Pas bien loin de Casteljaloux.

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Abbaye de Flaran, photo Michel Queyreur.

L’abbaye de Flaran est une ancienne abbaye cistercienne située à Valence-sur-Baïse, dans le département du Gers. Elle fut fondée en 1151, au confluent de l'Auloue et de la Baïse, au pied d'un éperon rocheux.  Joyau de l'Art cistercien, classée Monument Historique, c'est l'une des abbayes les mieux préservées du sud-ouest de la France.

Elle accueille actuellement et ce jusqu'en 2018 une très belle exposition d'une trentaine d’œuvres issues de la collection Simonow où voisinent Courbet, Vollon, Derain, Vlaminck, Valadon.

Plus près de nous, vendredi soir le Lions Club des Cadets de Gascogne de Casteljaloux en collaboration avec l'office de tourisme des Côteaux et Landes de Gascogne a inauguré l'exposition "Dans les pas des pélerins de Saint Jacques de Compostelle en nouvelle Aquitaine". Entrée libre. Du lundi 25 septembre au samedi 7 octobre 2017.Salle d'exposition de la Maison du Roy. Place du Roy.

 

666660

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6 heures du matin.

6°C.

6 secondes pour penser au passé.

6 minutes pour poser un joli colis précieux à la crèche.

Puis 60 minutes à regarder le jour se lever sur Casteljaloux et plus particulièrement sur les crocus de la maison paroissiale.

Quel dommage de ne pas savoir décrire la beauté de la vie en paix.

 

André Lugardon.

Comment ça se passe là-haut?

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Infirmière à la retraite, je m’interroge souvent sur la vie des cosmonautes de la station spatiale internationale en orbite autour de notre planète. Et sur les problèmes de santé qu’ils peuvent y rencontrer.

« Comment respirent-ils dans la station spatiale ? Sur une réserve d’air ? Fabriquent-ils l’air dont ils ont besoin durant leur séjour ? Est-il filtré ? Y a-t-il des filtres à microbes ? A virus ? S’enrhument-ils à bord de la station spatiale ? S’ils tombent malade lors d’un séjour dans l’espace que se passe-t-il ? »

J’ai trouvé des débuts d’explications dans les commentaires de la vidéo suivante: https://www.youtube.com/watch?v=V8KABkw6d6w

« L’air de la Station Spatiale est maintenu à bonne température et est recyclé en permanence par un système d’air conditionné (aussi bruyant que dans un avion). L’oxygène est fabriqué à partir de réserves d’eau apportées régulièrement vers l’ISS, que l’on sépare en hydrogène et oxygène grâce à l’électricité des panneaux solaires. Le CO et CO2 est capturé dans des filtres. Il y a de temps en temps un ravitaillement en air par les cargos pour redonner de la pression dans la station, qui est proche de celle sur Terre, à causes des petites fuites lors des sorties par exemple. »

Sur le site suivant http://www.lci.fr/sciences/comment-soigne-t-on-un-astronaute-malade-a-bord-de-la-station-spatiale-internationale-2010847.html j’ai trouvé quelques réponses à mes interrogations sur les éventuels problèmes de santé que les cosmonautes peuvent rencontrer dans la station spatiale internationale. J’y ai re-découvert une évidence. Pour ne pas être malades dans l’espace n’y sont envoyés pour l’instant que celles et ceux qui sont en bonne, en très bonne santé. Tout séjour de longue durée commence donc par une mise en quarantaine des « spationautes » sur terre pour s’assurer qu’ils s’envolent sans maladies microbiennes ou virales. Ils sont observés, « testés », subissent des analyses pendant quarante jours par les médecins qui les suivent depuis des années déjà.

Sur ce même site j’ai appris que les astronautes reçoivent des formations avant leur départ pour se soigner des bobos de la vie courante. Ils emportent avec eux des trousses pharmacies contenant tout ce qu’il faut pour faire quelques points de sutures si nécessaire, pour soigner une dent malade, désinfecter une plaie accidentelle. En apesanteur ils peuvent se blesser en heurtant un objet qui flotte comme eux en cabine. Ils ne peuvent pas par contre pour le moment effectuer une intervention chirurgicale dans l’espace. Mais les chercheurs qui travaillent pour la station spatiale internationale étudient la construction d’un robot capable d’effectuer des interventions chirurgicales « basiques ». Le projet est en cours.

En cas d’urgence et de grave problème de santé une fusée Soyouz est prête en permanence à décoller pour aller chercher et ramener sur terre un cosmonaute gravement malade. C’est sans doute le véhicule de secours le plus cher au monde !

Hygie Asklépios

Notes de lecture :

Pour celles et ceux qui peuvent se connecter sur internet je conseille la lecture des deux sites suivants :

http://www.lci.fr/sciences/comment-soigne-t-on-un-astronaute-malade-a-bord-de-la-station-spatiale-internationale-2010847.html

et

http://radiof6kfa.free.fr/rep_site_kfa/docs_fiches/203_vie-a-bord-de-l-ISS.pdf

 

 

Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Brigitte Papleux m'a adressé par mail le texte ci-dessous et nous autorise à le partager tout autour de nous.

"Si les gens étaient mûs par leur couardise, leur peur, leur frilosité, leur repli sur eux-mêmes, si la population réagissait avec ignorance, alignant préjugés sur idées reçues, prévoyant désordres certains et innombrables, si les habitants de ce pays étaient plus soucieux de leur petite personne que de l’autre, qu’il soit blanc, noir ou jaune, si le peuple se montrait totalement et tranquillement égoïste, récalcitrant à l’accueil, fermé à la compassion, moins aimant et plus haineux, si le cerveau reptilien régnait, si les pays étaient gouvernés par des sots, peut-être alors verrions-nous des hordes d’immigrés, de réfugiés de toutes sortes, de pauvres, de souffreteux déambuler dans les rues des villes, quémander de la nourriture, être à l’affût d’un abri, dormir par terre sur le macadam ou dans la boue parce que rien ne serait prévu pour eux, peut-être même seraient-ils repoussés brutalement hors de notre territoire par la police, sans vergogne, des membres de mêmes familles seraient séparés, des enfants , des mineurs deviendraient orphelins, seraient perdus, introuvables, maigres, loqueteux, corvéables à merci, brimés, humiliés, ni affection, ni amour pour ceux-là, que la faim, le froid, la violence, pire, sur leur chemin d’immigration, hommes, femmes, enfants mourraient par dizaines, centaines, milliers, sur les routes, écrasés par des véhicules, pourris à l'intérieur de camions, noyés dans la mer, épuisés, des murs seraient élevés, nombreux tenteraient de les franchir qui finiraient emprisonnés…

Mais Dieu merci, il n’en est pas ainsi car l’être humain est raisonnable et porte en lui une part de tout autre, alors il lui importe que cet autre vive et vive bien; il lui sied que chacun comme il se doit soit épargné autant qu’il se peut par la souffrance ou l’injustice; alors, des femmes, des hommes à l’intelligence aiguisée, à la raison juste sachant repousser les mauvais affects, à la sensibilité non débordante réfléchissent à l’organisation de la cité afin qu’elle puisse intégrer les nouveaux venus; et d’autres s’activent, planifient, orchestrent et harmonisent, d’autres encore écoutent,  soignent, pansent, enseignent, rencontrent et partagent, et voilà les arrivants qui s’installent, parlent de ce qu’ils sont, chantent, écrivent, créent et leurs enfants jouent dans les cours de récréation des écoles et les plus grands travaillent de leurs mains ou étudient; ils façonnent le monde de demain, peut-être plus beau encore que celui d’ aujourd’ hui tant les sourires, mots et regards partagés l’illuminent et l’illumineront. "

Brigitte Papleux.

 

Août 2017.

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Jean-François Sadys: Père François M’BALU NKETO vous êtes présent parmi nous durant tout le mois d’Août sur la paroisse Notre Dame de l’Avance. Combien de fois êtes-vous déjà venu à Casteljaloux ?

 

Père François M’BALU NKETO : C’est la dixième fois cette année.

 

JF : De quel pays venez-vous ?

 

Père François : De la République Démocratique du Congo. (RDC) Autrefois connu sous le nom de Congo Belge.

 

JF : Quelles sont vos fonctions dans votre pays ?

 

Père François : Je suis vicaire. (1). Je suis aussi directeur d’un collège et d’un Lycée professionnel de quatre cents élèves auxquels nous proposons cinq options.

 

 

JF : Comment s’est mis en place cet échange entre le diocèse de Kisantu et celui d’Agen ?

 

Père François : Le père Dieudonné Kisimbila m’avait mis en contact avec le diocèse d’Agen. J’avais écrit en 2007 mais trop tard cette année là pour mettre en place un échange. En 2008, sans attendre la réponse du diocèse d’Agen, je suis allé chez un aîné à Toulon, dans la paroisse Lafarlède. De là ensuite je suis venu épauler le père Jean-Jacques Fauconnet à Casteljaloux. Il avait besoin d’un confrère.

 

JF : Quel regard portez-vous sur cet échange ?

 

Père François : Le même que celui de Monseigneur Hubert Herbreteau : les deux parties y gagnent.

 

JF : Pouvez-vous s’il vous plaît nous présenter votre pays ? Sa géographie ? Sa population ? Ses richesses, ses atouts, ce qui va, ce qui ne va pas ?

 

Père François : La République Démocratique du Congo est un grand pays francophone de l’Afrique Centrale d’une superficie de 2 345 410 km² soit 6 fois la France et 80 fois la Belgique. Sa population est de 82,24 millions d’habitants appartenant à plus de 100 ethnies différentes. La langue officielle est le français. La capitale est Kinshasa. La RDC est très riche. (2) C’est l’une des causes de son instabilité. La situation politique est instable aujourd’hui. Il suffit d’une volonté politique de nos politiciens, ceux qui sont au pouvoir et ceux qui sont dans l’opposition, pour que notre pays redémarre.(3) Nous avons neuf pays voisins: la Centrafrique, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, le Soudan, la Tanzanie, la Zambie, le Congo Brazza et l’Angola.

 

JF : Comment voyez-vous l’évolution du monde depuis 1989 ?

 

Père François : Le monde est dominé par les enjeux économiques et les nombreux conflits qui en découlent. Chacun ne voit que ses intérêts. Nous devons faire face à une nouvelle menace : Daech. C’est la fin de la bipolarisation URSS / USA. Le monde aujourd’hui est multipolaire avec la présence d’une nouvelle puissance : la Chine.

 

(Propos recueillis par jfsadys@gmail.com)

 

 

(1) Vicaire : Prêtre qui aide et remplace à l'occasion le curé d'une paroisse.

 

(2) Les richesses de la RDC :

Les minerais de manganèse, de cuivre, de cobalt, de zinc, de fer, d’or, de niobium (un des 8 minerais le plus recherché au monde), les mines de diamants, de cassitérite ( utilisée pour faire de l’étain), de lithium utilisé dans la fabrication des piles électriques. (Source Agora Vox)

La forêt primaire du bassin du Congo est la plus grande après celle d’Amazonie. Elle est très riche en bois précieux  comme l’iroko, le sapele, le sipo. Le Congo est le deuxième fleuve du monde après l’Amazone. Il irrigue de vastes terres agricoles à mettre en valeur. La RDC n’est pas en auto-suffisance alimentaire. Trop d’argent a été dépensé dans des guerres internes entre grandes régions du pays freinant le développement de ce pays très riche en tout. (Source Journal La Croix)

 

La RDC dispose d’un potentiel agricole énorme, grâce à ses conditions climatologiques et hydrologiques et la disponibilité de plus de 80 millions d’hectares de terres cultivables L’agriculture occupe plus de 75% des Congolais, mais la performance a connu une détérioration depuis déjà 30 ans, caractérisée par une chute libre des exportations de produits agricoles et une baisse de la production vivrière de 20%, provoquant une situation d’insécurité alimentaire et monétaire qui touche aujourd’hui plus de 70% de la population. (Source :https://lavoixdupaysancongolais.files.wordpress.com/2012/03/analyse-gouvernance-secteur-agricole-en-rdc-juin-2011.pdf)

 

(3) L’Église catholique de RDC joue un rôle d’apaisement dans les conflits et favorise chaque fois qu’elle le peut le dialogue entre les forces politiques qui s’affrontent.

 

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