Revue de Blog août 2020

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Interroger le masque

Depuis le 18 juillet dernier, le gouvernement du Québec exige le port du masque dans les lieux publics fermés. En France, le premier ministre Jean Castex a évoqué, lui, la nécessité d’étendre le port obligatoire du masque en extérieur.  

Quand toutes les études indiquent qu’aucun foyer de contagion n’est à signaler en plein air, quand on enregistre sur le territoire, québécois comme français, peuplé de millions d’habitants, moins d’une vingtaine de morts par jour depuis plusieurs semaines, il y a en effet de quoi se demander : « Que se passe-t-il ? » 

Sommes-nous, comme ces organismes vaillants pourtant gravement touchés par le coronavirus, en train de faire une surréaction morbide ? Oui, morbide, car si les immunologues s’accordent à dire, contrairement aux médias, qu’il n’y a actuellement aucune seconde vague (mais une première vague où le virus n’était pas passé), on sait aussi que les admissions en Hôpital Psychiatrique ont explosé, comme les séparations et les suicides.

Lire la suite du texte de  Martin Steffens sur le lien suivant:

https://le-verbe.com/idees/interroger-le-masque/?fbclid=IwAR1-ScOXcRw9KYD6xbTpvY-KieI8GdcYjTxTf1oAEmodwEOEKcHiWlX3svs

 

 

 

Point de vue sur la situation présente

Rédigé par yalla castel - - 3 commentaires

Sur le blog de Maxime Tandonnet un commentateur à laissé un lien qui renvoie au texte suivant:

"Je fais souvent référence à l’émiettement de la société française ou encore à son archipellisation politique.

Pas besoin d’avoir fait Sciences Po pour comprendre ce dont il s’agit. C’est très important, donc on n’en parle pas.

On en parle d’autant moins qu’il s’agit d’un processus de transformation de nos sociétés qui a été théorisé par les ingénieurs sociaux et les conseillers politiques afin soit de conquérir le pouvoir, soit de le conserver malgré l’absence de majorité pour le faire;

Le capital a dans les années 30 posé les bases de la protection de la propriété face a la poussée démocratique et il a établi la parade qui allait donner naissance au néo liberalisme, parade complétée par la prise de pouvoir des institutions internationales mondialistes.

Mais, on peut faire mieux et au lieu d’imposer la discipline aux peuples par les organisations internationales, on peut les forcer, en les manipulant, à l’auto discipline, à l’auto exploitation, à la résignation  et à l’impuissance.

Pour cela il suffit d’empêcher les peuples de constituer politiquement des blocs majoritaires capables de gouverner. Il faut pulvériser leurs représentations entre par exemple celles qui sont pour l’immigration et celles qui sont contre, celles qui sont pour la féminisation de la société et celle qui sont contre, celles qui sont pour la transgression sexuelle généralisée  et celles qui sont contre, je pense que vous avez compris.

L’émiettement de la société , sa pulvérisation , son archipellisation politique est une stratégie de long terme non explicitée et donc encore très efficace; elle supplante à notre époque la stratégie de contrôle des peuples par le biais des organisations internationales."

Lire la suite ici...

Pour en savoir plus sur l'auteur de cette vision de la situation présente c'est ici...Bruno Bertez.

Et si Madame Bovary avait eu Tinder…? (2)

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Source photo: Page Facebook de Clic Cloc

 

Aujourd’hui les journaux ne parlent plus d’amour. Et si l'on n’a pas le moral, aux prises d’une humeur morose sous les mauvaises étoiles d’un horoscope amoureux à zéro, les pouces quand à eux, toujours plus mobiles, agiles, continuent de glisser à la surface des relations virtuelles de Tinder, Happen, Grindr, eDarling ou autres plateformes de rencontres en ligne, surfant sur les vagues des répercussions affectives des conjonctures actuelles et des nouveaux codes, peut être un peu utopistes, du poly-amour. Sans trop vouloir dramatiser cependant, on aurait désormais tendance à penser qu'on ne pourrait plus dire comme Gustave Flaubert: "Madame Bovary, c'est moi! » ; quand peut-être…

 

Pourtant loin des grandes aspirations passionnelles de Madame Bovary, … toute femme actuelle notamment, aux antipodes même de l’image de cette Don Quichotte de la passion, perdue dans (les névroses) des nouveaux modernismes et du libertinage de pensée de la littérature romantique du XIXème, et à la fois soumise au code de son siècle et de son mariage forcé, pourrait aujourd’hui se trouver quelque peu irritée par cette lecture.

 

C'est que Madame Bovary, grande héroïne du roman de Flaubert, fait immédiatement référence à cette recherche d'un amour exclusif et absolu, tout comme elle incarne aussi la fin de tout espoir dans le domaine amoureux. Maintes et maintes fois, la vie d'Emma Bovary nous ramène à l'histoire d’un échec personnel et à une idée de l’amour directement liée à la défaite, à la déroute. Bloquée entre romantisme et réalisme, elle représente l'impossibilité de l'amour dans une société régie par les conventions catholiques et les codes bourgeois du dit «monde moderne», peut être pas si éloigné du notre finalement. Plusieurs philosophes et critiques contemporains notent et s’accordent aujourd’hui à dire que nous reviendrions à une perception pré-romantique de l’amour, proche de celle de la fin du XVIIIe siècle.

 

Plus d'un siècle et demi après la première publication du roman de Flaubert dans La Revue de Paris en 1858, un lien, presque intrinsèque, subsisterait encore entre ces deux versions de l’amour passé et futur, reconduisant éternellement au même désespoir et à l'étrange « sensation Bovary » de perdre sa vie dans des amours impossibles. Ou comme l'a souligné le philosophe américain Allan Bloom, à la fin, « les femmes comme les hommes se sentent emprisonnés par deux sentiments prédominants que sont l'ennui et l’érotisme ». En ce sens, ce roman nous ferait encore trembler…, trembler à l’instant même de cliquer à nouveau sur l’installation de quelques applications mobiles de site de rencontre.

 

«Au-delà d'une union amoureuse, il s’agit d’une découverte de l'autre, une découverte progressive, parfois difficile, mais le plus important ne se trouverait-il pas précisément dans cette surprise de l'autre? », déclare et interroge le philosophe et sociologue français Alain Badiou. «Sans cela, sans cette surprise de l'autre,… ne serait-ce pas là, à ce moment précis où l'on se retrouve à naviguer dans les eaux troubles du grand marché et du capitalisme de l'amour? »

 

Au final, à quel moment choisissons-nous de ne plus être surpris?! Parmi les facilités et les opportunités relatives proposées par certains algorithmes envoyés par les machines, parmi les règles du speed dating, les forfaits vacances tout compris pour célibataires et la bureaucratie des agences matrimoniales, comment ou depuis quand choisissons-nous de vivre l'amour sans avoir à vivre aucun événement contingent? Sans tomber irrévocablement dans le sentiment d'avoir trouvé un lien si spécial qu'il ne peut exister qu'entre deux personnes?

 

À cette question, le très controversé philosophe slovaque Slavoy Zizek, dans une conférence intitulée "L'amour comme catégorie politique", donnée en 2013(et toujours disponible sur YouTube), avance un commentaire intéressant: « nous voulons désormais les choses gratuitement, sans avoir à payer le prix pour celles-ci, pour ce que cela coûte et/ou vaut vraiment,… on veut du sucre sans calories, du café décaféiné, on veut de la bière sans alcool, des relations et du sexe sans risquer de tomber amoureux ». Selon le penseur, nous serions en train d’évoluer dans une société au sein de laquelle l'amour sans tomber est une offre possible, permettant maintenant de choisir de ne pas vivre cette rencontre soi-disant si dramatique ou violente émotionnellement car imprévisible.

 

Bref, l’amour en soi semble pourtant projeter à la fois une rencontre et une validation de l'autre dans sa diversité; deux événements où, comme le disait Simone de Beauvoir, « il ne s'agit peut-être que d'absurdité des idéologies mais, en somme, toute jouissance est projet! ». C'est peut-être en cela qu’Emma Bovary avait tort, car la littérature romantique relie l'amour au moment de la rencontre et de la mort, alors qu'en réalité, il représente avant tout ce qui se passe entre les deux.

 

Pour le français Alain Badiou, avec l'explosion d'Internet et des sites de rencontres, l'idée vendue est que les gens peuvent désormais concevoir ou modéliser l'amour à leur guise, sans inconvénient et selon des critères précis comme avoir les mêmes intérêts, les mêmes goûts, les mêmes orientations politiques, les mêmes références, etc. En fin de compte, ce serait là une version assez commerciale de la chose, comme s'il s'agissait d'un produit. Peut-être que Mme Bovary n'aurait pas beaucoup aimé que Tinder ne propose seulement qu’un bouton "intéressé" VS "pas intéressé", car entre ces deux options relativement extrêmes, il ne reste que peu de place au hasard et à l’inconnu.

 

Au sein du marketing généralisé de nos modernités qui cherche à structurer la vie des individus, le mot "intérêt" ainsi associé à l'amour pourrait peut-être représenter un certain risque d'installer et de normaliser une version absolument égocentrique de ce sentiment ; ce risque de transformer peu à peu la relation à l'autre en une espèce de contrat entre des intérêts personnels échangés. Cependant, et pour ne parler que de Tinder, l'Uber du date en ligne, en 2017 et 2018 les chiffres étaient éloquents: plus de 110 millions de téléchargements de l'application, 50 millions de nouveaux clients hebdomadaires dont plus de 2 millions d'abonnés payants et le résultat, 1,5 million de rendez-vous par semaine. Malgré un marché très concurrentiel, en moins d’une demi-décennie, la plateforme de rencontres est devenue une référence mondiale.

 

Pour finir, aujourd’hui le plus triste demeure peut-être en ce que Zizek exprime ironiquement comme "un bouddhisme hédoniste pseudo occidental » qui, selon cette idéologie du New Age, dicterait et/ou permettrait de justifier de nouveaux modes de pensée tels que: « croyez en vous-même - vivez votre vie - ne vous liez pas aux choses ou pas trop aux gens - la vie est un jeu d'apparence et d’illusions, ne la prenez pas si au sérieux - réalisez votre vrai potentiel ... », etc. Une lecture du monde qui semble donc accompagner parfaitement nos sociétés modernes et nos attitudes consuméristes. Dans un univers où tout a un prix, ce qui est gratuit est suspect. Et comme on dit sur Internet, «si c'est gratuit, c’est que le produit c'est vous! ».

 

Si de nos jours ouvrir Tinder sur son smartphone pourrait presque s’assimiler à la chasse aux Pokémons par géolocalisation, l'amour lui-même ne semble toujours pas être un jeu, et l’autre pas non plus un jouet. L’amour peut aussi se montrer très violent, se convertir en une mise à l’épreuve voire parfois, devenir une zone à risque. Beaucoup de gens meurent encore par amour. le fait est que dans nos sociétés occidentales tous les effets les plus néfastes de la passion amoureuse représentent une catégorie entière du Droit et de la Justice Civile.

 

Mais à ce jour, après Mme Bovary et Mme de Beauvoir, après avoir lutté durant des décennies pour la libéralisation sexuelle puis le droit au mariage pour tous, nous vivons une époque où l’idée de « rencontrer l’amour de sa vie » serait davantage attribué aux conservatismes d'une bourgeoisie vieillissante, où le seul acte d'amour véritablement passionné semble presque avoir été reformulé comme un acte subversif en soi, voire même dangereux pour la société d’aujourd’hui, cette modernité du tout prévisible, basée sur des algorithmes.

M. Caroline Magnien

Source:

https://regiamag.com/silicon-modern-lovers/?fbclid=IwAR15An5xth5jLvIm_z7j1T3g3p4I5m8oGp460ffq_-SgJicQBgC4hB7BnQQ

Et si Madame Bovary avait eu Tinder…? (1)

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Source photo page Facebook de Clic Cloc

"Hoy los diarios ya no hablan de amor y si unx se siente con poco ánimo, bajo un horóscopo con cero estrellitas en amor, los pulgares se deslizan en la superficie de relaciones virtuales por Tinder, Happen, Grindr, eDarling u otras plataformas de dating en línea, tic tac tic tac, surfeando entre las olas de la moda actual y sus oleajes afectivos. Sin embargo y sin querer dramatizar, uno piensa que tampoco podría decir(se) como Gustave Flaubert: « Madame Bovary, soy yo », cuando tal vez

Es que Madame Bovary, gran heroína de la novela de Flaubert, remite de inmediato a esta búsqueda de un amor exclusivo y absoluto, así como también encarna el fin de toda esperanza en el ámbito del amor. Una y otra vez, la vida de la Emma Bovary reenvía a la historia de un fracaso personal y a una idea del amor directamente relacionada con la derrota. Ella, representa la imposibilidad del amor en una sociedad a la vez sujeta a las convenciones católicas y a los códigos burgueses del dicho « mundo moderno », bloqueada entre romanticismo y realismo. Varios filósofos y críticos contemporáneos notan y concuerdan en decir que estaríamos volviendo a una percepción del amor pre-romántica de los finales del siglo XVIII. 

A más de un siglo y medio de la primera publicación de la novela de Flaubert en La Revue de Paris en 1858, todavía permanecería una vigencia entre dos versiones del amor pasadas y futuras, llevando eternamente a la misma desesperación y la extraña impresión « onda Bovary » de perder su vida en amores imposibles. O como lo señaló el filósofo estadounidense Allan Bloom, al final las mujeres como los hombres se sienten presos por dos sentimientos predominantes que son el aburrimiento y el erotismo."

M. Caroline Magnien

Lire la suite ici...

Zoom sur Vincent Arpoulet

Rédigé par yalla castel - - 2 commentaires

Zoom sur Vincent Arpoulet un enfant du pays (Grézet Cavagnan, Lot-et-Garonne)

 

Bien vivre après le Covid-19

Mis à jour : il y a 2 jours

Par Alexia Delfosse et Vincent Arpoulet

 

La crise sanitaire engendrée par le Covid-19 a exacerbé l’incompatibilité des paradigmes dominants et régissants nos sociétés avec la préservation de la vie en à peine quelques semaines. Que ce soit par la mise en évidence des effets de politiques d’austérité sur nos systèmes de santé, par la “révélation” de métiers nécessaires et pourtant sous-payés et sous-valorisés, ou encore en mettant en lumière les conséquences de nos modes de transport sur nos environnements. Un changement radical d’orientation est plus que jamais nécessaire autant pour prévenir les prochaines crises que pour préserver cette vie, humaine et non-humaine. Le concept de Bien Vivre est l’une des alternatives qui permet à la fois de penser et d’atteindre ces objectifs. Notre but sera donc ici de montrer ce que le concept de Bien Vivre a à apporter en vue d’éviter des crises comme celle du Covid-19 ainsi que pour repenser et reconstruire un monde radicalement différent. Cet article a été rédigé grâce aux lectures de et discussions avec des penseur.euse.s et critiques clés du concept en Équateur, des intellectuel.le.s incontournables de l’écologie politique du continent latino américain et des acteur.ice.s clés des mouvements sociaux latino-américains : Alberto Acosta, Matthieu Le Quang, Esperanza Martinez, Miriam Lang, Arturo Escobar et bien d’autres.

Lire la suite ici...

Fil RSS des articles de cette catégorie