Nouveau suicide collectif de l'Occident?

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https://www.la-croix.com/Monde/chiites-irakiens-entre-revolution-resistance-2020-01-24-1201073816
 

Lors de la première guerre contre l’Irak Saddam Hussein avait déclaré « C’est la mère de toutes les guerres ».

Dans le livret « Vers un nouveau Moyen-Orient. La fin des chrétiens? » édité par AED (Aide à l’Eglise en Détresse), 136 pages, ISBN 2-905287-35-7, 12€ la situation d’aujourd’hui au Moyen Orient y est expliquée par les conséquences de la première guerre mondiale qualifiée de « suicide collectif de l’occident ».

Depuis 1989 nous assistons impuissants à une série de guerres dites « guerres humanitaires » ou « guerres atypiques » ou encore « conflits basses tensions » dont les principales victimes sont des civils.

Des millions d’êtres humains sont chassés de chez eux. Au mieux ils se retrouvent dans des camps de réfugiés où ils sont maintenus en survie. Au pire ils sont sur les routes de l’exode et deviennent apatrides.

Ils deviennent alors les proies de passeurs, de voleurs, de violeurs, de prostitueurs. Et dans les pays où ils se réfugient un grand nombre d’entre eux sont dans l’illégalité totale.

Il est impossible de dire aujourd’hui combien de personnes en France vivent de et dans la rue.

Sommes-nous en train d’assister à une nouvelle forme de suicide collectif de l’occident?

 

La fin des chrétiens?

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(Photo ruines Mossoul)

Vers un nouveau Moyen-Orient

La fin des chrétiens

est un petit livre de 136 pages édité en France en avril 2015 à l'initiative  d'AED (Aide à l'Eglise en Détresse) Référence ISBN: 2-905287-35-7. Prix 12€.

C'est le compte-rendu d'un colloque qui s'est tenu le 5 décembre 2014 à Paris à l'inititative d'AED.

Ont participé à cette rencontre:

Joseph Alichoran

Christian Chesnot

Didier Destremau

Nicolas Fondraz

Frédéric Pichon

Père Samir Khalil Samir

Antoine Sfeir

Père Rami Simun

Voici la liste des thèmes abordés pendant ce colloque :

De Sykes-Picot aux révolutions arabes: à la recherche d'une solution politique.

Des printemps arabes aux hivers islamistes.

Impact des nouvelles ressources énergétiques.

La politique arabe de la France.

L'Etat islamique entre mythes et réalités.

La montée jihadiste: wahhabites, Frères  Musulmans, salafistes.

Non c'est pas la fin!

Entre extermination et émigration que choisir?

Regard médiatique sur les chrétiens d'Orient.

Vers la partition du Moyen-Orient? La place des chrétiens.

 

Pour en savoir plus sur AED: www.aed-france.org

 

Du journalisme

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« (…) Mon inquiétude unique devant le journalisme actuel, c’est l’état de surexcitation nerveuse dans lequel il tient la Nation. Aujourd’hui, remarquez quelle importance démesurée prend le moindre fait. Quand une affaire est finie, une autre commence.Les journaux ne cessent de vivre dans cette existence casse-cou. Si les sujets d’émotions manquent, ils en inventent. (…) »

Emile Zola, 1888.

Source: « Le journalisme », Gallica, BNF

Le lien ci-dessous est long à lire mais intéressant à transposer avec notre époque.

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k272469b/f1.textePage

Je suis partie pour vivre

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"Je suis partie pour vivre" est un livre écrit par Irène Josianne Ngouhada, jeune Camerounaise, qui explique pourquoi elle a quitté son pays et témoigne des six ans qu'il lui a fallu pour aller de son village à Alger. Il est préfacé par Jean-Paul Vesco, évêque d'Oran.

 

Voici un extrait de sa préface:

 

" (...) Ceux que l'on appelle "les migrants" sont vus par tous les autres qui ont la chance de ne pas l'être comme des statistiques, un risque économique, politique ou religieux... Au mieux un objet d'apitoiement quand ils ont le mauvais goût de perdre leur vie en mer par centaines d'un coup. A Oran, ils sont des hommes et des femmes avec qui l'on prie, et parfois - pour un temps - l'on vit. Ils ont des visages, des histoires, des espérances et des souffrances. Nous savons aussi par quel gâchis humain ils payent leur rêve d'une vie meilleure. Trop souvent en pure perte. Rencontrer des personnes et non plus des "migrants" change le regard. Je dois confesser que ce changement n'a pas été immédiat pour moi. Il s'est fait par étapes, et que je ne suis pas certain qu'il soit même tout à fait achevé. La compassion à l'égard de ces personnes encore définies par leur statut particulier est sans doute la première de ces étapes. Nous avons alors l'impression d'avoir fait un pas de géant, et pourtant le compte n'y est pas encore: ces personnes restent différentes  à  nos yeux parce que migrantes. Et, disons-le, malgré nos bons sentiments, elles nous apparaissent légèrement inférieures... et elles le sentent. Elles doivent être "aidées" par nous qui les "aidons". Même si nous le faisons de tout notre coeur, nous en restons au stade du "fraternalisme", pas encore de la fraternité. L'étape suivante est celle de la relation qui fait - autant que possible - fi de leur état de migrant, un peu comme lorsqu'on parvient à se faire proche d'une personne malade au-delà du filtre de sa maladie. Le passage à cette nouvelle étape ne  peut se faire sans une prise de conscience plus ou moins explicite et en tout cas fondatrice: cette personne migrante, ce pourrait être moi! Jusque-là, la personne migrante appartient à un autre monde qui n'est pas le mien et tous les bons sentiments du monde ne nous font pas frères et soeurs d'une commune humanité. Je crois aussi que ce passage n'est permis que par une forme d'admiration en général, ou à l'égard d'une personne en particulier. A ce moment seulement, un équilibre s'établit, qui permet une relation de réelle altérité, ouvrant la porte à l'amitié. Josianne est l'une des personnes en migration qui ont forcé mon admiration et m'ont permis cette conversion du regard. Comme moi, elle avait fait  des études de droit, jusqu'à obtenir une maîtrise. Ce diplôme, qui m'avait ouvert, à moi, tous les possibles, l'avait jetée, elle, sur les routes hasardeuses de la migration. (...) " 

 

La suite dans le livre "Je suis partie pour vivre" de Irène Josianne Ngouhada aux éditions Tallandier. ISBN 979-10-210-3779-3

La vie est une chose merveilleuse

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« La vie est une chose merveilleuse et grande, après la guerre nous aurons à construire un monde entièrement nouveau et, à chaque nouvelle exaction, à chaque nouvelle cruauté, nous devrons opposer un petit supplément d’amour et de bonté à conquérir sur nous-mêmes. Nous avons le droit de souffrir, mais non de succomber à la souffrance. Et si nous survivons à cette époque indemnes de corps et d’âme, d’âme surtout, sans amertume, sans haine, nous aurons aussi notre mot à dire après la guerre. Je suis peut-être une femme ambitieuse: j’aimerais bien avoir un tout petit mot à dire. »

Etty Hillesum, décédée en 1943 à Auschwitz à l'âge de 29 ans.
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