Le vieillard

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Pour en savoir plus sur le tableau ci-dessus :

https://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/oeuvres/tete-vieillard-0

"Le vieillard hésite, mais avance encore: il avance en âge. Il va vers la mort, vers cette chose qui clôture toutes les choses qui peuvent lui arriver. (...) La mort qui est devant le vieillard - quelque part, assez près - est devenue un destin personnel. Le vieux se rapproche de la vérité; il est de plus en plus lui-même. Dans sa façon de bien moins se souvenir des jours passés et bientôt des jours présents,il simplifie sa vie jusqu'à la quintessence. Il se dit que la prochaine fois - la prochaine élection présidentielle, la prochaine Coupe du Monde de football, les prochaines vacances estivales en famille -, que la prochaine fois, peut-être, il ne sera plus là. (...) Les gềnes meurent de froid un peu en avance. Les gènes ne savent plus quoi faire du corps, mais le corps est encore là. Un navire construit il y a longtemps, dont il ne vaut pas la peine de changer les planches, et sur lequel on peut seulement faire des calfetrages de fortune. Les gènes quitteront bientôt le navire, c'est entendu, mais ils le quitteront dans la mesure où le navire est incontrôlable, et vogue vers une direction inconnue. Le vieux n'est pas un naufragé, mais le navigateur qui approche la liberté totale: c'est son dernier port - droit devant. Ce n'est pas le souffle glacé du caveau que le vieux sent passer sur lui, mais le vent du large."

Source: "Lieux de vie" de Paul Munier aux éditions VGAS pages 90/91.

Ennemi

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 "Ce n’est pas vous qui désignez l’ennemi, c’est lui qui vous désigne. Vous aurez beau lui faire toutes les démonstrations d’amitié que vous voudrez, du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin".

Julien Freund

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Freund

Petite vie d'Edith Stein

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Edith Stein est née le 12 ocobre 1891 à Breslau dans une famille juive allemande. Elle a été déportée au camp d'Auswitch le 2 août 1942 et gazée le 9 août.

Bernard Sezé lui a consacré un livre. Il a pour titre "Petite vie d'Edith Stein" publié aux éditions Desclée de Brouwer. Référence ISBN 9 782220 053271.

Il s'est intéressé à la vie intellectuelle brillante de cette jeune femme. Elle a fréquenté de grands philosophes de son temps. Elle a écrit des ouvrages philosophiques encore lus de nos jours. 

Mais Bernard Sezé s'est surtout intéressé à son parcours spirituel. Après avoir lu la vie de Sainte Thérése, elle va s'engager sur un chemin de vie qui va la conduire au Carmel. Sa jeune soeur en fera de même. Sa mère, juive pieuse, en sera profondément meurtrie .

Au cours de la seconde guerre mondiale, Edith Stein et sa soeur se réfugient dans un couvent aux Pays-Bas. Elles y seront arrêtées et mouront en déportation.

Convertie au christianisme, Edith Stien n'a jamais voulu se désolidariser du peuple juif. Jusqu'à sa dernière semaine de vie elle a informé par écrit sa hiérarchie des persécutions et des crimes commis contre les juifs.

Bernard Sesé affirme dans son livre que l'extermination des juifs s'est faite dans l'indifférence générale. Il ressort de son livre que des êtres humains ont fait tout leur possible pour sauver les deux soeurs. Des êtres humains ont été indifférents à leur sort. Des êtres humains les ont gazées.

Pourquoi remuer le passé  aujourd'hui puisqu'il est passé?

Parce qu'il faut bien reconnaître que des centaines de milliers d'Iraniens et d'Irakiens sont morts pendant sept ans de guerre dans une indifférence générale. Dix millions de personnes sont mortes pendant les dernières vingt années de conflits armés en République Démocratique du Congo dans  une indifférence générale. Des milliers de Palestiniens meurent depuis 70 ans dans une indifférence générale. Plusieurs centaines de millions d'êtres humains meurent tous les ans de misère dans une indifférence générale.

Ainsi sont les êtres humains, capables du pire et du meilleur.

Le covid 19 vient de nous rappeler que nous sommes tous mortels. La mort n'arrive pas qu'aux autres. Le temps est peut-être venu d'accorder enfin plus d'importance à la vie des autres, de tous les autres?

Mais qu'en pensez-vous?

De la solitude

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"Tout le monde va à la solitude. Tout le monde vieillit seul, meurt seul. La solitude attend chacun comme un paradis ou un enfer. Comme la mer attend le naufragé. S'il sait nager, elle le sauve. S'il ne sait pas nager, elle le noie. Mais au vrai, la solitude et la mer ne noient ni ne portent. On y est porté ou noyé selon soi et non selon elles."

"Frère Antoine, une bouffée d'ermite", collection livre de poche "Pocket", ISBN 2-266-09453-x

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