Des bienfaits des sports de combat pour les adoslescent(e)s

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William n'a que quinze ans, mais il est déjà ceinture noire de karaté! Cela l'autorise à arbitrer des combats, comme celui-ci qui oppose une adolescente rebelle ceinture bleue, Jaimey, à Terry un jeune garçon massif et imposant plutôt "bonne pâte".

"Contrôle bien tes coups, Terry, prévint Willian.

- C'est plutôt à elle qu'il faut dire ça", marmonna le jeune garçon.

Dès que William donna le signal du combat en baissant le bras, Jaimey bondit en hurlant. Elle sauta en l'air et envoya un coup de poing à Terry qui s'écroula par terre.

"Allez debout! lui ordonna Jaimey. C'est pas le moment de se coucher!

- Nom d'un chien, mais à quoi tu joues Jaimey?" s'exclama William, interloqué. Terry, le nez en sang, se relevait avec difficulté.

- " Je lui ai tout simplement montré comment marquer un point, rétorqua la jeune fille.

- On ne procède pas pas ainsi pour marquer des points! Une ceinture bleue le sait parfaitement. En compétition tu aurais été disqualifiée pour ce manque de contrôle... pour ce n'importe quoi!

Jaimey fit les yeux doux à Willlian.

- Sincèrement, dit-elle, mon adversaire est un peu fragile."

William tenta d'examiner le nez ensanglanté de Terry mais ce dernier, furieux, secoua vivement la tête puis disparu dans les vestiaires.

William pointa un doigt accusateur vers Jaimey: "Cinquante pompes" ordonna-t-il. La jeune fille le défia un moment du regard alors que tous les élèves, silencieux, les fixaient. Quelques minutes plus tard Jaimey rejoignit William qui arbitrait un troisième combat.

"Les cinquante pompes sont faites, chef! dit-elle en s'inclinant.

- Mon nom est William.

- D'ac, chef! J'en prends note.

- Tu as fait trente-huit pompes, et non cinquante comme je te l'ai commandé.

- Je suis désolée, chef, je ne sais pas compter jusqu'à cinquante.

- Bien, si c'est tout ce que tu peux donner..."

A dessein, William n'acheva pas sa phrase. Humiliée, Jaimey se mit en position et reprit l'exercice.

" Je défie quiconque ici d'exécuter les pompes aussi vite que moi, se rebella-t-elle. Compte, tu verras."

Relevant le défi, William prit place près d'elle pour faire les pompes.

"Non, c'est toi qui va compter", dit-il. Tous les jeunes karatékas avaient délaissé leur activité pour observer les deux adolescents. Jaimey se démenait vigoureusement tandis que William attendait qu'elle eut atteint vingt-cinq pompes pour commencer. Elle en avait à peine fait quarante-huit qu'il finissait ses cinquante pompes et se relevait sans effort. Le visage rouge, haletante, Jaimey s'assit par terre.

"Dorénavant, souffla-t-elle, je vais me mettre au travail ... mais je ne suis pas certaine de t'apprécier, chef."

"Ceinture noire", Nicolas Walker, "Castor Poche", Editions Flammarion, 1995.

 

 

Les âges de la vie

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"Les Ages de la vie" est un livre de Christiane Singer.

En voici quelques extraits:

 

"Ce n'est pas la vieillesse qui nous détruit mais l'image que nous nous en sommes faite. (...) Pour qui s'attend à la déchéance, il n'y a pas d'illusion possible: elle sera au rendez-vous. Celui qui, sa vie durant, a creusé le tombeau de son âme l'y couchera. Rien d'heureux ni de malheureux ne nous advient jamais dont nous n'ayons préparé le nid."  (page 180 livre de poche collection "espaces libres")

"Vieillir est cruel." (page 190)

"Vieillir me permet enfin, sans visée de conquêtes et sans intentions, de fréquenter  les femmes si j'ose dire pour le plaisir." (page 191)

"La vieillesse est une révolution mentale." ( page 193)

Ce n'est point ma faute

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« Ce n’est point ma faute si le corps humain ne peut résister trois jours sans boire. Je ne me croyais pas prisonnier ainsi des fontaines. Je ne me soupçonnais pas une aussi courte autonomie. On croit que l'homme peut s'en aller droit devant lui. On croit que l'homme est libre... On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre. »

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes, Paris : Gallimard, 1939.

Un funeste poison

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« On voit de quel funeste poison est un premier ministre à un royaume, soit par intérêt, soit par aveuglement. Quel qu’il soit, il tend avant tout et aux dépens de tout à conserver, affermir, augmenter sa puissance; par conséquent son intérêt ne peut être celui de l’Etat qu’autant qu’il peut concourir ou être compatible avec le sien particulier. Il ne peut donc chercher qu’à circonvenir son maître, à fermer tout accès à lui, pour être le seul qui lui parle et qui soit uniquement le maître de donner aux choses et aux personnes le ton et la couleur qui lui convient, et pour cela se rendre terrible et funeste à quiconque oserait dire au roi le moindre mot qui ne fût pas de la plus indifférente bagatelle. Cet intérêt de parler seul et d’être écouté seul lui est si cher et si principal qu’il n’est rien qu’il n’entreprenne et qu’il n’exécute pour s’affranchir là-dessus de toute inquiétude. L’artifice et la violence ne lui coûtent rien pour perdre quiconque lui peut causer la moindre jalousie sur un point si délicat et pour donner une si terrible leçon là-dessus que nul sans exception ni distinction n’ose s’y commettre. Par même raison, moins il est supérieur en capacité et en expérience, moins veut-il s’exposer à consulter, à se laisser remplacer par délégation de pouvoir, à choisir sous lui de bons ministres, soit pour le dedans, soit pour le dehors. Il sent que, ayant un intérêt autre que celui de l’Etat, il réfuterait mal les objections qu’ils pourraient lui faire, parce que son opposition à les admettre viendrait de cet intérêt personnel qu’il veut cacher; c’est pour cette raison, et par crainte d’être démasqué, qu’il ne veut choisir que des gens bornés et sans expérience, qu’il écarte tout mérite avec le plus grand soin, qu’il redoute les personnes d’esprit, les gens capables et d’expériences; d’où il résulte qu’un gouvernement de premier ministre ne peut être que pernicieux. »

Saint Simon (1675/1755)

« Mémoires »

Notes de lecture de l'été 2018

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Photo Jean Moulin.  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Moulin

 

Guy Debord:

 

"Nous ne voulons plus travailler au spectacle de la fin du monde, mais à la fin du monde du spectacle."

 

“Plus vous avez une appréciation juste de vos qualités, plus vous êtes modeste. Et normalement, vous ne vous sentez pas apte à devenir chef d’état.” (Anne Guion, journal « La Vie »)

 

Guy Debord:

 

"Cette démocratie si parfaite fabrique elle-même son inconcevable ennemi, le terrorisme. Elle veut, en effet, être jugée sur ses ennemis plutôt que sur ses résultats. L’histoire du terrorisme est écrite par l’État ; elle est donc éducative. Les populations spectatrices ne peuvent certes pas tout savoir du terrorisme, mais elles peuvent toujours en savoir assez pour être persuadées que, par rapport à ce terrorisme, tout le reste devra leur sembler plutôt acceptable, en tout cas plus rationnel et plus démocratique."

 

« La société du spectacle » de Guy Debord, extrait:

 

 " L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé s’exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son propre désir… C’est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout."

 

“Je ne savais pas que c’était si simple de faire son devoir quand on est en danger. ”
Jean Moulin

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