Une usine de campagne.

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Au début du mois de décembre l'entreprise Drouaire et fils SA de Villefranche-du-Queyran a organisé une journée porte ouverte. Un peu moins de trente élèves d'un Lycée professionnel du Lot-et-Garonne ont fait le déplacement en car pour la visiter. Quatre adultes faisaient partie de la visite. Divisés en deux groupes pour des raisons de sécurité nous avons suivi nos guides à travers toutes les parties de l'usine située à la sortie du village de Villefranche-du-Queyran en direction de Tonneins.

L'entreprise emploie vingt personnes. Son chiffre d'affaire est de plusieurs millions d'euros par an. Et 40% de sa production est vendue à l'étranger. L'entreprise Drouaire et fils occupe "un marché de niche". C'est à dire une activité industrielle où il n'y a pas beaucoup de concurrents en France, en Europe. A savoir la fabrication de machines outils pour dérouler de grosses bobines de cables téléphoniques, de cables électriques, de cables de fibres optiques et les ré-enrouler sur des supports plus petits.

L'entreprise emploie de jeunes garçons et de jeunes filles qui ont fait pour certains d'entre eux leur formation en alternance sur place.

La conception des machines outils est faite au sein du bureau d'étude de l'entreprise Drouaire et fils SA à l'aide de logiciels informatiques appropriés à ce type d'activité.

Bien entendu la comptabilité de l'entreprise est entièrement informatisée ainsi que le service après-vente (toutes les pièces sont archivées sur des fichiers informatiques consultables à partir d'un ordi).

Le courrier électronique tient une place importante dans la relation avec les clients. Ainsi que le téléphone, le fax et le contact humain direct des commerciaux de l'entreprise.

Les machines les plus récentes comportent désormais des tablettes électroniques tactiles de commandes mises au point au sein de l'usine de campagne de Villefranche-du-Queyran.

Pour en savoir plus consulter le lien suivant: http://www.drouaire.com/

 

Aujourd'hui...

Rédigé par yalla castel - - 2 commentaires

Aujourd'hui ... est le premier jour de l'hiver 2016/2017. L'Avance et la Garonne sont très très très basses. Il n'a pas vraiment plu cet automne.

Nuits d’hiver
 
Comme la nuit tombe vite !
Le jour, en cette saison,
Comme un voleur prend la fuite,
S’évade sous l’horizon.[...]
C’est un chagrin quand, moroses,
Les rayons dans les vallons
S’éclipsent, et quand les roses
Disent : Nous nous en allons !
 
 "Les quatre vents de l’esprit "de Victor Hugo (1802-1885)

"Nous voulons la paix": Le chaos d'Alep a son apogée.

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire

En 2006, Alep était considérée comme l'une des plus belles villes du monde : son souk, sa grande mosquée et ses hammams attiraient les touristes à foison, la cité regorgeant des richesses les plus somptueuses. Deuxième ville de Syrie, elle s'est vue attribuer par l'UNESCO en 1986 une place au patrimoine mondial de l'Humanité.

Mais aujourd’hui, Alep se meurt. Chaque jour depuis le début de la guerre en 2011, les bombardements réduisent à néant tout ce qu'ils peuvent atteindre. Alors que les grandes puissances internationales s'unissent au sein de coalitions dans le but de préserver la population de l’État Islamique, c'est elle qui paie le prix fort : un paradoxe d'une ampleur inimaginable qui d'après l'OSDH (l'Observatoire Syrien des Droits Humains) aurait fait plus de 290 000 morts, sans compter les victimes disparues à jamais sous les décombres d'une ville ruinée par la conflagration.

Actuellement la situation à Alep se détériore à une vitesse inouïe, le silence des puissances occidentales favorisant cette décadence et faisant d'elles les complices de ce chaos humanitaire.

La ville est désormais scindée en deux parties qui chaque jour connaissent l'une comme l’autre l'incessante déflagration des bombes. Alep Est étant ravagé par les bombardements russes, la majorité des civils tentent alors de fuir au Nord, dont les quartiers sont également tyrannisés par la guerre.

 

La situation actuelle à Alep Est :

 


 

Le régime de Bachar Al-Assad a repris presque toute la ville, il ne reste qu'un tout petit bastionrebelle en vert : ici vivent terrés environ 100 000 civils, considérés tels des boucliers humains par les forces de l'armée. Certains ont tenté de fuir et la plupart du temps au péril de leur vie. Des femmes et des enfants sont assassinés tous les jours, la faim et la fatigue traquent ceux qui décident de rester. C'est à la mort d'un peuple entier à laquelle nous assistons, à l'agonie de ces héros qui chaque jour se battent pour rester en vie.

Si le but était de lutter contre la tyrannie de l'islam extrémiste, le monde entier est pourtant devenu un terroriste cautionnant le meurtre de ces milliers d’innocents.

 

L'interview :

Omar Alolaiwy est un membre de l'association Syria Charity qui milite chaque jour pour le soutien de la population syrienne. Habitant à Alep Nord et secouriste, il nous parle de son quotidien.

-Pouvez-vous nous dire quelle est la situation actuelle à Alep ?

La situation à Alep est catastrophique et très alarmante. Les bombardements ne s'arrêtent jamais, l'aviation détruit tout même les hôpitaux et les ambulances. Chaque jour des centaines de morts, des petits enfants sous les décombres...

Comme vous le savez Alep est assiégée depuis des mois, rien n'y entre et les habitants meurent de faim. Il s'agit d'un vrai massacre.

-Dans quel état d'esprit êtes-vous ? Comment vous sentez-vous ?

Ce qui ce passe à Alep nous fatigue énormément, nous sommes devenus des morts vivants, on attend la mort à chaque seconde. Nous avons peur pour nos familles et nos enfants. Malheureusement, nous n'avons plus de force pour résister.

Je me sens dégoûté, je suis frustré et déprimé.

-Comment faites-vous pour résister et tenir bon ? Où trouvez-vous les ressources nécessaires ?

Notre croyance en Dieu nous permet de résister car lui seul pourra mettre fin à ce massacre et nous faire sortir de cet enfer.

En ce qui concerne les ressources nécessaires, la majorité des produits alimentaires n’existent plus, donc ce qu'on trouve on le mange. Ça peut être du riz ou des épinards... Même le pain est devenu extrêmement rare.

-Comment s'organise votre quotidien ?

Comme étant membre de l'ONG Syria Charity, on se lève tôt le matin, directement on prend les ambulances et on se dirige vers les zones bombardées pour sauver des vies, notre tâche consiste à transporter les blessés et les morts vers l’Hôpital.

Vu que les bombardements ne cessent jamais, il nous arrive de ne pas dormir et de ne jamais pouvoir nous reposer.

-Que voudriez-vous maintenant ?

Nous voulons qu'Alep ne soit plus assiégée, au moins nous aurions la possibilité de faire entrer des éléments essentiels et surtout des produits alimentaires : des fruits, des légumes, du pain …

Mais en réalité cela n'est pas une solution définitive, tant que la guerre existe encore la mort sera notre destin. Nous voulons la paix.

-Que pouvons-nous faire à notre échelle pour vous aider?

Nous avons plus que jamais besoin de votre aide, de votre soutien afin que notre voix atteigne le monde entier, en espérant que cela puisse éveiller les consciences.

Il faut que tout le monde et surtout les médias se mobilisent pour nous et défendent la cause syrienne.

-Que voulez-vous dire au monde entier ?

Nous voulons vivre en paix ! Est-ce trop demander?

Aider les civils d'Alep :

La lucidité concernant ce génocide constitue déjà une preuve de réflexion à l'égard de ces populations meurtries. Certains civils possédant encore l’accès aux réseaux sociaux reçoivent chaque jour des messages remplis d'affection et de compassion, ce qui témoigne d'une prise de conscience progressive. Notre force est celle-ci : tant que l'on fait preuve d'humanité envers autrui, alors l'espoir sera.

Cependant chaque jour des femmes et des enfants sont gravement blessés, et dans ces cas-là aucun de ces messages de paix n'est assez puissant pour les aider. L'association Syria Charity sur place tente malgré l’absence de moyen de secourir les populations. Les hôpitaux ont été bombardés, il n'y a plus de médicaments, les civils grièvement blessés sont soignés dans des conditions totalement insalubres. Le manque de médecin, eux aussi visée par l'armée d'Assad, se fait également ressentir : certains succombants à leurs blessures à cause de la pénurie de personnel soignant.

Tant de contraintes qui s'accumulent et qui leur coûtent la vie.

Si vous vous sentez concerné(e)s, aidez-les vous aussi : faites un don sur : https://www.syriacharity.org/

Alice Gapail, stagiaire à CFM Radio à Casteljaloux.

 

 

21 rue des Menuts.

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21 Rue des Menuts, c'est l'adresse d'un restaurant Bordelais. Un joli nom de rue pour un restaurant. Il s'appelle "La Marmite". C'est un restaurant comme les autres. Avec un vrai chef en cuisine. Avec une très belle salle pour manger. Avec beaucoup de belles pierres apparentes. Avec beaucoup de monde en file d'attente devant la porte avant l'heure d'ouverture du midi.

Ce n'est pas un restaurant comme les autres. Si vous pouvez payer le prix du repas il est à 11€. Si pour x raisons vous ne pouvez pas payer 11€ le prix du repas est à ... 3€.

Ce restaurant emploie 27 personnes et son gérant a fait du judo pendant plusieurs années au Judo Club Casteljalousain.

Pour en savoir plus cliquez ici.

André Lugardon

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