D'hier à aujourd'hui

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En 1969, Pierre Nord, ancien "patron" des services secrets français a écrit dans son livre "L'actuelle guerre secrète":


(...) L'histoire moderne du Moyen-Orient est celle du pétrole et du canal de Suez. L'Iran possède 13% des réserves mondiales de pétrole. C'est pour cette marchandise qu'en 1953, en Iran, la C.I.A fit pour la première fois un roi - ou plutôt le refit - en remettant le Shah de Perse sur son trône. En 1953, le premier ministre iranien Mossadegh, patriote, émotif et imprudent, nationalisa les puits de pétrole. Les U.S.A lui coupèrent les vivres, ce qui l'accula à la faillite. A la fin du mois de Mai, l'aventureux Mossadegh fit du chantage en menaçant les Américains de s'allier aux Russes. La C.I.A prit l'affaire en main en envoyant à Téhéran son spécialiste sur l'Iran, sans oublier de lui ouvrir un compte illimité en dollars. Il s'appelle Schwartzkopf,( oui oui le même que celui de la première guerre du golf avec Bush père), un simple mais bon policier promu général subversif pendant la seconde guerre mondiale, et qui avait à ce titre pratiquement commandé, de 1942 à 1948, la police de l'Iran occupé par les Alliés. Schwartzkopf et ses dollars firent un coup d'état techniquement parfait. Schwartzkopf est un dur et la monnaie américaine est forte. Le 19 Août une manifestation populaire renversa Mossadegh. Depuis ce temps-là, le pétrole iranien coule d'Est en Ouest parallèlement et en sens inverse d'un courant de dollars. Les réserves mondiales de pétrole sont évaluées ainsi, en millions de barils et en pourcentage:
 

* Amérique du Nord: 42 000 (12,15%) dont 35 400 pour les U.S.A.
* Amérique Latine: 25 170 (7,13%) dont 17 250 pour le Venezuela.
* Europe: 35 250 (9,98%) dont 32 000 pour l'URSS.
* Extrême-Orient: 11 328 (3,21%) dont 9 500 pour l'Indonésie.
* Afrique: 23 049 (6,53%) dont 7 400 pour l'Algérie.
* Moyen-Orient: 215 360 (61%) dont 40 000 pour l'Iran, 60 000 pour l'Arabie Saoudite,
62 500 pour le Koweit. (...) "

Chiffres de 1969.

A propos de l'opération Ajax:

L'opération Ajax est une opération secrète menée en 1953 par le Royaume-Uni et les États-Unis, exécutée par la CIA avec le soutien du MI6 (Secret Intelligence Service), visant à renverser le Premier ministre d'Iran Mohammad Mossadegh pour le remplacer par le général Fazlollah Zahedi.

Pourquoi Khomeini était-il en France ?

Son activisme pro-chiite indispose le pouvoir irakien et, en octobre 1978, il part pour la France avec un visa de touriste et s'installe à Neauphle-le-Château, à une quarantaine de kilomètres de Paris, sans demander l'asile politique, considérant que Paris est l'idéal pour médiatiser ses opinions politiques.

(Source Wikipédia)

Journal Témoignage Chrétien

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Publié le 
par Henri Lastenouse

De ce fait, l’adage popularisé par le poète Jean de La Fontaine en guise de morale de la fable Le Loup et l’Agneau – « La loi du plus fort est toujours la meilleure » – est l’exact contraire de ce qui fonde le miracle du 9 mai 1950, où, dans la « déclaration Schuman », prévaut pour la première fois l’égalité des droits entre partenaires, point essentiel qui embarque l’Allemagne d’Adenauer dans l’aventure européenne. Voilà dépassée la logique des traités guerriers. Sans doute cette « égalité de droit » s’inscrit-elle aussi dans une forme d’humanisme distillé tant par la philosophie grecque et le juridisme romain que par le christianisme qui irrigue l’histoire européenne.

Dans le même temps, il est toujours sage d’écouter Blaise Pascal lorsqu’il rappelle que « la justice sans la force est impuissante ; la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite parce qu’il y a toujours des méchants. La force sans la justice est accusée. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force, et pour cela faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste ».

Pascal nous plonge au cœur du destin européen. Aujourd’hui, au sein de l’Union européenne, c’est avant tout la primauté du droit européen, au sein des différents ordres juridiques, qui garantit à chacun de ne pas subir l’adage de Jean de La Fontaine. Le projet européen est puissant sur notre continent du fait de l’effectivité directe de ses lois.

Et nous voilà, à ce moment incroyable et terrifiant de ces premiers jours de 2026, devant un défi sans précédent lancé à notre communauté de destin, à nous Européens. Il nous faut, pour la première fois depuis presque un siècle, assumer, seuls au cœur du monde, l’impératif de Blaise Pascal, « faire que ce qui est juste soit fort ou que ce qui est fort soit juste ». Avec la sortie assumée par les États-Unis de la famille bienveillante de la force du droit, l’Europe retrouve certes un destin singulier au cœur du monde, mais également une obligation de l’assumer pour exister encore.

Henri Lastenouse

Revue Regards (2)

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La newsletter du 5 janvier 📨

par Catherine Tricot

L’atonie des dirigeants européens conforte la puissance de Trump. Ils faillissent et nous trahissent.

En acceptant l’agression américaine au Venezuela, Emmanuel Macron s’est discrédité et a abandonné toute capacité d’agir. C’est donc sans lui qu’il faut commencer à bâtir le futur.

Personne ne peut croire désormais que la politique de Donald Trump est intuitive, versatile ou erratique. En moins d’un an, le président américain a mis sur la table toutes les ruptures qu’il entend imposer à l’ordre du monde. Et l’Europe a fait l’autruche, systématiquement. Elle a cru calmer daddy en se comportant comme un vassal.

La hausse unilatérale des droits de douanes ? OK. 

La hausse du budget de l’armement pour l’achat de ses armes aux États-Unis ? OK.  

L’achat de gaz aux États-Unis en dépit des objectifs de décarbonation ? OK.

Le futur G20 dans la résidence privée de Donald Trump ? OK.

L’expulsion de l’Afrique du Sud du G20 ? OK.

Le bannissement du sol américain de l’ancien commissaire européen au numérique, Thierry Breton ? Silence.

Les sanctions invalidantes contre le juge français de la Cour pénale internationale ? OK.

L’humiliation de Zelenski ? Pas OK mais on va redoubler de flatterie.

La riviera à Gaza ? OK.

Le bombardement de l’Iran ? OK.

Le bombardement du Nigéria ce 25 décembre ? OK.

L’investissement aux États-Unis de 500 milliards du géant du médicament Sanofi ? OK.

Le soutien aux forces d’extrême droite inscrit dans le projet de sécurité nationale ? RAS.

On a un gros problème avec Donald Trump mais on a aussi un gros problème avec l’Europe. Cela fait longtemps que le projet européen est exsangue ; qu’il est largement contesté voire rejeté et surtout totalement périmé. Tous les dirigeants européens le savent mais ils n’ont pas de plan B. Ils ont peur. 

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Revue Regards (1)

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La newsletter du 4 janvier par Catherine Tricot

En kidnappant le président vénézuélien, Donald Trump ne défend ni la démocratie ni le droit, mais impose la loi brutale des intérêts américains. Sa puissance s’affiche sans masque et menace le monde entier.

Après des mois de piraterie aux larges des côtes vénézuéliennes, l’armada américaine a kidnappé en pleine nuit le président vénézuélien Nicolas Maduro et sa femme. Il n’a jamais été question pour Donald Trump de rétablir la démocratie là où elle est malmenée depuis des années. Le mot n’a même pas été prononcé une fois lors de sa conférence de presse fleuve. Trump ne se présente pas comme un bushiste néo-conservateur ou comme le continuateur de Truman : il ne prétend pas faire la guerre au nom de valeurs mais au nom des intérêts des grands groupes américains, à commencer ce jour pour les compagnies pétrolières. Il met en œuvre son programme, réaffirmé il y a un mois dans la stratégie de sécurité nationale : America First

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