Pourquoi?

Rédigé par sadys - - 1 commentaire

Le Pourquoi de ce tableau de peinture:

http://vouloir.hautetfort.com/archive/2015/06/12/guerre-de-crimee-premiere-guerre-moderne-5638903.html

Plus les attentats se répètent dans notre pays, plus je lis, j'entends la remarque suivante: « Pourquoi l’absence de réaction des musulmans de France? » C’est un reproche qui revient souvent sur internet par exemple. Pourquoi ne disent-ils rien? Pourquoi n'écrivent-ils rien?

 

Je ne suis pas musulman et je ne sais pas pourquoi il en est ainsi.

 

Ce que je remarque cependant depuis des années maintenant c’est que le silence des musulmans fait écho à celui des chrétiens pendant la guerre du Liban, la guerre de Yougoslavie. Il fait écho au silence des juifs sur ce qui se passe en Palestine depuis 70 ans. Il fait écho au silence des bouddhistes sur ce qui se passe en Asie. Il fait écho ce silence des musulmans aussi sur les musulmans qui massacrent des musulmans.

 

En fait il n’y a plus de manifs de masse nulle part contre la guerre. (Il n’y a pas de manifs de masse non plus contre les tireurs fous aux USA et ailleurs).

 

Je me souviens des manifs contre la guerre du Viet-Nam. Je me souviens des récits des manifs contre la guerre d’Algérie.

 

Plus de manifs de masse contre l’horreur sous toutes ses formes.

 

Pourquoi?


Colibri cx

Terribles réalités.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

En fin de soirée, le jeudi 26 septembre 2017, la chaîne de télé ARTE a diffusé le film "Survivre à Guantanamo".

Murat Kurnaz, jeune homme d'origine turque vivant en Allemagne, cherche à donner un sens à sa vie en se tournant vers l'Islam. Peu après le 11 septembre 2001, il entreprend un pèlerinage au Pakistan pour y étudier le Coran. En chemin, il est arrêté et livré aux autorités américaines, puis emprisonné à Guantanamo, sans inculpation ni jugement. L'Amérique est alors sous le choc des attentats sur les tours jumelles de New-York. Pendant cinq ans d'interrogatoires, de tortures physiques et psychologiques, d'isolement et de simulacres de libération, il affirmera son innocence. Face à lui, un interrogateur, soumis à des obligations de résultat, tentera d'obtenir ses aveux mais il n'avouera jamais. Il finira par être libéré. Il est aujourd'hui marié et père de deux enfants.

 

 

Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Brigitte Papleux m'a adressé par mail le texte ci-dessous et nous autorise à le partager tout autour de nous.

"Si les gens étaient mûs par leur couardise, leur peur, leur frilosité, leur repli sur eux-mêmes, si la population réagissait avec ignorance, alignant préjugés sur idées reçues, prévoyant désordres certains et innombrables, si les habitants de ce pays étaient plus soucieux de leur petite personne que de l’autre, qu’il soit blanc, noir ou jaune, si le peuple se montrait totalement et tranquillement égoïste, récalcitrant à l’accueil, fermé à la compassion, moins aimant et plus haineux, si le cerveau reptilien régnait, si les pays étaient gouvernés par des sots, peut-être alors verrions-nous des hordes d’immigrés, de réfugiés de toutes sortes, de pauvres, de souffreteux déambuler dans les rues des villes, quémander de la nourriture, être à l’affût d’un abri, dormir par terre sur le macadam ou dans la boue parce que rien ne serait prévu pour eux, peut-être même seraient-ils repoussés brutalement hors de notre territoire par la police, sans vergogne, des membres de mêmes familles seraient séparés, des enfants , des mineurs deviendraient orphelins, seraient perdus, introuvables, maigres, loqueteux, corvéables à merci, brimés, humiliés, ni affection, ni amour pour ceux-là, que la faim, le froid, la violence, pire, sur leur chemin d’immigration, hommes, femmes, enfants mourraient par dizaines, centaines, milliers, sur les routes, écrasés par des véhicules, pourris à l'intérieur de camions, noyés dans la mer, épuisés, des murs seraient élevés, nombreux tenteraient de les franchir qui finiraient emprisonnés…

Mais Dieu merci, il n’en est pas ainsi car l’être humain est raisonnable et porte en lui une part de tout autre, alors il lui importe que cet autre vive et vive bien; il lui sied que chacun comme il se doit soit épargné autant qu’il se peut par la souffrance ou l’injustice; alors, des femmes, des hommes à l’intelligence aiguisée, à la raison juste sachant repousser les mauvais affects, à la sensibilité non débordante réfléchissent à l’organisation de la cité afin qu’elle puisse intégrer les nouveaux venus; et d’autres s’activent, planifient, orchestrent et harmonisent, d’autres encore écoutent,  soignent, pansent, enseignent, rencontrent et partagent, et voilà les arrivants qui s’installent, parlent de ce qu’ils sont, chantent, écrivent, créent et leurs enfants jouent dans les cours de récréation des écoles et les plus grands travaillent de leurs mains ou étudient; ils façonnent le monde de demain, peut-être plus beau encore que celui d’ aujourd’ hui tant les sourires, mots et regards partagés l’illuminent et l’illumineront. "

Brigitte Papleux.

 

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