Un funeste poison

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« On voit de quel funeste poison est un premier ministre à un royaume, soit par intérêt, soit par aveuglement. Quel qu’il soit, il tend avant tout et aux dépens de tout à conserver, affermir, augmenter sa puissance; par conséquent son intérêt ne peut être celui de l’Etat qu’autant qu’il peut concourir ou être compatible avec le sien particulier. Il ne peut donc chercher qu’à circonvenir son maître, à fermer tout accès à lui, pour être le seul qui lui parle et qui soit uniquement le maître de donner aux choses et aux personnes le ton et la couleur qui lui convient, et pour cela se rendre terrible et funeste à quiconque oserait dire au roi le moindre mot qui ne fût pas de la plus indifférente bagatelle. Cet intérêt de parler seul et d’être écouté seul lui est si cher et si principal qu’il n’est rien qu’il n’entreprenne et qu’il n’exécute pour s’affranchir là-dessus de toute inquiétude. L’artifice et la violence ne lui coûtent rien pour perdre quiconque lui peut causer la moindre jalousie sur un point si délicat et pour donner une si terrible leçon là-dessus que nul sans exception ni distinction n’ose s’y commettre. Par même raison, moins il est supérieur en capacité et en expérience, moins veut-il s’exposer à consulter, à se laisser remplacer par délégation de pouvoir, à choisir sous lui de bons ministres, soit pour le dedans, soit pour le dehors. Il sent que, ayant un intérêt autre que celui de l’Etat, il réfuterait mal les objections qu’ils pourraient lui faire, parce que son opposition à les admettre viendrait de cet intérêt personnel qu’il veut cacher; c’est pour cette raison, et par crainte d’être démasqué, qu’il ne veut choisir que des gens bornés et sans expérience, qu’il écarte tout mérite avec le plus grand soin, qu’il redoute les personnes d’esprit, les gens capables et d’expériences; d’où il résulte qu’un gouvernement de premier ministre ne peut être que pernicieux. »

Saint Simon (1675/1755)

« Mémoires »

Les êtres humains ont la vitalité du chiendent

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A la fin des années 50,  il y avait trois voitures dans mon village natal perdu dans la forêt landaise.

 

Aujourd’hui des millions de voitures circulent dans notre pays et nous avons accepté d’en payer le prix: des milliers de morts dans des accidents "de la route". Globalement nous considérons la voiture comme indispensable à notre vie d’aujourd’hui, comme un progrès.

 

Nous considérons aussi l’interruption volontaire de grossesse comme un progrès, et ça l’est par rapport aux pratiques d’avant quand c'était interdit et puni par la loi et que des femmes risquaient la mort dans des avortements clandestins. Nous acceptons les milliers de morts par an d’enfants le plus souvent parfaitement  viables.

 

Nous avons accepté la guerre Irak-Iran sans vraiment savoir combien il y a eu de morts. Même chose pour la guerre d’Afghanistan, du golfe 1 et 2. Pour la Syrie.

 

En France, l’abolition de la peine de mort a banalisé la mort des victimes.

 

Dans le monde des millions d’être humains meurent toujours de malnutrition, de misère, et il est difficile d’en connaître le nombre exact.

 

Je suppose que dans un proche avenir l’euthanasie deviendra légale dans de plus en plus de pays.

 

C’est la face obscure de notre mode de vie, de notre civilisation, de notre culture.

 

Mais nous sommes capables aussi de faire de belles et grandes choses. Et l’être humain n’est pas en voie de disparition sur la planète terre. La vie reste toujours une maladie mortelle sexuellement transmissible. Et l’humanité est pleine de vitalité et de ressource pour faire face aux tourmentes à venir.

Les êtres humains ont toujours une vitalité de chiendent.

Colibri Cx

Classé dans : société - Mots clés : aucun

Nantes (3)

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Evacués des différents squats qu’ils occupaient depuis plusieurs semaines à Nantes, des centaines de migrants se sont rassemblés dans le square Daviais, en plein centre-ville. Les conditions de vie y sont très précaires.

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Nantes (2)

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La photo ci-dessus n'est pas prise sur le site des anciens abattoirs. Mais elle illustre "Le voyage à Nantes" ailleurs dans la ville sur le thème "Le pas de côté".

 

Site des anciens abattoirs (Rezé)
 

"Transfert"


Conçu et mis en œuvre par Pick Up production

 

Aux portes de la ville de Nantes, dans un paysage désertique, une cité se dessine et va évoluer au fil des ans. Un espace curieux, exotique, vivant, affranchi, étonnant. Un lieu qui s’invente chaque jour, où l’art s’exprime à ciel ouvert. Des artistes, des architectes, des scénographes l’investissent et s’y croisent. 

Pour sa première saison, musiques, spectacles de rue et de cirque, arts forains et visuels se mêlent aux loisirs populaires, aux espaces de prise de parole, aux chantiers participatifs et aux rendez-vous familiaux. Des expériences singulières ont lieu sur une place publique. Ici, des ateliers d’artistes, un bar, un restaurant, des aires de jeux ; là, un remorqueur ou encore un chapiteau... Un endroit à découvrir, un lieu paisible, apaisant, enrichissant où faire beaucoup de belles et bonne rencontres.

Pour en savoir plus cliquer ici...

 

Nantes (1)

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Nous avons connu une époque où, si nous ne voulions pas que notre voiture soit volée, il nous était conseillé d’en tatouer les vitres à nos frais. Les voitures continuant à être volées, il nous a été conseillé d’installer à nos frais une alarme électronique. Les voitures continuant à être volées, il nous a été conseillé d’installer à nos frais une puce électronique permettant de tracer la voiture par GPS. Les voitures continuent à être volées…

Nous avons connu une époque où les compagnies d’assurance nous conseillaient de mettre une porte blindée à nos maisons et des barreaux aux fenêtres puis, les cambriolages continuant malgré tout, il nous a été conseillé d’installer à nos frais une alarme sonore. Maintenant il nous est proposé de mettre nos maisons sous vidéo surveillance consultable jour et nuit sur nos smartphones. Quelle sera la prochaine étape?

Organiser une fête, un spectacle devient de plus en plus compliqué au niveau associatif. Secouristes exigés à nos frais, les pompiers se déplaçant de moins en moins pour rester sur place le temps d’une animation « associative » surtout si l’asso est petite. Service de sécurité fortement conseillé.

Demain pour nous  promener en ville en toute sécurité faudra-t-il se payer un garde du corps?

La famille qui nous accueille actuellement à Nantes en ce moment nous affirme que le bilan du mois de juillet à Nantes est le suivant:

– une bibliothèque de quartier détruite par un incendie criminel.
– une station service détruite par un incendie criminel.
– deux cents voiture incendiées (dont celle du Maire me dit-on ?)
– Un morceau de Lycée professionnel détruit par un incendie criminel.

L’immigration et l’islamisation n’expliquent pas uniquement ce phénomène de société qui dure maintenant depuis des années.

Il y a d’autres raisons mais feront-elles l’objet d’un débat public et électoral?

Allons-nous nous ressaisir collectivement?

Il n’y a pas que des problèmes. Il n’y a que des solutions. (1)

« Quand les paroles apaisantes se font rares, quand l’écriture, la lecture sont balayées par des vagues déferlantes sans fin d’images et de sons terribles à voir et à entendre, quand la prière n’est plus au goût du jour, alors la violence triomphe, sans plus aucune limite et retenue. »

Colibri Cx

 

(1) "Il n’y a pas que des problèmes. Il n’y a que des solutions" est une phrase qui revenait souvent dans la bouche de Paul Maureille. Il était né en 1908 à Tulle dans une famille d'ouvriers de la métallurgie et d'ouvriers agricoles. Il est décédé en 2008 à Talence. Il est un des derniers Français à avoir rencontré Jean Moulin avant son arrestation. Il fut Inspecteur d'Académie à Agen où il représenta le Comité National de Résistance. Auparavant il avait été en poste à Perpignan d'où il contrôlait les passages en Espagne avec un réseau communiste. Il fut un opposant à René Haby quand il était Inspecteur d'Académie à Bordeaux.  En fin de sa carrière il fut nommé Inspecteur Général d'histoire et  uniquement dans les lycées agricoles. Il ne croyait pas au collège unique version Haby . Il fut proposé comme recteur à Alger mais refusa. Il a été l'un des fondateurs avec Marc Sangnier du Sillon. https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Sillon

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