Revue de blog du mois de Mai

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Danielle Moyse tient un blog sur le site du journal La Croix. Elle est professeur agrégée de philosophie, enseignante, chercheuse associée à l’Iris (Institut de recherche sur les enjeux sociaux, CNRS, EHESS),
 
Elle a écrit à la mi-Mai un blogon qui a pour titre "Paradoxal sens de la sécurité".
 
En voici un extrait:

Chers amis lecteurs,

J’ai une excellente nouvelle pour vous : il y a très peu de risques que vous mourriez dans un ascenseur ! Du moins, du fait de l’ascenseur. À vrai dire, je n’ai pas de données scientifiques sur la question, mais la plupart des immeubles ayant sans doute désormais honoré l’obligation légale de mettre tous ces moyens de transport domestique « aux normes », le risque létal y sera désormais réduit au minimum ! Notre société veille en effet avec une conscience scrupuleuse à notre sécurité.La « mise aux normes » de notre quotidien fait rage !

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Etre ou ne pas être...soi-même.

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« L’effondrement de l’absolutisme, le développement du libéralisme et de la démocratie, la montée d’une civilisation technique qui triomphe de tous ses ennemis et voit naître les signes avant-coureurs de sa propre désintégration, tels sont les traits sociologiques dominants de cette troisième période d’angoisse. Ce qui domine dans tout cela, c’est l’angoisse du vide et de l’absurde. Nous sommes sous la menace du non-être spirituel. La menace du non-être moral. »

(Extrait du livre « Le Courage d’être » de Paul Tillich aux éditions « Labor et fides », page 91)

Il est interdit d'interdire d'interdire

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Dans leur livre "Trois amis en quête de sagesse", Christophe André, Alexandre Jollien, Mathieu Ricard affirment que "Toute forme de publicité visant des mineurs devrait simplement être interdite, que ce soit pour des jouets ou des boissons sucrées." 

 

Voici des extraits de leurs écrits qui permettent de comprendre le pourquoi de leur affirmation:

 

"Nous devrions commencer l'apprentissage du dépouillement avec les enfants. Il faudrait déjà avoir la décence de ne pas les conditionner à devenir accros à la consommation."

 

Le PDG de "General Mills" est  cité comme contre exemple de ce qu'il convient de ne pas faire:

 

"Quand il s'agit de cibler des consommateurs en bas âge, nous suivons le modèle "du berceau  à la tombe". Nous pensons que nous devons attraper les enfants très tôt, puis les conserver toute la vie."

 

Matthieu Ricard s'interroge: comment apprendre la simplicité aux enfants? Il raconte: "Dans notre jeune âge, à la saison des cerises, nous étions tous dans les arbres à nous régaler. Aujourd'hui les cerises restent sur les branches. Les enfants ne grimpent plus aux arbres. Ils sont généralement devant leurs ordinateurs. Entre 1997 et 2003, le pourcentage des enfants de 9 à 12 ans qui passent du temps dehors à jouer ensemble (...) a chuté de moitié. Les jeux sont de plus en plus solitaires, virtuels, violents, dénués de beauté, d'émerveillement, d'esprit de camaraderie et de plaisirs simples."

 

Christophe André est malgré ces remarques plus optimiste. Il écrit: "Les cadeaux que nous faisons à nos enfants nous servent à nous déculpabiliser du temps que nous ne passons pas avec eux. Le mieux que nous puissions faire pour nos enfants, c'est encore une fois d'être un modèle. Si nous achetons tous les six mois une nouvelle montre, si nous faisons les soldes comme des fous, si la sortie au supermarché est la sortie familiale du week-end, qu'est-ce que nous leur envoyons comme message? Mais j'ai de l'espoir parce que je pense que l'espèce humaine est intelligente, adaptative, et je vois que cette nouvelle génération d'enfants qui a grandi dans un environnement rempli d'objets, de jouets, de fringues, commence à s'immuniser contre la consommation. Les enfants que je connais bien -mes filles, mes neveux, les enfants d'amis proches- ont sinon une méfiance du moins une espèce d'indifférence ou d'autonomie croissante par rapport au fait de posséder, et au fond ils donnent ce qu'ils possèdent plus facilement que nous le faisions. J'ai le sentiment  qu'à un moment donné cette société d'hyper consommation,qui attise nos désirs et crée des désirs factices, va finir par sécréter dans nos cerveaux des anticorps de manière assez naturelle. Nous voyons émerger de plus en plus ces économies parallèles, ces économies du partage où au lieu d'acheter nous empruntons - une tronçonneuse par exemple à un voisin. Nous pourrions  bien évoluer vers des modèles qui vont s'imposer où les enfants se prêteront leurs jouets, leurs livres."

 

Alexandre Jollien quant à lui nous appelle au dépouillement, à posséder un peu moins. Il nous invite à nous "demander ce qui est essentiel, à apprendre à faire le ménage, les courses: c'est sur le terrain de la vie quotidienne que s'inaugurent les progrès. Nous pouvons considérer le supermarché comme un immense terrain d'exercice pour discerner nos véritables besoins. A force de chercher le bonheur là où il ne se trouve pas, nous passons à côté de l'essentiel. Rien n'est plus précieux qu'un mode de vie dépouillé, qui nous aide à nous rendre disponibles à la joie et à la paix. Et si nous commencions par mettre un peu d'ordre dans nos vies le plus simplement du monde?

 

 

Un désir intense

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"La solitude est marquée par un désir intense de mettre un terme à cette expérience - ce qui ne peut se réaliser par un simple effort de volonté ou en sortant davantage, mais seulement en développant des relations intimes. C'est bien plus facile à dire qu'à faire, surtout pour les gens dont la solitude vient d'une perte, d'un exil ou de préjugés, et qui ont autant de raison de craindre ou de se méfier de la société des autres que de la rechercher. Plus une personne est seule, moins elle devient apte à naviguer dans les courants sociaux. La solitude s'épaissit autour d'elle, comme une croûte ou une fourrure, un rempart qui inhibe le contact, aussi désiré soit-il. La solitude croît, s'étend et se perpétue. Une fois installée, elle n'est en aucun cas facile à déloger." Olivia Laing, "The lonely City", cité dans le livre "Eleanor Oliphant va très bien" de Gail Honeyman.

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