L'histoire est à nouveau en marche

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Pourquoi depuis tant de siècles tant d’affrontements entre l'Occident et l'Orient ?

Une réponse est dans le livre « Les Croisades vues par les arabes » d’Amin Maalouf.

https://www.babelio.com/livres/Maalouf-Les-croisades-vues-par-les-Arabes/6270

Mais aussi dans les accords Sykes-Picot:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_Sykes-Picot

Plus que des guerres de religion nous sommes en présence de conflits d’intérêts matériels, de pouvoir, de zones d’influences, de contrôles de routes marchandes. Dans les conflits récents le pétrole n’y est pas pour rien. Nos économies reposent sur le pétrole. Imaginons un instant que demain matin nous n’avons plus de pétrole et de gaz…. Plus du tout…

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale nous vivons sous la « Pax américana ».

Ce sont les USA effectivement qui dictent notre politique étrangère.

Valérie Giscard d’Estaing et son ministre Jean-François Deniau ont décidé de soutenir moralement, intellectuellement, politiquement, financièrement, militairement les « glorieux combattans de la liberté afghans ». Plusieurs options étaient possibles : Américains, Anglais et Français n’avaient pas la même approche. C’est l’option Américaine qui l’a emporté.

Yves Harté journaliste à « Sud-Ouest » a reçu à l’époque le prix Albert Londres pour ses articles sur … le commandant Massoud.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ahmed_Chah_Massoud

Pour terminer une archive INA:

https://www.ina.fr/video/CAB85107909/plateau-jean-francois-deniau-video.html

L’Histoire est à nouveau en marche.

De Gaulle, Londres, 18 juin 1940.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule !

Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

Ennemi

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 "Ce n’est pas vous qui désignez l’ennemi, c’est lui qui vous désigne. Vous aurez beau lui faire toutes les démonstrations d’amitié que vous voudrez, du moment qu’il veut que vous soyez son ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera même de cultiver votre jardin".

Julien Freund

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Freund

Ecoute ma prière

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Homme,

 

Je suis la flamme de ton foyer dans la nuit hivernale. Et, au plus fort de l'été, l'ombre fraîche de ton toit. Je suis le lit de tes sommeils, la charpente de ta maison, la table où poser ton pain, le mât de ton navire; je suis le manche de ta houe, la porte de ta cabane, je suis le bois de ton berceau et celui de ton cercueil, le matériau de tes oeuvres, et la parure de ton univers.

 

Ecoute ma prière: ne me détruis pas.

 

"La forêt", Walter Kümmerly.

 


En 1953, Jean Gionno, écrivain français, né à Manosque en 1895 et mort à Manosque en 1970, a écrit un livre qui a pour titre "L'homme qui plantait des arbres".  Il y raconte la vie d'un homme solitaire, berger de son état: Elzéard Bouffier. Il décrit leur première rencontre en 1913 dans une zone désertique de Haute Provence. Jean Giono dépeint les paysages de l'époque, la désertification des villages, la déforestation en cours. Il s'attarde longuement à nous raconter son personnage principal: un homme simple, modeste, au mode de vie frugal, un homme bon qui colle à la nature, à son terroir. Il en fait le personnage central de son roman. Un personnage attachant. Il a une étrange manie: il plante des glands de chêne du matin au soir, du premier janvier au 31 décembre et ce jusqu'à sa mort en 1947. Il a mis au point une technique bien à lui pour le faire. A la fin de sa vie Elzéard Bouffier a profondément modifié son environnement. Il laisse aux générations futures une immense forêt. L'eau est revenue dans les ruisseaux. Les villages abandonnés ont repris vie. C'est tellement bien écrit qu'enfant, adolescent, jeune homme j'ai voulu croire absolument que ce n'était pas un roman, une fiction mais une histoire vraie. Depuis quelques années maintenant ce livre a une seconde jeunesse. Il est devenu un livre d'actualité face aux catastrophes "naturelles" à répétitions.

 

"L'homme qui plantait des arbres" est publié en livre de poche dans la collection Folio Cadet, référence ISBN:  207053880X.

 

Il existe aussi une vidéo canadienne accessible aux enfants dès l'âge de 5 ans avec la voix de Philippe Noiret lisant le texte de Jean Giono. Les images de l'animation sont très belles.

 

Voir lien suivant en cliquant ici...

 

Dès 1953, avec son livre "L'homme qui plantait des arbres", Jean Giono développe de manière très poétique et littéraire les thèmes du développement durable, de l'écologie réparatrice des dérèglements climatiques et des folies destructrices des hommes. Il y exhalte les valeurs de travail, d'opiniâtreté, de patience, d'humilité. Il nous rappelle l'importance de  la ruralité dans le monde d'hier,d 'aujourd'hui et de demain.Et l'importance des petites gens dans notre vie sans qui nous ne sommes rien ou bien peu. L'altruisme et le pacifisme font partie de l'ADN d'Elzéar Bouffier.

 

Jean Giono est un grand écrivain français qui ne se rattache à aucun courant littéraire bien précis. Cela s'explique par ses origines familiales et son parcours de vie. Il est le fils d'un cordonnier anarchiste d'origine italienne et d'une mère d'origine provençale qui dirige un atelier de repassage. Un an avant de passer son bac il doit arrêter ses études: son père est malade, les finances familiales ne lui permettent pas de continuer sa scolarité. Il part travailler. Il passe son temps libre à lire en particulier les grands auteurs grecs et latins. Peu de temps avant d'être mobilisé en 1914 à 19 ans il rencontre la jeune femme avec qui il ne pourra se marier qu'en 1920. Ils auront ensemble deux filles. En 1915 il rejoint le 140 ième régiment d'infanterie. En temps que simple soldat il est sur le terrain des grands combats de 14/18: Artois, Champagne,Verdun, la Somme, le chemin des dames. Son meilleur ami est tué, ses camarades décimés. Il est lui  même victime d'une commotion suite à une explosion d'obus proche de lui. Plus tard il est légérement gazé. Il survit à la première guerre mondiale que certains historiens ont qualifié de suicide collectif. Il devient un pacifiste convaincu. Ses prises de positions publiques contre la guerre font qu'au moment de la seconde guerre mondiale lorsqu'il se présente aux autorités militaires pour s'engager il est refusé. S'en suivra un rapprochement avec le régime de Vichy qui lui sera reproché à la libération. Il ne sera pas condamné car il a caché à partir de 1940 des personnes recherchées par la police française. Il restera toute sa vie un pacifiste contre vents et marées. Les deux guerres mondiales lui ont révélé que l'homme avait les moyens techniques de faire autant si ce n'est plus de dégâts que les pires des catastrophes naturelles. Il ne pouvait s'y résoudre.

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