Les questions

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Statue représentant le philosophe  Socrate.

Les questions… bonnes ou mauvaises?

 

A mes débuts d’enseignante, j’ai demandé au professeur de philosophie du Lycée où je faisais mon année de stage de professeur d’Espagnol: « Que veux-tu apprendre à tes élèves? »

 

Il m’a répondu: « A poser de bonnes questions. »

 

Des années plus tard, au tout début de l’informatique dans les Collèges, un logiciel, fait par un collègue, apprenait aux élèves à poser les questions en Espagnol. Les élèves avaient le choix d’utiliser 8 interrogatifs:

Quién (qui)

Qué (quoi)

Dónde (où)

Cuándo (quand)

Cuántos, cuántas (combien de…)

Cómo (comment)

Por qué (pour quelle raison)

Para qué (dans quel but)

Les élèves apprenaient très bien les interrogatifs espagnols. Je leur faisais remarquer aussi qu’ils pouvaient se poser ces 8 questions quand ils étaient devant un devoir à écrire. Ils sauraient toujours répondre à l’une d’entre elles.

 

Se poser des questions à soi-même est essentiel pour avancer dans la vie.

 

Quant à poser des questions aux autres, beaucoup sont inutiles, parasitaires du dialogue.

 

Comment et ses analogues apporte beaucoup plus que combien qui peut sous entendre une comparaison ou un jugement.

 

Ne pas poser de questions est une bonne façon d’écouter.

 

Il m’est arrivé de faire des interviews à la radio locale et c’est quand la personnes interviewée se sentait en confiance, hors de l’aiguillon d’une question indiscrète, qu’elle se dévoilait davantage.

 

Si on pose une question, qu’elle soit bonne au sens de la bonté.

 

J’essaye de m’octroyer et d’octroyer aux autres le silence.

 

Le désert où l’Esprit peut parler.

 

MC.Queyreur

 

 

Jardin (2)

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Photo Marie Christine Queyreur. "Petit pin deviendra grand si Dieu lui prête vie".

 

Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l'éternité.        

(Gilles Clément)

 

 

Gilles Clément, né le 6 octobre 1943 à Argenton-sur-Creuse (Indre), est un jardinier, paysagiste, botaniste, entomologiste, biologiste et écrivain français.

Biographie

Après une formation comme ingénieur horticole (1967) et comme paysagiste (1969) à l'Institut national d'horticulture et du paysage à Angers, il enseigne depuis 1979 à l'École nationale supérieure du paysage de Versailles, en parallèle de son activité de concepteur. Il a beaucoup voyagé à travers le monde, en particulier dans l’hémisphère austral, où il a étudié la flore des milieux soumis à un climat méditerranéen.

En 1977, il s'installe à Crozant, dans la Creuse ; il a consacré en 1991 un livre, La Vallée, à son jardin-maison, caché au fond d'un vallon.

Dans un autre livre Le Salon des Berces publié en 2009, il raconte son histoire personnelle avec cette vallée, pour lui "la Vallée des Papillons". En fait la vallée de la Creuse connue au XIXe siècle comme le foyer d'une école picturale, l'École de Crozant et aujourd'hui connue sous l'appellation Vallée des Peintres entre Berry et Limousin. Lors d'un colloque à l'Abbaye de Royaumont à Asnières-sur-Oise en 2018, il a témoigné de cette histoire avec deux de ses plus anciens amis paysagistes également installés à Crozant, soulignant, que dans l'esprit d'une école de peinture pourrait s'envisager une école du paysage.

Clément, dans son jardin de Crozant, observe et expérimente : un jardin secret qu'il partage avec des proches, des étudiants, des chercheurs. Il invite alors les curieux à visiter les jardins de ses amis, Philippe Wanty et son Arboretum de la Sédelle et Christian Allaert et son Jardin Clos du Préfons à Villejoint Crozant'.

Son intervention au parc André-Citroën à Paris, inauguré en 1992, l'exposition spectaculaire sur Le Jardin planétaire dont il a été commissaire en 1999 à la Grande halle de la Villette et ses nombreux écrits, qui constituent une œuvre à la fois théorique et littéraire, l’ont rendu célèbre auprès du grand public.

En 2011-2012 il est titulaire de la Chaire annuelle de Création artistique au Collège de France, avec une Leçon inaugurale prononcée le 1er décembre 2011 sous le titre Jardins, paysage et génie naturel.

En 2017 il est lauréat du Prix Books and Seeds de la Foire internationale du livre jeunesse de Bologne, pour l'ouvrage Un grand jardin qu'il a écrit, illustré par Vincent Gravé. En 2018 il est l'invité de l'Abbaye de Royaumont dans le Val-d'Oise. Avec ses amis jardiniers, Philippe Wanty et Christian Allaert, ils racontent leur histoire d'amitié longue de 40 ans, née dans cette vallée inspirante de nature. www.valleedespeintres.com

Il est un des membres du conseil d'administration de l'École nationale supérieure d'architecture de Versailles.

Les grands traits de sa pensée

Gilles Clément est l'auteur de plusieurs concepts qui ont marqué les acteurs du paysage de la fin du XXe siècle ou le début de ce XXIe siècle, dont notamment :

  • le « jardin en mouvement » « faire le plus possible avec, le moins possible contre » ;
  • le « jardin planétaire » ; nous vivons sur une planète qui est ou peut être une sorte de jardin sans mur mais néanmoins fini : l'enclos planétaire, qui n'est autre que la biosphère, dans un monde spatialement et volumétriquement fini et limité, occupé par des jardiniers plus ou moins bons et responsables (l'humanité) ;
  • le « Tiers paysage ».

Ces concepts découlent de l'observation qu'un paysage naturel n’est jamais figé, que les espèces et les gènes doivent circuler.

Au lieu de cantonner les plantes dans un lieu précis afin d'organiser une création, le jardinier peut et doit, selon Gilles Clément, faire plus confiance à la nature et accepter de lui laisser le « champ libre » ; les plantes pour partie à la suite du hasard des chutes de graines et pour partie selon les préférences pédologiques et phytosociologiques pourront ainsi trouver les lieux qui leur conviennent le mieux.

Ainsi voit-on les « plantations » des jardins devenus jardins naturels se « redessiner » au long de la succession des saisons et des années, comme dans le tiers-paysage, ces délaissés où la flore et la faune s'organisent selon des lois qui ne sont ni celles du jardinier, ni celles de l'agriculteur, du sylviculteur ou du paysagiste traditionnel. Le jardin de G. Clément présente un aspect qui au même endroit changera imprévisiblement demain, à la prochaine floraison et saison.

Clément est aussi favorable au « métissage » des espèces, qu'il appelle plutôt « brassage », et qui s'est tissé au fil des âges. D'où cette idée de jardins et de forêts planétaires qu'il cultive en protecteur, considérant avec une même bienveillance les « herbes folles » qui tentent de pousser sur les pavés des villes et les essences les plus rares plantées dans les jardins de prestige.

Il intègre la globalisation du monde actuel par la « planétarisation » de la terre comme jardin, c'est-à-dire comme lieu de vie : « Je voudrais montrer la diversité extrême de ce qui existe sur la planète ».

Le jardinier engagé

Déçu par l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence et estimant que ce choix ne permettrait pas le nécessaire sursaut écologique de la politique française, Gilles Clément a décidé alors d'annuler tous ses contrats avec l'État français et de se consacrer à des « projets de résistance ». Il indique toutefois que cette position n'est pas définitive.

  • Un premier projet, inauguré en juin 2007, répondait à une commande artistique pour la biennale d'art contemporain de Melle (Deux-Sèvres). Ce jardin, prévu pour être durable, se compose d'un jardin d'eau et d'un jardin d'orties avec un bassin où l'on peut réaliser le purin d'orties, utilisé en jardinage biologique pour renforcer l'immunité des végétaux, éviter les traitements et les pesticides de synthèse.
  • Un second projet, a été un jardin dans la nécropole de Tuvixeddu à Cagliari en Sardaigne, répondant à une demande de Renato Soru, président de la région.

Il est aussi engagé en politique. Pour les élections régionales françaises de 2010 en Limousin, il est en 9e position (non éligible) sur la liste départementale en Creuse d'Europe Écologie. Dans le cadre de la primaire écologiste de 2016, il apporte son soutien à Michèle Rivasi. Il invite ensuite les écologistes à s'unir aux projets portés par Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, qu'il estime être les seuls à proposer des « mesures susceptibles de maintenir et améliorer les conditions de vie qui sont les nôtres et cela concerne tant les humains que le vivant non humain ». Il condamne vivement les propositions portées par François Fillon et Marine Le Pen.

Il parraine la licence professionnelle « Aménagements paysagers et design des milieux anthropisés », ouverte à la rentrée 2017 à Limoges, fruit d'une collaboration entre le lycée agricole des Vaseix, la Faculté de lettres et sciences humaines de l'université de Limoges, le lycée de l'horticulture et du paysage de Murat à Voussac et la Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment.

Prix et distinctions

  • 1998 – Grand Prix du paysage
  • 2017 - Prix Books and Seeds, de la Foire internationale du livre jeunesse de Bologne, pour l'ouvrage Un grand jardin qu'il a écrit, illustré par Vincent Gravé.

Principales réalisations

  • Parc André-Citroën à Paris, en collaboration avec Allain Provost paysagiste Patrick Berger,Jean-Paul Viguier architectes
  • Jardins de l'Arche à la Défense,
  • Jardin des 5 éléments du Centre écologique Terre vivante
  • Parc Matisse à Euralille en collaboration avec Éric Berlin et Sylvain Flipo
  • Jardins de Valloires à Argoules
  • Jardin du château de Blois
  • Jardin du domaine du Rayol
  • Jardin du musée du quai Branly à Paris, avec Patrick Blanc et Jean Nouvel architecte
  • Jardin de l’École normale supérieure de Lyon
  • Parc paysager du Château de Châtenay-en-France
  • accompagnement végétal du projet de ligne 2 du tramway de Lyon
  • Jardin du tiers paysage, toit de la base sous-marine de Saint-Nazaire conception Gilles Clément réalisation Collectif Coloco
  • Jardin du lycée d'enseignement agricole Jules-Rieffel à Saint-Herblain (Loire-Atlantique)
  • Jardin Vagabond à Aix-les-Bains (Savoie)
  • Green Belt de Tripoli, en Libye avec Coloco paysagistes, 2008
  • Jardin de l'Abbaye de Noirlac (Cher)

Ouvrages

  • « La friche apprivoisée », Urbanisme, n° 209, septembre 1985, p. 91-95 ;
  • Le Jardin en mouvement, Paris, Pandora, 1991 ;
  • La Vallée, Paris, Pandora, 1991 ;
  • Le Jardin en mouvement, de la Vallée au parc André-Citroën, Paris, Sens & Tonka, 1994 (rééditions augmentées en septembre 1999, 2001, mars 2007) ;
  • Éloge de la friche, éd. Lacourière-Frélaut, 1994 (édition dite de luxe illustrée par le graveur François Béalu) ;
  • Le Jardin romantique de George Sand (avec Christiane Sand), Albin Michel, 1995 ;
  • Contributions à l'étude du jardin planétaire. À propos du feu (avec Michel Blazy), École régionale des Beaux-Arts de Valence, 1995 ;
  • Re-Cueille : L'enclos et la mesure (avec Jean-Paul Ruiz), éd. Jean-Paul Ruiz, 1996 ;
  • Thomas et le Voyageur, Albin Michel, janvier 1997 (ISBN 2-226-08770-2) (rééd. mars 2011) ;
  • Traité succinct de l'art involontaire, Sens et Tonka, 1997 (rééd. augmentée en 2014) ;
  • Les Libres Jardins de Gilles Clément, Le Chêne, 1997 ;
  • Une école buissonnière, Hazan, septembre 1997 ;
  • Le Jardin planétaire (avec Claude Éveno), L'Aube/Château-Vallon, 1997 (rééd. 1999) ;
  • Les Portes, Sens et Tonka, 1998 ;
  • La Dernière Pierre, Albin Michel, août 1999 ;
  • Terres fertiles (avec Stéphane Spach), éd. de l'Imprimeur, septembre 1999 ;
  • Les Jardins planétaires (avec Guy Tortosa), éd. Jean-Michel Place, septembre 1999 ;
  • Les Jardins du Rayol, Actes Sud, juillet 1999 (rééd. mai 2005) ;
  • Voyage au Jardin planétaire, carnet de croquis (avec Raymond Sarti), éd. Spiralinthe, novembre 1999 ;
  • Éloge des vagabondes. Herbes, arbres et fleurs à la conquête du monde, Nil Édition, mai 2002 (rééd. chez Robert Laffont, 2014) ;
  • Herbes ou ces plantes qu'on dit mauvaises (avec Jean-Paul Ruiz), éd. Jean-Paul Ruiz, 2003 ;
  • La Dernière Pierre (en chinois), Taïwan, Crown Publishing, coll. Choice 69, 2003 ;
  • La Sagesse du Jardinier éd. du 81, mars 2004 ;
  • Manifeste du Tiers-paysage, éd. Sujet Objet, mai 2004 (rééd. augmentée chez Sens & Tonka, 2014) ;
  • Jardins de lettres (avec Claude Delias), Jane Otmezguine, 2004 ;
  • Euroland (avec Edith Roux et Guy Tortosa), Jean-Michel Place Éditeur, 2005 ;
  • Le Dindon et le Dodo, Éditions Bayard Culture, février 2005 ;
  • Les Nuages, Éditions Bayard Culture, février 2005 ;
  • Manifesto del Terzo paesaggio, postface de Filippo De Pieri, Macerata, Quodlibet, octobre 2005 ;
  • Gilles Clément, une écologie humaniste (avec Louisa Jones), Éditions Aubanel, septembre 2006 ;
  • Où en est l'herbe ? Réflexions sur le jardin planétaire (avec Louisa Jones), Actes Sud, oct. 2006 ;
  • Environ(ne)ment. Manières d'agir pour demain (avec Philippe Rahm), Skira Editore, novembre 2006 (édition bilingue) ;
  • Le Belvédère des lichens (en collaboration avec Le Sentier des Lauzes), coédition Jean-Pierre Huguet Éditeur, Parc naturel des monts d’Ardèche, Saint Julien Molin Molette, octobre 2007 ;
  • Nove Giardini Planetari, (avec Alessandro Rocca), Milan, 22 Publishing, octobre 2007 ;
  • Toujours la vie invente, collection L'Aube Poche Essai, La Tour d'Aigues, Éditions de l'Aube, février 2008 ;
  • Il Giardino in movimento. Dalla vallata al giardino planetario, Macerata, Godlibet, mai 2008 (+ rééd. en 2010) ;
  • Neuf jardins. Approche du jardin planétaire (avec Alessandro Rocca), Arles, Actes Sud, coll. Nature, septembre 2008 ;
  • Planetary Gardens. The Landscape Architecture of Gilles Clement (avec Alessandro Rocca), Birkhauser Verlag AG, septembre 2008 ;
  • Il giardiniere planetario, Milan, 22 Publishing, 2008 ;
  • Sur la marge, Paris, Michèle Broutta, 2008 (édition dite de luxe illustrée de pointes-sèches par François Béalu) ;
  • Le Salon des berces, Paris, Nil Éditions, 2009 ;
  • Dans la vallée. Biodiversité, art, paysage (entretiens avec Gilles A. Tiberghien), Paris, Bayard Centurion, coll. "Essai", 2009 ;
  • Elogio delle vagabonde. Erbe, arbusti e fiori alla conquista del mondo, Derive Approdi, 2010 ;
  • Une brève histoire du jardin, Paris, éd. du 81, coll. "Une brève Histoire de", 2011 ;
  • Breve storia del giardino, Macerata, Quodlibet, 2012 ;
  • Jardins, paysage et génie naturel, Paris, Collège de France/Fayard, coll. "Leçons Inaugurales du Collège de France", 2012 ;
  • Belvédère. Points de vue sur le paysage, Saint Benoît du Sault, Tarabuste, 2013 ;
  • Les Imprévisibles, Paris, L'Une et l'Autre, 2013 ;
  • L'Alternative ambiante, Paris, Sens & Tonka, 2014 ;
  • Espèces vagabondes, menace ou bienfait? (avec Francis Hallé et François Letourneux), Toulouse, Éditions Plume de Carotte, coll. "Les Engagés", 2014 ;
  • Abécédaire, Paris, Sens & Tonka, 2015 ;
  • Un grand jardin, texte de Gilles Clément, illustrations de Vincent Gravé, éd. Cambourakis, 2016 (ISBN 9782366242003);
  • Le grand B.A.L. Roman de science fiction, édité en 2018 aux éditions Actes Sud (ISBN 978-2-330-10433-7) ;
  • Être jardinier, texte des amis de Gilles Clément, photographies de Yann Monel, croquis de Claude Pasquer, Garden Lab, février 2019 ;
  • Notre-Dame-des-Plantes, Bayard, 2021.

 

Haïkus de Brigit Descot

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Depuis plusieurs années maintenant Brigit Descot écrit et publie des haïkus sur sa page Facebook. 

Quelques mots sur Facebook:

Meta Platforms, Inc. (anciennement Facebook jusqu'en 2021), est une société américaine créée en 2004 par Mark Zuckerbergr. Elle est un des géants d'internet regroupés sous le mot GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft). En 2022, un milliard de personnes auraient un compte sur Facebook.

Quelques mots sur cette écriture poétique japonaise appelée haïku:

Le haïku est un court poème, né au Japon à la fin du 17° siècle. En Occident, il s’écrit
principalement sur trois lignes selon le rythme court / long / court : 5 / 7 / 5 syllabes
dans sa forme classique.

Les poètes contemporains peuvent écrire des haïkus sous des formes beaucoup plus
brèves encore et même bousculer le rythme.

Le haïku comporte un kigo (mot de saison) qui le lie à la réalité. Un kireji (césure) marque un silence pendant la lecture, soulignant la tension entre une ligne et le reste du poème. Il présente deux idées (images) juxtaposées.

Il est par excellence la capture de l’instant présent dans ce qu’il a de singulier et d’éphémère, en ce monde où se côtoient permanence et impermanence. Il est peinture de « l’ici et maintenant », de l’ordinaire saisi avec une extrême simplicité afin de restituer toute la poésie de l’émotion offerte aux sens.

Le haïku favorise le lien social, l’écoute et le dialogue. Il véhicule un esprit pacifique et
bienveillant.

Définition du haïku donnée par Danièle Duteil et Jean Antonini sur le site :

https://www.association-francophone-de-haiku.com/definition-du-haiku/

 

Voici sept haïkus écrits par Brigit Descot:

 

Trois gouttes de pluie

une odeur de terre mouillée

et toi dans mes yeux

BP 28/06/22 Epidavros

 

Dans la nuit profonde

assaillie de mille pensées

noir est la couleur

BP 13/05/22

 

Dans la nuit profonde

assaillie de mille pensées

ciel fracassé

BP 13/05/22

 

Lever du jour

assaillie de mille pensées

trilles des oiseaux

BP 13/05/22

 

Amour vaincu

dans la nuit d’un soleil noir

Enfances perdues

BP 10/05/22

 

Mes pensées obscures

il me les a boulottées

le chat alangui

BP 23/04/22

 

La nuit s’impose

le silence répond

et toi, tu m’appelles

BP 15/01/21

L'autoroute du Sud

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Julio Cortázar

Bruxelles 1914 - Paris 1984

Il est né en Belgique, fils de parents argentins. Il fût l'un des auteurs le plus innovant et original de son temps, maître de la nouvelle courte, de la prose poétique et de la narration brève en général, comparable à Jorge Luis Borges, Antón Chéjov ou Edgar Allan Poe. Son écriture a changé la manière de faire de la littérature latino-américaine: ses récits échappent à la linéarité temporelle et les personnages ont acquis une autonomie et une profondeur psychologique peu de fois vues jusqu'à lors. Il a vécu une bonne partie de sa vie à Paris, ville dans laquelle il s''est établi en 1951 et dont l'ambiance se retrouve dans quelques unes de ses oeuvres.

Dans ce récit, écrit en 1964, Julio Cortázar raconte un fabuleux embouteillage sur l'autoroute entre Fontainebleau et Paris un dimanche soir. En réalité il s'agit d'une métaphore de nos propres vies: nous vivons pris au piège d'une routine. 

Chaque personne dans son automobile, identifié par sa marque ou son modèle, a pour objectif d'arriver à Paris pour réaliser une tâche déterminée. Un accident fera qu'ils partageront un même temps et lieu, l'autoroute, durant plusieurs jours. Bien que des groupes se créeront pour pouvoir subsister, chaque protagoniste vit sa propre solitude. Comme le signale Ariel Dorfman, L'autoroute du Sud constitue une mise en garde au sujet du précipice vers lequel nous nous dirigeons et cette critique de la technologie devient aujourd'hui encore plus valable et nécessaire, maintenant que la globalisation  est le dogme indiscutable de notre époque.

Jean Luc Godard s'est inspiré de ce récit fantastique pour réaliser son film Week-end (1967).

"Les contes de Cortazar ont l'étrange manie de s'accomplir dans la réalité". Ariel Dorfman

 

Traduction Jean François Sadys

Correction Marie Christine Queyreur

Mort de Marcel Conche

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Marcel Conche est mort le Vendredi 27 février 2022 à l'âge de 99 ans. C’était un brillant intellectuel français.

Marcel Conche est le fils de Romain Conche, modeste cultivateur corrézien, et de Marcelle Farges, décédée peu après l’accouchement.

Il commence sa scolarité au cours complémentaire de Beaulieu-sur-Dordogne et aurait dû la poursuivre à l’École normale primaire de Tulle, mais les ENP ayant été supprimées par le gouvernement de Vichy, il étudie au lycée Edmond-Perrier de Tulle comme élève-maître (1940-1943).

Il étudie ensuite au Centre de formation professionnelle de Limoges (1943-1944) puis à la faculté des lettres de Paris où Gaston Bachelard est l’un de ses professeurs. Il obtient successivement la licence en philosophie (1946) et le diplôme d’études supérieures de philosophie (1947).

Voir la suite sur le lien suivant: https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Conche#Origines_et_études

« L’homme est une production de la nature et la nature se dépasse elle-même dans l’homme.  »

Marcel Conche se revendiquait pacifiste. Il a dénoncé le conflit engagé en 2003 par les États-Unis en Irak.

« Personnellement, je reste pacifiste. Ma position universalisable, mais ne pouvant être universalisée, reste abstraite, contradictoire. Fondamentalement, pour moi, le rôle de l’homme politique consiste à établir la paix, ce que de Gaulle a très bien compris. Vouloir réaliser la démocratie en l’exportant par la guerre, c’est criminel ».

Pour en savoir plus sur l'homme et son oeuvre:

https://www.cairn.info/revue-philosophique-2004-1-page-3.htm

https://www.cairn.info/panorama-de-la-pensee-d-aujourd-hui–9782266283908-page-435.htm

 

« Prévoir le malheur c’est le vivre deux fois. » (Agnès Jaoui)

« D’abord la peur de la mort. Puis la mort de la peur. Et enfin l’Amour de la Vie. » (Jacques Prévert)

 

 

 

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