Alep Syrie

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Magnifique humanité (2)

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Ecole St Pardoux - Académie de Poitiers

"La magnifique humanité créée par Dieu se trouve aujourd’hui face à un choix décisif: ériger une nouvelle tour de Babel ou bâtir la cité où Dieu et l’humanité habitent ensemble". Les premiers mots de la première encyclique de Léon XIV – Magnifica humanitas, «sur la protection de la personne humaine à l’ère de l’intelligence artificielle» – en résume les raisons fondamentales et l’objectif. Publiée lundi 25 mai 2026, elle a été signée par le Souverain pontife le 15 mai dernier, à l’occasion du 135e anniversaire de la promulgation de Rerum novarum de Léon XIII. Et le Pape Léon XIV a repris l’héritage de son prédécesseur, en rédigeant une encyclique sociale qui aborde l’un des principaux défis de l’époque contemporaine: l’intelligence artificielle.

La doctrine sociale de l’Église est une théologie de la communion

Le premier chapitre – Une pensée dynamique fidèle à l’Évangile – retrace l’évolution de la Doctrine sociale de l’Église (DSE) dans le magistère récent et au Concile Vatican II, en mettant en lumière «son caractère dynamique» (17). Loin d’être «un recueil de principes et de normes à appliquer», la DSE est plutôt «un chemin de discernement communautaire», une «théologie de la communion dans l’histoire» (27) qui oriente la lecture des événements à la lumière de l’Évangile. Léon XIV rappelle la pensée de ses prédécesseurs: de Pie XII – le premier à employer l’expression «doctrine sociale de l’Église» dans l’exhortation apostolique Menti nostrae de 1950 – au pape François, en passant naturellement par Rerum novarum de 1891, qualifiée de «jalon dans l’évolution du Magistère social» (30). À leur époque respective, chaque successeur de Pierre «a fait ressortir différents aspects d’un patrimoine unique: la dignité de la personne, la valeur du travail, la destination universelle des biens, la solidarité et la subsidiarité, la sauvegarde de la création, la centralité de la paix et de la fraternité.»

Protéger la dignité humaine: la personne n’est pas une ressource à exploiter

Dans le deuxième chapitre, Léon XIV énumère les «fondements et les principes de la doctrine sociale de l’Église»: parmi les premiers, il cite la dignité de la personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il est nécessaire de le rappeler car la pression exercée par «de nouvelles idéologies» et par «certains intérêts très puissants» peut réduire la personne à une «ressource à utiliser et à exploiter» ou à «ce qu’elle réalise ou produit» . Au contraire, «la dignité fondamentale de chaque personne ne s’acquiert pas, ne se mérite pas et n’a pas besoin d’être démontrée» . Un deuxième fondement de la DSE est l’inviolabilité des droits humains, parmi lesquels le premier est celui à la vie «de sa conception à son terme naturel» : à cet égard, Léon XIV définit l’avortement provoqué, le meurtre d’innocents et l’euthanasie comme des «choix gravement illicites» . Le troisième fondement est la reconnaissance des droits des minorités, avec une attention particulière pour les femmes : en leur faveur, le Souverain pontife demande des «choix concrets» dans les lois, le travail, l’éducation, les responsabilités sociales et politiques, afin qu’elles soient véritablement écoutées et valorisées.

Source:

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html

 

Notre père qui est au cieux n'y restez pas

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« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »

C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943. 

L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.

L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.  

jfs 

Notre Père d'amour, qui est aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié d'amour,
Que ton règne d'amour vienne,
Que ta volonté d'amour soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain d'amour de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses de désamour,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés de désamour.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation de désamour
Mais délivre-nous du Mal du désamour.
Amen

Serge Durieux 

Magnifique humanité (1)

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L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns

À l’occasion du 135e anniversaire de «Rerum novarum», le Pape réfléchit, dans sa première encyclique, «Magnifica humanitas», à la doctrine sociale de l’Église à l’ère de l’intelligence artificielle. Un appel à préserver «une humanité magnifique habitée par Dieu», en promouvant la vérité, la dignité du travail, la justice sociale et la paix. À l’ère numérique, il faut désarmer l’IA et dépasser la théorie de la «guerre juste», en relançant le dialogue et le multilatéralisme.

Isabella Piro – Cité du Vatican.

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html

 

Revue de presse juin 2026

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Être ou ne pas être…foot

Le foot est sans doute aujourd’hui la première religion du monde. Elle a ses adeptes, ses croyants, ses pratiquants, ses idoles, ses rites et elle est répandue sur la planète entière. Soulignons que c’est une religion principalement masculine – encore une – car, s’il y a des joueuses et des supportrices, elles sont toujours minoritaires et marginales.

La victoire finale du Paris-Saint-Germain samedi soir en Ligue des champions est venue rappeler le foot à notre mémoire à quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, organisée outre-Atlantique par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Vu de façon positive, le foot est un grand moment de communion locale ou nationale, souvent intergénérationnelle – les pères emmènent leur fils au match – et populaire – ce n’est pas un sport bourgeois. C’est aussi un lieu de lien social, et les petits clubs locaux bénéficient de l’engagement de nombreux bénévoles. Entraîneurs et présidents de club se dévouent au service de jeunes qui trouvent là un espace de vie collective.

La face négative est celle de l’argent, celui que les clubs dépensent, celui des joueurs stars, des droits d’exploitation audiovisuelle, celui des sponsors et des marques, qui achètent et vendent à prix d’or leur image, alliée à celles des clubs et des idoles. Le foot est aussi un très très gros veau d’or.

On notera avec étonnement que les plus ardents défenseurs de la laïcité ne demandent pas la séparation du foot et de l’État et que tout le monde trouve normal que les municipalités financent à grands frais les constructions ou les rénovations des stades. « Du pain et des jeux » n’est pas un slogan nouveau, mais quand même !

Reste que cette communion et ses rites prennent des formes très discutables quand elles conduisent à exprimer la liesse par la casse, ce qui fut le cas à Paris et dans de nombreuses villes de France après la victoire du PSG. Les sociologues parlent savamment de « carnaval », ce moment d’inversion des normes où les sages font les fous et les serviteurs prennent la place des maîtres. Il y a sans doute de la revanche sociale quand la jeunesse reléguée prend d’assaut les Champs-Élysées. On peut la juger durement, mais demandons-nous aussi quel avenir lui est ouvert.

Christine Pedotti dans le journal Témoignage Chrétien

 

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