Aider nos enfants et petits enfants

Rédigé par yalla castel - - 5 commentaires

L'école d'aujourd'hui n'est pas celle de notre enfance juste après la seconde guerre mondiale. Le monde d'aujourd'hui n'est pas celui de nos parents et grands parents. Mais il en était déjà ainsi du temps de nos parents et grands parents. L'école et le monde n'étaient pas ce qu'avaient connu leurs parents et grands parents.

 

Chaque génération se demande ce qu'il faut faire pour aider ses enfants et petits-enfants.

 

Nous les éduquons en fonction de ce que nous sommes, de nos qualités et de nos défauts, en fonction de notre histoire familiale. Si nous nous nous améliorons, ils s'amélioreront.

 

La recette magique n’existe pas mais nous pouvons tenter d’explorer quelques pistes:

 

1- Nous savons combien nos jeunes enfants sont curieux et avides de connaître. Mais dans un monde bombardé 24h/24 d'images, de sons, d'écrits, les risques de butinage et de dispersion sont grands.Aidons les à faire le tri. Encourageons les à se concentrer sur ce qui est important en fonction de leur âge et de leurs activités. Ne les laissons pas "se noyer" dans ce qui n'est pas à leur portée. Éteignons souvent la télé et la radio. Demandons leur du temps sans Smartphone. Proposons leur des moments de silence, voire d’inactivité / méditation. Le « ne rien faire » participe au développement de la liberté intérieure dont nous avons tous besoin pour grandir.

 

2 - Apprenons à nos enfants et petits-enfants à être attentifs, à respecter les autres qui sont une part de nous mêmes. Ce respect commence envers les personnes âgées de la famille et se prolonge envers les personnes rencontrées dans la rue, dans les grandes surfaces, les transports collectifs. C'est important pour grandir en humanité. Respecter les adultes et, de manière plus générale, les plus grands que soi reste un objectif à ne pas négliger surtout en période de divorces "tumultueux". Cela aide à mieux s'adapter à une nouvelle situation familiale. Etre attentifs aux autres c’est aussi ne pas être indifférent à la misère du monde. Guidés par les adultes, nos enfants et petits enfants comprendront qu’il n’y a pas lieu de s’apitoyer ou de se décourager. Grands et petits, riches ou pauvres, nous pouvons tous essayer de lutter contre la misère, la soulager par le partage ou par un simple sourire. Ne pas être indifférent aux autres "met de l'huile" dans les relations sociales et dans la vie de tous les jours.

 

3 – Cultivons avec eux le goût de l'effort. Bien entendu il n'est pas question de leur demander d'aller chercher l'eau à la fontaine publique, d'aller ramasser le bois mort dans la forêt pour se chauffer et cuisiner ni d'aller laver le linge au lavoir public. Ce temps-là est révolu. Mais il est important de faire comprendre aux enfants que l'eau courante dans l'évier, la salle de bain et les wc ; l'électricité partout dans la maison cela n'a pas toujours existé. Il y a des pays où ça n'existe toujours pas. Cela ne va pas de soi. Tout cela a demandé des efforts à nos aînés pour qu'il en soit ainsi. Dès la maternelle un enfant peut aider ses parents aux tâches ménagères et domestiques. Toute la vie familiale ne doit pas reposer ni sur maman ni  sur papa. Il y a mille choses qu'un enfant peut faire pour participer à la vie familiale, pour apprendre que "tout ne tombe pas du ciel" et qu'il y a des efforts à faire pour obtenir quelque chose dans la vie quotidienne puis plus tard dans la vie tout court. Nous devrions d'ailleurs tous, adultes comme enfants, nous entraîner tous les jours à faire quelque chose que nous n'aimons pas du tout faire. Pour nous forger et reforger sans arrêt le goût de l'effort quotidien.

 

4 - Accordons à nos enfants, petits-enfants le droit à l'erreur, et même à l'échec. Pas facile ni simple bien sûr. Aidons les à analyser les erreurs, à dépasser les échecs. C’est une tâche incontournable car tomber, se tromper et faire fausse route, c'est inévitable et ce n'est pas grave... si les mécanismes sont en nous pour nous corriger, nous relever. Cela fait partie de l'apprentissage de la vie. Cela s'acquiert à travers la lecture, la discussion "pour de vrai" avec les parents, les grands-parents, les oncles, les tantes, les grands frères, les grandes sœurs et aussi les amis.

 

5 - N’ayons pas peur d’aller à contre courant en proposant à nos enfants et petits-enfants,  de cultiver l'altruisme, la bonté, la générosité, la compassion, l'entraide, la coopération, le partage, l'amour de soi et du prochain . Nous participerons ainsi à l’amélioration de l’ambiance sociale et sèmerons des graines pour un meilleur futur.

 

6 - Enfin dernier point et pas le moindre, il nous incombe de chercher tous les moyens de transmettre à nos enfants et petits-enfants une "spiritualité au raz des pâquerettes". C'est à dire leur montrer tous les jours quelque chose de beau autour de nous. Une simple fleur qui pousse dans le béton, une abeille qui butine, un jeune chat qui s'amuse. Quelque chose de beau, d’apaisant, de réconfortant qui est là sous nos  yeux ;que nous avons perdu de vue emportés par le tumulte fracassant de la vie.

 

Une histoire vraie pour terminer : celle d’un grand père qui traçait au sol avec sa canne un petit carré et disait à son petit fils : « Regarde tout ce qui vit dans ce carré, dis-moi tout ce qui te plait ». Cet enfant-là s’appelait Isidore. Devenu adulte, il a réhabilité la vielle abbaye de Boscodon dans les Alpes.

 

Au raz des pâquerettes se trouve la force d'affronter les épreuves de la vie, de s'accrocher à elle malgré le mal qui surgit inévitablement car "la vie ne vaut rien mais rien ne vaut la vie".

 

Citations:

 

"Les temps sont mauvais, soyons bons." (Saint Augustin)

 

"Si la vertu ne suffit pas à assurer le bonheur, la méchanceté suffit à rendre malheureux." (Aristote)

 

"On ne fait du bien aux hommes qu'en les aimant." (Saint Vincent de Paul)


 

Zoom sur Rémi Castets

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

L'Eglise de Sainte Gemme de Martaillac, Lot-et-Garonne, en cours de restauration. Photo publiée sur la page Facebook de l'association "Savoirs et Patrimoines".

 

Rémi Castets a 47 ans. Il est conseiller municipal de Sainte Gemme Martaillac en Lot-et-Garonne. Il est maître de conférences au département d'études orientales et extrême orientales de l'université Michel Montaigne Bordeaux 3. Il est président de l'association "Savoirs et Patrimoines en Coteaux et Landes de Gascogne". Il est vice-président du "Réseau Rempart Nouvelle Aquitaine".

"Savoirs et Patrimoines en Coteaux et Landes de Gascogne" est une association type loi 1901 créée en 2014. Elle a pour objectif d'œuvrer à la diffusion des savoirs, de favoriser le développement durable et la valorisation des patrimoines sur le territoire de l’intercommunalité des coteaux et landes de Gascogne, par tous moyens appropriés. C'est dans le cadre de cette association qu'est organisé depuis plusieurs années maintenant, tous les étés, "le chantier de restauration de l'Eglise de Martaillac avec l'appui du Service Technique de l'Architecture et du Patrimoine de Lot-et-Garonne, du Conseil régional Nouvelle Aquitaine, du Conseil départemental de Lot-et-Garonne, de la Direction régionale de la Jeunesse, des Sports et de la Cohésion sociale, de la Direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement, de l'Union nationale REMPART et d'entreprises du bâtiment comme les Chaux Saint-Astier, Silverline et d'autres. (...) Grâce au pilotage du Département et du STAP 47, l'association a développé avec ses consoeurs du réseau REMPART un nouveau modèle de restauration du patrimoine rural en péril permettant de contourner les faibles moyens financiers des petites communes."

Le chantier de l'été 2018 est en cours du 4 au 19 août.

Pour en savoir plus sur REMPART:

https://www.rempart.com/

 

 

 

 

 

Hommage à Danielle Lafage (4)

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire

Danielle,  

 
Ton engagement auprès des élèves en tant qu’enseignante a inspiré de nombreux
enseignants.    

Tu étais appréciée pour ton calme et ta générosité et de nombreux collègues
aujourd’hui présents expriment leur respect envers l’immense travail que tu as
effectué et la passion qui t’a animée.    

Tu as su garder en toi une âme d’enfant, un esprit malicieux et la volonté de
sourire et d’être optimiste même face à la difficulté : ce sont des qualités
essentielles dans ce métier.    
 

Mais tu voyais au-delà des attentes de l’Education Nationale car tu avais
également en toi une force puissante : ta foi et ton engagement dans la
catéchèse, dans les écoles. Tu savais qu’un accompagnement spirituel pouvait
aider l’âme des enfants à grandir.    

Au nom de tous les élèves et de tous les enseignants, MERCI.

Emmanuel Raffié

Classé dans : education - Mots clés : aucun

Hommage à Danielle Lafage (1)

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Nous sommes réunis ce matin pour accompagner Danielle LAFAGE de notre
amitié, de notre amour et de nos prières.

Danielle, née NAVAIL à MONTPOUILLAN en 1951, dans une famille d’agriculteurs,
a été entourée de sa soeur aînée Bernadette, sa soeur jumelle Roselyne puis de ses
deux frères Jean-Marie et Christophe.

A 19 ans, elle débute sa carrière d’institutrice à l’école Sainte-Marie de Casteljaloux
où elle rencontre Pierre-Olivier LAFAGE avec qui elle se marie en 1986.

De cette union naîtront deux filles: Claire-Marie et Agnès.   

La vie de Danielle a été profondément marquée par son engagement dans la
communauté religieuse et sa Foi en Dieu mais aussi en la vie malgré les
douloureux départs de Claire-Marie et Pierre-Olivier.

Danielle, c’est d’abord parler de sa force face à la vie et aux tempêtes qu’elle a
surmontées.    

Plutôt que de sombrer dans le chagrin, elle a sublimé sa peine en tendant la main à
ses amis, sa famille et tous ceux qui la rencontraient.

Sa vie ne se résume pas aux souffrances, au contraire.

Tous ceux qui entraient dans sa maison recevaient la chaleur de son accueil et de son écoute.   

Lors de son mariage avec Pierre-Olivier, ils se sont promis de garder leur porte
ouverte à ceux qui en auraient besoin. Et c’est ce qu’ils ont fait.

Il y a donc eu des larmes mais aussi des rires, nombreux, des chants aussi, des
prières, de la bienveillance, du travail et du courage.  
 

Avec Danielle, chaque moment difficile était susceptible de devenir bonheur, les
victoires n'étaient jamais impossibles, elle avait  de la force pour elle et pour les autres.

Dans ce moment de recueillement  nous accueillions Danielle dans la lumière et dans la
paix.    

Pour célébrer sa nature positive, nous aimerions citer un grand poète, Paul Eluard:

«La nuit n’est jamais complète. Il y a toujours puisque je le dis, puisque je l’affirme,
au bout du chagrin, une fenêtre ouverte. »

Classé dans : education - Mots clés : aucun

La vie oubliée

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire

Crise d'extinction: agir avant que tout s'effondre.

Aux cours des quarante-cinq dernières années, les populations d'animaux sauvages ont fondu de moitié. Des dauphins d'Extrême-Orient jusqu'aux moineaux de nos rues, la vie animale et végétale se retire à grande vitesse de notre globe terrestre dans un profond silence.  Accoutumés aux environnements façonnés par la technique, nous oublions trop souvent qu'à la base de toute notre économie, de toutes nos productions, se trouvent les écosystèmes. Moins connue que le dérèglement climatique, la crise d'extinction biologique pourrait elle aussi ébranler toutes les sociétés humaines.

Face à ce défi, une responsabilité particulière incombe aux chrétiens. L'encyclique Laudato Si du pape François rappelle que le souci des créatures vivantes non humaines s'enracine dans les plus anciens récits de l'Ecriture. Il n'est pas en contradiction ou en compétition avec la défense de la vie humaine mais en relation avec elle. L'homme et "les petits oiseaux" survivront ensemble ou pas du tout.

Ne craignons pas d'être radicalement écologique et écologiquement radicaux! Ce livre revient aux origines de l'écologie et à la naissance de cette science. Il n'est pas seulement un appel vigoureux à la conversion. Il est aussi tout entier  un poème et une ode à la Création.

Johannes Herrmann travaille pour l'association LPO-Agir pour la biodiversité. Mahaut Herrmann est journaliste spécialisé dans l'écologie à l'hebdomadaire La Vie. Ils sont tous les deux membres de la revue Limite.

 

 

Fil RSS des articles de cette catégorie