Ce n'est point ma faute

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« Ce n’est point ma faute si le corps humain ne peut résister trois jours sans boire. Je ne me croyais pas prisonnier ainsi des fontaines. Je ne me soupçonnais pas une aussi courte autonomie. On croit que l'homme peut s'en aller droit devant lui. On croit que l'homme est libre... On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la terre. »

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes, Paris : Gallimard, 1939.

Hier aujourd'hui demain

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Le point de vue de Bahram Saleh, président de la République d’Irak.

Dans son livre « Les vérités cachées de la guerre d’Algérie » aux éditions Fayard, Jean Sévilla fait la citation suivante: « Nous allons vers un Diên Biên Phu diplomatique ». Page 222. Remarque faite par Robert Lacoste le 8 mai 1958.

Plus loin dans le livre cette expression reviendra sous les deux formes suivantes: « Diên Biên Phu politique » et « Diên Biên Phu intellectuel ».

Ces trois remarques peuvent-elles s’appliquer à la situation présente de notre pays? à la situation présente en Algérie? Au Moyen Orient?

Depuis 1961 la télévision n’a pas cessé de prendre de l’importance dans notre vie et l’horreur, la violence, la barbarie y sont banalisées à longueur de journées, de semaines, de mois, d’années.

Nous nous habituons à tout. Surtout si ça arrive aux autres

Nous nous sommes habitués aux accidents de voitures, du travail, aux violences conjugales, aux cancers de plus en plus nombreux, aux suicides, aux états de guerre permanents de certains pays où les premières victimes sont les civils.

Nous nous sommes habitués à la troisième guerre mondiale en morceaux dans laquelle nous sommes entrés depuis 1989.

Nous sommes souvent habités par un grand sentiment d’impuissance devant le cours des événements tragiques du monde d’aujourd’hui.

Certains d’entre nous en mourront.

Beaucoup survivront.

Les êtres humains ont la vitalité du chiendent.

Aimer pour de vrai

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« Aimer, c'est faire en secret ce serment : je m'engage de toutes mes forces à défendre ta liberté, à ménager autour de toi l'espace qui te sera nécessaire pour croître et fleurir ! Et même si je dois être surpris par l'évolution de l'autre, même s'il ne devient pas celui que j'attendais qu'il soit un jour, je m'engage à respecter son devenir ! C'est le défi que je relève. Que ta volonté soit faite et non la mienne ! Osons nous laisser surprendre ! N'emprisonnons pas nos proches - ni nos enfants !- dans la représentation que nous avons d'eux. Cassons les moules dans lesquels nous nous enfermons les uns les autres. Offrons-nous la confiance même de nous laisser errer, commettre des erreurs... Que savons-nous du secret de nos destinées ? En devenant garant de la liberté de celui que j'aime, je lui épargne même de devoir fuir ! Rester ensemble n'est pas, comme au cimetière, une "concession perpétuelle" - c'est une offrande à renouveler chaque jour. »

 
Christiane SINGER
 
(Christiane Singer est née à Marseille en 1943. Elle est décédée des suites d'un cancer en 2007. En 2006, lorsque son médecin lui annonce qu'il lui reste six mois à vivre, elle écrit un journal publié sous le titre "Derniers fragments d'un long voyage". Aux Editions Albin Michel)
 
 

Deux pages d'Histoire

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« Les vérités cachées de la guerre d’Algérie » de Jean Sévillia, aux éditions Fayard; notes de lecture :

« Le 2 janvier 1956, c’est une légère majorité de gauche qui se dégage des élections législatives en France. Mais le paysage politique est éclaté. Face au maintien du centre et de la droite, à l’effondrement des gaullistes et à l’irruption de 52 députés élus derrière Pierre Poujade, le Front républicain constitué par les socialistes, derrière Guy Mollet, et les radicaux, derrière Pierre Mendès France, ne réunit pas la majorité à lui seul. Refusant de s’allier aux communistes, socialistes et radicaux obtiennent du président de la République, René Coty, de former un gouvernement minoritaire. Qui est investi, le 31 janvier 1956, par une large majorité allant néanmoins des communistes à une partie des modérés de droite.

Le socialiste Guy Mollet prend la tête d’un gouvernement où le radical Pierre de Mendès France est ministre d’État sans portefeuille, et François Mitterrand, président de l’Union démocratique et socialiste de la Résistance, garde des sceaux. Guy Mollet, président du Conseil, arrive à l’Elysée avec un plan pour l’Algérie. Sa priorité est double : obtenir un cessez-le-feu sur le terrain et ouvrir des négociations avec les élus d’Algérie afin d’élaborer un nouveau statut instituant des élections libres au collègue unique, qui placeraient Européens et musulmans à égalité. Prêt à accepter le concept de « personnalité algérienne », le chef du gouvernement tient toutefois à l’affirmation de « liens indissolubles » entre les deux pays. Ce qu’il vise, c’est à la fois le rétablissement de l’ordre et la mise en place de profondes réformes. Mais, en vue d’avoir les mains libres pour mener comme il l’entend sa politique algérienne, Guy Mollet est décidé demandé les pouvoirs spéciaux. »

(Pages 137/138)

Classé dans : histoire - Mots clés : aucun

Allez hop soyons fous

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(Marguerite de Valois)

Allez hop soyons fous! Finissons-en avec la République. Choisissons-nous une reine. Finissons-en avec les élections car ça coûte un pognon fou. Tirons au sort les élus dans chaque catégorie professionnelle du pays sur l’ensemble du territoire français. Plus de subventions aux partis politiques, plus de courses aux budgets de plus en plus élevés des campagnes électorales remboursées. Utilisons tout cet argent pour les transports publics, les services publics, les aides sociales, la recherche scientifique, technologique, pour l’éducation à la non violence, pour les aménagements collectifs nécessaires pour demain et après-demain. Allez hop soyons fous!

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