Et si Madame Bovary avait eu Tinder…? (1)

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"Hoy los diarios ya no hablan de amor y si unx se siente con poco ánimo, bajo un horóscopo con cero estrellitas en amor, los pulgares se deslizan en la superficie de relaciones virtuales por Tinder, Happen, Grindr, eDarling u otras plataformas de dating en línea, tic tac tic tac, surfeando entre las olas de la moda actual y sus oleajes afectivos. Sin embargo y sin querer dramatizar, uno piensa que tampoco podría decir(se) como Gustave Flaubert: « Madame Bovary, soy yo », cuando tal vez

Es que Madame Bovary, gran heroína de la novela de Flaubert, remite de inmediato a esta búsqueda de un amor exclusivo y absoluto, así como también encarna el fin de toda esperanza en el ámbito del amor. Una y otra vez, la vida de la Emma Bovary reenvía a la historia de un fracaso personal y a una idea del amor directamente relacionada con la derrota. Ella, representa la imposibilidad del amor en una sociedad a la vez sujeta a las convenciones católicas y a los códigos burgueses del dicho « mundo moderno », bloqueada entre romanticismo y realismo. Varios filósofos y críticos contemporáneos notan y concuerdan en decir que estaríamos volviendo a una percepción del amor pre-romántica de los finales del siglo XVIII. 

A más de un siglo y medio de la primera publicación de la novela de Flaubert en La Revue de Paris en 1858, todavía permanecería una vigencia entre dos versiones del amor pasadas y futuras, llevando eternamente a la misma desesperación y la extraña impresión « onda Bovary » de perder su vida en amores imposibles. O como lo señaló el filósofo estadounidense Allan Bloom, al final las mujeres como los hombres se sienten presos por dos sentimientos predominantes que son el aburrimiento y el erotismo."

M. Caroline Magnien

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De la mort et des morts

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Nos grands-parents ont été marqués par deux guerres mondiales.

 

Nos parents ont été marqués par les anciens de 14/18 et par la seconde guerre mondiale.

 

Autrefois la mort était présente dans toutes les familles « au quotidien ». Pas de services d’urgence et de réa, pas de pompiers, de Samu, pas d’hôpital pour tous. Le plus souvent la mort survenait « à la maison et en famille ».

 

Avant 14/18, il n’y a pas de sécurité sociale, d’eau froide/chaude au robinet, de wc à l’eau potable dans la maison, il n’y pas l’électricité partout. Le chauffage central existe peu. La mortalité infantile est importante. Les vieux n’étaient pas aussi nombreux qu’aujourd’hui. La mort était fréquente et les causes pas toujours nommées avec exactitude.

 

La grippe espagnole, la tuberculose, la syphilis ont marqué « à vie » la jeunesse de nos parents et grands parents.

 

Nous, nous avons eu la chance de grandir avec la sécurité sociale dès notre enfance. Tous les ans nous avons vu les médecins, les chirurgiens, les dentistes, les laboratoires de médicaments faire des progrès incroyables. La tuberculose a disparu, les maladies vénériennes aussi. L’espérance de vie s’est allongée. La mort a reculé.

 

Il y a bien eu une alerte avec le Sida mais tout le monde n’était pas touché. Il y a bien de plus en plus de cancers. Mais bon an mal an il y a eu des progrès au niveau des traitements qui ont permis de parvenir parfois à faire encore reculer la mort. Il y a bien eu les accidents de voitures, de motos mais ils ont reculé en nombre.

 

Et puis soudain il y a eu le covid 19 pour nous rappeler combien nous étions mortels. Ce virus ignore les frontières, les races, les partis politiques, les systèmes économiques.

 

Pour échapper à la mort qui redevenait notre quotidien nous nous sommes arrêtés de vivre. Une très grande majorité d’entre nous ont accepté de se confiner chez eux. Chacun a vécu cette période à sa manière. Facile pour certains d’entre nous, difficiles pour d’autres.

 

En ce qui me concerne, passés les deux premiers jours de stupeur et d’incompréhension, je me suis mis à ranger la maison, le garage, le jardin. Et c’est ainsi que j’ai retrouvé un poème de Bigaro Diop dans mes archives mal rangées.

 

Je me propose de le partager avec vous aujourd’hui. Le voici donc :

 

Ecoute les morts

 

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres.

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

 

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des ancêtres.

 

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire

Et dans l’ombre qui s’épaissit.

 

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans l’Arbre qui frémit,

Ils sont dans le Bois qui gémit,

Ils sont dans l’Eau qui coule,

Ils sont dans l’Eau qui dort,

Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :

Les Morts ne sont pas morts.

 

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres.

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

 

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots :

C’est le Souffle des Ancêtres morts,

Qui ne sont pas partis

Qui ne sont pas sous la Terre

Qui ne sont pas morts.

 

 

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans le Sein de la Femme,

Ils sont dans l’Enfant qui vagit

Et dans le Tison qui s’enflamme.

 

Les Morts ne sont pas sous la Terre :

Ils sont dans le Feu qui s’éteint,

Ils sont dans les Herbes qui pleurent,

Ils sont dans le Rocher qui geint,

Ils sont dans la Forêt,

ils sont dans la Demeure,

Les Morts ne sont pas morts.

 

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres.

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

 

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

 

 

Il redit chaque jour le Pacte,

Le grand Pacte qui lie,

Qui lie à la Loi notre Sort,

Aux Actes des Souffles plus forts

Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,

Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.

La lourde Loi qui nous lie aux Actes

 

Des Souffles qui se meurent

Dans le lit et sur les rives du Fleuve,

Des Souffles qui se meuvent

Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.

Des Souffles qui demeurent

 

Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,

Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit

Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,

 

Des Souffles plus forts qui ont pris

Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,

Des Morts qui ne sont pas partis,

Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

 

 

Ecoute plus souvent

Les Choses que les Etres.

La Voix du Feu s’entend,

Entends la Voix de l’Eau.

 

Ecoute dans le Vent

Le Buisson en sanglots,

C’est le Souffle des Ancêtres.

 

Birago Diop (1906-1989)


 

Qui est Birago Diop ?

Diop, Birago (1906-1989), écrivain sénégalais d'expression française, qui rendit hommage à la tradition orale de son pays en publiant des contes, notamment ses Contes d'Amadou Koumba.

Né près de Dakar, il reçut une formation coranique et suivit simultanément les cours de l'école française. Pendant ses études de médecine vétérinaire à Toulouse, il resta à l'écoute des travaux des africanistes, et s'associa à la fin des années 1930 au mouvement de la Négritude qui comptait alors Senghor, Césaire. C'est à Paris qu'il composa en 1942 les Contes d'Amadou Koumba (publiés en 1947), marquant dès ce premier livre sa prédilection pour la tradition orale des griots, ces conteurs populaires dont il ne cessa jamais d'écouter la voix. Respectueux de l'oralité, il affina un talent original d'écrivain dans les Nouveaux Contes d'Amadou Koumba (1958) et Contes et Lavanes (1963); son recueil de poèmes Leurres et Lueurs (1960) est profondément imprégné de culture française alliée aux sources d'une inspiration purement africaine.

Sa carrière diplomatique, après l'indépendance de son pays, et son retour à son premier métier de vétérinaire à Dakar n'entravèrent pas son exploration de la littérature traditionnelle africaine, mais il déclara avoir « cassé sa plume ». Il publia néanmoins la Plume raboutée et quatre autres volumes de mémoires de 1978 à 1989.


 

Source : http://www.biragodiop.com/

 

Covid 19

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La période de confinement que nous venons de traverser à été propopice à la réflexion intérieure, à la méditation, à la rêverie. Voici quelques remarques de Philippe Jaminet artiste jardinier paysagiste:

 

"Il est préconisé un éloignement d'un mètre de l'interlocuteur. Je
connais des territoires de grands vents pour lesquels il faudrait
adapter la consigne."

"Le concept de «migrant» s'est récemment enrichi d'une dimension
aérienne. Jusque là il évoquait des traînements de savates dans
les déserts ou la pratique de la rame. Aujourd'hui le migrant incongru
circule en avion avec son accompagnement de nuisance virale ."


"Le migrant de l'intérieur abandonne la mégapole en deux jours,
mettant en œuvre l'adage bien connu selon lequel les épidémies
sont propagées par ceux qui les fuient."

"Une sorte de matérialisation, d'exemple à échelle humaine,
d'autres infections qui accompagnent déjà , également sous forme de
virus, l'univers du virtuel."

« Souche à virus » est l'anagramme de « chauve-souris ».

 

Le président apparaît en bras de chemise présidant une réunion de crise.
L'image nous dit: «Il met les mains dans le cambouis»

 

"Masques à virus, un siècle après les masques à gaz..."
 

"Il n'y a pas plus malsain qu'un porteur sain."

 

Pour en savoir plus sur Philippe Jaminet...

 

 

Le vote en France: histoire d'un désenchantement

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Quelle place tient l’élection au suffrage universel dans l’émergence de l’idéal républicain ?

Michel Winock – Le suffrage universel est devenu consubstantiel au régime républicain en 1848. Du moins le suffrage masculin. Certes, la Ire République l’avait expérimenté, le Consulat l’avait utilisé, mais il faut attendre la fin du régime censitaire pour qu’il s’impose définitivement. Le Second Empire l’a conservé car il légitimait le régime bonapartiste, mais il fut alors limité par la candidature officielle, la fraude électorale et l’absence des libertés publiques.

La IIIe République l’a définitivement adopté : il était la source même du régime républicain, fondé sur la volonté populaire et non plus sur une dynastie. Gambetta le rappelait en 1873, dans une Assemblée nationale en majorité monarchiste : « Nous ne voudrions pas d’une république en dehors précisément de cette souveraineté du suffrage universel, que vous avez appelé, bien dédaigneusement, la brutalité du nombre, et que vous considérez presque comme une abjecte tyrannie. » Après la dissolution issue de la crise du 16 mai 1877, les élections confirmèrent la majorité républicaine acquise l’année précédente, ce qui amena Gambetta à déclarer : « La France, à moitié libre, mais résolue à user de ce qui lui restait de liberté, rendit, dans un scrutin mémorable et décisif, un arrêt qui fut comme la ratification de la Constitution, et qui fut certainement l’acclamation de la République comme forme définitive du gouvernement national. »

Pour les républicains, le suffrage universel avait deux fonctions : il donnait un gouvernement légitime à la France et il offrait aux Français l’instrument de leur appartenance à la citoyenneté. Les doctrinaires comme Guizot, partisan du régime censitaire, distinguaient la fonction du droit. Pour eux, voter était une fonction et non un droit. Pour les républicains, c’est un droit qui appartient à tous (on ne parle que des hommes, il est vrai).

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De Gaulle, Londres, 18 juin 1940.

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Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement.

Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s'est mis en rapport avec l'ennemi pour cesser le combat.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force mécanique, terrestre et aérienne, de l'ennemi.Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ?

Non !Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule !

Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l'Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l'Angleterre, utiliser sans limites l'immense industrie des Etats-Unis.Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays.

Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.

Moi, Général de Gaulle, actuellement à Londres, j'invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j'invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d'armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s'y trouver, à se mettre en rapport avec moi.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.

Demain, comme aujourd'hui, je parlerai à la Radio de Londres.

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