Aujourd'hui annonce demain.

Rédigé par yalla castel - - Aucun commentaire

Aujourd’hui, 1er janvier 2017.

Lorsque je demande au moteur de recherche Google combien de Français sont connectés sur Internet, j’obtiens 10 réponses sur la première page qui s’affiche sur mon écran d’ordi. Et les réponses à ma question varient de moins 30 millions d’internautes à moins de 50 millions. Pourquoi un tel écart ? Parce qu’il est impossible pour le moment de compter exactement qui se connecte ni la durée et la fréquence des connections. Il y aurait 30 millions de Français qui ont une page Facebook. Il y aurait un petit peu plus de 27 millions de Français abonnés à un serveur internet. L’estimation du nombre d’internautes varie donc de moins 30 à moins 50 millions .

Quel rapport entre le nombre d’internautes en France et la Médecine ?

Il y en a plusieurs. Le premier c’est que nos rapports s'en trouvent changés avec les médecins. Désormais, au moindre bobo,  nous pouvons sur internet nous faire une idée de ce que nous avons avant même d’avoir mis les pieds dans la salle d’attente d’un médecin. Si, par exemple sur Google, je tape « Pourquoi j’ai mal à la tête ? » dix adresses des sites les plus visités par les internautes me proposent des réponses. Si je tape consultation médicale gratuite en ligne j’obtiens sept adresses de sites qui me proposent un diagnostic sur internet. Si je tape consultation payante, j’obtiens aussi des réponses. Je peux avoir accès par internet à des consultations psychologiques gratuites ou payantes. Je peux avoir accès par internet à des sites qui me proposent de me soigner autrement : avec des plantes, des pierres, des huiles etc...etc… Le tout avec des liens qui me renvoient vers les pays de la francophonie ou vers des pays de langue anglaise.

 

La principale difficulté que je vais alors rencontrer c’est comment me retrouver dans tout ça et savoir ce qui est sérieux ou pas ? En allant consulter tout de même mon médecin traitant ? Sans lui dire que j’ai cherché sur internet pourquoi je ne me sens pas bien ?

De même je peux acheter des médicaments sur internet. Dès que je fais une recherche sur Google, trois sites me sont proposés. Ils sont autorisés par le gouvernement français depuis le 2 janvier 2013. La création et l’exploitation de ces sites Internet de vente de médicaments sont réservées aux pharmaciens. Ils doivent être rattachés à une pharmacie existante « pour de vrai ». La création de sites internet de vente de médicaments est soumise à autorisation de l’Agence Régionale de Santé (ARS). L’ordre des Pharmaciens tient à jour la liste des sites autorisés et la met à la disposition du public sur son site internet. Je peux désormais acheter sur internet des remèdes venus du monde entier. A mes risques et périls !

Le nombre de plus en plus important de personnes se connectant sur Internet a favorisé la mise en ligne du Larousse médical consultable désormais gratuitement ainsi que du Vidal ; ce gros livre contenant tous les médicaments classés par ordre alphabétique autorisés en France avec une fiche d’information sur chacun d’entre eux, lui aussi consultable gratuitement. Je peux désormais vérifier chez moi devant mon écran d’ordi l’ordonnance que vient de me faire mon docteur. Malade imaginaire, hypocondriaque « maladif » s’abstenir !

Des fabricants de boîtiers électroniques et de logiciels ont mis au point du matériel médical qui se connecte sur l’homme et sur un ordinateur central via le réseau internet. Ils surveillent la tension artérielle, le rythme respiratoire, les pulsations cardiaques, le taux de sucre dans le sang du malade qui reste chez lui. (Economie de frais d’hospitalisation?) Le médecin traitant assure le suivi médical de son patient sur son écran d’ordi personnel connecté à un gros serveur médical qui sauvegarde toutes les données reçues.

Demain, 1er janvier 2027.

Les fêtes de fin d’année m’ont fatigué. Je ne me sens pas bien. Je me connecte avec ma tablette sur doctolib.fr. J’obtiens un rendez-vous dans la journée à la maison de santé la plus proche de chez moi. Je m’y rends à l’heure convenue. Le scanner de la porte d’entrée lit ma carte vitale et me donne accès à la salle d’examens automatisés. Je m’installe dans un fauteuil de dentiste. Une caméra vient examiner le fond de mes yeux. Un automate prend ma tension. Un autre écoute mon coeur et mes poumons. Un automate prélève une goutte de sang de mon doigt. Un autre automate en fait l’analyse. En sortant la « machine à café » me tend un flacon stérile dans lequel je fais pipi. La machine le reprend et en fait l’analyse. Je rentre chez moi. Dans les heures qui suivent l’ordinateur central équipé d’une intelligence artificielle m’envoie par mail les résultats de mes examens médicaux ainsi que l’ordonnance pour commander sur le site de mon choix les médicaments prescrits. Ils me sont livrés dans l’heure qui suit par un drone de chronopost. Oups ! Je crois que j’ai un peu trop bu pendant les fêtes. J’ai mal à la tête. Je délire un peu. C’est grave docteur ?

Hygie Asklépios

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