M.O.T

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Trois lettres. Seulement trois lettres. M.O.T


Mot: "Sons ou groupes de sons articulés, ou figurés graphiquement, qui conserve une certaine unité formelle et auquel est liée soit une fonction stable, soit un sens ( représentation d'une chose, d'une idée ou d'un être) et qui entre directement dans la production de la phrase."

( Dictionnaire Culturel Alain Rey)

Les mots, les mots, les mots... disent l'homme, disent l'humain et plus...Ils vont puiser au tréfonds de l'homme et s'élèvent jusqu'à l'indicible pour se rejoindre.

Mots écoutés respectés ruminés nomment ordonnent éclairent
commencement espace.

Mots chuchotés murmurés soufflés rassurent insufflent vivifient
respiration envol.

Mots effleurés énoncés chantés donnent relèvent justifient
dilatation ampleur.

Mots ressourcent désaltèrent aube fraîche.
Mots racontent révèlent dévoilent mystère.

Mots scandés proférés criés comptent obscurcissent abaissent
enfermement  ténèbres.

Mots  hurlés vociférés aboyés enferment angoissent anéantissent
étouffement effroi


Mots plaqués appuyés balancés condamnent blessent tuent
disparition fini.

Mots éructés poussés du coude jetés par-dessus bord

Mots avalés non digérés gémis  à l'aide.

Mots prononcés articulés déclamés écoutez-nous.

Mots détournés vidés de la substance à la remise avec.

Mots trimbalés galvaudés asservis   mieux vaut se taire.

Mots grandis mis sur piédestal intouchables.

Mots qui jouent mieux vaut en rire...

Brigitte Papleux.

Quand hier éclaire aujourd'hui.

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On vit croître d'abord la passion de l'argent, puis celle de la domination ; et ce fut la cause de tout ce qui se fit de mal. L'avidité ruina la bonne foi, la probité, toutes les vertus qu'on désapprit pour les remplacer par l'orgueil, la cruauté, l'impiété, la vénalité. L'ambition fit d'une foule d'hommes des menteurs ; les sentiments enfouis au fond du cœur n'avaient rien de commun avec ceux qu'exprimaient les lèvres ; amitiés et haines se réglaient, non d'après les personnes, mais d'après les conditions d'intérêt, et on cherchait plus à avoir le visage que le caractère d'un honnête homme. Ces maux grandirent d'abord insensiblement, et furent même parfois châtiés ; puis ils devinrent contagieux ; ce fut comme une peste ; les principes de gouvernement changèrent ; et l'autorité, fondée jusqu'alors sur la justice et le bien, devint cruelle et intolérable.

Salluste, historien romain, 86 av jc / 34 av jc.

http://remacle.org/bloodwolf/historiens/salluste/catilina.htm

La neige neige.

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La neige fée,la neige magicienne

Viendras-tu demain soir faire rire Malik ?

La glace s'amuse avec les enfants,

la fontaine fera glisser les professeurs,

les jambes se casseront,

les élèves s'entasseront

dans une étude surchauffée

en regardant le ciel.

La neige neige. La neige,

viendra-t’elle réchauffer

le porte-monnaie des marchands de rêve,

de ski, de glissades

d'enfances retrouvées

aux couleurs fluo.

La neige,la neige arrive

qui trace des étoiles

sous les pattes des rouges-gorges,

La neige émerveillée, la neige subreptice.

Oh! mon guetteur de neige qui n'est pas là !

Lisse la neige tisse ,tisse la neige

ton voile déchiré tisse tisse tes flocons

de lune émiettée,
voltige ,voltigette de flocons.

Je t'attends ,ne me laisse pas

toute seule demain

avec toutes mes responsabilités

car ils font comme si j'étais une grande personne

et je ne suis qu'une guetteuse de neige.

MC.

Bûche toi de là.

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Comment parler à une bûche après une journée fatigante?

Ce n’était pas une bûche de Noël, moins goûtue. Je me suis pourtant trouvée là, à tenter de soulever une bûche pour entretenir un feu, à 21h33. La bûche était lourde, mes petits pieds, légers et tremblants à l’idée de mourir sous le poids de celle-ci (oui mes pieds ont rêvé de mourir autrement). Avec mes bras dépourvus de force, j’ai poussé la bûche en essayant de ne pas me brûler. Un amas de flammes et d’énormes étincelles ont propulsé une vague de chaleur sur mon visage. Saisie par une sueur froide, je me suis dit : « Oui, c’est la fin. Si cette bûche roule et se retrouve chaude, bouillante et lovée sur mes pieds. Ce sera la fin. Je vais hurler.»

Finalement la bûche s’est calée en se disant « Oh, je me ravise, pas trop envie d’embêter cet enfant aux soucis déjà multiples ».

De mon côté, je me suis mise à lui parler, au début c’était simplement pour lui rappeler sa fonction première, c'est-à-dire brûler pour me réchauffer. Mais après j’ai craché ce que je portais sur le cœur :

« Quoi toi, là-bas ? Roule pour voir !! Toi tu n’as pas grand-chose à faire, tu es née, tu as poussée, stoïque au milieu d’une forêt à profiter de la bise, de la pluie rafraichissante à regarder les randonneurs gambader ! Autrefois, tu portais des feuilles, tu étais recouverte de belles feuilles vertes, c’était le bon vieux temps hein ? Mais après quoi ? Toi aussi aujourd’hui tu es dans la mouise et tu finiras poussière ! Mais moi, vois-tu je finirai également poussière, et moi aussi mon cycle de vie n’est pas simple ! Tu as grandi dans la pollution que ces hommes ont créée ! Mais figure toi que les choses et les gens me polluent la vie, beaucoup trop ! Moi aussi, chaque jour, je ne sais plus comment avancer, je ne sais plus comment grandir et sortir de cette panade incroyable ! Que tu sois un morceau de bois ou de chair, il y a toujours quelqu’un qui tentera de te pourrir la vie! Alors mademoiselle la bûche ? On fait moins la maline ? »

La bûche a fumé, était-ce un soupir de compassion, un « Qu’est- ce que tu veux que j’y fasse ? Peut-être te réchauffer le cœur avec les flammes que j’alimente ? »

J’ai répondu: "Oui Bûche, réchauffe moi le cœur, je vais te raconter de belles histoires, pour nous réconforter."

Inés Bourgeois.

Du danger des mensonges.

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"Quand tout le monde vous ment en permanence, le résultat n'est pas que vous croyez ces mensonges mais que plus personne ne croit plus rien. Un peuple qui ne peut plus rien croire ne peut plus se faire une opinion. Il est privé non seulement de sa capacité d'agir mais aussi de sa capacité de penser et de juger. Et avec un tel peuple vous pourrez faire alors ce qui vous plaït."

Hannah Arendt.

Hannah Arendt, née Johanna Arendt à Hanovre le 14 octobre 1906 et morte le 4 décembre 1975 à New York, est une politologue, philosophe et journaliste allemande naturalisée américaine, connue pour ses travaux sur l’activité politique, le totalitarisme, la modernité et la philosophie de l'histoire.

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