Voeux de Jacques Brel du 1er janvier 1968

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Jacques Brel, le 1er janvier 1968, adressait ses vœux aux auditeurs d'Europe 1. En voici le texte intégral:

 

Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.

 

Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.

 

Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. 

 

Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.

 

Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.

 

Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.

 

 Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.

 

Je vous souhaite d’être vous-même, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.

Voeux 2026

Rédigé par yalla castel - - 4 commentaires

Pour « broder » sur les voeux de Noël et de nouvel an, je vous propose 6 citations « glanées » au hasard de mes lecture en 2025.

« Que cette année vous soit heureuse: que la paix, le repos et la santé vous tiennent lieu de fortune. » (Madame de Sévigné, 1626/1696)

« Nous pensons trop et nous ressentons trop peu. Plus que de machines nous avons besoin d’humanité. Plus que d’intelligence nous avons besoin de douceur et de gentillesse. Sans ses qualités la vie perd de son sens. » (Charlie Chaplin dit Charlot, 1889/1977)

« Tout le monde pense à changer le monde mais personne ne pense à se changer lui-même. » (Léon Tolstoï, 1828/1910)

« Le gouvernement a pour mission de faire que les bons citoyens soient tranquilles, et que les mauvais ne le soient pas. » ( Georges Clemenceau, 1841/1929)

A force d’aller mal tout finira par aller mieux.

Classé dans : voeux - Mots clés : aucun

Presse qui ment presse qui tue

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire

 Presse qui ment qui tue nous pourrions l'écrire aujourd'hui concernant des chaînes de télés, concernant des affirmations sur internet, sur les réseaux sociaux. 

Presse qui ment presse qui tue.L'expression est de Victor Hugo. « La presse a succédé au catéchisme dans le gouvernement du monde. Après le pape, le papier. » Et il ajoute ailleurs, en parlant des dérives et des dangers de ce nouveau pouvoir : « On disait autrefois : la presse qui ment, la presse qui tue. Cela se dit encore. » Source IA Gemini google. Extraits du recueil de notes et de fragments d'Hugo, intitulé Tas de pierres (publié après sa mort). 

Rappel historique: 

Colin Powell (1937-2021) était un Général américain quatre étoiles. Il a été Chef d'État-Major des armées de 1989 à 1993, supervisant notamment l'opération Tempête du Désert lors de la guerre du Golfe.

Le 16 janvier 1991, le président Bush a pris la parole depuis le Bureau ovale pour annoncer le lancement de l'opération "Tempête du Désert". C'est une période où il a été beaucoup dit que Saddam Hussein était sur le point de posséder "des armes de destruction massive". Très rapidement le monde entier a pu voir à la télé qui avait des armes de destruction massive et qui n'en avait pas.

Voici ce qu'a écrit Hannah Arendt en son temps: 

"Dès lors que nous n'avons plus de presse libre, tout peut arriver. Ce qui permet à une dictature totalitaire ou à tout autre dictature de régner, c'est que les gens ne sont pas enfermé; comment pouvez-vous avoir une opinion si vous n'êtes pas informés? Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit rien. C'est parce que les mensonges, de par leur propre nature même, doivent être modifiés, et que donc un gouvernement menteur doit constament réécrire sa propre histoire. En tant que citoyen, vous ne recevez pas seulement un mensonge - que vous pourriez continuer à croire pendant le reste de voter vie - mais que vous en recevez un grand nombre, selon la façon dont le vent politique souffel. Et un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut se faire une opinion. Il est privé non seulmenet de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et l'on peut faire ce que l'on veut d'un tel peuple."

 

Une guerre fratricide

Rédigé par sadys - - 2 commentaires

 

Créateur : VICTORfotografs  

Droits d'auteur : victorfotografs

Bien que comparaison ne soit pas raison le conflit Russo Ukrainien me fait penser à la guerre d’Espagne non pas sur le plan politique mais sur le fait que c’est une guerre qui est le prémisse de quelque chose de plus grave à venir. 

C’est une guerre entre blancs. Et une sorte de guerre civile. Les ukrainiens qui y meurent ne feront pas d’enfants qui ne feront pas d’enfants. Les russes qui y meurent ne feront pas d’enfants qui ne feront pas d’enfants. 

Comme la guerre d’Espagne une nouvelle manière de faire la guerre y est testée grandeur nature. 

Et comme après 14/18 nous pourrions écrire à nouveau "On croit mourir pour la patrie mais on meurt pour les marchands de canons. " 

« Nous ne pouvons pas nourrir les pauvres mais nous pouvons alimenter une guerre. »

 

L'arbre

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

 

Il y avait autrefois de l’affection, de tendres sentiments,
C’est devenu du bois.
Il y avait une grande politesse de paroles,
C’est du bois maintenant, des ramilles, du feuillage.
Il y avait de jolis habits autour d’un cœur d’amoureuse
Ou d’amoureux, oui, quel était le sexe?
C’est devenu du bois sans intentions apparentes
Et si l’on coupe une branche et qu’on regarde la fibre
Elle reste muette
Du moins pour les oreilles humaines,
Pas un seul mot n’en sort mais un silence sans nuances
Vient des fibrilles de toute sorte où passe une petite fourmi.

Comme il se contorsionne l’arbre, comme il va dans tous les sens,
Tout en restant immobile !
Et par là-dessus le vent essaie de le mettre en route,
Il voudrait en faire une espèce d’oiseau bien plus grand que nature
Parmi les autres oiseaux
Mais lui ne fait pas attention,
Il faut savoir être un arbre durant les quatre saisons,
Et regarder, pour mieux se taire,
Écouter les paroles des hommes et ne jamais répondre,
Il faut savoir être tout entier dans une feuille
Et la voir qui s’envole.

Jules Supervielle

Classé dans : poésie - Mots clés : aucun
Fil RSS des articles