Dans la forêt profonde

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Au centre de la photo, Monsieur le Maire d'Arx. A sa gauche, Rose Réglat. Autour d'eux les quatre jeunes femmes et les deux jeunes hommes qui ont chanté dans l'église d'Arx remplie de monde.

Rose Réglat est professeur de musique. Elle a des attaches familiales à Arx où elle est bien connue, reconnue et soutenue par la municipalité et la population. Sa mère depuis sa retraite est devenue Casteljalousaine .

Pour la cinquième année consécutive Rose Réglat nous a offert un concert lyrique de grande qualité en l'Eglise d'Arx en cours de rénovation. Quatre jeunes femmes et deux jeunes hommes nous ont fait partager leur passion, leur fougue, leur jeunesse et leur talent en chantant des extraits de Monterverdi, Haendel, Purcell, Mozart, Rossini, Gounod, Donizetti, Manuel De Falla, Massenet, Rossini.

Chaque morceau interprété avec brio était présenté par Rose Réglat pour le remettre dans le contexte de l'époque, pour en donner le sens, pour en raconter rapidement l'histoire.

Le concert est passé très vite. Les applaudissements ont été intenses et chaleureux.

A la sortie de l'Eglise la municipalité a offert un apéritif à l'ombre des arbres. Chacun a pu faire part de ses impressions et rencontrer "pour de vrai" les jeunes interprètes.

Une remarque est revenue souvent dans les propos entendus alors: "C'est de mieux en mieux d'années en années".

C'était dans la forêt profonde, pas loin de Casteljaloux, le dimanche 19 août à 17h.

Autoportrait

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La fierté:

Elle est souvent cachée pourtant j'en déborde.

La modestie:

J'en ai mais j'en joue et parfois j'en abuse.

L'hypocrisie:

Je la hais mais j'ai appris à la manipuler pour défendre mes intérêts.

La vérité:

Elle m'échappe souvent m'obligeant à lui courir après mais c'est harassant.

L'entêtement:

Une lutte au quotidient pour faire entendre mes différences.

L'écoute:

Parfois je trouve que j'en ai trop et ça me fait déborder du "ciboulot".

La sérénité:

J'aimerais la connaître pour faire la paix et effacer les ratés du passé.

La haine:

Parfois elle me ronge et je ne sais pas où elle me mène.

L'impertinence:

A manier avec précaution car cela peut avoir l'effet d'un véritable poison si on ne prend pas garde aux proportions.

L'intégrité:

Comment l'être en totalité dans cette société démâtée?

La patience:

ça va, ça vient et quand elle tarde trop ça m'énerve.

La sagesse:

Je la butine à petite dose car à 28 ans seulement je ne voudrais pas en faire une overdose.

 

Guimaï, 18 février 2003.

 

 

 

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Zoom sur Rémi Castets

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L'Eglise de Sainte Gemme de Martaillac, Lot-et-Garonne, en cours de restauration. Photo publiée sur la page Facebook de l'association "Savoirs et Patrimoines".

 

Rémi Castets a 47 ans. Il est conseiller municipal de Sainte Gemme Martaillac en Lot-et-Garonne. Il est maître de conférences au département d'études orientales et extrême orientales de l'université Michel Montaigne Bordeaux 3. Il est président de l'association "Savoirs et Patrimoines en Coteaux et Landes de Gascogne". Il est vice-président du "Réseau Rempart Nouvelle Aquitaine".

"Savoirs et Patrimoines en Coteaux et Landes de Gascogne" est une association type loi 1901 créée en 2014. Elle a pour objectif d'œuvrer à la diffusion des savoirs, de favoriser le développement durable et la valorisation des patrimoines sur le territoire de l’intercommunalité des coteaux et landes de Gascogne, par tous moyens appropriés. C'est dans le cadre de cette association qu'est organisé depuis plusieurs années maintenant, tous les étés, "le chantier de restauration de l'Eglise de Martaillac avec l'appui du Service Technique de l'Architecture et du Patrimoine de Lot-et-Garonne, du Conseil régional Nouvelle Aquitaine, du Conseil départemental de Lot-et-Garonne, de la Direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale, de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, de l'Union nationale REMPART et d'entreprises du bâtiment comme les Chaux Saint-Astier, Silverline et d'autres. (...) Grâce au pilotage du Département et du STAP 47, l'association a développé avec ses consoeurs du réseau REMPART un nouveau modèle de restauration du patrimoine rural en péril permettant de contourner les faibles moyens financiers des petites communes."

Le chantier de l'été 2018 est en cours du 4 au 19 août.

Pour en savoir plus sur REMPART:

https://www.rempart.com/

 

 

 

 

 

Jean Claude Guillebaud dans le journal LA VIE

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On ne dit jamais assez à quel point la province française grouille littéralement de convivialités modestes, de réunions gratuites et d’engagements associatifs, toutes choses qui aident à ravauder le tissu social si gravement déchiré. Signes tangibles de la vitalité provinciale, ces manifestations transposent à l’échelle de la région ce que certains sociologues appellent les micro-communautés urbaines, encore capables, dans le grand délitement contemporain, de « faire chanter les pierres ».

La suite en cliquant ici...

Le livre que nous n'avons pas lu ce mois-ci.

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De Jean-Claude Guillebaud:  "Une autre vie est possible", ou  "Comment retrouver l’espérance".
Aux éditions L’Iconoclaste.

« Un monde sans espoir est irrespirable. » André Malraux

« Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres. » Lao-tseu

"J’aimerais trouver les mots, le ton, la force afin de dire pourquoi m’afflige décidément la désespérance contemporaine. Elle est un gaz toxique que nous respirons chaque jour. Et depuis longtemps. L’Europe en général et la France en particulier semblent devenues ses patries d’adoption. Elle est amplifiée, mécaniquement colportée par le barnum médiatique. Oui, mécaniquement. Par définition, le flux médiatique est un discours attristé, voire alarmé. Il s’habille en noir. Or la réalité n’est jamais aussi sombre. Elle est faite d’ombres et de lumières. Elle mêle le pire au meilleur. Partout. Toujours. À n’insister que sur les ombres, on pèche — et on ment — par omission. En toute bonne foi. Vieille question ! Cette insuffisance n’est pas facile à corriger. L’optimisme n’est plus « tendance » depuis longtemps. On lui préfère le catastrophisme déclamatoire ou la dérision revenue de tout, ce qui est la même chose. Se réfugier dans la raillerie revient à capituler en essayant de sauver la face. Après moi le déluge…

Cette culture de l’inespoir — avec ses poses et ses chichis — me semble aussi dangereuse que les idéologies volontaristes d’autrefois. Elle désigne le présent comme un répit, et l’avenir comme une menace. Elle se veut lucide, et même « raisonnable ». Qui croit encore aux lendemains qui chantent ? Pourquoi perdre son temps à rêver au futur ? Telle est la doxa (« ensemble des opinions communément admises ») du moment. Les affligés professionnels tiennent le haut du pavé et, de ce promontoire, toisent tout un chacun. Il est de bon ton de citer Arthur Schopenhauer, sa référence au « temps cyclique » et son (prétendu) pessimisme, ou encore Émile Cioran, auteur de "Sur les cimes du désespoir". L’écrivain anglais Gilbert Keith Chesterton (1874-1936) n’avait pas tort de dire qu’il existait une « Église du pessimisme ».

Ajoutons que ce renoncement au goût de l’avenir peut devenir une injonction discrètement idéologique. En dissuadant les citoyens de trop penser au futur, elle les invite à s’accommoder du présent, c’est-à-dire de l’ordre établi. Elle promeut pour ce faire quantité de formules passe-partout qui sont devenues autant de slogans conservateurs. On se souvient du "There is no alternative", « Il n’y a pas d’alternative », de Margaret Thatcher. Citons aussi l’inévitable « C’est plus compliqué que cela », qu’on oppose aux citoyens indignés par une injustice et révoltés par la prédation des virtuoses de la finance. Ou encore le « Face au chômage, on a tout essayé », exclamation malheureuse de François Mitterrand en 1993. Pendant plusieurs décennies, les élus de droite et de gauche auront tenu et conforté ce que l’économiste Jean-Paul Fitoussi appelle le discours de l’impuissance. À force d’insister sur les « contraintes », il aggrava la crise de la démocratie et jeta les citoyens dans une langueur dont nous ne sommes toujours pas sortis."

 

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