Aux Captifs la libération

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Aux captifs la libération? 

 

« L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés. » (Luc 4:18)

 

 

Nous sommes captifs des pays producteurs de pétrole et de gaz.

Nous sommes captifs des grandes surfaces qui habilement et gentiment guident nos comportements de consommateurs.

Nous sommes captifs des spots publicitaires.

Nous sommes captifs des chaînes de télévision capables du pire et du meilleur.

Nous sommes captifs de nos téléphones portables.

Nous sommes captifs des réseaux sociaux, d’internet.

Nous sommes captifs des guerres passées, présentes et à venir.

Nous sommes captifs d’un système politique et économique qui peut fonctionner sans nous et contre nous.

Nous sommes captifs de notre condition humaine: nous sommes nés pour mourir.

Nous sommes captifs de l’épidémie de Covid qui met de la distance entre nous et pèse de plus en plus lourdement sur nos vies de tous les jours.

Nous sommes captifs de nos peurs.

 

Cependant ici et là quelques femmes, quelques hommes parviennent à être libres. Ici et là existent des oasis de paix et de bonheur. Et les êtres humains ont une vitalité de chiendent. Si demain est pire qu’aujourd’hui après demain n’en sera que meilleur.

 

Aux captifs la libération!

 

 

Décembre de l'an 410: chute de Rome

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

 

 » La voile carrée d’un navire croisant sur les eaux bleues de la Méditerranée, au large d’Hippone, porte depuis Rome la nouvelle inconcevable que des hommes existent encore, mais que leur monde n’est plus. Rome est tombée. Mais la terre et les cieux n’en sont pas ébranlés. Le monde marche vers sa fin mais il ne l’a pas encore atteinte.Votre âme, remplie de la lumière de Dieu ne passera pas.Tu t’étonnes de voir le monde toucher à sa fin ? Étonne-toi plutôt de le voir parvenu à cet âge avancé. Le monde est un homme qui naît, qui grandit et qui vieillit. Que de chagrins dans la vieillesse ? La toux, le dérangement des humeurs, la faiblesse de la vue, l’inquiétude, la fatigue, tout est réuni. Dans sa vieillesse l’homme est donc rempli de misères et le monde dans sa vieillesse est aussi rempli de calamités.Ah ! garde-toi de vouloir t’attacher à ce vieux monde et ne refuse pas de te renouveler dans le Christ. Le Christ te dit : Le monde s’en va, le monde est vieux, le monde succombe, le monde est déjà haletant de vétusté, mais ne crains rien, ta jeunesse se renouvellera comme celle de l’aigle. N’est-il pas vrai encore que Dieu n’a fait pour toi qu’un monde périssable et que tu es toi-même destiné à la mort ? Oui, l’homme qui fait l’ornement de la cité, qui habite la cité, qui la régit et qui la gouverne, n’est venu que pour s’en aller, il est né pour mourir, il est entré pour sortir. Le ciel et la terre passeront ; est-il alors étonnant qu’une ville cesse d’exister ? Si d’ailleurs elle ne cesse pas aujourd’hui, elle cessera sûrement un jour. »

Saint Augustin

 

 

Pourquoi écrire?

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 « Il y a quelques années, une revue avait posé cette question aux gens de lettres: "Pourquoi écrivez-vous?" La plupart répondirent par des boutades, comme celle de Morand: "J'écris pour être riche et honoré." C'était s'amuser à confondre les motifs immédiats avec les plus profondes raisons. 

 

Cette raison profonde m'apparaît être dans l'instinct qui nous pousse à ne pas demeurer seuls. Un écrivain est essentiellement un homme qui ne se résigne pas à la solitude. Chacun de nous est un désert: une œuvre est toujours un cri dans le désert, un pigeon lâché avec un message à la patte, une bouteille jetée à la mer. Il s'agit d'être entendu, fût-ce par une seule âme. Il s'agit que notre pensée, et, si nous sommes romancier, que nos créatures, qui sont la part la plus vivante de nous-mêmes, soient accueillies par d'autres intelligences, par d'autres cœurs, soient comprises, soient aimées. 

 

Un auteur qui vous dit: "J'écris pour moi seul, il m'est indifférent d'être ou non entendu..." c'est un orgueilleux qui nous trompe ou qui se trompe lui-même. 

Tout homme souffre d'être seul. L'artiste est celui pour qui et en qui cette souffrance prend corps. 

 

Baudelaire a raison d'appeler le artistes des phares : ils allument un grand feu dans les ténèbres; ils brûlent eux-mêmes pour que le plus possible de leurs frères soient attirés. "

 

François Mauriac, Essais, Dieu et Mammon, 1927.

 

Pourquoi j’écris au Journal Paroissial? 

 

Parce que des bénévoles du journal m’ont demandé de le faire il y a de ça 17 ans déjà. Parce qu’ensuite ils m’ont encouragé à continuer d’écrire quand j’avais des doutes, des passages à vide.

 

Qu’est-ce que ça m’a rapporté? 

 

Un peu d’argent que j’ai reversé aux associations qui viennent en aide aux personnes en difficultés en France et ailleurs dans le Monde; une satisfaction personnelle de voir mes écrits publiés dans un journal et de voir combien les personnes qui mettent nos écrits en page s’appliquent à le faire, ils savent techniquement mettre en valeur ce que nous avons écrit. 

 

Qu’est-ce que j’ai appris au Journal Paroissial? 

 

L’humilité. Ecrire ne change pas la face du Monde. L’écriture, les écrivains contemporains n’ont peut être plus autant d’importance que du temps de nos parents et grands-parents. Ce qui ne veut pas dire pour autant que l’écriture n’a plus d’importance du tout. Internet est souvent un téléphone qui écrit. Je ressens un manque de Mauriac, Camus, Zola, Hugo mais cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas de nos jours encore de telles plumes. Elles existent probablement mais ont du mal à se faire entendre. 

 

La presse écrite avait bien résisté à la radio, à la télé, à internet. Mais le smartphone et les réseaux sociaux ont détourné beaucoup de personnes de la presse écrite en général. La presse écrite ne se porte pas bien. Elle a de moins en moins de lecteurs abonnés. 

 

Alors pourquoi écrire encore?

 

Pour moi écrire est encore vital. C’est une forme de respiration intérieure. Dans le tumulte des sons, des images, des musiques, des phrases et des bons mots qui tuent, qui envahissent tous nos écrans, polluent notre esprit et notre coeur, écrire m’apaise, m’aide à faire le tri dans ce que je vois, j’entends. Nous sommes bombardés d’infos, d’infox, d’infaux. Ecrire m’encourage à lire plus que jamais les autres pour essayer de démêler le vrai du faux.  Enfin dernier point et non le moindre, je trouve dans les journaux paroissiaux un supplément d’âme que je ne trouve pas ailleurs. Je me sens moins seul en les lisant.

 

Et puis surtout « Ecrire c’est encore le meilleur moyen de parler sans être interrompu ».  (Jules Renard)

 

Mais qu’en pensez-vous? 

 

Le temps s'enfuit

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Après une journée bien remplie, Evan s’ allongea voluptueusement sous sa couette. Il s’ étira, éteignit la lumière et respira profondément. Il allait s’endormir rapidement.

 

La journée suivante d’Evan fut harassante. Le soir, il fut bien heureux de retrouver son lit chaud, couette épaisse, silence de la chambre et faible lumière, apaisante et propice à la rêverie. Il allait s’ endormir tranquillement.

 

Evan rentra assez tard ce soir-là. Sa journée fut longue, épuisante. Conduire, marcher, rencontrer, parler, parlementer, faire du chiffre. Aussi, quand il se coucha après un dîner arrosé d’ un vin de qualité, il jouit de la profondeur du lit, de l'épaisse couette et de l atmosphère ouatée de sa chambre. Il écouta un morceau de musique classique puis s’endormit doucement.

 

C’ est un Evan épuisé mais satisfait de lui qui rentra ce soir-là. Sa journée fut particulièrement rude. Il lui avait fallu parcourir des kilomètres, honorer ses rendez-vous, discuter, argumenter, gagner, faire du chiffre. Mais tout avait tourné comme il l’ avait désiré. Il se prépara un repas à base de produits frais et se servit un vin de qualité. Il savoura le tout et le silence. Puis, il écouta un morceau de musique classique, la lune lui adressa un clin d’oeil, il sourit, quelques flocons de neige dansaient, ses mains les effleuraient, il s’ endormit.

 

Evan replaça le carton qui était sous sa tête, la neige était froide, il se cala contre son baluchon et se renfrogna sous la couverture salie.

 

Brigitte P novembre 2017

La traversée

Rédigé par yalla castel - - 2 commentaires

 

 

Samedi 6 novembre à 18h, le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux a projeté le film d'animation "La traversée" de Florence Miailhe.

Le film raconte la fuite de Russie de son arrière grand-mère avec ses dix enfants  en 1903 par le port d'Odessa.

 La première originalité de ce film d'animation c'est qu'il est fait par une artiste peintre qui n'est autre que l'arrière petite fille de l'arrière  grand-mère aux dix enfants chassés de leur pays.

Elle utilise les dessins de son arrière grand-mère et ceux de sa mère pendant la seconde guerre mondiale.

La seconde originalité de ce film d'animation c'est qu'il faut faire 24 dessins différents par seconde pour obtenir le mouvement des personnages. C'est un travail de Titan.

La troisième originalité de ce film c'est qu'il mêle des faits historiques d'hier et d'aujourd'hui concernant des personnes chassées de chez elles par la force et la folie de certains humains à l'égard d'autres humains. 

"La Traversée" est un film à voir et faire voir.

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