Des mots sur nos maux

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Hier soir j’ai regardé sur France 3 le film « Tu ne tueras point ». Je l’ai trouvé grandiose et j’ai invité sur messenger mes enfants à le regarder en Replay.

Puis nous avons zappé sur la chaîne parlementaire française LCP. Nous avons regardé et écoute l’émission « Ces idées qui gouvernent le monde ». Sous-titre de l’émission d’hier soir: « Le monde est-il devenu fou? » Voici trois remarques entendues:

« L’Europe est le coffre-fort du monde. » (De qui…?)

« L’Amérique est la tirelire du monde. » (Donald Trump)

 » Les guerres des peuples seront plus terribles que les guerres des rois. » ( Winston Churchill AVANT 14/18)

Ce matin j’ai cherché sur internet de qui est la première citation. Je n’ai pas trouvé la réponse mais j’ai trouvé une autre citation:

«L’Europe est économiquement puissante, politiquement faible et militairement insignifiante.» (Mark Eyskens, l’ancien Premier ministre belge)

Bonne et belle journée de printemps à tout le monde malgré tout ce qui se passe d’inquiétant.

Dans le temps, lorsqu'on se sentait mourir...

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" Dans le temps, lorsqu'on se sentait mourir, il paraît que l'on songeait à se se mettre en règle avec Dieu. Aujourd'hui, il n'en est plus question. Notre devoir consiste à nous mettre d'abord en règle avec la Sécurité sociale, sorte de laïque providence. Il est vrai que l'Etat, de plus en plus tout puissant, tend à remplacer Dieu. On s'aperçoit qu'on peut parfaitement se passer de capitalisme, de paysannerie, de classe ouvrière, mais personne n'imagine se priver de cet instrument aveugle: l'Etat. Le Tout-Puissant qui est-ce? C'est le flic du coin, le mec du guichet, le contrôleur des impôts, le juge, le chef de bureau. Dieu, c'est l'ordinateur. Il n'y a plus d'autre religion que celle du confort, de l'ordre; pas d'autre morale que celle du lapin du lapin domestique. Le rêve de la cage et de la nature assurée. On est finalement dépiauté, mis à la casserole, mais qu'importe! Mieux vaut cela que les aléas de l'aventure. On s'en remet à l'Etat, l'Etat vainqueur, l'Etat triomphant, l'Etat providence. L'Etat père et mère. On veut que tout soit organisé de la naissance à la mort, avec frais d'accouchement et d'enterrement assumés par la Sécurité sociale. La sécurité! Après des millénaires d'insécurité cruelle, voilà venu l'âge de la sécurité anesthésiante.

- Cela te va bien de parler de Dieu, de la morale, de la religion.

- Nous avons tué leur Dieu et leur religion. Ce que nous ne prévoyions pas c'est que d'autres dieux et d'autres religions naîtraient de leur cadavre. Les idéologies politiques, à leur tour religions aveuglantes, sont l'opium du peuple. Staline, Mao, ont été des dieux. Quant aux curés, ils désertent les églises de pierre, mais il y a toujours autant de curés, plus peut-être...Ils s'insérent dans d'autres Eglises (idéologiques, politiques) (médiatiques ça c'est pas dans le texte c'est moi qui l'ajoute) et ils prêchent à tour de bras."

"La mémoire des vaincus" de Michel Ragon page 554.

Du Pouvoir

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« Le Pouvoir aura triomphé une fois de plus. L’Eternel Pouvoir qui jamais ne meurt, qui ne tombe que pour renaître de ses cendres, on croit l’avoir abattu avec une révolution ou une de ces boucheries que l’on baptise révolution, au contraire le revoilà; intact, n’ayant changé que de couleur, noir ici, rouge là, ou jaune,, ou vert ou violet, tandis que le peuple s’incline, subit ou s’adapte. »

Oriana Fallaci, Un homme, 1979 cité par par Michel Ragon dans La Mémoire des vaincus page 391 de la collection Le livre de Poche

https://fr.wikipedia.org/wiki/Oriana_Fallaci

La mémoire des vaincus

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A la veille de la première guerre mondiale, Fred et Flora, deux gamins des rues, battent le pavé de Paris. Mais bientôt le destin va les conduire dans le sillage de la bande à Bonnot, puis vers l'aventure anarchiste.

Mêlant l'histoire au mythe et à l'autobiographie, ce récit romanesque à grand souffle nous entraîne sur les pas de ses héros, de la Russie de 1917 à l'Espagne du Front populaire, de la vie ouvrière à la bohème artistique, parmi une foule de personnages obscurs ou illustres, tous animés de cet "increvable esprit de liberté" qui renaîtra et surmontera l'effondrement de l'utopie communiste.

Une grande fresque populaire par l'auteur des inoubliables Mouchoirs rouges de Cholet , Grand Prix des lectrices de Elle et prix Goncourt du récit historique.

http://www.michelragon.fr/

La mémoire des vaincus  de Michel Ragon, le livre de poche, ISBN 978-2-253-05950-9

Souvent l'enfer c'est ... nous.

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"L'enfer" de Jérôme Bosch -1450/1516.

"Pourquoi, lorsque sur une route, il y a des virages, y a-t-il des passagers qui sont indisposés et d'autres pas? Le chauffeur, lui, ne l'est jamais. Cela vient de ce que celui-ci fait corps avec le véhicules, tandis que les autres sont ballottés par lui. L'estomac et les viscères chavirent de droite à gauche mais pas chez celui qui tient le volant. Ceux qui subissent les événements de la vie, qui ne font pas corps avec, s'attirent des problèmes psychomatiques divers. Ceux qui, tellement unis au Créateur, sont comme créants eux-mêmes ces événements ne sont pas affectés. Celui qui adhère aux événéments, qui les chevauche, est conduit par Dieu. Il fait corps avec Lui. Il crée avec lui l'événement et grande est la Béatitude divine partagée. Les théologiens ont du mal à définir ce qu'est exactement le péché originel, mais il est facile de dire ce qu'est l'absence du péché originel: c'est l'adhésion à la volonté divine dans les événements. L'homme en état de péché originel est manié par les événements, même s'il s'imagine, dans son ignorance, que c'est lui qui les mène. Car si c'était lui le meneur, il ne râlerait jamais."

"Frère Antoine, une bouffée d'ermite" page 277, livre de poche collection "Pocket", ISBN 2-266-09453-x

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