Reveu de blog avril 2019

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire
Rédigé par brin d’herbe | Le

Libérons la parole:


Quoi ? Ils veulent reconstruire à l’identique un vaisseau de pierres, lourd, pesant, surmonté d’une voûte plombante, écrasante, qui obstrue le regard l’empêchant de s’élancer vers le ciel et confinant les corps et les esprits dans des espaces froids, raides, et étroits, les pétrifiants ainsi pour un millénaire de plus jusqu’à l’an trois mille ?

Quoi ? Ils veulent faire peser encore et encore sur les génération futures mille ans d’histoire passée riches de tant de crimes et d’erreurs ?
 

Mais le plomb a fondu, oui fondu le plomb. Quelle aubaine : la voûte, chape de plomb, s’est écroulée.

Auront-ils l’idée de bâtir une cathédrale de verdure à côté de multiples cathédrales humaines faites de chair et d’os, dont il convient de prendre soin, cathédrale construite dans un esprit résolument nouveau, tournée vers le bien commun et l’avenir plutôt que vers un passé révolu ?
Un abri pour ceux qui ne sont rien.

Pris au dépourvu, ils s’affolent….

Tiens , je vais faire un tour à la plage : verrai-je s’anéantir les cathédrales de sable sur le rivage ou vais-je croiser Jésus marchant sur les eaux ?

Récolter un milliard d’euros en quarante-huit heures , dans la plus folle précipitation sans aucune réflexion, c’est le paroxisme de l’obscénité.

Finalement faut-il la reconstruire ?

Joyeuses Pâques!

 

Source: https://religion-gaulmyn.blogs.la-croix.com/notre-dame-au-dela-des-catholiques/2019/04/16/#comments

 

Point de vue sur l'Eglise catholique

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire
Source:
 
Rédigé par Jean-Pierre Gosset | Le 15 mars 2019 à 19:31

@ brin d’herbe. Libre à vous d’estimer qu’A. Soupa, C. Pedotti et autres crachent sur le Christ et sur JPII. Ne pas mettre des noms, que c’est petit! Dans ce cas, je crache avec elles et eux, non sur le Christ comme vous le prétendez, mais sur ceux qui s’appuient sur des postures religieuses pour soutenir des politiques fascistes * à la manière de S. Bannon, R. Burke, la princesses Gloria von Thurn and taxis (égérie de la CSU bavaroise), l’institut romain Dignitatis Humanae.
Je me joins à eux parce que je pense que JPII a été, comme nombre de ses prédécesseurs, confronté à des situations lourdes et complexes, … et qu’il a, aussi mal qu’eux, tenté de passer les obstacles en ne voyant pas qu’il enlisait l’institution.

Pie XI et XII ont accompagné le fascisme.

JXXIII a tenté de rafraîchir la pastorale sans oser toucher l’organisation structurelle.

PVI a eu la trouille, il a clôt trop tôt le concile et a mis fin au rapprochement initié par JXXIII entre l’institution et l’Eglise. Erreur qu’il a confirmé en signant HV en juillet 1968!

JPII a joué un rôle déterminant, avec les Gorbatchev (M et Me) et la CIA, pour donner l’estocade à l’idéologise marxiste, achevant l’œuvre de Soljenitsyne et Sakharov. Il a bricolé en croyant aux vertus des grands rassemblements -trait de la culture communiste- amplifié à la sauce médiatique. Il a aussi soutenu la naissances et la croissance de structures tordues (Opus Dei, mouvements charismatiques calquées sur l’évangélisme américain, légionnaires du christ, et autres sectes (BXVI en a ajouté en croyant bien faire!) cassant ainsi l’autorité des diocèses (incardination). Il a aussi réitéré l’erreur de Pie XII à l’encontre des prêtres ouvriers avec la « théologie de la libération », en copinant avec Pinochet et autres … en s’associant aux puissants qui écrasent les petits. Enfin, il a vidé les caisses (qui paiera dans 20ans les retraites des fonctionnaire de l’Etat du vatican dont le nombre a été double sous JPII?). On comprend que, pour faire oublier cela, une belle canonisation peut aider. Est-ce cracher sur l’homme que dire qu’il a commis bien des erreurs? Est-ce cracher sur François que dire que JPIII n’aurait pas du être ainsi honoré et que JXXIII n’avait pas besoin d’être canonisé pour être aimé de bien des chrétiens, comme JPII l’est pas d’autres?

* https://www.cath.ch/newsf/steve-bannon-et-le-cardinal-burke-travaillent-ensemble/
https://www.sciencespo.fr/enjeumondial/fr/odr/le-monde-selon-steve-bannon

Penser le monde de demain et...

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

... panser le monde d'aujourd'hui voilà ce que nous pourrions essayer de faire en 2019.

Qu'en pensez-vous?

Sur son blog Koz a écrit:

« There is no society. » Ces derniers temps, cette phrase de Margaret Thatcher m’obsédait. Peut-on nier l’existence de la société ? Vérification faite, elle fustigeait surtout le réflexe consistant à attendre les solutions de la société, de l’État : « Ce que vous appelez société n’existe pas. Il y a des hommes et des femmes individuels, et il/ y a des familles. » J’assume d’y lire paradoxalement un appel à former une société, contre les héritiers proclamés de Thatcher et contre ses adversaires assumés. Contre ceux qui, au nom de la responsabilité individuelle, laissent chacun à son sort. Contre une gauche qui a scindé notre société en autant d’identités, de communautés et de minorités créancières. Contre ceux qui renvoient nos rapports, et jusqu’à la notion même de justice, à des échanges de consentements, résumant notre vie commune à un agrégat d’arrangements individuels.

Lire la suite ...

 

Vieux voeux de nouvel an

Rédigé par yalla castel - - 3 commentaires

« Je te souhaite de vivre autrement que les gens arrivés. Je te souhaite de vivre la tête en bas et le cœur en l'air, les pieds dans tes rêves et les yeux pour l'entendre. Je te souhaite de vivre sans te laisser acheter par l'argent. Je te souhaite de vivre debout et habité. Je te souhaite de vivre le souffle en feu, brûlé vif de tendresse. Je te souhaite de vivre sans titre, sans étiquette, sans distinction, ne portant d'autre nom que l'humain. Je te souhaite de vivre sans que tu aies rendu quelqu'un victime de toi-même. Je te souhaite de vivre sans suspecter ni condamner, même du bout des lèvres. Je te souhaite de vivre sans ironie, même contre toi-même. Je te souhaite de vivre dans un monde sans exclu, sans rejeté, sans méprisé, sans humilié, ni montré du doigt, ni excommunié. Je te souhaite de vivre dans un monde où chacun aura le droit de devenir ton frère et de se faire ton prochain. Un monde où personne ne sera rejeté du droit à la parole, du droit d'apprendre à lire et de savoir écrire. Je te souhaite de vivre dans un monde sans croisade, ni chasse aux sorcières. Je te souhaite de vivre libre, dans un monde libre, d'aller et de venir, d'entrer et de sortir, libre de parler librement dans toutes les églises, dans tous les partis, dans tous les journaux, à toutes les radios, à toutes les télévisions, à toutes les tribunes, à tous les congrès, à toutes les assemblées, dans toutes les usines, dans tous les bureaux, dans toutes les administrations. Je te souhaite de parler non pour être écouté mais pour être compris. Je te souhaite de vivre l'inespéré, c'est à dire que je te souhaite de ne pas réussir ta vie. Amen. »

Père Jean Debruynne (1925-2006)

Lu sur Facebook

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Claudine Onfray-ménez

Jacques Noyer
3 décembre, 11:35
Dimanche 2 Décembre 2018, au petit matin
J’ai trouvé !

J’ai trouvé ce que l’Eglise de France devrait dire devant cette insurrection des fins de mois que nous connaissons.

Elle devrait annoncer qu’on ne fêtera pas Noël cette année. Le 25 décembre sera un jour comme un autre. Rien dans les églises : pas d’office, pas de crèche, pas d’enfants. On va revenir aux dimanches ordinaires car l’Avent n’aura pas lieu.
Elle dira que notre peuple n’est pas dans un état d’esprit qui lui permet de fêter Noël. Le cri de désespoir qui le traverse est incompatible avec le mystère de Noël, avec l’espérance de l’Avent, avec l’accueil d’un enfant étranger.

Je suis peut-être vieux jeu mais je me souviens des Noël de mon enfance. Il n’y avait pas que les fins de mois qui étaient difficiles. Mais à Noël on oubliait tout pour se réjouir de ce qu’on avait. Les familles les plus modestes se retrouvaient avec le peu qu’elles avaient. Dans la nuit, les pauvres se sentaient riches du toit sur leur tête, du repas amélioré de leur assiette, de la bûche supplémentaire qui chauffait la maison et surtout de la chance d’avoir un papa, une maman, des frères et sœurs qui s’aimaient. On échangeait des petits riens qui étaient pleins de choses. On allait voir le Jésus de la Crèche, l’enfant démuni, étranger, dont la seule richesse était l’amour que nous lui manifestions. Et on prenait conscience qu’il y avait plus pauvres que nous, des ouvriers sans travail, des enfants sans papa, des familles sans maison. Et s’il restait un peu de gâteau on allait en donner une part au voisin malheureux.

Qu’on rappelle à notre société qu’il y a des pauvres qui ont difficulté à vivre, voilà qui va bien à Noël. Qu’on dise aux nantis que les pauvres ont des droits, qu’on redise le projet d’un monde plus juste pour tous, voilà qui s’accorde bien à Noël.
Mais ce que j’entends, n’est pas l’amour des pauvres, le souci de ceux qui n’ont rien, l’amour qui appelle au partage et à la justice.

J’entends une population qui a peur de devenir pauvre, une population qui n’aime pas les pauvres. Tout le monde se dit pauvre pour avoir le droit de crier ! Les pauvres riches sont obligés de quitter le pays puisqu’on les gruge. Les pauvres pauvres ferment leur maison à plus pauvres qu’eux. J’ai connu un pays pauvre qui se pensait assez riche pour accueillir le pauvre. Je vois un pays riche qui se dit trop pauvre pour ouvrir sa porte à moins riche que lui.
Voilà sans doute bien des années que Noël est devenu le lieu de cette mutation. On invite l’enfant à désirer tous les biens de la terre et il se croit tout puissant jusqu’au moment où la limite de l’appétit ou de l’argent va faire de lui un frustré. On voulait en faire un riche comblé et il se retrouve un pauvre déçu.

Le Père Noël est devenu beaucoup trop riche et ne peut plus s’arrêter à l’étable où vient de naître l’Enfant-Dieu. Il me vient l’envie de lui arracher la barbe et de bloquer son traîneau au carrefour ! Pardon, je deviens violent. Empêchez moi de faire un malheur !

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