Ce jour là était un dimanche

Rédigé par yalla castel - - 6 commentaires

Ce jour là, c'était le dimanche 13 mai 2018. Ce matin là, je me suis levé à 6 h. Je voulais avoir un entretien avec le plus jeune de mes enfants engagé volontaire dans un régiment de parachutiste. Car j’avais lu l’info d’un nouvel attentat à Paris le samedi soir avant de me coucher. Pendant qu’il se préparait pour rejoindre son régiment, je lui ai dit  de faire attention à lui et à ses camarades. Dans le cadre des opérations sentinelles auxquelles ils participent. Je sais que certains de son régiment se sont portés volontaires pour le Mali, le Niger et la Syrie. Et que probablement il les suivra. Beaucoup de jeunes comme lui sont déterminés et prêts à défendre notre pays et son mode de vie. Je ne lui ai pas dit que Macron c’est nous. Que notre nouveau président est le fruit amer de la gauche divisée et de la droite divisée. Je ne lui a pas dit que le terrorisme c’est nous. Le résultat des politiques Américaines, Anglaises que nous avons suivies et auxquelles nous avons même participé militairement. Il m’aurait répondu  "Papa j’étais pas né, on peut pas laisser faire ça!". Et bien entendu je ne lui ai pas parlé du philosophe Alain. Ni de l'écrivain Jean Giono. Je l’ai regardé partir: heureux,debout, vivant, prêt à rejoindre son régiment après un week-end paisible en famille avec son frère, ses soeurs, son neveu,ses nièces et nous. Ainsi soit-il.

Colibri Cx

6 commentaires

#1  - Guimai a dit :

J évite de penser à ce genre de choses D habitude mais là tu vas me faire flipper. Je n aurais pas du te lire...

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#2  - Guimai a dit :

J'évite d'y penser d'habitude. Mais là je n'aurais pas dû te lire. Je vais flipper maintenant...

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#3  - Mi bémol a dit :

Ce jour là, 13 5 18, était un jour très froid et pluvieux, un dimanche où je pensais participer à la messe hors paroisse et où finalement je n'ai eu aucune célébration de cette catégorie. Pourtant, tout en respectant la volonté d'une nièce d'être tranquille auprès de son père qui se meurt, au lieu d'aller manger chez ce frère je me suis arrêté en route dans un décor bucolique malgré le temps, un restau devant lequel je suis passé des centaines de fois mais sans jamais m'accorder le loisir avec l'épouse d'y prendre le déjeuner avant de poursuivre le chemin. Un repas délicieux qui m'a permis de n'arriver chez mon frère qu'une fois les neveux repartis pour l'Allemagne, où ils résident près de Francfort. Fin de l'Acte un de ce jour là !
Acte 2, j'ai trouvé un frère très mal en point, fatigué, à qui plus rien n'apportait le confort ou réconfort "matériel" : qq larmes traduisaient sa lutte intérieure, et à un certain moment où ses deux autres filles ont dû s'absenter il nous demande une fois de plus à nous recueillir auprès de lui et à prier ! Une fois de plus je m'attelle à cette célébration peu facile car chaque mot peut être une maladresse, une blessure... mais où il faut admirer l'humilité et la lucidité ou clairvoyance du malade et savoir rendre grâce malgré tout à Dieu nôtre Père. Bien entendu j'ai fait appel aux prières que nous avons maintes fois récitées depuis notre tendre enfance et après un temps de silence le frère nous demande de chanter "N'aies pas peur, laisse toi regarder par le Christ, laisse toi regarder par le Père..." J'en suis sidéré tout comme le courage qu'il a manifesté 7 jours plutôt en demandant au curé qui réside dans sa commune de venir lui donner le sacrement des malades!
Que dire de tant d'humilité et de vie secrète qui se manifeste dans ces actes ? Rendre grâce même si la situation est terrible et se faire tout petit face à la grandeur du "plus faible" alité, assoiffé, sous morphine, se tordant de douleurs qui a tout fait pour partir en paix quand l'heure sera venue ?
Acte trois la route du retour le refrain du "n'aies pas peur" nous l'avons repris mon épouse et moi. Nous avons pensé ensuite à cet autre chant du "prendre un enfant par la main" en sachant que chacun de nous est à la fois l'enfant et celui qui tend la main vers le plus fragile ! Puis je me sui dit que le chant de l'Agnus, "Donne la paix, donne la pix à ton frère" pourrait être aussi une proposition à soumettre au frère car cela correspond à ce qu'il a pu faire au travers de sa souffrance!
Acte 4, j'ai envoyé un message par IPhone, à la compagne du frère en lui disant la qualité de l'accueil reçu, la profondeur de ce moment partagé et le courage et l'affection dont elle fait preuve avec toute la famille pour rester au chevet du frère, mari et père. Je lui ai dit également qu'elle peut fredonner les chants que je viens d'évoquer et qu'elle pouvait si nécessaire m'appeler pour être plus près d'eux tous si cela pouvait être un souhait de l'un ou l'autre.

PS : j'ai demandé au frère et à son entourage s'ils ont eu l'info concernant ce coup de couteau meurtrier près de l'opéra de Paris. Je ne m'attendais pas trouver JFS préoccupé par cet évènement qui pourrait mobiliser dangereusement son fils Max.
Souffrances qui se rencontrent et se méditent dans lesquelles nous avons toujours une place à assumer, car dieu ne parle et n'agit que par chacun d'entre nous, là où nous sommes en toute circonstance : Seigneur je crois mais augmente ma Foi ; Seigneur j'espère mais augmente mon espérance ; Seigneur je t'aime mais augmente mon amour, ma charité, ma reconnaissance du bien que tu nous permets d'accomplir... Merci Seigneur pour ta sainte Providence qui illumine nos pas même un jour où nous n'avons pas participé à la messe dominicale.
Hors jeu ? Pardon si tel est votre opinion ; Trop long ? Je vous le concède ; bavard et prolixe assumé parfois maladroit sans le vouloir, il me faudrait un double bémol à moins de transposer une tierce ou une sixte plus basses !

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#4  - Colibri Cx a dit :

Merci Mi bémol de votre commentaire. Il n'est pas trop long, ni bavard, prolixe, maladroit. Il est un aspect de la vie, de la réalité de la vie, que nous ne voulons pas souvent voir et affronter. Et puis je l'avoue j'aime avoir de vos nouvelles. Pour votre frère, pour vous, pour Denise le lien suivant: https://www.youtube.com/watch?v=qjlDcdT4Gr4

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#5  - Mi bémol a dit :

A la fasbook donc ! ❤❤❤ les musiques et néglige les images saint sulpiciennes ainsi que la spiritualité de l'Emmanuel qui se sent le vent en poupe pour rétablir les rituels d'avant le Concile

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#6  - sadys a dit :

Je ne l'ai pas trouvé dans le forme où je l'ai entendu la première fois par un groupe scout qui était de passage chez nous et ils l'ont chanté à Capella, c'était très beau et dépouillé, j'aurais dû les enregistrer mais j'ai préféré me laisser porter par le chant collectif que de me concentrer sur la technique d'un bon enregistrement.

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