Lourdes, le film.

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Nérac, lundi 8 juillet 2019. Il est 20h30. Il fait très chaud, très lourd, orageux. Nous sommes devant l'entrée du cinéma " Le Margot". Nous sommes en avance. La séance est prévue pour 21h. Le titre du film: "Lourdes". Nous pensions faire la queue, raison de notre arrivée "de bonne heure". En fait à 21h lorsque la projection commence nous sommes 17 dans la salle de cinéma très confortable, très bien sonorisée et... à bonne température.
 
Dès les premières images nous entrons dans une autre dimension, un autre monde. Fini notre petit confort douillet du moment. Nous nous tassons dans nos fauteuil, nous nous y enfonçons, écrasés par le poids de la réalité de la souffrance humaine sous toutes ces formes. Balayé notre petit confort intérieur, nos certitudes de tous les jours, nos bonnes raisons de ne rien faire, de ne pas trop penser et voir le malheur des autres.
 
Les images chocs, les prises de paroles "vraies" et sans détour vont se multiplier pendant une heure trente.
 
Lorsque la projection du film s'achève personne ne bouge dans la salle. Tout le monde reste assis dans son fauteuil KO de ce que nous venons de voir et d'entendre.
 
Ce n'est que lorsque l'écran s'éteint définitivement et que la lumière de la salle se rallume que les uns et les autres en ordre dispersé nous finissons par nous lever de nos sièges et quitter la salle.
 
Attention ce film ne nous déprime pas, ne nous anéantit pas, nous ne sortons pas de la salle avec le moral à zéro. C'est un hymne à la vie, à l'amour, à l'altruisme, au partage. Un antidote aux dérives du monde d'aujourd'hui.
 
"Lourdes" est un film à voir et revoir. Seul mais mieux encore en famille, avec les enfants et les petits enfants.
 
Yalla Castel
 
Françoise Delbecq dans le journal "Elle":
 
"Le point fort de ce documentaire repose sur la pudeur dans le traitement des images, des cadrages. La caméra est soucieuse de préserver la dignité de ces hommes et de ces femmes. Lourdes n'est alors plus qu'un berceau d'humanité et nous, spectateurs, sommes submergés par l'émotion."
 
Gwénola Trouillard pour "Télé Loisirs":

"Une claque émotionnelle, un concentré d'humanité dont on ressort bouleversé."

 
Christophe Caron de "La Voix du Nord":
 
"Pudique et bouleversant."
 
Xavier Leherpeur dans "Le Nouvel Observateur":
 
"Les réalisateurs distinguent avec finesse la religion et ses dogmes discutables de la croyance intime, éminemment respectable. Pari réussi."
 
Philippe Rouyer pour "Positif" :

"S’en dégage un grand respect qui rend l’ensemble impressionnant d’autant que les auteurs savent capter la photogénie d’un lieu ou d’une procession, ce qui fait de ce documentaire un vrai film de cinéma."

 
 
 
 

Quel cinéma!

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« Le monde est aussi fait et surtout "des petits, des sans grades". Le mépris et l’aveuglement prétentieux à leur encontre peut mener à la chute vertigineuse. »

Dans un passé récent, un président de la République Française est venu à deux pas de chez moi. Je ne l’ai pas vu et il ne m’a pas vu. Ce n’est pas grave et ce n’est pas important. Je ne suis rien. Mais il n’a pas vu non plus celles et ceux qui avaient voté pour lui. Il ne s’est pas montré à eux "pour de vrai". Ils l’ont vu à la télé au journal de 13h et de 20 h. Il était en campagne politique dans notre campagne lot-et-garonnaise. Le temps qu’il a passé parmi nous, il était très entouré par des personnes qui ont fait le nécessaire pour qu’il ne nous rencontre pas « pour de vrai ».

Je me souviens ce matin de Dominique Strauss-Kahn. Beaucoup de médias affirmaient avant que nous ayons voté qu’il serait notre prochain président. Sa chute fut brutale. Le pouvoir destructeur des images d’un homme menotté, son visage anéanti, sa bouche soudain silencieuse, les mots à son égard qui tuent plus sûrement que le poignard de Ravaillac ont fait qu’il n’est pas devenu président de la République Française.

J’ai été stupéfait en regardant Marine Le Pen partir en vrille en direct devant des millions de Français lors de son débat avec, non contre, Emmanuel Macron. Je m’attendais à tout sauf à ça.

Et voici maintenant que « Moi (ex)Président » assassine à coup de mots qui tuent notre nouveau Président.

Je ne sais pas où tout cela va nous mener mais… nous y allons…

J’ai l’impression de vivre dans un Monde qui est devenu un immense écran de cinéma. Démultiplié par tous les écrans devant lesquels nous sommes en permanence 24h/24 : écrans de télé, d’ordinateur, de smartphone. Je suis devenu spectateur d’un film qui me dépasse et dont je ne comprends pas grand chose.

Quel cinéma que le Monde d'aujourd'hui!

Three billboards : ce coup d’éclat noir et décalé.

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Alice Gapail après avoir été stagiaire à CFM Radio poursuit sa formation professionnelle à Lille. Elle nous a fait parvenir le texte suivant:

Trois panneaux, ignorés, dressés là : au fin fond d’une ville oubliée dans la Missouri. Trois planches en bois qui se succèdent et que l’on ne remarque même plus. Mildred Hayes, elle, les a vues. Alors quand elle passe devant eux pour la énième fois, elle a la certitude que les choses pourraient changer. Enfin. Chacun d’eux portera un message, pour former une phrase. Telle une prière, une doléance : sa revendication.

 

« Violée pendant son agonie » ; « Toujours aucune arrestation » ; « Pourquoi, chef Willoughby?»

 

Spontanés, directs et précis : ces mots sont à l’image du film, des personnages. Ils seront l’allure et la prestance de Mildred dans sa lutte acharnée, solitaire et frénétique : retrouver l’assassin de sa fille.

 

Martin McDongath pense un scénario simple, certes attrayant mais quelque peu redondant. L’histoire d’un viol puis d’un meurtre, une mère revancharde, un flic apathique. Le synopsis semble donc en amont, classique, routinier. Pourtant, le film dégage une fraîcheur, une saveur, couleur particulière : là est tout le talent du réalisateur et des acteurs. Il parvient à faire du scénario pourtant banal, un tremplin élevant le film parmi les meilleurs. Le spectateur s’émancipe : il est libre d’imaginer la vie avant le meurtre ainsi que le moment fatidique à partir d’indices égarés durant le film. Seule la dernière partie du scénario dramatique classique est ici jouée. McDongath peaufine alors chaque détail, ne laisse rien au hasard, fait en sorte que tout s’enchaîne et se déchaîne. Une harmonie, sans fausses notes.

 

Le jeu des acteurs est également sans pareil. Frances McDormand et Mildred ne font qu’une. Elle parvient à s’approprier ce personnage et son sale caractère à la perfection. De la verve avec laquelle elle martèle chacune de ses répliques, aux expressions sincères sculptant son visage : tout y est. Son regard est évocateur : plus qu’avec des mots, il permet au spectateur de comprendre, de ressentir la poésie et l’atmosphère pesante se dégageant du jeu. La crainte, la compassion, la tristesse et même la détresse : c’est dans ses yeux ancrés qu’ils existent. Un lien est établi entre l’actrice, émettrice et le spectateur, receveur. Lien particulier, familier, qui nous permet d’admirer l’incarnation d’une femme solitaire et égoïste, forte et sensible.

 

La relation qu’entretiennent entre eux les personnages est particulière, singulière : un mélange de violence et de tendresse inouïe. Le geste et les mots sont vrais. Les cris et les soupirs sonnent juste. L’impétuosité entre dans le tempo, tel un enchaînement sans accrocs.

On apprécie les excès d’agressivité qui traduisent d’intenses émotions, une révolte permanente. Les personnages se déchaînent, s’insultent, se battent et se haïssent. Et l’instant d’après, s’entraident, se respectent et se comprennent. Des relations fortes et sincères, presque paradoxales. Quelque chose de beau et poignant à la fois : le spectateur est attendri.

 

Three billboards. Ce film au scénario banal pourtant si spécial. Ses plans, sa bande originale Walk away renee des Fourtops, ses paysages : parfaitement adaptés au jeu des acteurs.

 

Three billboards, c’est un bouquet de talents : il arrache des larmes et marque nos esprits.

Alice Gapail

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Soirée cinéma.

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Gloria Maria Garcia.
 
Dans le cadre du "Festival AlimenTerre", en partenariat avec le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux, l'équipe locale du CCFD Terre Solidaire a projeté le film documentaire "Hold-up sur la banane".
 
C'est le fruit le plus consommé au monde. Quatre multinationales dominent le marché. Le film montre les dures conditions de travail dans leurs bananeraies, l'utilisation massive de pesticides toxiques, la guerre commerciale que se livrent les grands producteurs.
 
La projection a été suivie d'un débat et, si le nombre des présents à cette soirée cinéma était moindre que l'an dernier, les personnes qui sont intervenues ont posé beaucoup de questions à Gloria Maria Garcia, militante syndicale du Honduras, un des pays d'Amérique centrale producteur de bananes.
 
Notre manière de consommer ici et notre soutien aux syndicats de là-bas peuvent modifier demain les conditions de production et de vente des bananes dans le monde.
 
Colibri cx
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