La photo du mois de juillet 2026
Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire
C'est le titre d'un article publié dans la revue Esprit le vendredi 10 juillet 2026
Depuis la fin du mois de mai, la France a déjà connu trois vagues de chaleur. Dans certaines régions, la température n’est pas descendue sous les 30,6 °C au cours de la nuit, un record absolu. La chaleur extrême n’annonce plus une catastrophe à venir : elle est devenue notre quotidien. Elle bouleverse l’organisation des écoles, des hôpitaux, des transports ou encore du travail, révélant moins une succession de crises qu’une transformation profonde de nos conditions de vie.
Face à cette réalité, la réponse politique reste comme en suspens. Les pouvoirs publics peinent non seulement à adapter les infrastructures et les services essentiels, mais aussi à situer leur action dans un monde dans lequel nos conditions d’existence ont déjà changé. Entre impréparation, déficit d’anticipation et arbitrages sans cesse différés, l’écart ne cesse de se creuser entre l’expérience vécue et les représentations sur lesquelles repose le discours de l’État.
Dans ce contexte, une question mérite d’être reposée. Après avoir longtemps cantonné les militants des écologies dites « radicales » aux marges du débat public, les présentant tour à tour comme de dangereux activistes ou de doux rêveurs, ne faut-il pas reconnaître qu’ils ont souvent nommé, avec plusieurs années d’avance, les impasses auxquelles nous sommes désormais confrontés ? Ce que l’on disait alors excessif apparaît aujourd’hui comme une tentative lucide de penser un monde déjà en train de basculer.
La difficulté à transformer nos institutions, les insuffisances voire les reculs de la planification écologique et les résistances qu’elle soulève montrent combien notre imaginaire politique demeure prisonnier de catégories dépassées. Relire les penseurs précurseurs de l’écologie n’est plus un simple exercice de curiosité intellectuelle, c’est interroger nos certitudes les plus ancrées : notre rapport au progrès, à la démocratie et aux formes de l’action collective. À mesure que la crise climatique s’impose comme notre horizon commun, ce qui semblait hier relever de la radicalité pourrait bien tenir, demain, du réalisme.
La rédaction
https://esprit.presse.fr/infolettre/radical-climat-56
« La joie est un besoin essentiel de l’âme. La pensée humaine se nourrit de joie. »
C’était la conviction profonde de Simone Weil, pas l’ancienne ministre de Giscard d’Estaing mais la philosophe française née en 1909, décédée en 1943.
L'amitié est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amitié.
L'amour est un besoin essentiel de l'âme. La pensée humaine se nourrit d'amour.
jfs
Notre Père d'amour, qui est aux cieux,
Que ton nom soit sanctifié d'amour,
Que ton règne d'amour vienne,
Que ta volonté d'amour soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain d'amour de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses de désamour,
Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés de désamour.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation de désamour
Mais délivre-nous du Mal du désamour.
Amen
Serge Durieux