Georges Autefage vit désormais dans nos coeurs

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Hier matin le président de la Fédération française de Judo et disciplines associées du Lot-et-Garonne est décédé des suites d'une longue maladie. Voici le dernier texte qu'il a publié sur sa page Facebook:

Georges Autefage
le 1 juillet à 19:14  · Partagé avec Public
Reflexion :
La tolérance et l'amour des hommes ne sauraient parvenir à être universels sur toute la terre.
Le bonheur n’est pas dans la recherche de la perfection, mais dans la tolérance de l’imperfection.
Les erreurs sont toujours pardonnables; Seulement si celui qui les a commises a le courage de les admettre.
Le progrès est impossible sans changement et ceux qui ne peuvent changer leur esprit ne peuvent absolument rien changer.
La force ne vient pas des capacités physiques; elle vient d’une indomptable volonté.

C'était un homme poli, courtois, affable qui avait le souci de bien faire pour les autres. Il aimait la vie, il aimait les gens. Il aimait le judo et les judokas.

Son dernier texte m'a fait penser à Saint Paul: "C'est quand je suis faible que je suis fort".

Des bienfaits des sports de combat pour les adoslescent(e)s

Rédigé par yalla castel - - 4 commentaires

William n'a que quinze ans, mais il est déjà ceinture noire de karaté! Cela l'autorise à arbitrer des combats, comme celui-ci qui oppose une adolescente rebelle ceinture bleue, Jaimey, à Terry un jeune garçon massif et imposant plutôt "bonne pâte".

"Contrôle bien tes coups, Terry, prévint Willian.

- C'est plutôt à elle qu'il faut dire ça", marmonna le jeune garçon.

Dès que William donna le signal du combat en baissant le bras, Jaimey bondit en hurlant. Elle sauta en l'air et envoya un coup de poing à Terry qui s'écroula par terre.

"Allez debout! lui ordonna Jaimey. C'est pas le moment de se coucher!

- Nom d'un chien, mais à quoi tu joues Jaimey?" s'exclama William, interloqué. Terry, le nez en sang, se relevait avec difficulté.

- " Je lui ai tout simplement montré comment marquer un point, rétorqua la jeune fille.

- On ne procède pas pas ainsi pour marquer des points! Une ceinture bleue le sait parfaitement. En compétition tu aurais été disqualifiée pour ce manque de contrôle... pour ce n'importe quoi!

Jaimey fit les yeux doux à Willlian.

- Sincèrement, dit-elle, mon adversaire est un peu fragile."

William tenta d'examiner le nez ensanglanté de Terry mais ce dernier, furieux, secoua vivement la tête puis disparu dans les vestiaires.

William pointa un doigt accusateur vers Jaimey: "Cinquante pompes" ordonna-t-il. La jeune fille le défia un moment du regard alors que tous les élèves, silencieux, les fixaient. Quelques minutes plus tard Jaimey rejoignit William qui arbitrait un troisième combat.

"Les cinquante pompes sont faites, chef! dit-elle en s'inclinant.

- Mon nom est William.

- D'ac, chef! J'en prends note.

- Tu as fait trente-huit pompes, et non cinquante comme je te l'ai commandé.

- Je suis désolée, chef, je ne sais pas compter jusqu'à cinquante.

- Bien, si c'est tout ce que tu peux donner..."

A dessein, William n'acheva pas sa phrase. Humiliée, Jaimey se mit en position et reprit l'exercice.

" Je défie quiconque ici d'exécuter les pompes aussi vite que moi, se rebella-t-elle. Compte, tu verras."

Relevant le défi, William prit place près d'elle pour faire les pompes.

"Non, c'est toi qui va compter", dit-il. Tous les jeunes karatékas avaient délaissé leur activité pour observer les deux adolescents. Jaimey se démenait vigoureusement tandis que William attendait qu'elle eut atteint vingt-cinq pompes pour commencer. Elle en avait à peine fait quarante-huit qu'il finissait ses cinquante pompes et se relevait sans effort. Le visage rouge, haletante, Jaimey s'assit par terre.

"Dorénavant, souffla-t-elle, je vais me mettre au travail ... mais je ne suis pas certaine de t'apprécier, chef."

"Ceinture noire", Nicolas Walker, "Castor Poche", Editions Flammarion, 1995.

 

 

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