Dans le journal Libération

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Un bref aperçu d'un article de Thomas Legrand que seul les abonnés peuvent lire en entier:

Canicule : et maintenant, la droite veut vous faire croire que c’est la faute des écolos.

Journées invivables, nuits tropicales : plutôt qu’au bilan et aux si faibles idées de la droite et des macronistes, il faudrait s’en prendre… aux défenseurs de l’environnement qui critiquent la clim et le nucléaire. Absurde.

 La droite n’est pas isotherme, alors elle commence à se rendre compte qu’il fait chaud. Et elle a trouvé la solution : la climatisation. Eureka ! Va-t-elle oser, aux prochaines inondations, proposer un plan de fourniture de barques, ou décider que l’Etat doit financer une vaste campagne d’achat de gourdes pour lutter contre les prochaines sécheresses ? Après tout, cette droite anti-«écologie punitive» continue à trouver qu’il faut faciliter l’achat des intrants chimiques pour lutter contre la baisse des rendements des terres appauvries par… les intrants chimiques. 

 

Magnifique humanité (1)

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L’encyclique de Léon XIV: que l’IA serve l’humanité et non le pouvoir de quelques-uns

À l’occasion du 135e anniversaire de «Rerum novarum», le Pape réfléchit, dans sa première encyclique, «Magnifica humanitas», à la doctrine sociale de l’Église à l’ère de l’intelligence artificielle. Un appel à préserver «une humanité magnifique habitée par Dieu», en promouvant la vérité, la dignité du travail, la justice sociale et la paix. À l’ère numérique, il faut désarmer l’IA et dépasser la théorie de la «guerre juste», en relançant le dialogue et le multilatéralisme.

Isabella Piro – Cité du Vatican.

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2026-05/resume-encyclique-magnifica-humanitas-leon-xiv.html

 

Revue de presse juin 2026

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Être ou ne pas être…foot

Le foot est sans doute aujourd’hui la première religion du monde. Elle a ses adeptes, ses croyants, ses pratiquants, ses idoles, ses rites et elle est répandue sur la planète entière. Soulignons que c’est une religion principalement masculine – encore une – car, s’il y a des joueuses et des supportrices, elles sont toujours minoritaires et marginales.

La victoire finale du Paris-Saint-Germain samedi soir en Ligue des champions est venue rappeler le foot à notre mémoire à quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde 2026, organisée outre-Atlantique par le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Vu de façon positive, le foot est un grand moment de communion locale ou nationale, souvent intergénérationnelle – les pères emmènent leur fils au match – et populaire – ce n’est pas un sport bourgeois. C’est aussi un lieu de lien social, et les petits clubs locaux bénéficient de l’engagement de nombreux bénévoles. Entraîneurs et présidents de club se dévouent au service de jeunes qui trouvent là un espace de vie collective.

La face négative est celle de l’argent, celui que les clubs dépensent, celui des joueurs stars, des droits d’exploitation audiovisuelle, celui des sponsors et des marques, qui achètent et vendent à prix d’or leur image, alliée à celles des clubs et des idoles. Le foot est aussi un très très gros veau d’or.

On notera avec étonnement que les plus ardents défenseurs de la laïcité ne demandent pas la séparation du foot et de l’État et que tout le monde trouve normal que les municipalités financent à grands frais les constructions ou les rénovations des stades. « Du pain et des jeux » n’est pas un slogan nouveau, mais quand même !

Reste que cette communion et ses rites prennent des formes très discutables quand elles conduisent à exprimer la liesse par la casse, ce qui fut le cas à Paris et dans de nombreuses villes de France après la victoire du PSG. Les sociologues parlent savamment de « carnaval », ce moment d’inversion des normes où les sages font les fous et les serviteurs prennent la place des maîtres. Il y a sans doute de la revanche sociale quand la jeunesse reléguée prend d’assaut les Champs-Élysées. On peut la juger durement, mais demandons-nous aussi quel avenir lui est ouvert.

Christine Pedotti dans le journal Témoignage Chrétien

 

Marguerite Duras

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 Extrait de L'Amant (1984):

« C'est l'image d'une famille de Blancs dans une colonie qui est une image de détresse absolue, qui découle d’une cause majeure, d’une faillite de la mère. [...]

L’amour de notre mère était si grand, si absolu, qu’il excluait tout le reste, qu’il excluait la possibilité même d’un bonheur pour nous, ses enfants. Elle voulait notre bien et elle nous tuait à force de vouloir ce bien-là.

Je hais les amours dévoratrices. Je hais le faux amour, mangeur d'enfants, qui tue. Je préfère l'indifférence, la légèreté, l'absence de sentiments à cette fureur maternelle qui exige tout et détruit tout sur son passage. »

Que rien ne te trouble

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Source : revue de l'association "Aux Captifs la libération", antenne de Bordeaux, juin 2026:

 

 Le 7 juin, nous fêtons le 400e anniversaire de l’entrée au ciel d’une sainte qui a marqué la vie de l’Eglise de Paris et de la région. La bienheureuse Anne de Saint-Bartolomé fonda en effet les Carmels de Paris et de Pontoise. Une joie communicative la caractérisait ; elle la déployait lors des récréations, si chères à Thérèse d’Avila, où les sœurs dansaient, chantaient, riaient… 

 Anne notera à ce sujet : « La charité, en effet, couvre les fautes s’il y en a, et l’amitié fait
oublier les amertumes et les peines qui peuvent se présenter ; tout se change en vertu et en amour mutuel. Si la rigueur (et elle ne manque pas dans la vie du Carmel) n’est
pas accompagnée de prudence, on y renoncera au bon moment. ».

Sainte Thérèse d’Avila l’appréciait tant qu’elle la choisit comme infirmière et secrétaire, alors qu’elle était au départ simple sœur converse, analphabète, cuisinière et chargée de
la porterie. Leur proximité était si grande que Thérèse expira dans ses bras.

Peu de jours après, Anne trouva dans le bréviaire de Thérèse cette prière si simple : « Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante. Tout passe, Dieu ne change pas. La patience
obtient tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien, Dieu seul suffit ! »

Le témoignage et l’intercession de la bienheureuse Anne de Saint-Bartolomé peuvent nous aider à joindre la force de nos engagements et la légèreté joyeuse de l’amitié, car c’est là le
secret d’un vrai amour selon Dieu. « Dieu ne regarde pas la grandeur de ce que nous donnons, mais l’amour qu’on y apporte et le renoncement à soi-même. »
 

P. Hervé Guillez

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