Cracher par terre... c'est pas bien

Rédigé par yalla castel - - 3 commentaires
Ce jour-là était le jeudi 23 avril 2020. Le 39 ième jour de confinement et de distanciation sociale pour nous. Il était 11h45. J'allais à pied par les rues de Casteljaloux, Lot-et-Garonne pour récupérer ma voiture laissée trente minutes plus tôt au contrôle technique. J'avais la sensation de marcher dans une ville morte comme dans certains westerns américains .
 
Je croise deux jeunes hommes. Je m'écarte d'eux et je m'arrête de marcher. Ils discutent entre eux. L'un des deux crache sur la route. Je ne fais pas de commentaire.
 
Je me contente d'un bonjour neutre sur un ton normal . Tous les deux me répondent gentiment:
 
-"Bonjour Monsieur".
 
-"Confinez-vous bien Monsieur".
 
Je ne réponds pas. Ils ajoutent:
 
-"Nous on sort juste pour aller faire les courses".
 
Je leur dis alors:
-"Vous n'avez pas à vous justifier, je ne suis pas policier. "
 
J'ai manqué de réparti, j'y ai pensé après en continuant mon chemin. J'aurais dû ajouter:
-"Vous ne devriez pas  cracher par terre."
 
J'ai été enfant à une époque où la tuberculose était mortelle et sans remède sérieux pour la soigner. Ma grand-mère maternelle est morte de la tuberculose à 33 ans.
 
J'aimerais des campagnes publicitaires à la télé et sur les réseaux sociaux pour encourager les jeunes et moins jeunes à ne pas cracher dans les rues ainsi que les joueurs de foot sur les stades pendant les matchs devant des millions de téléspectateurs.
 

 

3 commentaires

#1  - Marie-France a dit :

5 portraits-type de cracheurs:

1. L’agressif

Pour lui, c’est un signe de supériorité, de virilité. Tel un félin, il veut intimider, voire impressionner. L’agressif se racle juste un peu la gorge, question d’amasser assez de salive et de pouvoir répéter l’opération plusieurs fois de suite. Il regarde autour de lui, s’assure qu’il sera vu et vise bien sa cible, si possible un endroit inconvenant.

2. L’accumulateur de salive

Qu’il soit sportif ou fumeur, ou atteint d’une maladie respiratoire chronique, il appert que l’accumulateur de salive ne crache pas seulement par caprice. Pour certains d’entre eux, il semble nécessaire d’évacuer le mauvais quand on fume ou encore, le trop plein de virilité au début d’un match de foot.

3. Le saisonnier

C’est quand les grands froids arrivent et qu’il est soudainement épris de congestion nasale que le saisonnier se met à l’œuvre. Juste au moment où ses sécrétions deviennent le plus contagieuses, il ressent le besoin de cracher le « moton » qu’il a de pris dans la gorge. Ici, le raclage bruyant et tout en profondeur demeure un art.

4. Le gars (ou la fille) cool

Geste carrément gratuit: « mon pote crache donc je crache, that’s it! On est cool! » N’importe où, mais surtout dans les cours d’école, le métro ou l’autobus. Le gars (ou la fille) cool est jeune, se fout des bonnes manières et même la rue lui paraît trop naturelle pour accueillir son « fluide » cool. Yo man!

5. Le contestataire

À ne pas confondre avec l’agressif, le contestataire a des convictions. Peu importe ce qu’il veut défendre ou dénoncer, le crachat reste pour lui – et à raison -, la meilleure insulte. La formation, la consistance et la couleur du crachat n’a pas d’importance : seule la cible du projectile en a! On est bien loin de la Chine antique.

Quelles que soient les raisons qui poussent certaines personnes à cracher, la question semble importante: est-ce possible d’« évacuer le mauvais » de façon esthétique? Peut-être qu’il s’agirait simplement de trouver une méthode pour cracher avec finesse, méthode qui pourrait s’enseigner dans les manuels de savoir-vivre.

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#2  - Angil a dit :

Il manque 2 items :
- l'atavisme culturel;
- les obligations religieuses.

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#3  - sadys a dit :

Merci de votre commentaire Angil.

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