Revue de blog.

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Frédéric Forgues, sur son blog " Regards de Justice" hébergé par le site du Journal La Croix, a écrit un billet qui a pour titre "Nos très chers "ex"". Il s'est intéressé à nos trois anciens présidents de la République, bientôt quatre, d'un point de vue financier. Voici les premières lignes de son article:

Les résultats de la primaire, couplés à la défaite probable de F. Hollande à la présidentielle (à supposer qu’il concoure), rendent toute son actualité à un texte vieux de deux mois, et passé scandaleusement inaperçu : le décret du 4 octobre 2016 relatif au « soutien matériel et en personnel apporté aux anciens Présidents de la République ». Supposé réduire le coût généré par les anciens chefs de l’État (évalué par un député à 10 millions d’euros par an), sa lecture laisse pantois. Car en termes d’économies, on a vu mieux. Ainsi l’article 1er dispose-t-il que « pendant les cinq années qui suivent la cessation de leurs fonctions, il est mis à disposition des anciens présidents de la République sept collaborateurs permanents, dont un directeur de cabinet du niveau de la catégorie A supérieure et trois collaborateurs du niveau de la catégorie A, ainsi que deux agents de service, appartenant à la fonction publique ou rémunérés par l’État sur contrat ». Et le règlement de poursuivre qu’au-delà de ces cinq ans, il est encore mis à leur disposition trois collaborateurs permanents. En toute hypothèse, « il est mis à disposition des anciens Présidents de la République, en adéquation avec les personnels mis à leur disposition, des locaux meublés et équipés, dont le loyer, les charges et les frais généraux sont pris en charge par l’État » (art. 3).

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Photo du mois.

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Photo Fafa Monange Goncalves.

Anciennes et anciens élèves de Leyritz-Moncassin et du collège Jean Rostand de Casteljaloux à vos commentaires!

En route vers Noël.

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Petite route noire dans la forêt. Elle relie deux villages et nous sommes en voiture. Nous, c'est à dire, mes deux petits-enfants Cathia et Nathanaël, six et neuf ans, et moi-même.Nous allons au théâtre et déjà la magie opère. Nous ne savons pas très bien où le spectacle a lieu, la route est bordée de grands arbres, il pleut, tout est silencieux, il fait nuit.

Voilà, c'est ici, nous y sommes. Quelques voitures, un peu de lumière, deux personnes attardées devant une petite porte. On ne nous attend pas:
 -"Bonsoir, vous n'avez pas réservé?"
 - "Heu...non, je viens de voir l'annonce ..."
 - "Mais c'est complet... vous venez de loin? "
 -"Quelques kilomètres...on pourrait peut-être se serrer...un peu...non?"
 -" Restez là quelques minutes, nous attendons trois ou quatre personnes, si elles ne viennent pas, c'est bon."
 -" Merci, nous attendons".
En moi, je pense que les personnes en question ne viendront pas. Les enfants, regard interrogatif attendent calmement.
Nous entrons. La salle est exigüe. De celles des tout petits villages de campagne. Quelques personnes sont même debout. La scène est bien délimitée, éclairée. Un léger décor; une musique évoque les flôts. Nous voilà au bord de la mer, sur une plage. Un vieux pêcheur ou chiffonnier trimbale. Une barque, de très vieux objets échoués, un très ancien cahier. Mystère.
Le vieux cahier, c'est le journal d'Eléonore. Celle-ci apparaît. S'ensuit par un jeu subtil, fin, dynamique et enjoué le déroulement du voyage initiatique en mer d'Eléonore et de son mari. Jolie petite épopée. Joies du départ, moments de tendresse, de tranquillité, de tempêtes, péripéties diverses et accalmie. Ont-ils accosté quelque part? Ont-ils fait naufrage?
Le chiffonnier se retrouve seul, éperdu...Les souffles sont retenus et la petite Cathia laisse couler ses larmes...
Moment d'évasion, de rêve, d'aventure et de poésie.

Et moi, je me dis qu'au sein du brouhaha ambiant, des multiples gesticulations de tous ordres et de l'électronique emberlificotant, existent des comédiens qui mettent tout leur coeur et leur savoir-faire à raconter une histoire à quelques enfants et adultes réunis au milieu d'une sombre forêt. Contentement à  la pensée que tant que ce presque-rien persistera à mouvoir et émouvoir, il nous sera possible d'espérer.

C'est peut-être aussi cela la joie de Noël.

Brigitte Papleux

La Grande Villa

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"La Grande Villa" par Laurence Vilaine, éditions Gaia. 8€50.

En résidence d’écriture à Marseille en 2015, Laurence Vilaine nous offre un texte à l’opposé de son nom de famille. Plutôt merveilleux de poésie. Un petit récit de presque quatre-vingt pages. Les mots se croquent, il est même recommandé de prononcer à voix haute ou basse, secrètement, ces jolis mots pour soi. Elle pense, elle parle à la Grande Villa, son Disparue et le rapport à l’écriture qui sauve de tout chagrin.

Une absolue merveille, un panier entier de sucreries réconfortantes et le sentiment que les rayons du soleil réchauffent notre peau en même temps que celle de l’auteur.


« […] enfant, je rêvais qu’un jour mes doigts seraient bleus d’avoir touché le ciel. »

Inés Bourgeois


 

Les migrants ne savent pas nager.

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Plusieurs associations dont l'association AREVE nous ont proposé une projection/debat à partir du film: « Les migrants ne savent pas nager » au centre culturel de Biganos.
 
Ce film est très bouleversant , si près de la triste réalité et si éloigné des clichés qui alimentent le refus de ceux qui ne veulent pas que la France les accueillent.

Très bouleversant mais aussi  encourageant parce qu'il montre combien, jeunes et moins jeunes sont portés par toute l'humanité qui les habite. Admirable de voir leur motivation pour sauver le plus de vies humaines possibles, apporter réconfort et chaleur humaine autant qu'ils le peuvent.

Le lien suivant permet de visionner ce film:

http://www.publicsenat.fr/lcp/politique/documentaire-migrants-savent-pas-nager-1410067

Suite à cette projection, un avocat à la retraite a témoigné de son vécu auprès des migrants de Calais à la suite de l'appel des 800.

Il est parti apporter son soutien à ses hommes et femmes en grandes détresses. De son témoignage, nous avons appris pourquoi ils étaient là, pourquoi ils voulaient gagner l'Angleterre mais aussi les grandes souffrances qui leur ont été infligées en plus de leur situation précaire. Nous avons appris également à quel point ces migrants sont confrontés à des démarches administratives complexes et insurmontables pour eux.
 
Son témoignage est sur le lien suivant:
 
 
Marie Claude Saubusse.
 
 
 
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