J'ai dans le coeur

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 J'ai dans le coeur un oiseau de janvier.

Il ira dire aux hommes:

" J'ai des idées nouvelles.

Apprenons à ne pas nous battre!"

Il ira dire aux hommes: 

"J'ai des idées nouvelles.

Apprenez le partage!"

Et l'oiseau de Janvier

Me reviendra en disant:

"Les hommes ont eu une idée nouvelle.

Apprenons à devenir des hommes."

Geneviève Bentoglio

 

Dans le journal Témoignage Chrétien

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Publié le 
par Pierre Orsatelli

Ce qui frappe dans la renaissance de ­l’extrême droite planétaire, de Trump à Poutine en passant par Orbán, c’est cette avidité pour l’argent comme nouvel attribut du pouvoir. Dans leur sillage se presse – et souvent cherche à devancer leurs désirs – un conglomérat de cupides. Hétéroclite aux États-Unis et en Russie du fait de l’étendue de ces empires régnant sur plusieurs fuseaux horaires, il se réduit dans chacun de nos pays européens à une phalange de quelques individus organisés s’intéressant à l’argent et aux médias, adeptes du « pile je gagne, face tu perds », bien décidés à être tour à tour faiseurs de rois et courtisans, mécènes et bénéficiaires et à toujours trouver comment se mettre dans la roue d’une victoire qu’ils tendent à faire croire, et leurs médias avec eux, inéluctable.

En France, la phalange des cupides aime à mettre en avant ces signes ostentatoires soi-disant ancrés dans leurs territoires, leurs églises de granit, leurs rites éculés, leurs abbés tradis, leurs œuvres caritatives, religieuses, parfois philanthropiques. Mais le sont-ils vraiment ? Et qui pour se laisser abuser de la sorte ? Certes, leurs porte-voix ne manquent pas : au menton protubérant et à la mâchoire carrée, à la frange sage ou à la queue-de-cheval espiègle, au zozotement calculé ou à la barbe faussement négligée, idiots et crétines utiles, ils attirent le chaland, bonimenteurs de l’excès, ils créent leurs clashs parfois même en direct pour gonfler l’audimat, susciter la polémique sur tout et n’importe quoi. Le cynisme est là, omniprésent. De la confusion naissent le chaos et la rage et s’agrègent les voix des « pour quelque chose » et celles des « contre autre chose », avec l’idée bien ancrée, elle, que leur heure est venue.

Et si, derrière les images pieuses, se cachait avant tout la volonté de profiter de la venue au pouvoir de dirigeants d’extrême droite surfant sur le populisme et la crainte du déclassement ? Et si, derrière les fariboles, la période laissait les sans-grade et les sans-gêne faire cause commune afin de permettre aux bien nés et aux bien mis de tirer les ficelles en frayant avec le peuple sans se désolidariser de leur caste, en s’encanaillant juste ce qu’il faut.

Contrecarrer ces mouvements nécessite un effort de tous les instants, une humilité non feinte, une volonté de concertation réelle, une conviction solide que du rassemblement naît une force supérieure à la somme des individualités, que le dépassement de la résignation à l’individualisme permet de déplacer les montagnes. Face à la force tellurique de l’extrême droite, une force politique seule ne viendra pas au bout des cupides et des cyniques.

Ne nous contentons plus de dire « non », créons les conditions qui nous permettront de dire oui au compromis, oui aux efforts proportionnellement répartis, oui à la prévention des conflits d’intérêt, oui à l’intérêt général. Il n’y a aucune fatalité. Les seuls combats sûrs d’être perdus sont ceux que l’on ne mène pas.

Pierre Orsatelli, entrepreneur social.

Parastoo Ahmmadi

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https://youtu.be/oYcaDHEnhbU

 

Le texte ci-dessous a été lu aux micros de CFMradio47 hier après-midi dans le cadre de l'émission "L'Atelier de lecture". Nous avons fait trois pauses musicales avec la jeune chanteuse iranienne Parastoo Ahmadi. Il est libre de copier coller et de partage.

En 1969, Pierre Nord, ancien officier des services secrets français a écrit dans son livre “L'actuelle guerre secrète”:

(...) L'histoire moderne du Moyen-Orient est celle du pétrole et du canal de Suez. L'Iran possède 13% des réserves mondiales de pétrole. C'est pour cette marchandise qu'en 1953, en Iran, la C.I.A fit pour la première fois un roi – ou plutôt le refit – en remettant le Shah de Perse sur son trône. En 1953, le premier ministre iranien Mossadegh, patriote, émotif et imprudent, nationalisa les puits de pétrole. Les U.S.A lui coupèrent les vivres, ce qui l'accula à la faillite. A la fin du mois de Mai, l'aventureux Mossadegh fit du chantage en menaçant les Américains de s'allier aux Russes. La C.I.A prit l'affaire en main en envoyant à Téhéran son spécialiste sur l'Iran, sans oublier de lui ouvrir un compte illimité en dollars. Il s'appelle Schwartzkopf,( oui oui le même que celui de la première guerre du golf avec Bush père), un simple mais bon policier promu général subversif pendant la seconde guerre mondiale, et qui avait à ce titre pratiquement commandé, de 1942 à 1948, la police de l'Iran occupé par les Alliés. Schwartzkopf et ses dollars firent un coup d'état techniquement parfait. Schwartzkopf est un dur et la monnaie américaine est forte. Le 19 Août une manifestation populaire renversaMossadegh. Depuis ce temps-là, le pétrole iranien coule d'Est en Ouest parallèlement et en sens inverse d'un courant de dollars. Les réserves mondiales de pétrole sont évaluées ainsi, en millions de barils et en pourcentage:

  • Amérique du Nord: 42 000 (12,15%) dont 35 400 pour les U.S.A.
    * Amérique Latine: 25 170 (7,13%) dont 17 250 pour le Venezuela.
    * Europe: 35 250 (9,98%) dont 32 000 pour l'URSS.
    * Extrême-Orient: 11 328 (3,21%) dont 9 500 pour l'Indonésie.
    * Afrique: 23 049 (6,53%) dont 7 400 pour l'Algérie.
    * Moyen-Orient: 215 360 (61%) dont 40 000 pour l'Iran, 60 000 pour l'Arabie Saoudite, 62 500 pour le Koweit. (...) "

Pierre Nord , auteur de L’actuelle guerre secrète (alias André Léon Brouillard) était un célèbre auteur de romans d'espionnage et un ancien colonel des services secrets français.

Dans son roman, « L’actuelle guerre secrète » Pierre Nord décortique comment les services secrets américains (CIA) et britanniques (MI6) ont orchestré la chute du Premier ministre Mossadegh pour rétablir le plein pouvoir du Shah Mohammad Reza Pahlavi.

Voici les points qu'il souligne dans son livre.

Le pétrole : La nationalisation de l'anglo-iranien Oil Company par Mossadegh est le déclencheur de l'intervention américaine.

La manipulation des foules : Comment la CIA a payé des manifestants et des agents provocateurs pour créer un chaos artificiel à Téhéran.

Le basculement géopolitique : Pierre Nord explique que c'est à ce moment précis que les États-Unis ont supplanté la France et l'Angleterre dans leur influence sur le Moyen-Orient.

L' opération secrète menée en 1953 par le Royaume-Uni et les États-Unis, exécutée par la CIA avec le soutien du MI6 (Secret Intelligence Service), visait à renverser le Premier ministre d'Iran Mohammad Mossadegh pour le remplacer par le général Fazlollah Zahedi.

ENCART:

Pourquoi Khomeini était-il en France ?

Son activisme pro-chiite indispose le pouvoir irakien et, en octobre 1978, il part pour la France avec un visa de touriste et s'installe à Neauphle-le-Château, à une quarantaine de kilomètres de Paris, sans demander l'asile politique, considérant que Paris est l'idéal pour médiatiser ses opinions politiques.

Jean-François Sadys, paroisse Notre Dame de l'Avance, Casteljaloux, Lot-et-Garonne.

(Sources: Le livre de Pierre Nord, Wikipédia et l'intelligence artificielle Gemini 3)

Grand comme 2,5 fois la France, l'Iran, contre lequel Israël et les Etats-Unis ont annoncé avoir lancé des frappes samedi, est un vaste pays du Moyen-Orient qui dispose d'importantes ressources naturelles, en particulier du gaz et du pétrole.

Près de 90 millions d'habitants vivent en Iran, dont les trois-quarts en zones urbaines, selon les données du dernier recensement.

Sa capitale Téhéran compte environ 10 millions d'habitants. Mashhad (nord-est), Ispahan et Chiraz (centre) figurent parmi les autres grandes villes.

L'Iran est un pays culturellement et ethniquement diversifié. Si les Perses sont majoritaires, les Azerbaïdjanais, les Lurs, les Kurdes, les Arabes, les Baloutches et les Turkmènes sont présents en nombre. Le persan est la langue officielle mais dans de nombreuses régions, les dialectes sont largement parlés.

L'Iran est un pays à prédominance musulmane, avec plus de 90% de sa population adhérant à l'islam chiite. C'est le plus grand pays à majorité chiite au monde.

Les sunnites, essentiellement concentrés dans les provinces frontalières de l'Irak, du Pakistan et de l'Afghanistan, constituent l'autre majeure partie.

Les minorités religieuses reconnues officiellement par la Constitution comprennent les chrétiens, les juifs et les zoroastriens. Ils ont chacun un représentant au Parlement. La confession bahaïe, une religion abrahamique, est elle interdite et persécutée depuis la Révolution islamique.

L'Iran possède certaines des plus grandes réserves d'hydrocarbures au monde. Il détient environ 10% des réserves mondiales prouvées de pétrole et environ 15% des réserves de gaz naturel. Le pays est parmi les plus riches en hydrocarbures.

L'Iran, situé à un carrefour entre l'Europe et l'Asie, est le deuxième plus grand pays du Moyen-Orient en termes de superficie, derrière l'Arabie saoudite.

Il partage des frontières terrestres avec l'Irak, la Turquie, l'Arménie, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, l'Afghanistan et le Pakistan.

L'Iran contrôle la rive nord du stratégique détroit d'Ormuz, un passage clé au niveau mondial pour le transit de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Il a pour voisin au sud le Koweït, Bahreïn, le Qatar, les Emirats arabes unis et Oman.

Au nord, l'Iran borde la mer Caspienne, la plus grande étendue d'eau intérieure au monde, qu'il partage notamment avec la Russie.

Sa position géographique a fait historiquement de l'Iran un acteur incontournable pour le commerce. Mais du fait des sanctions et tensions géopolitiques, de nombreux pays l'évitent pour le transit.

Qui est Parastoo Ahmadi: https://fr.wikipedia.org/wiki/Parastoo_Ahmadi (Pauses musicales)

Les sunnites reconnaissent les trois premiers califes (terme qui signifie « successeurs ») tandis que les chiites ne reconnaissent comme légitimes que le quatrième calife, Ali, cousin de Muḥammad ayant épousé sa fille et ses successeurs.

Pourquoi les sunnites et les chiites se détestent-ils ?

On caractérise les relations entre les sunnites et les chiites, comme une guerre sans fin qui durerait depuis plus d'un millénaire. Elle aurait pour fondement des haines liées à des divergences à propos de la succession du prophète Mahomet.

Contrairement aux idées reçues, l'Iran n'est pas un pays arabe, mais un État perse du Moyen-Orient. Depuis 1979, il porte le nom de République islamique d'Iran.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Iran

 

 

 

 

 

Des inondations qui interrogent

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Photo Mathias Mombereau

Monique Barbut est ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité du gouvernement de Monsieur Lecornu. A l'occasion des récentes crues de la Garonne elle a tenu des propos qui n'ont pas plu à tout le monde.

Bruno Marty, maire de La Réole, a écrit le texte suivant:

Madame la Ministre,

À la suite de vos déclarations renvoyant la responsabilité de l’entretien des digues aux seuls élus locaux dans le contexte des inondations en Gironde, je tiens, au nom de notre territoire, à apporter plusieurs précisions essentielles.

Depuis l’entrée en vigueur de la compétence GEMAPI en 2018, l’État a transféré au bloc communal, et en particulier aux communautés de communes, la responsabilité de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations. Ce transfert s’est opéré sans compensation financière à la hauteur des charges réelles, alors même qu’il concerne des ouvrages structurants de protection des populations.

Dans le même temps, les communes situées en zone inondable, comme la nôtre, subissent une double peine :

- elles sont empêchées d’urbaniser et donc de développer leurs ressources fiscales en raison des contraintes réglementaires liées au risque 

- elles doivent pourtant entretenir et réparer des digues protégeant leurs habitants et des territoires situés en amont comme en aval.

Ces communes aval reçoivent en outre les eaux de ruissellement issues de zones massivement urbanisées, dont l’imperméabilisation aggrave les crues. Ces territoires, eux, perçoivent la fiscalité liée à leur urbanisation sans contribuer équitablement à la gestion du risque qu’ils accentuent.

Malgré ce contexte structurellement déséquilibré, notre communauté de communes a pris ses responsabilités : nos digues ont été réparées et entretenues, souvent au prix d’efforts budgétaires considérables pour un territoire rural à ressources limitées. Nous avons agi, parce que la protection de nos habitants est un devoir. Mais nous ne pouvons ni compenser seuls les choix d’aménagement faits ailleurs, ni aller contre la nature.

Aussi, faire peser publiquement la responsabilité des inondations sur les seuls élus locaux est non seulement inexact, mais profondément injuste pour des collectivités qui assument des compétences transférées sans moyens suffisants.

Au-delà du constat, nos habitants sinistrés et nos communes attendent aujourd’hui des réponses concrètes. C’est pourquoi nous proposons :

- la mise en place d’un fonds national exceptionnel d’urgence pour les communes inondées, permettant de financer rapidement la remise en état des digues, voiries et réseaux ;

- une aide directe et simplifiée aux sinistrés pour les biens non assurables ou insuffisamment couverts, avec avance immédiate de trésorerie ;

- la reconnaissance systématique et accélérée de l’état de catastrophe naturelle pour les communes touchées ;

- un mécanisme de solidarité amont-aval, associant financièrement les territoires urbanisés générant du ruissellement aux coûts de prévention et de protection ;

- un accompagnement technique et financier renforcé de l’État sur les ouvrages GEMAPI structurants

- et l’ouverture d’une réflexion nationale sur la compensation des pertes fiscales subies par les communes durablement classées en zone inondable.

Face aux événements climatiques extrêmes appelés à se multiplier, seule une solidarité nationale et territoriale réelle permettra de protéger durablement nos populations. Les communes rurales exposées ne peuvent être à la fois empêchées de se développer, seules en première ligne face au risque, et publiquement mises en cause.

C’est pourquoi je vous demande solennellement :

- de reconnaître publiquement l’effort des communes et intercommunalités qui assument la compétence GEMAPI

- de réaffirmer la responsabilité partagée de l’État, des territoires amont et aval dans la gestion du risque

- et de présenter des excuses publiques aux élus locaux injustement mis en cause.

Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération distinguée.

 

 

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