De l'éducation.

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« Les seuls éducateurs digne de ce nom, mais combien y en a-t-il? ce sont ceux pour qui compte ce que Barrès appelait l’éducation de l’âme. Pour ceux-là, ce qui importe, dans cette jeune vie qui leur est confiée, ce n’est pas seulement la façade qui ouvre sur le monde, mais les dispositions intérieures, ce qui, dans une destinée, n’est connu que de la conscience et de Dieu. Et, ici il n’y a pas à établir de différence entre garçons et filles. Aussi lourde que soit l’hérédité d’un enfant, aussi redoutables que soient les passions dont il apportait le germe en naissant, nous avons fait pour lui tout le possible, si nous avons réussi à le persuader, selon la raison, qu’une seule chose compte en ce monde: c’est de se perfectionner, c’est le perfectionnement intérieur. Introduire dans une jeune âme cette idée que cela seul importe qui est de bien vivre, non pas seulement aux yeux des autres, mais à ses propres yeux et devant ce regard intérieur qui voit l’envers de nos actes et qui connaît nos plus secrètes pensées. »

François Mauriac, « Essais, le Romancier et ses personnages, II », 1933

L'école d'hier à aujourd'hui.

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« Pour savoir où nous allons il faut se souvenir d’où nous venons ».

 

Chez les Grecs, les filles restent dans la famille où elles apprennent des femmes ce qu’il leur faut savoir pour être de de bonnes épouses et de bonnes mères . Les garçons , dès l’âge de 7 ans, sont confiés aux hommes qui leur apprennent à devenir des hommes et des guerriers. Par des récits de la vie des héros, par des exercices physiques et au besoin par des châtiments corporels.

 

Chez les Romains, les garçons vont à l’école accompagnés par leur esclave. La salle de classe est une sorte de boutique ouverte sur la place publique. Ils y apprennent le Grec et le Latin. Une grande place est accordée à l’art oratoire ; savoir bien parler, s’exprimer en public est important. Le maître peut taper avec une baguette en bois, la férule. Les filles en grande majorité restent à la maison et apprennent à devenir de bonnes mères de famille. Mais quelques unes vont à l’école. La fortune des familles a son importance dans l’éducation reçue ou pas. Beaucoup de Romains et d’esclaves romains savaient lire et écrire.

 

Chez nos ancêtres les Gaulois, l’éducation des enfants était confiée aux druides. Leur enseignement était oral. Ils transmettaient leurs savoirs sur la nature, les plantes, le ciel et ses étoiles, les manières de se soigner et leurs philosophies de la vie. Ils ne partageaient pas leur savoir avec tous les enfants. Ils enseignaient à certains d’entre eux seulement.

 

« Qui a eu un jour cette idée folle

d’inventer l’école ?

Sacré, sacré Charlemagne. » dit la chanson bien connue.

 

Parce qu’il aurait regretté de ne pas avoir reçu une bonne éducation enfant, il créa une école dans son palais d’Aix la Chapelle où il fit venir pour lui et sa famille les meilleurs professeurs de son temps. Il a aussi voulu que les administrateurs de son Empire soient instruits. Il ordonna aux moines d’ouvrir des classes pour les enfants de toutes origines sociales.

 

Au Moyen Age, l’éducation des enfants est confiée aux abbés, aux curés et aux moines. Les garçons des nobles sont instruits dans les châteaux qu’ils habitent. Les garçons des familles bourgeoises aisées vont s’instruire dans les monastères. Les garçons des familles pauvres ne vont pas à l’école. Ils vont travailler pour aider leurs parents à vivre. Les filles ne vont pas à l’école.

 

Du temps de l’Ancien Régime, les enfants, le plus souvent les garçons, vont dans les « petites écoles » jusqu’à l’âge de 14 ans. L’objectif qu’il y en ait une par paroisse n’a jamais été atteint. Ces écoles étaient placées sous la responsabilité des évêques et à la charge des parents. La fréquentation des élèves étaient irrégulières. Ils y apprenaient à lire, écrire et compter.La bourgeoisie, la noblesse envoyaient ses enfants dans les collèges des grandes villes tenus par des ordres religieux. L’enseignement y était fait en latin.

 

 

La révolution française supprime toutes les corporations religieuses y comprises celles qui avaient en charge les écoles. Et décide de la création d’une instruction publique gratuite commune à tous les citoyens.

 

Napoléon Bonaparte lorsqu’il arrive au pouvoir rétablit les écoles religieuses. Les frères des écoles chrétiennes sont chargés de l’enseignement primaire et de la formation des instituteurs. Il fonde les premiers Lycées. Il introduit l’enseignement de la philosophie dans les établissements secondaires. Il réforme les universités.

 

En 1850 le ministre de l’instruction publique Alfred de Falloux décide qu’il y aura désormais une école de garçons dans toutes les communes ( et une école de filles dans les communes qui en ont les moyens ). En 1867, la loi Victor Duruy impose l’ouverture d'une école de filles dans les communes de plus de 500 habitants.

 

Ferdinand Buisson et Jules Ferry rendent l'école laïque obligatoire et gratuite en 1880. L’enseignement est obligatoire de 6 à 13 ans. Il se termine par l’examen du certificat de fin d’études primaires, appelé par des générations d’élèves « le certoch ».

 

En 1904, Emile Combes interdit aux religieux d’enseigner.

 

En 1919, le sénateur Placide Astier légifère sur l’enseignement technique alors en plein développement et crée des établissements spécialisés.

 

À partir de 1940 les religieux ont à nouveau le droit d'enseigner.

 

En 1959, les cours complémentaires deviennent des collèges d'enseignement général (CEG). La même année, Michel Debré, alors ministre de l’Education Nationale, met en place des contrats avec les écoles privées qui le souhaitent. L’État payent les professeurs. En contrepartie les écoles privées s’engagent à suivre les programmes de l’Education Nationale et acceptent les visites des Inspecteurs de l’EN.

 

En 1975, la loi René Haby décide du principe du collège unique pour tous les élèves.

 

Quand sera-t-il de l’école du futur ?

 

L’informatique, internet, les écrans d’ordis, de télés, de téléphones, de tablettes, les robots modifieront-ils notre système éducatif comme l’a fait l’imprimerie en son temps ?

 

Qu’en pensez-vous ? Comment voyez-vous l’école de demain pour vos enfants, petits-enfants ?

 

Colibri Cx

 

 

L'Eveil de la permaculture.

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Le Jeudi 12 ocobre à 20h30 le cinéma l'Odyssée de Casteljaloux a diffusé le film "L'Eveil de la permaculture" d'Adrien Bellay. C'est un film intéressant pour ce qu'il dit et pour ce qu'il ne dit pas.

Le parking du cinéma était plein. Il y avait sans doute plus de 100 personnes dans la salle.
 
Pendant le débat qui a suivi la projection des jeunes ont pris la parole. Ils ont témoigné de ce qu'ils vivent, de ce qu'ils cherchent à faire.
 
C'était une soirée où il n'y avait pas que des problèmes mais que des solutions.
 
Colibri Cx
 
 

Il a tout pour réussir mais...

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Cet enfant a tout pour réussir. Il est tout aussi intelligent que ses frères et soeurs. Il est aimé. Il n'y a pas de problèmes particuliers dans sa famille. Il ne se drogue pas. Il est en bonne santé.  Mais il ne réussit pas à l'école. Plus il grandit plus il pose problème à tout le monde. Ses parents sont morts d'inquiétude. Ses frères et soeurs ne savent plus quoi faire pour lui. En tant que parents ou grands parents vous reconnaissez quelqu'un qui vous est cher dans ces quelques lignes alors le texte ci-dessous est pour vous. Puissiez-vous y trouver aide et réconfort.

 

"Lorsqu’un enfant présente naturellement un comportement sage et obéissant, et que la réussite scolaire lui est aisée, cela le place naturellement dans la position du héros à la maison. On le félicite pour ses succès, on souligne ses bons comportements, on le serre dans nos bras en s’exclamant à quel point on est fier de lui et on le récompense par des privilèges. L’autre enfant de la fratrie qui présente une personnalité plus téméraire, qui oublie les consignes plus souvent et pour qui la réussite scolaire est moins automatique regarde le héros (son frère ou sa sœur) et constate qu’il ne pourra jamais atteindre ce standard. Il ne lui sert à rien d’auditionner pour le rôle de héros dans la famille, celui-ci étant déjà pris par un autre qu’il se sait bien incapable de déloger. Ainsi, pour avoir une place aussi importante dans sa famille, il ne lui reste plus qu’à se diriger vers le rôle de vilain. Celui qui devient tout le contraire de l’autre. Désobéissant, excité et désagréable. Si l’enfant constate qu’il ne peut obtenir l’amour de ses parents par la réussite, il obtiendra au moins leur attention par l’échec. Il est bien plus valorisant d’obtenir une réaction forte des parents parce qu’on a mal fait quelque chose, que d’obtenir une réaction tiède parce qu’on a bien fait, mais pas autant que le héros dans la famille. Dans un film, celui qui fait bien, mais pas autant que le héros, c’est un figurant, ou tout au mieux, un second rôle. Aucun enfant ne veut être un second rôle, le rôle du méchant devient donc l’alternative pour obtenir un rôle principal. Tout ceci se passe bien inconsciemment et même insidieusement et sur plusieurs mois ou années. Mais graduellement les rôles se campent, se polarisent et chaque enfant agit en concordance avec son personnage."

 

Source: https://aqnp.ca/documentation/developpemental/le-trouble-dopposition-provocation/

 

Il dit non avec la tête
mais il dit oui avec le coeur
il dit oui à ce qu’il aime
il dit non au professeur
il est debout
on le questionne
et tous les problèmes sont posés
soudain le fou rire le prend
et il efface tout
les chiffres et les mots
les dates et les noms
les phrases et les pièges
et malgré les menaces du maître
sous les huées des enfants prodiges
avec les craies de toutes les couleurs
sur le tableau noir du malheur
il dessine le visage du bonheur.

Le Cancre”, tiré du recueil “Paroles” paru aux éditions Gallimard.

 

Ou bien sur le tableau lumineux du bonheur familial il dessine le visage du malheur des personnes qui l'aiment.

 

Mais qu'en pensez-vous?

 

Colibri 47.

 

 

Quand hier annonce demain.

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire

"Quand tu ne sais pas où tu vas, souviens-toi d'où tu viens."

Nous nous interrogeons souvent sur le monde qui vient. Nous avons souvent du mal à nous adapter aux changements, aux progrès technologiques de plus en plus fréquents et rapides qui transforment nos vies. Il nous arrive d'avoir peur que le ciel nous tombe sur la tête. Nous gardons en mémoire les deux terribles tempêtes subies sans pouvoir rien faire qu'attendre qu'elles s'arrêtent. Nous savons maintenant que le ciel peut nous tomber réellement sur la tête à tout moment. Nous nous posons beaucoup de questions sur notre avenir, sur celui de nos enfants et petits enfants.

Et si nous étions en train de faire fausse route dans notre course sans fin vers toujours plus d'inventions technologiques et scientifiques?

Nous vous proposons aujourd'hui de trouver ce que pourrait être un  demain meilleur dans des écrits d'hier.

A la suite de la mort de Jacques Ellul, son ami de toujours Bernard Charbonneau a écrit un long texte où il rappelle leur longue amitié, les épreuves traversées ensemble, leurs doutes et leurs interrogations sur les évolutions du Monde de 1930 à nos jours.

En voici quelques extraits:

"Au temps de notre jeunesse, pour lui l’essentiel était sa conversion à la foi chrétienne sur laquelle il est resté discret ; pour moi, le sort de l’homme et de sa liberté, mis en jeu par le changement explosif dû au progrès scientifique et technique."

"La liberté, alors pour lui du chrétien, pour moi de l’homme, nous semblait menacée sur deux plans. Dans l’immédiat par la montée des totalitarismes politiques de droite et de gauche, à plus longue échéance par les moyens de propagande et de répression que la technique fournissait aux trusts et à l’État. Or, à une époque où la menace de la guerre et de la Révolution exaspérait les passions politiques, sauf pour quelques individus une telle question était impensable."

"Et avec Jacques Ellul nous avons essayé de diffuser notre critique de la société, qu’on ne qualifiait pas encore d’industrielle ou de technicienne, dans des bulletins grossièrement polycopiés."

"Emmanuel Mounier ayant fondé en 1933 la revue Esprit, présentée comme un centre de pensée « personnaliste » neuve, posant les problèmes de la société moderne ignorés par les intellectuels de droite ou de gauche, nous y avons adhéré en 1934. Nous avons organisé les groupes de soutien de la revue dans le Sud-Ouest en étroit contact notamment avec le groupe de Pau. On y analysait les causes profondes de la montée des totalitarismes de droite détectées moins dans l’idéologie que dans les lieux communs et l’imagerie des médias de l’époque : grande presse, radio, cinéma."

"Jacques Ellul publiait un article intitulé « Le fascisme, fils du libéralisme » pour montrer ses origines dans la société industrielle libérale, j’en rédigeais un autre, « Le sentiment de la nature, force révolutionnaire », pour tenter de le dégager de la littérature bucolique et d’en faire un mouvement social et politique. Et Esprit acceptait mon article « La Publicité » où je montrais comment, pour vendre un produit, celle-ci changeait les goûts et les mœurs."

"Il ne s’agissait pas pour nous de dire « Amen » au Progrès, mais de prendre conscience des menaces pour la nature et la liberté dont il faisait payer ses gains."

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