San Perdido

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Un matin de printemps, dans la décharge à ciel ouvert de San Perdido, petite ville côterière du Panama aussi impitoyable que colorée, apparaît un enfant noir aux yeux bleus. Un orphelin muet qui n'a pour seul talent apparent qu'une force singulère dans les mains. Il va pourtant survivre et devenir une légende. Venu de nulle part, cet enfant mystérieux au regard magnétique endossera le rôle de justicier silencieux au service des femmes et des opprimés et deviendra le héros d'une population jusque-là oubliée de Dieu.

"Il est dangereux qu'un crocodile affamé remplace un crocodile repu."

San Perdido de David Zukerman chez Calmann Levy page 30.

Le jeu des 1000 francs

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Alain a attiré notre attention sur le jeu anciennement des 1000 francs et désormais des 1000 euros de France Inter du mercredi 3 mars 2021.

Un jeune casteljalousain y pose une question et le journaliste animateur de l'émission situe Casteljaloux géographiquement pour notre plus grand plaisir.

Nous vous invitons à ré écouter l'émission sur le lien suivant:

https://www.franceinter.fr/emissions/le-jeu-des-1000-eu/le-jeu-des-1000-eu-03-mars-2021

Il y a aussi une question intéressante dans cette émission en plus de celle posée par notre jeune casteljalousain, celle concernant la particularité physique d'une grenouille qui hiberne.Nous n'en dirons pas plus, et nous vous laissons le plaisir de la découverte en écoutant l'émission.

Bonne écoute, bon jeu à qui voudra bien cliquer sur le lien ci-dessus.

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Tonneins et le protestantisme

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Lu hier après-midi le texte ci-dessous à l'intérieur du temple protestant de Tonneins, Lot-et-Garonne:

 

1530: Tonneins-dessus et Tonneins-dessous deviennent protestantes.

1562: A cause de leur conversion les villes sont pillées par Blaise de Monluc.

1572: Les seigneurs tonneinquais sont victimes de la Saint Barthélémy.

1598: Lors de la promulgation de l'Edit de Nantes, la population, entre 3000 et 4000 "âmes" est entièrement protestane. Elle est soutenue par Henri IV. Tonneins devient "Place de mariage" puis "Place de sureté".

1621: Louis XIII n'accepte pas le protestantisme, "cet Etat dans l'Etat" et engage des opérations militaires. Il demande la soumission des villes tonneinquaises.

1622: Le Sieur de la Force, Seigneur protestant de Tonneins-dessus défend les villes assiégées par le Duc d'Elbeuf.

Août 1622: Tonneins-Dessus et Tonneins-Dessous sont pillées, rasées puis brulées par l'Armée Royale.

1624: Les Tonneinquais reconstruisent leurs villes avec deux temples.

1685: Louis XIV révoque l'Edit de Nantes. Il ordonne aux protestants d'abjurer leur foi. Les Pasteurs sont expulsés, des Tonneinquais abjurent, d'autres sont emprisonnés, envoyés aux galères ou s'exilent.

1685-1787: Malgré les "dragonnades" les protestants tentent de se réunir clandestinement pour vivre leur foi dans des "lieux de désert". (Aux Curguts, Muraillet, Mondet...) Les fidèles plantent un pin parasol devant leur maison indiquant aux pasteurs un abri sûr.

1787: L'Edit de Tolérance redonne une existence civile aux protestants, leurs mariages sont reconnus, leurs enfants ne sont plus considérés comme illégitimes.

1789: L'Assemblée constituante reconnaît la liberté de conscience, de culte et admet les non-catholiques à tous les emplois civils et militaires. Création d'un cimetière communal à Tonneins et à Unet où les protestants peuvent être inhumés.

1806: L'ancien couvent des Picpus devient Temple de Tonneins par décret impérial.

1817: Création de plusieurs écoles, d'une Société de Secours Mutuels.

1849: Création de l'orphelinat.

1880: Construction de ce temple.

1914: Les deux pasteurs tonneinquais sont mobilisés.

1928: Création de la maison de retraite Escouet par l'Armée du Salut.

1938: Les protestants Tonneinquais (Réformés et Evangéliques) créent une seule église.

1940-45: Accueil de victimes juives par les paroissiens et les institutions.

1970: Refondation des Eclaireuses et Eclaireurs Unionistes de France.

1985: Refondation de l'Entraide Protestante.

1995-2001: Entière rénovation de ce temple.

 

 

Philippe Jaccottet

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"Une solitude très entourée, et non un ermitage : c’est la vie qu’avait choisie Philippe Jaccottet, qui est mort le 24 février, à Grignan (Drôme), à l’âge de 95 ans. Il était l’un de nos très grands poètes, un des plus lus, étudiés et traduits dans le monde entier. Il était né le 30 juin 1925 à Moudon, en Suisse. De nombreux amis de passage sont venus dans la maison de Grignan – où il a vécu avec sa femme Anne-Marie depuis leur mariage en 1953, elle peignant, lui écrivant." (Source journal "Le Monde")

Une citation de lui envoyée par Philippe Jaminet:

" Cette sorte de sourire que sont parfois aussi les fleurs, au milieu des herbes graves."

 www.philippejaminet.com

 

Entendu et vu à la télé

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Hier soir sur Antenne 2 le documentaire "Nous  paysans" a évoqué le sort des récoltes en France à l'été 1914 et a rappelé la déclaration de René Viviani. Voici le texte de son discours:

 

«Aux Femmes françaises,

La guerre a été déchaînée par l’Allemagne, malgré les efforts de la France, de la Russie, de l’Angleterre pour maintenir la paix. A l’appel de la Patrie, vos pères, vos fils, vos maris se sont levés et demain ils auront relevé le défi.

Le départ pour l’armée de tous ceux qui peuvent porter les armes, laisse les travaux des champs interrompus: la moisson est inachevée le temps des vendanges est proche. Au nom du gouvernement de la République, au nom de la nation tout entière groupée derrière lui, je fais appel à votre vaillance, à celle des enfants que leur âge seul, et non leur courage, dérobe au combat. Je vous demande de maintenir l’activité des campagnes, de terminer les récoltes de l’année, de préparer celles de l’année prochaine. Vous ne pouvez pas rendre à la patrie un plus grand service.
Ce n’est pas pour vous, c’est pour elle que je m’adresse à votre cœur.

Il faut sauvegarder votre subsistance, l’approvisionnement des populations urbaines et surtout l’approvisionnement de ceux qui défendent la frontière, avec l’indépendance du pays, la civilisation et le droit.

Debout, donc, femmes françaises, jeunes enfants, filles et fils de la patrie! Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur le champ de bataille. Préparez-vous à leur montrer, demain, la terre cultivée, les récoltes rentrées, les champs ensemencés!

Il n’y a pas, dans ces heures graves, de labeur infime. Tout est grand qui sert le pays. Debout! à l’action! à l’œuvre! Il y aura demain de la gloire pour tout le monde.

Vive la République Vive la France»

Pour le Gouvernement de la République: Le président du Conseil des ministres, René Viviani.

6 Août 1914

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