Point de vue sur l'Eglise catholique

Rédigé par yalla castel - - 1 commentaire
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Rédigé par Jean-Pierre Gosset | Le 15 mars 2019 à 19:31

@ brin d’herbe. Libre à vous d’estimer qu’A. Soupa, C. Pedotti et autres crachent sur le Christ et sur JPII. Ne pas mettre des noms, que c’est petit! Dans ce cas, je crache avec elles et eux, non sur le Christ comme vous le prétendez, mais sur ceux qui s’appuient sur des postures religieuses pour soutenir des politiques fascistes * à la manière de S. Bannon, R. Burke, la princesses Gloria von Thurn and taxis (égérie de la CSU bavaroise), l’institut romain Dignitatis Humanae.
Je me joins à eux parce que je pense que JPII a été, comme nombre de ses prédécesseurs, confronté à des situations lourdes et complexes, … et qu’il a, aussi mal qu’eux, tenté de passer les obstacles en ne voyant pas qu’il enlisait l’institution.

Pie XI et XII ont accompagné le fascisme.

JXXIII a tenté de rafraîchir la pastorale sans oser toucher l’organisation structurelle.

PVI a eu la trouille, il a clôt trop tôt le concile et a mis fin au rapprochement initié par JXXIII entre l’institution et l’Eglise. Erreur qu’il a confirmé en signant HV en juillet 1968!

JPII a joué un rôle déterminant, avec les Gorbatchev (M et Me) et la CIA, pour donner l’estocade à l’idéologise marxiste, achevant l’œuvre de Soljenitsyne et Sakharov. Il a bricolé en croyant aux vertus des grands rassemblements -trait de la culture communiste- amplifié à la sauce médiatique. Il a aussi soutenu la naissances et la croissance de structures tordues (Opus Dei, mouvements charismatiques calquées sur l’évangélisme américain, légionnaires du christ, et autres sectes (BXVI en a ajouté en croyant bien faire!) cassant ainsi l’autorité des diocèses (incardination). Il a aussi réitéré l’erreur de Pie XII à l’encontre des prêtres ouvriers avec la « théologie de la libération », en copinant avec Pinochet et autres … en s’associant aux puissants qui écrasent les petits. Enfin, il a vidé les caisses (qui paiera dans 20ans les retraites des fonctionnaire de l’Etat du vatican dont le nombre a été double sous JPII?). On comprend que, pour faire oublier cela, une belle canonisation peut aider. Est-ce cracher sur l’homme que dire qu’il a commis bien des erreurs? Est-ce cracher sur François que dire que JPIII n’aurait pas du être ainsi honoré et que JXXIII n’avait pas besoin d’être canonisé pour être aimé de bien des chrétiens, comme JPII l’est pas d’autres?

* https://www.cath.ch/newsf/steve-bannon-et-le-cardinal-burke-travaillent-ensemble/
https://www.sciencespo.fr/enjeumondial/fr/odr/le-monde-selon-steve-bannon

1 commentaire

#1  - Colibri Cx a dit :

Véronique Margron distingue enfin « douze travaux de l’Église« .

La première obligation de l’Église : mettre les victimes au centre. « Dans ces drames, ce sont bien les victimes qui incarnent le Christ crucifié et bafoué – quand on a tant écrit sur le prêtre comme alter Christus« ;
Le deuxième des Douze Travaux : désacraliser la figure du prêtre;
La troisième tâche est alors de déconstruire le « système clérical ». « Déconstruire non pour détruire, mais pour inventer une autre manière de faire l’Église et donner tout son sens au sacerdoce commun des baptisés« ;
Le quatrième chantier de l’Église, promouvoir la place des femmes. Véronique Margron rappelle le propos du pape François qui a dénoncé à Rio en 2013 « les lieux communs d’une féminité rabattue sur la maternité ou encore les ambiguïtés d’un « service », spécialité prétendue des femmes, si souvent pervertie en simple servitude« ;
Le cinquième enjeu : transformer la crise en mutation;
La sixième nécessité : changer le style de l’Église. « Il faut se défaire d’un rapport au monde distant, parfois encore hautain, au profit d’un style d’existence présent au siècle où nous sommes, partie prenante de son destin, au milieu et avec ce temps« . Je relève dans ce passage « la capacité du Nazaréen à apprendre du « tout-venant » »;
La septième obligation : renforcer le dialogue avec la société;
Le huitième travail : faire la vérité pour retrouver la confiance;
Le neuvième chantier de l’Église : former les prêtres sur les questions affectives;
Le dixième impératif : combattre les phénomènes d’emprise. « Tous, nous sommes dans l’inachèvement, en quête d’accomplissement, et l’emprise ne peut s’installer sans une fascination pour la perfection, sans cette illusion de croire qu’il existerait des êtres humaines totalement accomplis qui seraient capables de nous transformer nous aussi en êtres parfaits« ;
Le onzième travail : revoir l’exercice du pouvoir dans l’Église. « La première chose qui frappe est que trop souvent dans l’Église les responsables sont juges et parties »;
Le douzième chantier de l’Église : mettre en actes la « tolérance zéro ». Elle « doit devenir, dans la réalité, un principe essentiel pour l’Église avec des conduites claires, des protocoles, une formation spécifique et des programmes d’éducation.

Source: http://www.koztoujours.fr/%f0%9f%94%96-ne-delaissons-pas-le-lieu-du-drame

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