Revue de presse d'août 2026 (1)

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Attal-Philippe : deux droites pour une même impasse

Les deux anciens premiers ministres de Macron se disputent le même espace politique, sans parvenir à décoller dans les sondages. Derrière leurs différences tactiques et leurs effets de communication, une même orthodoxie libérale et une même incapacité à répondre aux grandes crises du moment. Leur fusion semble inévitable. Leur salut, bien incertain.

Les puristes des sciences politiques le contesteront mais, disons qu’à ce jour et pour simplifier, la droite se divise en deux grandes familles : les modernistes – dominés par les macronistes – et la droite tradi avec Retailleau et Bellamy en têtes pensantes. Ces derniers, en voie d’absorption par l’extrême droite, luttent pour leur survie. Mais ils ont encore une certaine utilité pour ce camp : bloquer quelques centaines de milliers d’électeurs qui, sinon, pourraient filer direct chez Zemmour ou le RN. Ce qui reste d’un peu vivant à droite est désormais incarné par deux partis et deux candidats : Horizons et Edouard Philippe d’une part, Gabriel Attal et Renaissance d’autre part. 

Ce qui les distingue ? Leurs programmes ne sont pas encore sortis mais le passé de leurs actions trace une ligne parallèle. Elles devraient pourtant se rejoindre avant l’infini. Tout le monde ne parle que de cela : quand fusionneront-ils leur candidature ? Madame Bons-offices, Yaël Braun-Pivet, organise donc des dîners pour que les lieutenants se parlent et tracent ce chemin de convergence. Les sondages inquiètent et mettent en doute l’accession de l’un d’eux au second tour : ni la candidature d’Attal ni celle de Philippe n’embrayent. La fusion de ces candidatures va s’imposer, d’autant que rien sur le fond ne les distinguent vraiment. Les deux anciens premiers ministres de Macron sont des soutiens de l’orthodoxie libérale, convaincus que les premiers de cordés nous sauveront et que donc – petits chéris -, il faut les aider et ne rien leur demander. Ils bavassent pour se départager sur les revenus des profs – d’autant plus facile à augmenter qu’ils seront moins nombreux avec la décrue démographique.

Leur vraie différence est tactique : faut-il tenter de retrouver les macronistes de 2017 (option Attal) ou relancer la droite UMP (option Philippe) ?  Dans ce débat, le maire du Havre a les coudées franches. Il peut davantage se démarquer du président honni et développer un programme d’une grande pureté libérale. Comme son ancien mentor Alain Juppé, tenant de la mondialisation heureuse, il veut faire une promesse de bonheur. Elle passera par la libéralisation tous azimuts : depuis les directeurs d’école devenus des patrons jusqu’aux retraites que chacun financera par capitalisation. Pour séduire l’aile la plus autoritaire de la droite, les élus Horizon demandent, avec le RN, la remise en cause de l’accord de partenariat avec l’Algérie et votent, avec l’extrême droite au parlement européen, pour les hotspots hors UE en charge de l’immigration, qu’elle soit d’asile ou non. Franchissant un cap dans la rupture avec la tradition d’accueil de la France, Edouard Philippe vient de promettre à Mayotte la fin du droit du sol dans l’île et la fin de toute immigration pendant les 5 ans à venir. 

Fidèle à sa maîtrise de communiquant, Attal enfourche les sujets qui peuvent faire la conversation au bar de la plage ou à la cantine. Quoi de mieux que l’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes ? À la recherche d’idées disruptives comme en 2017, il propose d’en finir avec la continuité de l’administration: ses cadres seraient renouvelés et liés aux élus à chaque élection. Populiste comme pas deux, il propose de réduire les cotisations sociales pour augmenter le salaire net et d’abaisser encore la protection chômage. Comme dirait Macron, Attal et Philippe « c’est la foire à la saucisse » des idées les plus destructrices de l’État, des protections sociales et des services publics. Mais aucun n’a la moindre idée sur l’écologie ni d’ailleurs sur la dette qui, évidemment, ne sera pas réduite en cherchant dans les poches des chômeurs et des retraités. 

Quelque soit l’habillage, leurs idées sont éculées ou anecdotiques. Attal et Philippe font ce qu’ils peuvent mais ils peuvent peu dans ce moment de bilan calamiteux et de conscience de bascule. Ils vont donc s’unir tôt ou tard, mais ils ne pourront apporter de réponses solides aux nombreuses et radicales questions du temps. C’est pour cela que cela que leur candidature n’imprime pas, ne décolle pas. Leur seule planche de salut : la peur du changement. Leur seule chance de se faire entendre : promettre le changement. Bref, unis derrière l’un ou l’autre, c’est sûrement foutu pour eux deux.

Et maintenant que faut-il faire?

Rédigé par sadys - - 1 commentaire
 
Photo Matthias Mombereau 

 

Maintenant que les grands incendies de l'été 2026 dans le massif forestier des Landes et de la Gironde s'éteignent des écrans des chaînes de télé d'informations en continue et des écrans de nos smartphones, maintenant qu'ils s'effacent de la une de la presse écrite, que faut-il en penser, en dire, en écrire?

Voici ce que j'entends autour de moi à Casteljaloux (Lot-et-Garonne) et à Vielle Soubiran (Landes).

"Il y a trop de pins dans le massif forestier landais et girondin. Il y a trop de monde l'été qui circule jour et nuit dans la forêt. Il n'y a plus assez de diversité d'espèces d'arbresLa monoculture du pin, trop c'est trop."

"Les grands champs de maïs, d'haricots verts, d'asperges, de carottes sont les bienvenus. Et demain des champs de lentilles?"

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de communes ont mis en place des pare-feux. Mais il faut y passer le giro (parfois un broyeur) régulièrement. C'est fait plus ou moins intensément. Aujourd'hui il y a des personnes qui affirment qu'il faut les élargir de 20 mètres de chaque côté  pour en faire des coupe-feux. Mais les propriétaires vont-ils l'accepter? Et qui va payer les travaux?"  

"Dans les années 50, 60, 70 beaucoup de villages avaient un véhicule pour lutter contre les feux de forêt. A Vielle Soubiran c'était un GMC, un de ceux que les Américains ont laissé sur le territoire Français à la fin de la seconde guerre mondiale. Un moteur essence puissant, 6 roues motrices en vitesse lente, un rail de chemin de fer comme pare-choc, un treuil solide. Sur le plateau arrière un réservoir d'essence de 200 litres, une cuve cubique de quatre mille litres d'eau. A l'arrière du plateau un moteur essence de 203 Peugeot pour alimenter la lance incendie. A chaque départ de feu deux ou trois hommes du village intervenaient immédiatement en attendant l'arrivée des pompiers de Saint Justin. Les GMC ont, peu à peu , été supprimés. Ils étaient coûteux en entretien et en essence. Ils n'étaient plus aux normes d'aujourd'hui pour circuler sur les routes. Seront-ils remplacés par des citernes d'eau tirées par des tracteurs appartenant aux communes forestières et aux communautés de communes?  "

"Depuis plusieurs années des élus demandent que des Canadairs soient basés à Mérignac l'été. Seront-ils entendus? "

"Dans les années à venir y aura-t-il une réorganisation des services de lutte contre les feux de forêts? Plus de pompiers formés aux feux de forêts? Il faut compléter la structure existante  de pompiers professionnels et de pompiers bénévoles par l'intégration des paysans et de leurs citernes d'eau?" (Ils ont montré une fois encore leur engagement, leur dévouement, leur utilité, leur efficacité).Les régiments du Génie de l'Armée de Terre ne pourraient-ils pas intervenir dans l'entretien des pare-feux?"

"Il sera intéressant aussi de voir, d'entendre, de lire dans un avenir proche ce que les syndicats de sylviculteurs pensent de la situation présente?"

"La coopérative Alliance forêt bois proposera sans doute dans un avenir plus ou moins proche ce qui lui semble important de mettre en place pour ne plus voir se répéter des incendies gigantesques et dévastateurs."

"Depuis plusieurs années des postes d'agents de l'Office National des forêts sont supprimés. Quelle sera demain la participation de l'ONF à la survie de la forêt en France? Et sa capacité d'action?"

Homme,

Je suis la flamme de ton foyer dans la nuit hivernale. Et, au plus fort de l'été, l'ombre fraîche sur ton toit. Je suis le lit de tes sommeils, la charpente de ta maison, la table où poser ton pain, le mât de ton navire; je suis le manche de ta houe, la porte de ta cabane, je suis le bois de ton berceau et celui de ton cercueil, le matériau de tes oeuvres et la parure de ton univers.

Ecoute ma prière: ne me détruis pas.

("La forêt", Walter Kümmerly) 

Allez dans le monde

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

"Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création." (Marc 16:15)


Le Dimanche 9 août, l'orage du matin s'est arrêté avant la fin de la messe. Nous avons donc pu accueillir le père Jean Luc Kiala pour un apéritif rafraîchissant suivi d'un repas sur le principe du panier partagé dans le vaste jardin de la nouvelle maison paroissiale de Casteljaloux. Il a pris la parole devant nous pour se présenter. Il est originaire de la République Démocratique du Congo. Un grand pays de 2 345 410 km2. C'est le deuxième plus grand pays d'Afrique, le onzième plus grand du monde. C'est environ quatre fois la superficie de la France. Kinshasa en est la capitale et la plus grande ville de RDC.


Après sa formation classique au Grand Séminaire Interdiocésain de Mayidi (3 ans de Philosophie et 4 ans de Théologie) et un master en Théologie à l’Université Catholique du Congo à Kinshasa ( 2 ans), le père Jean Luc a été ordonné prêtre le 25 juillet 2010 dans la cathédrale Notre Dame des Sept Douleurs à Kisantu. Il devient par la suite formateur au Petit Séminaire Saint Jean Berchmans à 30 km de Kisantu, siège dudit Diocèse. Puis, il est envoyé comme vicaire à la Paroisse Saint Jean Apôtre à Kinshasa, une Paroisse du même Diocèse de Kisantu. En 2017, il est envoyé en France pour une thèse en Théologie pendant cinq ans, plus précisément à l’Institut Catholique de Paris. A son retour en RDC en 2023, il est nommé Secrétaire-Chancelier de Monseigneur Jean-Crispin KIMBENI, Evêque de Kisantu. Son travail principal consiste à réceptionner les courriers de l'Evêque, à rédiger les réponses selon les orientations données, à les expédier après approbation, à archiver les courriers reçus ainsi que les réponses qui y sont faites. Il continue à donner des cours, assurer des messes. Il accompagne l'Evêque dans ses déplacements en tant que secrétaire-chancelier.

Le père Jean Luc Kiala a illustré sa prise de parole devant nous avec des photos format A3 montrant les lieux religieux importants que son activité lui fait fréquenter.


Il est présent parmi nous durant le congé d'été du père François M'Balu Nketo.

Contact:
Maison paroissiale, 4 place de l'Eglise, 47700 Casteljaloux
Tel: 05 47 85 91 04
Mail : paroisse.nddelavance@diocese47.fr

"Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit." (Matthieu 28:19-20)

Aimer aimer

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 Je t'aime, j'aime la personne que tu es.

J'aime tout de toi, même ce que toi tu n'aimes pas.

J'aime qui je suis à tes côtés, j'aime me sentir autant apaisé et aimé.

J'aime savoir que je suis important pour toi et que tu l'es pour moi aussi.

J'aime qu'ensemble nous soyons plus forts face aux épreuves de la vie. 

Alep Syrie

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