaire capacité de travail, il laisse une production monumentale, comprenant des milliers d’œuvres remarquables tant par leur qualité esthétique que par leur variété stylistique : peintures, dessins, gravures, livres illustrés, manuels didactiques. Il pratique tous les genres traditionnels, – portraits de geishas, d’acteurs de kabuki et de lutteurs de sumo, scènes de la vie quotidienne, cartes de vœux raffinées (surimono), illustrations de romans et de poésies –, mais c’est dans les années 1830, avec la publication de ses grandes séries de paysages, où il traite pour eux-mêmes les sites naturels, qu’il donne une vigoureuse impulsion à l’estampe japonaise. Adoptant un style tout à fait original, il réalise une synthèse entre son acquis oriental et l’assimilation des influences occidentales pour composer des paysages inattendus, d’une saisissante beauté.

Lire la suite sur le lien suivant:

https://essentiels.bnf.fr/fr/focus/e6ee7188-2044-418c-91a4-1140f88dd8d6-hokusai

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