La vie oubliée

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Crise d'extinction: agir avant que tout s'effondre.

Aux cours des quarante-cinq dernières années, les populations d'animaux sauvages ont fondu de moitié. Des dauphins d'Extrême-Orient jusqu'aux moineaux de nos rues, la vie animale et végétale se retire à grande vitesse de notre globe terrestre dans un profond silence.  Accoutumés aux environnements façonnés par la technique, nous oublions trop souvent qu'à la base de toute notre économie, de toutes nos productions, se trouvent les écosystèmes. Moins connue que le dérèglement climatique, la crise d'extinction biologique pourrait elle aussi ébranler toutes les sociétés humaines.

Face à ce défi, une responsabilité particulière incombe aux chrétiens. L'encyclique Laudato Si du pape François rappelle que le souci des créatures vivantes non humaines s'enracine dans les plus anciens récits de l'Ecriture. Il n'est pas en contradiction ou en compétition avec la défense de la vie humaine mais en relation avec elle. L'homme et "les petits oiseaux" survivront ensemble ou pas du tout.

Ne craignons pas d'être radicalement écologique et écologiquement radicaux! Ce livre revient aux origines de l'écologie et à la naissance de cette science. Il n'est pas seulement un appel vigoureux à la conversion. Il est aussi tout entier  un poème et une ode à la Création.

Johannes Herrmann travaille pour l'association LPO-Agir pour la biodiversité. Mahaut Herrmann est journaliste spécialisé dans l'écologie à l'hebdomadaire La Vie. Ils sont tous les deux membres de la revue Limite.

 

 

Il est interdit d'interdire d'interdire

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Dans leur livre "Trois amis en quête de sagesse", Christophe André, Alexandre Jollien, Mathieu Ricard affirment que "Toute forme de publicité visant des mineurs devrait simplement être interdite, que ce soit pour des jouets ou des boissons sucrées." 

 

Voici des extraits de leurs écrits qui permettent de comprendre le pourquoi de leur affirmation:

 

"Nous devrions commencer l'apprentissage du dépouillement avec les enfants. Il faudrait déjà avoir la décence de ne pas les conditionner à devenir accros à la consommation."

 

Le PDG de "General Mills" est  cité comme contre exemple de ce qu'il convient de ne pas faire:

 

"Quand il s'agit de cibler des consommateurs en bas âge, nous suivons le modèle "du berceau  à la tombe". Nous pensons que nous devons attraper les enfants très tôt, puis les conserver toute la vie."

 

Matthieu Ricard s'interroge: comment apprendre la simplicité aux enfants? Il raconte: "Dans notre jeune âge, à la saison des cerises, nous étions tous dans les arbres à nous régaler. Aujourd'hui les cerises restent sur les branches. Les enfants ne grimpent plus aux arbres. Ils sont généralement devant leurs ordinateurs. Entre 1997 et 2003, le pourcentage des enfants de 9 à 12 ans qui passent du temps dehors à jouer ensemble (...) a chuté de moitié. Les jeux sont de plus en plus solitaires, virtuels, violents, dénués de beauté, d'émerveillement, d'esprit de camaraderie et de plaisirs simples."

 

Christophe André est malgré ces remarques plus optimiste. Il écrit: "Les cadeaux que nous faisons à nos enfants nous servent à nous déculpabiliser du temps que nous ne passons pas avec eux. Le mieux que nous puissions faire pour nos enfants, c'est encore une fois d'être un modèle. Si nous achetons tous les six mois une nouvelle montre, si nous faisons les soldes comme des fous, si la sortie au supermarché est la sortie familiale du week-end, qu'est-ce que nous leur envoyons comme message? Mais j'ai de l'espoir parce que je pense que l'espèce humaine est intelligente, adaptative, et je vois que cette nouvelle génération d'enfants qui a grandi dans un environnement rempli d'objets, de jouets, de fringues, commence à s'immuniser contre la consommation. Les enfants que je connais bien -mes filles, mes neveux, les enfants d'amis proches- ont sinon une méfiance du moins une espèce d'indifférence ou d'autonomie croissante par rapport au fait de posséder, et au fond ils donnent ce qu'ils possèdent plus facilement que nous le faisions. J'ai le sentiment  qu'à un moment donné cette société d'hyper consommation,qui attise nos désirs et crée des désirs factices, va finir par sécréter dans nos cerveaux des anticorps de manière assez naturelle. Nous voyons émerger de plus en plus ces économies parallèles, ces économies du partage où au lieu d'acheter nous empruntons - une tronçonneuse par exemple à un voisin. Nous pourrions  bien évoluer vers des modèles qui vont s'imposer où les enfants se prêteront leurs jouets, leurs livres."

 

Alexandre Jollien quant à lui nous appelle au dépouillement, à posséder un peu moins. Il nous invite à nous "demander ce qui est essentiel, à apprendre à faire le ménage, les courses: c'est sur le terrain de la vie quotidienne que s'inaugurent les progrès. Nous pouvons considérer le supermarché comme un immense terrain d'exercice pour discerner nos véritables besoins. A force de chercher le bonheur là où il ne se trouve pas, nous passons à côté de l'essentiel. Rien n'est plus précieux qu'un mode de vie dépouillé, qui nous aide à nous rendre disponibles à la joie et à la paix. Et si nous commencions par mettre un peu d'ordre dans nos vies le plus simplement du monde?

 

 

Heureux les riches.

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Heureux les riches, ceux qui ont de l'argent dans le sang, qui peuvent tout se payer, ceux dont les pieds sont solidement ancrés dans la terre, ceux qui courent derrière les honneurs, ceux qui jonglent avec leurs pouvoirs et qui sont considérés pour leur puissance. La terre est à eux.

Mais non, dit Jésus: heureux les pauvres, non pas ceux qui baignent dans la misère, car la pauvreté imposée est un scandale et l'homme n'est pas fait pour la misère. Heureux ceux qui ne sont pas gonflés de leur importance, qui ne sont pas bourrés du désir de posséder, ceux qui sont ouvert à leurs frères et qui ont un intense désir de Dieu, dont le coeur est assez dégagé pour libérer des trésors d'amour.

Père Jean Debruynne (1925/2006)

 

De l'éducation.

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« Les seuls éducateurs digne de ce nom, mais combien y en a-t-il? ce sont ceux pour qui compte ce que Barrès appelait l’éducation de l’âme. Pour ceux-là, ce qui importe, dans cette jeune vie qui leur est confiée, ce n’est pas seulement la façade qui ouvre sur le monde, mais les dispositions intérieures, ce qui, dans une destinée, n’est connu que de la conscience et de Dieu. Et, ici il n’y a pas à établir de différence entre garçons et filles. Aussi lourde que soit l’hérédité d’un enfant, aussi redoutables que soient les passions dont il apportait le germe en naissant, nous avons fait pour lui tout le possible, si nous avons réussi à le persuader, selon la raison, qu’une seule chose compte en ce monde: c’est de se perfectionner, c’est le perfectionnement intérieur. Introduire dans une jeune âme cette idée que cela seul importe qui est de bien vivre, non pas seulement aux yeux des autres, mais à ses propres yeux et devant ce regard intérieur qui voit l’envers de nos actes et qui connaît nos plus secrètes pensées. »

François Mauriac, « Essais, le Romancier et ses personnages, II », 1933

L'école d'hier à aujourd'hui.

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« Pour savoir où nous allons il faut se souvenir d’où nous venons ».

 

Chez les Grecs, les filles restent dans la famille où elles apprennent des femmes ce qu’il leur faut savoir pour être de de bonnes épouses et de bonnes mères . Les garçons , dès l’âge de 7 ans, sont confiés aux hommes qui leur apprennent à devenir des hommes et des guerriers. Par des récits de la vie des héros, par des exercices physiques et au besoin par des châtiments corporels.

 

Chez les Romains, les garçons vont à l’école accompagnés par leur esclave. La salle de classe est une sorte de boutique ouverte sur la place publique. Ils y apprennent le Grec et le Latin. Une grande place est accordée à l’art oratoire ; savoir bien parler, s’exprimer en public est important. Le maître peut taper avec une baguette en bois, la férule. Les filles en grande majorité restent à la maison et apprennent à devenir de bonnes mères de famille. Mais quelques unes vont à l’école. La fortune des familles a son importance dans l’éducation reçue ou pas. Beaucoup de Romains et d’esclaves romains savaient lire et écrire.

 

Chez nos ancêtres les Gaulois, l’éducation des enfants était confiée aux druides. Leur enseignement était oral. Ils transmettaient leurs savoirs sur la nature, les plantes, le ciel et ses étoiles, les manières de se soigner et leurs philosophies de la vie. Ils ne partageaient pas leur savoir avec tous les enfants. Ils enseignaient à certains d’entre eux seulement.

 

« Qui a eu un jour cette idée folle

d’inventer l’école ?

Sacré, sacré Charlemagne. » dit la chanson bien connue.

 

Parce qu’il aurait regretté de ne pas avoir reçu une bonne éducation enfant, il créa une école dans son palais d’Aix la Chapelle où il fit venir pour lui et sa famille les meilleurs professeurs de son temps. Il a aussi voulu que les administrateurs de son Empire soient instruits. Il ordonna aux moines d’ouvrir des classes pour les enfants de toutes origines sociales.

 

Au Moyen Age, l’éducation des enfants est confiée aux abbés, aux curés et aux moines. Les garçons des nobles sont instruits dans les châteaux qu’ils habitent. Les garçons des familles bourgeoises aisées vont s’instruire dans les monastères. Les garçons des familles pauvres ne vont pas à l’école. Ils vont travailler pour aider leurs parents à vivre. Les filles ne vont pas à l’école.

 

Du temps de l’Ancien Régime, les enfants, le plus souvent les garçons, vont dans les « petites écoles » jusqu’à l’âge de 14 ans. L’objectif qu’il y en ait une par paroisse n’a jamais été atteint. Ces écoles étaient placées sous la responsabilité des évêques et à la charge des parents. La fréquentation des élèves étaient irrégulières. Ils y apprenaient à lire, écrire et compter.La bourgeoisie, la noblesse envoyaient ses enfants dans les collèges des grandes villes tenus par des ordres religieux. L’enseignement y était fait en latin.

 

 

La révolution française supprime toutes les corporations religieuses y comprises celles qui avaient en charge les écoles. Et décide de la création d’une instruction publique gratuite commune à tous les citoyens.

 

Napoléon Bonaparte lorsqu’il arrive au pouvoir rétablit les écoles religieuses. Les frères des écoles chrétiennes sont chargés de l’enseignement primaire et de la formation des instituteurs. Il fonde les premiers Lycées. Il introduit l’enseignement de la philosophie dans les établissements secondaires. Il réforme les universités.

 

En 1850 le ministre de l’instruction publique Alfred de Falloux décide qu’il y aura désormais une école de garçons dans toutes les communes ( et une école de filles dans les communes qui en ont les moyens ). En 1867, la loi Victor Duruy impose l’ouverture d'une école de filles dans les communes de plus de 500 habitants.

 

Ferdinand Buisson et Jules Ferry rendent l'école laïque obligatoire et gratuite en 1880. L’enseignement est obligatoire de 6 à 13 ans. Il se termine par l’examen du certificat de fin d’études primaires, appelé par des générations d’élèves « le certoch ».

 

En 1904, Emile Combes interdit aux religieux d’enseigner.

 

En 1919, le sénateur Placide Astier légifère sur l’enseignement technique alors en plein développement et crée des établissements spécialisés.

 

À partir de 1940 les religieux ont à nouveau le droit d'enseigner.

 

En 1959, les cours complémentaires deviennent des collèges d'enseignement général (CEG). La même année, Michel Debré, alors ministre de l’Education Nationale, met en place des contrats avec les écoles privées qui le souhaitent. L’État payent les professeurs. En contrepartie les écoles privées s’engagent à suivre les programmes de l’Education Nationale et acceptent les visites des Inspecteurs de l’EN.

 

En 1975, la loi René Haby décide du principe du collège unique pour tous les élèves.

 

Quand sera-t-il de l’école du futur ?

 

L’informatique, internet, les écrans d’ordis, de télés, de téléphones, de tablettes, les robots modifieront-ils notre système éducatif comme l’a fait l’imprimerie en son temps ?

 

Qu’en pensez-vous ? Comment voyez-vous l’école de demain pour vos enfants, petits-enfants ?

 

Colibri Cx

 

 

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