Aimer la vie malgré tout.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Chant pour la belle saison

Rien ne ressemble plus à l’inspiration
Que l’ivresse d’une matinée de printemps,
Que le désir d’une femme.
Ne plus être soi, être chacun.
Poser ses pieds sur terre avec agilité.
Savourer l’air qu’on respire.

Je chante ce soir non ce que nous devons combattre
Mais ce que nous devons défendre.

Les plaisirs de la vie.
Le vin qu’on boit avec des camarades.
L’amour.
Le feu en hiver.
La rivière fraîche en été.
La viande et le pain de chaque repas.
Le refrain que l’on chante en marchant sur la route.
Le lit où l’on dort.

Le sommeil, sans réveils en sursaut, sans angoisse du lendemain.

Le loisir.

La liberté de changer de ciel.

Le sentiment de la dignité et beaucoup d’autres choses

Dont on ose refuser la possession aux hommes.

J’aime et je chante le printemps fleuri.

J’aime et je chante l’été avec ses fruits.

J’aime et je chante la joie de vivre.

J’aime et je chante le printemps.

J’aime et je chante l’été, saison dans laquelle je suis né.

Robert Desnos

https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Desnos

8 juin 1945 - 8 juin 2019

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Robert Desnos (4 juillet 1900 - 8 mai 1945)

Ce cœur qui haïssait la guerre voilà qu'il bat pour le combat et la bataille!

Ce cœur qui ne battait qu'au rythme des marées, à celui des saisons, à celui des heures du jour et de la nuit,

Voilà qu'il se gonfle et qu'il envoie dans les veines un sang brûlant de salpêtre et de haine

Et qu'il mène un tel bruit dans la cervelle que les oreilles en sifflent

Et qu'il n'est pas possible que ce bruit ne se répande pas dans la ville et la campagne

Comme le son d'une cloche appelant à l'émeute et au combat.

Écoutez, je l'entends qui me revient renvoyé par les échos.

Mais non, c'est le bruit d'autres cœurs, de millions d'autres cœurs battant comme le mien à travers la France.

Ils battent au même rythme pour la même besogne tous ces coeurs,

Leur bruit est celui de la mer à l'assaut des falaises

Et tout ce sang porte dans des millions de cervelles un même mot d'ordre :

Révolte contre Hitler et mort à ses partisans !

Pourtant ce cœur haïssait la guerre et battait au rythme des saisons,

Mais un seul mot : Liberté a suffi à réveiller les vieilles colères

Et des millions de Français se préparent dans l'ombre à la besogne que l'aube proche leur imposera.

Car ces cœurs qui haïssaient la guerre battaient pour la liberté au rythme même des saisons et des marées, du jour et de la nuit.

Pour en savoir plus sur Robert Desnos:

https://www.reseau-canope.fr/poetes-en-resistance/poetes/robert-desnos/

 

 

Non à une humanité inhumaine.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

"Par la fraternité nous sommes tenus d’arracher à la misère nos frères les hommes. (...) j’espère qu’on s’arrangera toujours ( pour le faire); pourvu qu’il y ait vraiment une cité, c’est-à-dire pourvu qu’il n’y ait aucun homme qui soit banni de la cité, tenu en exil dans la misère économique, tenu dans l’exil économique. (...) Il suffit qu’un seul homme soit tenu sciemment, ou, ce qui revient au même, sciemment laissé dans la misère pour que le pacte civique tout entier soit nul ; aussi longtemps qu’il y a un homme dehors, la porte qui lui est fermée au nez ferme une cité d’injustice et de haine."

 

Charles Péguy

 

"La saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d'autres solutions, vraiment aucune autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture. Je ne crois pas que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur que nous n'ayons d'abord corrigé en nous."

Etty Hillesum

 

Avant c'était bien vu de quitter l'Allemagne de l'Est communiste. C'était bien vu de dénoncer l'inhumanité du mur de Berlin. Avant c'était bien vu de quitter le Viet-Nam communiste et de nombreux pays ont accueilli les "Boat people" sans problème.

Depuis la fin du communisme, la chute du mur de Berlin, des femmes et des hommes fuient les zones de guerre, de non-droits, de misère et cherchent à rejoindre le monde libre par tous les moyens mais ils se heurtent à une multiplication de murs et de barrières de fil de fer barbelé: à la frontière entre le Mexique et les USA, au Sud de l'Espagne, à Calais et en Hongrie. Et ne parlons pas de la multiplication des murs dans les territoires occupés par l'armée israélienne.

J'aimerais que monte de partout la même indignation contre le mauvais sort fait aujourd'hui à des femmes et des hommes qui, comme hier, cherchent tout simplement à sauver leur peau.

 

J'aimerais re-vivre dans les mois et les années à venir des manifestations de masse contre la guerre, contre toutes ces guerres qui depuis 1989 font surtout des victimes civiles. S'il y de l'argent pour faire la guerre j'aimerais qu'il y en ait aussi pour faire la paix.

 

J'aimerais croire que l'Humanité d'aujourd'hui et de demain ne sera pas, ne sera plus, inhumaine.

 

"Les infortunes d'autrui ne nous font pas comprendre qu'elles sont communes à toute l'humanité." (...) "Ce qui peut frapper l'un peut frapper tous les autres."

Sénèque

 

De l'état de guerre permanent

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Le général De Gaulle aurait dit en parlant des Israéliens:

« Peuple fier, sûr de lui et dominateur ».

Cela ne l’a sans doute pas aidé à gagner le référendum de 1969.

Depuis plus de 20 ans maintenant je redoute une « exportation » sur le territoire français du conflit israélo-palestinien. J’ai cru plusieurs fois à la possibilité d’un processus de paix. En vain. J’ai espéré que ce qui s’est passé en Afrique du Sud pourrait se passer au Moyen Orient. J’espérais faux.

Après 70 de conflits nous allons vers une nouvelle guerre de 100 ans?

Par crainte de passer pour un antisémite, un antisioniste, un islamo-gauchiste, un islamo-fasciste qui osera désormais dire, écrire quoique ce soit sur la situation au Moyen Orient?

Quel sera le prochain pays qui plongera dans le chaos? L’Algérie? La Tunisie? le Maroc? Un autre?

Colibri Cx

De l'Histoire de l'Algérie

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

 Jean Sévillia a écrit le livre « Les vérités cachées de la guerre d’Algérie ».

En voici un très court extrait:

« La tragédie n’est pas une solution. » Albert Camus, « Les justes », 1949

L’auteur nous dit dans les toutes premières pages:

« Ce livre est dédié à tous ceux qui ont aimé la France et l’Algérie, et que les déchirures de l’histoire ont placé dans des camps adverses. Parmi lesquels trois hommes et une femme dont il sera fait ici mémoire: Ferhat Abbas, le bachaga Saïd Boualam, le commandant Hélie de Saint Marc, Nafissa Sid Cara. »

Pour en savoir plus sur l’auteur: https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_S%C3%A9villia

Pour en savoir plus sur le bachaga Saïd Boualam: https://fr.wikipedia.org/wiki/Sa%C3%AFd_Boualam

Pour en savoir plus sur Nafissa Sid Cara: https://fr.wikipedia.org/wiki/Nafissa_Sid_Cara

 

Fil RSS des articles de cette catégorie